Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne
Évènement

Paris 1 Panthéon-Sorbonne célèbre sa nouvelle génération de docteurs

Le 12 février 2026, l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a célébré la promotion de docteurs ayant soutenu leur thèse en 2024-2025 lors d'une cérémonie organisée en leur honneur. Au cœur du grand amphithéâtre de la Sorbonne, entourés de leurs proches et de leurs professeurs, 116 docteurs ont reçu une écharpe et une médaille, symboles de leur réussite après plusieurs années consacrées à leur recherche. 

Animée par Sophie Cras, vice-présidente déléguée Science avec et pour la société, avec Christian de Boissieu, professeur émérite de l’université comme grand témoin, et pour la première fois en présence d'étudiants en master, la cérémonie a, durant un après-midi, mis à l’honneur les docteurs de l’année précédente sous les yeux de leurs proches.  

« Aujourd’hui est l’occasion de marquer de manière solennelle votre entrée dans une communauté de valeurs et de savoirs partagés. Autant de valeurs que vous emporterez avec vous. » — Sophie Cras.

Une réussite fruit de rigueur, passion et persévérance 

Le travail de thèse dépasse le simple défi intellectuel, il constitue aussi une épreuve humaine et parfois solitaire. « C’est quand même psychologiquement difficile », a rappelé Christian de Boissieu.  Une notion de solitude que Sophie Cras nuance : « un doctorat, c’est avant tout des valeurs intellectuelles, des principes de rigueurs, d’exigence et de créativité. »

Cette cérémonie était l’occasion pour les docteurs de retrouver l’ambiance de cette période de leur vie et de partager ce que cette expérience leur a apporté. Céline Sossah, dont la thèse porte sur les feuilletons coréens, explique : « Aujourd'hui, c'est un moment convivial et de partage avec la communauté doctorale qu'on ne connaît que très peu, parce qu'on est vraiment seul dans son domaine. »

Au-delà du travail scientifique, le doctorat permet d’acquérir des compétences qui dépassent la sphère académique. « Mon doctorat m’a aidé pour la prise de parole en public, c’est quelque chose dont on ne parle pas forcément. J’ai beaucoup appris sur la rédaction, la réflexion… pour pouvoir s’adapter à tous les milieux, tous les auditoires. Ça m’a beaucoup aidé », témoigne une autre docteure, Flora Duffaud Gallici. Pour l’une de ses homologues en droit, Maude Lajoinie, la cérémonie en elle-même possède une signification particulière : « Je trouve que ce rituel clôt vraiment la thèse. » 

Le doctorat, un travail universitaire au service de la société 

Ce temps solennel était également, pour la présidente de l’université, Christine Neau-Leduc, l’occasion de rappeler la place fondamentale de la recherche dans la société : « Être docteur, ce n'est pas se retirer du monde, mais y prendre part. » Une phrase qui fait écho aux ambitions de la nouvelle génération de docteurs, tournée vers l’avenir avec la volonté de mettre leurs connaissances au service du monde professionnel et académique.

Certains souhaitent poursuivre leur chemin dans l’enseignement supérieur alors que d’autres envisagent d’intégrer des ministères ou d’exercer des métiers liés à leurs discipline, à Paris ou ailleurs : « Toutes les portes sont ouvertes en France, en Espagne ou peut-être ailleurs », confie Jordi Calabuig Serra, docteur en géographie.  

La cérémonie a également permis aux docteurs de développer leur réseau. « J’ai discuté avec un docteur en philosophie et on a échangé nos coordonnées. J’ai également rencontré un docteur en droit public à côté de qui j’étais assise, mais je ne l’avais jamais rencontré », raconte la docteure en droit, Maude Lajoinie, illustrant ainsi comment la recherche et cette cérémonie peuvent créer des liens entre les disciplines.

Christian de Boissieu a appelé, lors de son discours de clôture, à une meilleure reconnaissance de la recherche en France : « Le doctorat n'est pas assez valorisé en France. Après tous ces efforts et cet investissement, il faut se battre pour parvenir à ce que ce soit le cas. » Sophie Cras a, quant à elle, exprimé sa confiance et son enthousiasme envers ces nouveaux docteurs. 

« Je trouve la nouvelle génération extrêmement enthousiasmante. Il y a une forme de transmission et de réinvention de ce que c'est qu'être un chercheur. C'est un plaisir de voir comment ça se réinvente. »

Cette cérémonie était l’occasion de rappeler l’importance du travail de thèse ainsi que de reconnaitre et récompenser les efforts qui en découlent. Ainsi, ce rituel, solennel et important pour l’université, marque le début d’une nouvelle aventure pour ces 116 chercheurs, une nouvelle génération de chercheurs dont l’université est fière et reconnaissante. 

En savoir plus sur la Cérémonie des docteurs 2025