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clinique juridique

FOCUS

Assistance juridique gratuite pour des particuliers, associations et entreprises, par des étudiants et professeurs de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

n°3

 

Une école, trois collèges, un programme…

 

L’EDS a travaillé depuis plusieurs mois à renforcer et structurer son investissement autour de la licence en droit. C’est désormais chose faîte avec le programme LiEDS qui propose notamment la formalisation du collège international qui rassemble les formations préparées avec nos universités partenaires à l’étranger (www.sorbonne.international) et celle du collège interdisciplinaire qui regroupe les fameuses doubles licences mariant le droit et les disciplines des autres UFR de l’Université Paris 1.

 

Comme beaucoup d’autres, mais à son heure et à sa façon, l’EDS vient également de se doter d’un collège de droit dans le cadre duquel les étudiants préparant la Licence en Droit pourront être accueillis, dès la rentrée prochaine, et bénéficier de formations complémentaires pendant les trois années de leur licence. Ces trois collèges sont destinés à renforcer l’attractivité des licences de l’EDS. Au-delà, le programme d’accompagnement personnalisé mis en place se traduira par la refonte des enseignements méthodologiques, le renforcement du tutorat et de l’enseignement des langues, la valorisation du certificat d’humanités juridiques et diverses autres initiatives qui seront déployées prochainement pour rejoindre et accompagner l’ensemble des étudiants de licence.

 

La Journée Portes Ouvertes de l’Université pour le Droit, l’AES et les Sciences Politiques, très bien organisée par le SCUIO, a reçu près de 4000 visiteurs au centre Pierre Mendès-France et a illustré l’attractivité très grande de nos formations. Un peu avant, le Forum Objectif Emploi qui s’est tenu les 31 janvier, 1er et 2 février 2017 a permis d’accueillir 31 cabinets d’avocats et 21 entreprises dans une atmosphère très appréciée de tous et qui donne à penser que l’expérience peut être étendue. On ne s’étonnera pas de ces succès en constatant que les formations de l’EDS ont récemment été saluées par les classements nationaux (1ère en terme d’insertion des diplômés de Master) ou internationaux (26e place Mondiale et 1ère française au QS World University Rankings by Subject).

 

Nous connaissons les limites de l’exercice mais il est permis d’apprécier ces résultats qui disent, avec les résultats aux examens et concours, le nombre de thèses soutenues et le devenir de nos anciens étudiants, un peu de la qualité de ce qui est fait… Loin de conduire à la quiétude ils doivent être perçus comme de puissants moteurs pour poursuivre l’action, continuer sur les voies ouvertes où se marient l’exigence la plus grande et l’accueil le plus large, pour chercher à améliorer ce qui peut l’être, à innover au service de nos missions, à penser de nouveaux partenariats…

 

Enfin, l’extraordinaire activité déployée en relation avec l’international s’est manifestée par un grand nombre d’accords renouvelés ou conclus dans bien des régions et la préparation de nouveaux projets dont il sera bientôt question !


Laurence Jégouzo et François Guy Trebulle

 

 

 

 


Interview de Madame Pascale Gonod et Monsieur Fabrice Melleray, Professeurs des universités et Directeurs du Master 2 Droit public fondamental


1.             Quelle est l’originalité du Master 2 Droit public fondamental ?

 

Il s’agit d’abord de sa transversalité et de son caractère généraliste, à rebours du mouvement contemporain de spécialisation extrême des connaissances et des formations.

L’objectif de cette formation est de permettre aux étudiants, après 4 années d’études, de mettre en perspective et d’approfondir leur culture de droit public afin de les préparer aux défis de leurs futures activités professionnelles et de garantir leur adaptabilité dans un environnement juridique en constante mutation.

Cette originalité tient ainsi moins à la qualification de Master Recherche qu’à l’ambition des enseignants du diplôme : mettre en perspective les évolutions des chapitres essentiels du droit public, en particulier interne, dans une approche d’ouverture aux disciplines connexes.

Le Master est conçu comme s’adressant à des étudiants qui, après avoir acquis des connaissances, entendent les approfondir et mener une réflexion plus personnelle dans un cadre propice à l’échange , que facilitent autant les  effectifs de la formation  que la place des séminaires.

 

2.             Quels sont les débouchés de ce M2 ?

 

Contrairement à ce que pensent trop souvent les étudiants, le débouché principal d’un M2 recherche n’est pas toujours.la recherche, autrement dit une inscription en thèse. Bien au contraire, on constate que la plupart de nos anciens étudiants ont choisi cette formation pour enrichir leur culture de droit public et acquérir connaissances et méthodes leur permettant de se spécialiser ensuite et d’engager avec succès des carrières publiques (concours des trois fonctions publiques, magistrature administrative) ou privées (barreau..).

