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ALAIN SOUBIGOU -Le trésor des princes thraces comme outil de la diplomatie bulgare

Bulletin n°46 L'archéologie à l'aune des relations internationales

Automne 2017

 

Le trésor des princes thraces

comme outil de la diplomatie bulgare

Alain Soubigou

 

 

Résumé

Depuis 1958, la connaissance du peuple thrace en Bulgarie a été répandue parmi les spécialistes d’histoire antique. Mais elle a également fondé les bases d’une « diplomatie du rhyton » à la faveur de colloques internationaux et plus encore grâce à plus de 40 expositions internationales dans le monde entier. A la faveur de cette image positive de la culture de son pays, la Bulgare Irina Bokova a réussi à se faire élire Directrice générale de l’UNESCO en 2009.

Mots-clés : Bulgarie – Thraces – diplomatie culturelle – UNESCO – Rogozen – Kazanlăk.

 

 

Abstract

Thracian princes treasure as tool for Bulgarian diplomacy

Since 1958, knowledge about Thracian people in Bulgaria had been spread among specialists of Ancient History. But it also founded bases for « rhyton diplomacy » through international symposiums and moreover through more than 40 international expositions all over the world. Thanks to this positive image of Bulgarian culture, Bulgarian Irina Bokova succeeded to be elected as General Director at UNESCO in 2009.

Keywords: Bulgaria – Thracians – cultural diplomacy – UNESCO – Rogozen – Kazanlăk.

 

 

Comment un pays de huit millions de citoyens, dont un million résidant à l‘étranger, a-t-il réussi à faire élire l’une de ses ressortissantes à la tête de l’une des plus prestigieuses institutions internationales, l’UNESCO[1] ? Par quels moyens la diplomatie bulgare a-t-elle abouti à ce succès en 2009 ? Les mérites et l’entregent de la lauréate Irina Bokova (1952-) ont certainement joué. Mais ce succès doit aussi beaucoup à un atout de la culture bulgare, à côté de valeurs clichés du mystère des voix bulgares, des yaourts, de l’eau de rose ou du fameux parapluie. Il s’agit du spectaculaire trésor des princes thraces. Des pays de vieille tradition culturelle et de richesse patrimoniale reconnue comme l’Italie, la France ou l’Espagne sont installés dans la notoriété et le tourisme subséquent. La diplomatie culturelle est une évidence dans ces pays. Mais il n’en a pas toujours été de même pour la Bulgarie. Il convient donc d’examiner comment ce trésor thrace a contribué à fournir une assise et une visibilité mondiales à la modeste Bulgarie.

 

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[1]    Alain Soubigou est maître de conférence en histoire à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.