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De Paris à Belo Horizonte : récit d’une année d’échange universitaire

Étudiante en droit, Lisa a choisi de partir un an à l’Universidade Federal de Minas Gerais (UFMG), à Belo Horizonte, au Brésil. Attirée par les voyages et la découverte de nouvelles cultures, elle souhaitait également améliorer son portugais et développer son autonomie. De retour de cette année riche en découvertes, elle partage avec nous son expérience et les moments marquants de son séjour au Brésil.

Récit transmis par Lisa

Choix de la destination et préparation au départ

Je souhaitais améliorer mon niveau de portugais et j’hésitais entre le Brésil et le Portugal. Puisque je recherchais une expérience réellement dépaysante, mon choix s’est finalement porté sur le Brésil, qui se situe sur un autre continent.

Je ne connaissais pas particulièrement l’Universidade Federal de Minas Gerais (UFMG) avant mon départ. Je l’ai choisie car elle était la seule université à proposer une mobilité annuelle dans le cadre de mon cursus. Ce format m’intéressait particulièrement, car je souhaitais prendre le temps de m’immerger dans le pays.

J’avais également un projet de voyage plus large en tête, pour réaliser un road trip en Amérique latine. Avec de l’argent mis de côté pour ce projet, cette mobilité m’a permis de voyager dans plusieurs pays de la région. Mon principal objectif restait toutefois de revenir du Brésil en parlant portugais couramment.

Premiers pas et intégration universitaire

Mon arrivée et mes démarches administratives se sont déroulées sans difficulté majeure. J’ai trouvé l’université particulièrement réactive et accompagnante. Les administrations répondaient rapidement à mes questions, avec des explications détaillées, ce qui a grandement facilité mon installation.

Sur place, j’ai suivi des séminaires de droit correspondant à mon cursus. À ce niveau d’études, il ne s’agissait pas de cours classiques, mais de séminaires organisés autour des travaux des professeurs. Les étudiants s’inscrivent aux séminaires pour l’année et doivent étudier chez eux différentes œuvres académiques avant de venir en discuter.

La méthode d’enseignement m’a beaucoup marquée. Les séances reposaient davantage sur la réflexion personnelle et les discussions scientifiques que sur l’apprentissage par cœur. Les professeurs ne donnaient pas nécessairement un cours magistral au sens français du terme : les échanges s’appuyaient sur les travaux de différents auteurs reconnus et sur l’analyse des étudiants.

Les examens étaient, pour la majorité, des rédactions et des réflexions juridiques à réaliser chez soi, puis à envoyer aux professeurs avant une date butoir. Cette organisation demandait de l’autonomie, mais elle permettait aussi d’approfondir véritablement les sujets étudiés.

J’ai donc observé une différence assez nette avec le système français, notamment dans la place accordée à la réflexion personnelle, à la discussion et à la lecture des travaux académiques.

Une immersion linguistique et culturelle totale

À mon arrivée, j’avais un niveau de portugais compris entre A2 et B1. Après cette année au Brésil, je parle portugais couramment. La pratique de cette langue était indispensable au quotidien, l’anglais étant peu utilisé, même dans les lieux touristiques

Sur le plan culturel, j’ai trouvé les Brésiliens plus tranquilles, moins stressés et plus accueillants que ce à quoi j’étais habituée en France. La vie quotidienne m’a semblé plus détendue, avec un rapport au temps et aux relations sociales différent.

J’ai également beaucoup apprécié la cuisine brésilienne, même si je l’ai trouvée moins variée que la cuisine française. Parmi mes souvenirs culinaires les plus marquants, je retiens surtout les pães de queijo, ces petits pains au fromage dont je raffolais et que je mangeais tous les jours. C’est un véritable régal !

Un autre détail qui m’a particulièrement surprise concerne l’absence de changement d’horaire. Pendant une partie de l’année, le soleil peut se lever vers 4 heures du matin et se coucher vers 18 heures. Cela peut être assez déconcertant au début et modifie complètement le rythme des journées.

Pour un Européen, la vie quotidienne au Brésil peut paraître relativement aisée, car les prix sont globalement plus bas qu’en France. Cela m’a permis de profiter de mon séjour et de voyager plus facilement. Il ne faut toutefois pas oublier les inégalités économiques qui existent au Brésil et ne pas considérer que tous les habitants disposent du même pouvoir d’achat.

J’ai également découvert le SUS (Sistema Único de Saúde), le système public de santé brésilien. Il s’agit d’un système gratuit pour tous, qui permet d’accéder aux soins sans avoir à avancer les frais. Cette découverte m’a particulièrement intéressée, compte tenu de mon parcours en droit et de mon intérêt pour les questions de santé.

De l’expérience à l’astuce

Cette mobilité internationale m’a permis de gagner en autonomie, en confiance et en capacité d’adaptation. Elle m’a aussi aidé à mieux comprendre mes envies professionnelles et a renforcé mon intérêt pour les langues. Je conseille à tous les étudiants de partir à l’étranger au moins une fois. Pour celles et ceux qui souhaitent étudier au Brésil, je recommande notamment de se renseigner sur les « moradias » étudiantes et de contacter directement l’université pour préparer son installation.

Cette année à Belo Horizonte m’a permis de progresser en portugais, de découvrir la culture brésilienne et de voyager à travers l’Amérique latine. Cette expérience m’a tellement plu que je sais déjà que dès que je serai prête, je repartirai au Brésil.

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