Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne
Étudiant

CVEC : les étudiants investissent l’Institut du monde arabe

Le 22 avril, les espaces de l’Institut du monde arabe (IMA) ont été le lieu de la restitution des ateliers organisés en partenariat avec ce dernier et financés par la Commission vie étudiante et de campus (CVEC) et ont pris une tout autre dimension. Loin du silence habituel des lieux d’expositions, il y a résonné des voix, des percussions et des récits imaginés par les étudiants.

Cette restitution finale des ateliers n’était pas une simple présentation de travaux : elle s’est imposée comme un moment vivant, incarné, où création artistique et découverte culturelle se sont entremêlées jusqu’à investir pleinement le lieu.

Une année d’exploration artistique et culturelle

Avant d’aboutir à cette soirée, les étudiantes et étudiants ont suivi plusieurs cycles tout au long de l’année, chacun proposant une approche différente du monde arabe et de ses formes artistiques.

Celui consacré à l’Institut du monde arabe et à son musée a permis une immersion progressive dans ses collections et ses expositions. À travers IMAarchitecture, certains étudiants ont porté un regard sensible sur le bâtiment lui-même, ses lignes, ses jeux de lumière et ses célèbres moucharabiehs, traduisant ensuite leurs observations en dessins et créations.

Plus loin, le mystère de Cléopâtre a servi de point de départ à des explorations sensibles. À travers visites dessinées et ateliers de portrait, les étudiants ont questionné les représentations de cette figure historique, entre mythe et histoire.

Enfin, les ateliers consacrés à la ville arabe ont ouvert un autre champ, celui de l’espace urbain comme matière vivante, traversée par la mémoire, les récits ou bien encore l’imaginaire.

Des récits mis en voix

À partir des différents ateliers, les étudiants ont prolongé leur travail par l’écriture de contes originaux, nourris par leurs découvertes et leurs expériences au sein de l’Institut du monde arabe. Ces textes ont ensuite été présentés lors de la restitution dans une forme scénique mêlant lecture, mise en voix et accompagnement musical.

Une étudiante a choisi d’écrire directement en langue arabe, donnant une autre dimension à sa création.

Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne

« Écrire en arabe, c’était une manière de revenir à une autre musicalité du texte. » Amel, étudiante en première année de droit. 

Au-delà des productions individuelles, c’est surtout la dimension collective de l’expérience qui ressort de cette restitution. Les étudiants évoquent un travail partagé, où la diversité des propositions a nourri un ensemble cohérent.

« On se rend compte qu’on a vraiment construit quelque chose ensemble. On a tous des univers différents, c’est impressionnant de voir les travaux des autres, ça donne envie d’aller plus loin. » - Elies, étudiant en master d’économie.  

« J’ai pu apprendre, par exemple, sur les ruines du Liban. Ça m’a vraiment montré le monde arabe. Les ateliers d’arts m’ont également permis de découvrir la calligraphie […] On a vraiment fait de belles choses, je suis satisfaite. » - Anissa, étudiante en histoire

Cette année de travail a donné lieu à une restitution qui illustre une autre manière d’apprendre ; par la pratique, l’expérimentation et la création en dehors du cadre strictement académique, dans un espace où savoirs et sensibilités se rencontrent.  

 

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