Bien sûr, et fort heureusement d’ailleurs pour la recherche universitaire, les étudiants qui se destinent à la recherche trouveront dans ce Master de quoi satisfaire leurs aspirations et la confirmer grâce à la rédaction de leur mémoire première initiation à la recherche leur permettant de vérifier s’ils souhaitent poursuivre en doctorat.

 

3.             Quelles sont les raisons du succès de ce diplôme ?

 

Deux critères au moins permettent de tenter d’apprécier le « succès » d’un diplôme : le nombre de candidats tout d’abord et le degré de satisfaction des anciens étudiants ensuite.

On constate alors que le M2 Droit public fondamental se porte bien dans un environnement où les M2 Recherche, peut-être parce qu’on les limite abusivement aux carrières académiques, sont souvent sur le déclin.

Il est évidemment toujours délicat pour les responsables d’une formation d’en chanter les louanges. Mais il nous semble que ce succès est dû au fait que l’équipe pédagogique actuelle a su prolonger, évidemment en actualisant la maquette de la formation, ce qui fait l’ADN de la formation depuis de longues années : son caractère généraliste, son ouverture disciplinaire.

 

 

 


L'amphithéâtre de gestion Oury en Sorbonne a accueilli mercredi 8 mars 2017 un débat sur  le thème " Les femmes et le Droit "

 

 

 

Intervenantes :

 

1/ Madame le Professeur Nicole Belloubet (membre du Conseil Constitutionnel)
2/ Madame le Professeur Jacqueline Morand Deviller
3/ Madame le Professeur Mireille Delmas Marty
4/ Madame Laurence Kiffer, Avocate
5/ Madame Emeline Andrieu, Avocate
6/ Madame Marianne Syed (Directrice générale de Positive Planet Londres)

 

 

 


Pôle Insertion professionnelle

Directeur du Pôle : Stéphane Rodrigues

 

http://www.pantheonsorbonne.fr/ufr/eds/pro/taxe-dapprentissage/

 

La conférence des présidents d'université (CPU) a rendu publique le 21 février 2017 une "/Adresse à un futur Président de la République/" qui présente ce que les Présidents d’université et directeurs d’établissements d’ESR attendent de l’engagement du futur chef d’Etat concernant la place des universités dans la société française, l’organisation de l’enseignement supérieur et de la recherche et le cadre de régulation qui doit accompagner l’autonomie de nos établissements. On notera avec intérêt que parmi les défis majeurs que la CPU identifie pour nos universités figure en bonne place celui d'"/une attention accrue à l'insertion professionnelle des étudiants et à la sensibilisation à l’esprit d’entreprise, par un renforcement des partenariats avec de futurs employeurs, privés comme publics, dans les industries et les services comme dans les métiers de l'enseignement ou de la santé/"; un constat que le Pôle Insertion professionnelle de l'EDS ne peut que partager et un défi qu'il tente modestement de relever en fonction des moyens qui lui sont attribués. 

 

Adresse de la CPU en téléchargement

http://www.cpu.fr/wp-content/uploads/2017/02/170214-Adresse-%C3%A0-un-futur-Pr%C3%A9sident-de-la-R%C3%A9publique-002.pdf

 

 

 


Pôle Relations extérieures

Directrice du Pôle : Joan Divol

 

 

François-Guy Trébulle a ouvert la 9ème conférence inaugurale du Centre des études de droit commercial de Queen Mary University of London le 24 janvier dernier à Paris sur "The Impact of Corporate Social Responsability (CRS) on Modern Company Law". L'Ecole de droit de la Sorbonne et Queen Mary University of London ouvriront à Paris dès janvier 2018 un programme de double LLM bilingue sur 18 mois.

Le LLM de droit français et européen sera proposé dans l'Université partenaire UNISEY aux Seychelles afin de promouvoir l'enseignement du droit français dans cette zone géographique de l'Océan indien et permettre aux étudiants de l'EDS de suivre des cours de common law dispensés par des enseignants d'universités londoniennes parties au consortium UNISEY.

Un nouvel accord de l'EDS avec Vermont Law School a été signé pour collaborer en droit de l'environnement  (U.S. News & World Report l'a classée meilleure université américaine dans cette discipline).

Eleonora Bottini a été sélectionnée pour effectuer un semestre en 2017-2018 à Columbia Law School dans le cadre des mobilités enseignantes du programme ALLIANCE.

Pour plus d’informations sur ce programme: cliquez ici

 

 


LL.M DAMAPO

L’Ecole de Droit de la Sorbonne renforce son offre de formation.

Ouverture d’un nouveau LL. M. « Droit des Affaires - Mondes arabes et Proche Orient » dès le mois de septembre 2017 ! 

