Photo de la façade du centre Panthéon

Jing Xie (Université Fudan, Shanghai)14h30-16h30
Sorbonne, Escalier C, 1er étage couloir droite, Salle Lalande

La sociologie française a érigé la “personne” en catégorie sociologique, qui devient le pivot de la “comparaison radicale”. Sur la “personne” se joue donc à la fois la connaissance anthropologique, l'historiographie des modernes et la critique de la modernité. De prime abord, les différents cadres comparatifs (Durkheim, Mauss, Dumont, Lévi-Strauss, Ortigues) semblent mettre en lumière la personne foncièrement non-moderne qu'une société confucéenne permet de construire. Ils permettraient de ce fait d'expliquer le caractère problématique de la modernisation chinoise. Or, ceux-ci se trouvent rapidement contredits par les textes classiques de la pensée chinoise. J'exposerai deux types de personnes que ces textes laissent transparaître et qui échappent à ces cadres comparatifs, avant de montrer comment la sociologie de la personne peut continuer à opérer dans la recherche d'une “personne” susceptible de servir d'assise à un renouveau du lien social en Chine.

En raison des mesures de sécurité en vigueur (plan Vigipirate), toute personne ne possédant ni carte professionnelle, ni carte d'étudiant d'une institution ancrée en Sorbonne doit s'inscrire plusieurs jours à l'avance à l'adresse : Philo-Recherche@univ-paris1.fr

Séminaires coordonnés par Jocelyn Benoist (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO) et Ronan de Calan (Paris 1, ISJPS, PhiCo-EXeCO)