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Thomas Claré - La contrebande de l’opium en Indochine : l’essor des « syndicats de l’opium » au Tonkin, fin XIXe siècle-1940

Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin n° 46 - Printemps 2019 - Meilleurs mémoires

 

 

La contrebande de l’opium en Indochine

L’essor des « syndicats de l’opium » au Tonkin, fin XIXe siècle-1940

Thomas Claré


Résumé

Alors que la Régie de l’opium constitue un pilier économique de l’Indochine française, celle-ci est concurrencée par une contrebande permanente. Le trafic illicite s’incarne en partie par des « syndicats de l’opium », véritables organisations hiérarchisées qui industrialisent la fraude, s’appuient sur des réseaux puissants, et défient les institutions légitimes. Ces syndicats remettent en cause l’efficacité du système colonial et témoignent de l’incapacité de l’administration à contrôler véritablement le commerce de l’opium.

Mots-clefs : Contrebande – Opium – Syndicat – Indochine – Criminalité.


Abstract

Opium Smuggling in Indochina:

The Rise of “Opium Syndicates” in Tonkin from the End of the 19th Century to 1940

Whilst the Régie of opium constituted an economic foundation of French Indochina, its importance was challenged by the existence of a permanent smuggling ring. This illicit traffic was embodied in part by “Opium Syndicates”, which were hierarchical organizations that industrialized fraud. They relied on powerful networks and challenged legitimate institutions. In doing so, they question the efficiency of the colonial system and illustrate the administration’s inability to effectively control the opium trade.

Keywords: Smuggling – Opium – Syndicate – Indochina – Crime.




En Indochine française, l’opium constituait l’un des piliers économiques du Gouvernement général1. La Régie de l’opium détenait le monopole de l’achat, de la fabrication et de la vente ; tout autre opium était considéré comme de contrebande. L'historiographie a principalement interrogé les rapports entre politique intérieure et opium au xxe siècle, que ce soit dans le cas chinois, ou dans le cas des monopoles coloniaux officiels. Depuis les années 1990, une histoire sociale de l’opium a vu le jour, invitant à considérer les pratiques de consommation et les contraintes qu’elles font peser sur ces monopoles.

 

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     Le présent article est tiré du Mémoire de Master 2 intitulé : « La contrebande de l’opium et la province de Lào Cai (1886-1940) » réalisé sous la direction de Pierre Singaravélou et soutenu en 2018 à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.