Bâti sur une première expérience de plus de quinze ans dans le domaine, Le LL. M. « Droit des Affaires - Mondes arabes et Proche Orient » vise à former des juristes de haut niveau ayant à la fois les capacités théoriques et pratiques, pour devenir des acteurs opérationnels  dans le domaine du droit des affaires dans les relations avec les pays arabes et du proche Orient.

L’Ecole de droit de la Sorbonne compte ainsi répondre à une demande croissante des entreprises, des cabinets d’avocats, des institutions étatiques, des organisations internationales ainsi que des collectivités locales et des étudiants dans ce domaine.

 

Ce diplôme est orienté vers le droit des affaires internationales mais conserve des enseignements théoriques fondamentaux permettant aux étudiants  d’acquérir et de  comprendre les fondements historiques, philosophiques et culturels des législations des pays de ces zones, notamment au regard des sources du droit musulman.

 

Le public de ce diplôme original sera constitué d'étudiants titulaires d’un Master 1 ou de titres universitaires nationaux ou étrangers équivalents, présentant les qualités recherchées.

 

Réparti sur 4 périodes de dix semaines se déroulant sur une année universitaire, le LL. M. Droit des Affaires – Mondes arabes et Proche Orient est un diplôme exigeant et intensif. Les études comportent deux périodes de dix semaines en France à l’Ecole de Droit de la Sorbonne avec un programme de plus de 330 heures de cours théoriques et pratiques. Ces deux périodes sont suivies  d'une période de dix semaine auprès d’une université partenaire à l’étranger dans un secteur géographique dans lequel l’étudiant a  le désir de s'immerger, comportant de 80 à 120 heures de cours : Proche et Moyen-Orient, Maghreb, Golfe persique… Enfin, l’étudiant accomplira un stage de dix semaines minimum en France ou dans un pays de la zone de son choix.

 

Les étudiants bénéficieront d’un suivi personnalisé leur permettant de choisir les conditions de leur séjour à l’étranger ainsi que leur stage.

 

Quelques bourses et sponsors sont également d’ores et déjà disponibles.

 

Les informations relatives au contenu et aux modalités d'inscription vous seront transmises dans les semaines à venir.

 

D'ici là, n'hésitez pas à nous faire part de votre intérêt par mail à sgouardo@univ-paris1.fr

sgouardo@univ-paris1.fr


Hommage en l'honneur du Professeur Gérard Conac

 

La disparition d’un ami, outre la tristesse dans laquelle elle nous plonge, fait remonter à la surface de notre mémoire bien des souvenirs.

Pour rendre hommage à Gérard Conac, point n’est besoin de détailler sa biographie et sa riche bibliographie qui figurent en bonne place dans « Le nouveau constitutionnalisme », les Mélanges qui lui ont été offerts en 2001.  Mieux vaut évoquer l’homme orchestre perpétuellement occupé à mettre en place un nouveau projet de coopération universitaire, à diriger un centre de recherche, une UFR, à écrire des articles, des livres et des constitutions, à assumer la responsabilité de collections éditoriales, à enseigner bien sûr…, toutes ces incessantes activités menées tambour battant reflétant tant son désir d’action que la multiplicité de ses intérêts intellectuels. Au centre de ces derniers, le vaste champ du droit constitutionnel d’ici et d’ailleurs, sujet d’étude et de production scientifique mais aussi d’exercices pratiques.

Ouvert au monde, à sa diversité, incarnée notamment dans le droit qu’élabore chaque État, Gérard Conac n’a eu de cesse de remplir la fonction de passeur pour faire prospérer les idéaux de liberté et d’égalité et construire la démocratie. Son engagement à l’égard de l’Afrique est connu de tous, en témoignent le Centre d’études juridiques et politiques du Monde africain, qu’il a créé dès son arrivée à Paris 1 en 1970 et dirigé jusqu’à son départ à la retraite, et les nombreux travaux et ouvrages qu’il a consacrés à ce continent. L’Afrique francophone a été son terrain d’élection ; il y a noué de forts liens et de solides amitiés dont les journées organisées en son honneur à Dakar en juin 1997 sur « L'Etat africain à l'aube du IIIème millénaire » ont été la manifestation emblématique. Ce thème faisait écho à « L’Afrique en transition vers le pluralisme politique », sujet du colloque organisé à Paris en  décembre 1990 dans la foulée du discours prononcé par le Président Mitterrand à la Baule. En dépit de l’évolution politique amorcée avec la libération de Nelson Mandela le 11 février 1990, l’Afrique du Sud n’était pas encore dans l’orbite des spécialistes de la politique et du droit en Afrique, mais cela n’allait pas tarder ! Gérard Conac s’est évidemment passionné pour ce chantier constitutionnel et cette transition exemplaire vers la démocratie, donnant lieu sous son égide colloques à Paris et déplacement jusqu’au Cap de Bonne espérance ; et c’est à lui qu’il revint de prononcer le discours de réception en l’honneur de la remise du doctorat honoris causa à Nelson Mandela le 15 juillet 1996.

