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Jules Ogier - Sur les chemins de l’île d’Ezo. Explorateurs et missionnaires occidentaux dans le Hokkaido colonisé, 1868-1901

Bulletin de l'Institut Pierre Renouvin n° 46 - Printemps 2019 - Meilleurs mémoires

 

 

Sur les chemins de l’île d’Ezo

Explorateurs et missionnaires occidentaux

dans le Hokkaido colonisé, 1868-1901


Jules Ogier



Résumé

Des années 1860 à 1900, la colonisation de l’île de Hokkaido par le Japon et l’ouverture du port de Hakodate aux navires étrangers permettent à de nombreux explorateurs, missionnaires et scientifiques européens de découvrir ce territoire septentrional en cours de japonisation. Leurs écrits nous livrent, pour la première fois, le regard d’Occidentaux sur une colonisation menée par un acteur asiatique mais inspirée par l’esprit pionnier américain. Sous la plume des écrivains-voyageurs, les indigènes Aïnous font désormais figure d’antimodernes.

Mots-clés : Hokkaido – Aïnous – Modernité – Colonisation – Voyage.



Abstract

Travelling to ‘Boreal’ Japan:

Explorers and Missionaries in 19th Century Colonized Hokkaido

From the 1860s onwards, the Japanese colonization of Hokkaido and the opening of the Hakodate harbor to foreign vessels allowed numerous European explorers, missionaries and scientists to discover this northern territory and to report on its japanization. Their travel writings share, for the first time, the view point of Westerners on a colonization scheme which was led by an Asian actor but inspired by the American pioneering spirit. The indigenous Ainu people, portrayed as antimoderns, became the main topic of several literary works in the 1880s.

Keywords: Hokkaido – Ainu – Modernity – Colonization – Travel.



Une arrivée au « Jesso »



Le 12 juillet 1787, Jean-François Gallaup, comte de La Pérouse, approche avec son bateau La Boussole les côtes d’une île encore mal connue : le « Jesso», la plus septentrionale de l’archipel japonais, aujourd’hui connue sous le nom de Hokkaido. À son arrivée, le groupe de marins est accueilli par un attroupement d’indigènes qui ne semblent pas étonnés de voir arriver un tel équipage. Ces autochtones, que La Pérouse décrit comme des hommes aux manières « graves, nobles et très affectueuses », sont des indigènes Aïnous.

 

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Le présent article est issu d’un mémoire de Master 2, soutenu sous la direction de Pierre Singaravélou, intitulé Le voyage au Japon « boréal », explorateurs et missionnaires occidentaux dans le Hokkaido colonisé (1868-1901) et soutenu en 2018 à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il est consultable via ma page Academia : https://univ-paris1.academia.edu/JulesOgier, ainsi qu’à l’Institut Pierre Renouvin, et aux bibliothèques des Missions étrangères de Paris et du Musée national des arts asiatiques – Guimet.