Étudiant

Reprendre racines aux TroPikantes

Pour sa cinquième édition, le festival étudiant des TroPikantes a fait son retour au Jardin d’agronomie tropicale de Nogent-sur-Marne. Pour l’occasion, vingt organisateurs (dits « tropikos ») et quatre-vingts bénévoles étaient présents pour accueillir les 1 500 participants inscrits. 

Une programmation riche et éclectique 

Organisée autour du thème « Reprendre racines », cette nouvelle édition portait sur le rapport de l’humain à la nature et au vivant. L’objectif était de remettre en question et de faire la lumière sur les possibilités d’actions pour améliorer les liens nature/sociétés. « Les organisateurs souhaitaient, cette année, engager une réflexion sur notre rapport à la nature et nous interroger sur la place que nos sociétés et leurs imaginaires lui ont accordée sous différentes formes : cycle de conférences, tables rondes, ateliers participatifs. La démarche était ainsi de réfléchir aux nouveaux modèles à découvrir, à choisir ou inventer pour permettre à l'homme de reprendre racines, de s’engager de changer l’avenir », explique Marie Bardin, chargée d’administration et de pilotage à l’Institut d'études du développement de la Sorbonne (IEDES). 

Programmation scientifique, culturelle et musicale ont ainsi rythmé la journée du 16 septembre dès 11 h avec une table ronde portant sur les réflexions socio-anthropologiques des liens Nature-Société(s) puis par une seconde sur les moyens d’actions et les nouveaux modèles pour reprendre racines. Ces tables rondes ont pu être menées par des enseignants-chercheurs spécialisés dans ces thématiques. Concernant la programmation scientifique, la journée s’est achevée par la projection du long-métrage La forêt de Djibril réalisé par Hommes et terre

En parallèle, plusieurs activités ont été proposées sur le campus, au cœur du Jardin d’agronomie tropicale : stand de tatouage, cours de Tai Chi et de Qi Gong, village associatif ou encore tirage de cartes ont été proposés sur la journée. Étudiantes et étudiants ont également pu participer à la conception d’une fresque collective sur le thème du Symbiocène qui correspond à l’ère nouvelle où l’empreinte de l’humain sera réduite au minimum. Enfin, des visites du jardin ont été proposées aux participants du festival afin de leur permettre de s’imprégner de ce lieu hors du temps. 

Comme chaque année, la journée s’est achevée au son d'artistes émergents conviés à monter sur l’une des deux scènes du festival : électropik et tropifunk. De la pop au rap en passant par le jazz, le rock ou encore l’afrobeat, de nombreux styles de musique ont été proposés par plus d’une dizaine d’artistes. 

Le rendez-vous annuel des anciens Tropikos 

De nombreux étudiants organisateurs des précédentes éditions du festival étaient présents pour l’occasion. « Ça me fait toujours très plaisir de revenir parce que c’est un lieu qu’on a connu, qu’on a aménagé, on connait beaucoup de personnes, des anciens étudiants mais aussi des enseignants. C’est vraiment devenu un rendez-vous annuel pour nous et c’est un moment pour lequel on tient à être présent », déclare Agathe Lacaze, Tropikos de la première édition du festival, en 2017. 

De Toulouse, Calais, Nantes… Ces derniers ont fait le déplacement des quatre coins de la France pour assister au festival des TroPikantes qu’ils ont vu naître et évoluer depuis. Né de la volonté des étudiants de l’AED, avec le soutien de l’administration dans le cadre des 60 ans de l’IEDES, ce festival est présenté par cette dernière comme une nécessité pour l’université et le campus. « Heureusement que ce festival s’est créé parce que je pense que c’était vraiment un besoin. Le campus est assez excentré et c’est beau de l’ouvrir et de faire venir d’autres personnes », explique Agathe. C’est ainsi que ce campus, situé au cœur du bois de Vincennes, a accueilli pour chaque édition des milliers de participants qu’ils soient étudiants ou personnels de Paris 1 Panthéon-Sorbonne. 

« Je trouve que le festival n’a pas vraiment changé, c’est plus ou moins les mêmes dispositions, la même veine mais il y a chaque année de nouvelles propositions d’activités, une nouvelle thématique. C’est assez intéressant de constater cela », détaille Marilène Mesnil, étudiante organisatrice de la troisième édition, en 2018. D’année en année le festival ne cesse de se réinventer. Ainsi, même si le principe reste le même, aucune édition ne se ressemble. Agathe Lacaze l’explique ainsi : « C’est original que chaque année ce soit de nouveaux étudiants qui l’organisent puisque ça permet de garder une certaine fraîcheur, une inventivité, une créativité. » Par ailleurs, ces améliorations s’expliquent également par le fait que les organisateurs vivent le festival avant en tant que participant et/ou bénévoles pour ensuite prendre à leur charge l’édition suivante cette fois en tant que Tropikos. Ces derniers vous donnent ainsi rendez-vous l’an prochain pour la sixième édition des TroPikantes. 

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