Si ces souvenirs africains sont assez personnels, d’autres collègues partagent ceux de la Roumanie avec laquelle Gérard Conac a été l’initiateur d’une fructueuse coopération universitaire. Enfin, dans ce parcours  assez peu commun une place particulière doit être faite aux États Unis. Ayant bénéficié d’une bourse Fulbright en 1953, G. Conac a pu étudier sur place le civil service fédéral auquel il a consacré sa thèse. A cette relation initiale avec le Nouveau monde s’est substituée celle qu’il a nouée avec l’Afrique via Madagascar où il a commencé à enseigner en 1958 ; mais sitôt libéré par la retraite de ses obligations, il est parti à Washington où il a œuvré en faveur d’une coopération avec Paris 1 sur les études africaines.

La boucle était bouclée et la toile patiemment tissée reliant tous les fils de ses engagements professionnels.

L’hommage à l’ami, au collègue serait incomplet s’il n’associait Françoise Conac qui, tout au long de leur vie commune, a contribué plus que de raison à mettre en ordre papiers, interventions, etc... et, en géographe avisée, favorisé notamment les échanges danubiens.

 

Françoise Dreyfus, Professeur émérite à l’Université Paris 1

Paris, février 2017.


Hommage en l'honneur du Professeur Philippe Manin

 

Le 25 février 2017, Monsieur le Professeur Philippe Manin nous a quitté dans sa soixante-dix-huitième année.

Diplômé de l’Institut d’études politiques de Paris et de la John Hopkins University (Bologna Centre), Philippe Manin est sorti au premier rang du concours d’agrégation de droit public de 1968. Il débutera sa carrière à l’Université de Rouen l’année d’après, avant de la finir à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne en 2006. Il aura consacré vingt-deux ans à Paris 1 en y ayant exercé les fonctions de directeur de l’UFR « Etudes internationales et européennes » (1992-1999)  et de directeur du Centre d’études et de recherche sur l’Union européenne (CERES), devenu le Centre de recherche sur l’Union européenne (CRUE), qui devait ensuite être intégré à l’actuel Institut de recherche et d’études en droit international et européen de la Sorbonne (IREDIES). Il aura par ailleurs dirigé le DEA de droit communautaire et européen (devenu le Master 2 Recherche de Droit européen) après avoir été à la tête du DESS de droit du marché commun (devenu Master 2 Professionnel de droit européen), dans le cadre duquel nous aurons eu l’honneur d’être son étudiant avant de poursuivre en doctorat sous sa direction.

L’EDS ne peut donc que saluer un grand serviteur de l’Université en même temps qu’un des grands contributeurs de la doctrine dite naguère ‘communautariste’ (après avoir été un spécialiste reconnu de droit international public). Plusieurs générations d’étudiants ont ainsi été initiés au droit communautaire/droit de l’Union européenne par le Professeur Manin et par son manuel de référence sur les Communautés européennes (paru chez Pedone) qui aura connu cinq éditions et deux versions remaniées, dont l’une avec l’intitulé visionnaire de « Droit constitutionnel de l’Union européenne » (2004). C’est la même approche visionnaire qui l’aura également conduit à orienter ses travaux sur la thématique de l’Europe différenciée (Pedone, 1996).

Pour notre part, outre que nous lui devons la transmission d’une passion pour la construction européenne et pour son droit, nous garderons le souvenir d’un esthète et d’un gentleman à l’humour subtile, amoureux d’opéra (Wagner en tête), amateur de beaux flacons (notamment dans les Graves) et, somme toute, entre son attachement à la famille et sa quête de multiples horizons, dont quelques belles cimes de montagne, un passionné de la vie.

 

Stéphane Rodrigues,

Bruxelles, mars 2017.

 

 

 

Nouveaux membres au Conseil de l'Ecole de Droit de la Sorbonne :

Initiates file downloadListe à jour consultable ici

 

Les nouveaux membres du Conseil:

Pour les personnalités extérieures :
- Monsieur Louis Boré, Avocat au Conseil d'état et à la Cour de cassation
- Monsieur Timothée Paris, Maître des requêtes au Conseil d'Etat


Représentant corps professoral : Madame Eléonora Bottini, Maître de conférences au Département des masters de Droit international, européen et comparé

Représentant Biatss : Madame Rafaele Pedersen, personnel administratif en charge de la la valorisation de la recherche et de la communication à l' Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne

mars
2017

Contact : ecole-droit-sorbonne@univ-paris1.fr