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Mathieu Jestin • Pour une histoire de la diplomatie consulaire. Le consulat de France à Salonique, 1781-1913

Bulletin IPR n°41 - Meilleurs mémoires

Pour une histoire de la diplomatie consulaire

Le consulat de France à Salonique, 1781-1913

 

Mathieu Jestin

 

Mots-clés : Relations internationalesDiplomatie consulairexixe siècleSaloniqueProsopographie.

 

Looking for an History of Consular Diplomacy : The French Consulate in Salonica, 1781-1913

Keywords : International Relations – Consular Diplomacy – Nineteenth Century – Salonica – Prosopography.

 

Le 31 décembre 1913, le gouverneur hellène de Salonique remet au corps consulaire de la ville une circulaire stipulant la suppression des capitulations[1]. Prend alors officiellement fin l’histoire du consulat de France dans la Salonique ottomane[2]. À l’issue des deux guerres balkaniques de 1912 et 1913, la métropole portuaire passe en effet de la souveraineté ottomane à la souveraineté grecque. Réactive, la diplomatie française a d’ailleurs nommé, dès décembre 1913, Claude Séon, ancien titulaire du poste (1907-1909) et fortement implanté dans la société locale – c’est notamment le beau-frère d’Hadji-Lazzaro, vice-consul des États-Unis et négociant influent de la place –, en qualité de consul général, de manière à préserver au mieux, au cours de cette période vue comme transitoire, l’ensemble des intérêts français dans la ville et son hinterland, diplomatiques certes, mais aussi économiques, culturels et humains.

Cette thèse intitulée « Le consulat de France à Salonique, 1781-1913 », au cœur d’un des « retours » historiographiques des années 2000, s’appuie sur une bibliographie variée dans ses thématiques et récemment renouvelée[3]. Héritière de l’histoire diplomatique du début du xxe siècle dont les interprétations ont depuis longtemps été dénoncées, elle fait également la part belle aux archives. Le consulat de France étant vu d’abord comme un maillon de la machine diplomatique française, l’ensemble de ses fonds a constitué le squelette de ce travail : instructions, correspondances, rapports, registres de chancellerie ou encore dossiers personnels des agents tant à Paris (archives du ministère des Affaires étrangères), qu’à Nantes (centre des archives diplomatiques). Institution en interaction aussi bien qu’en représentation à différentes échelles, le consulat a également été réfléchi au miroir de lui-même dans les discours de différents observateurs qu’ils en soient ou non des interlocuteurs directs : mission lazariste[4], chambre de commerce de Marseille, journaux, autres consulats[5], voyageurs, voire les consuls eux-mêmes par leurs écrits personnels : correspondances et récits de voyage.

Maillon de la machine diplomatique, l’institution consulaire est donc bien l'héroïne de cette étude. Cette histoire d’un territoire profond des relations internationales, entreprise dans sa totalité et donc inédite dans son approche, vise en effet à montrer l’émergence et la structuration progressive de la diplomatie consulaire au xixe siècle.

Le hors-cadre d’une histoire consulaire : jouer sur les spatialités et les temporalités du long xixe siècle, 1781-1913

Le récit aurait pu commencer en 1686, date à laquelle le consulat de France ouvre ses portes à Salonique conformément aux dispositions de l’Ordonnance de Colbert de 1681. Pourtant il ne débute qu’un siècle plus tard, en 1781, alors que l’action consulaire est refondue en profondeur : de l’intérieur, par une série d’ordonnances qui restent valables en partie au cours du long xixe siècle[6] ; de l’extérieur, avec l’émergence de la Question d’Orient. Il faut comprendre, derrière cette expression qui apparaît en 1823 sous la plume de Metternich, chancelier de l’Empire autrichien, trois aspects distincts et pourtant intimement liés. D’une part, c’est un ensemble de facteurs internes à l’Empire ottoman, considéré par les contemporains et certains historiens comme étant en déclin, tendance que résume l’expression « homme malade de l’Europe » prêtée au Tsar Nicolas II. Ce raccourci sémantique cache en fait le processus continu de réformes de l’Empire au xixe siècle, concernant l’ensemble de ses champs d’intervention et ce, à différentes échelles, réformes qui commencent réellement au début des années 1780. D’autre part, la question d’Orient est marquée par l’impérialisme multiforme des Puissances occidentales. Enfin, elle implique l’émergence des questions nationales, notamment dans les Balkans, mouvements qui se transforment progressivement en nationalisme d’existence puis de puissance au cours du xixe siècle[7]. C’est donc avec la fin de la question d’Orient, dans sa dimension régionale de question macédonienne, que s’achève notre étude[8].

Cette dernière est d’ailleurs structurée par la dimension diachronique de ces 140 années d’histoire. Les dix chapitres chrono-thématiques de la thèse sont en effet regroupés en trois grandes parties. La première interroge les années 1781-1839. S’adaptant le plus souvent à contretemps aux transformations induites par la Révolution française et l’Empire napoléonien, le consulat de France, dont la vocation commerciale étudiée par Nicolas Svoronos pour le xviiie siècle demeure centrale, se politise progressivement au gré des premières réformes ottomanes, menant aux Tanzimat de 1839, et des soulèvements régionaux dont l’insurrection grecque constitue l’apogée[9]. La deuxième partie s’intéresse aux années 1839-1876. Les Tanzimat et la Constitution ottomane bornent donc une période marquée par la politisation croissante du poste et de ses titulaires et que le double assassinat des consuls d’Allemagne, Henry Abbott, et de France, Jules Moulin, en 1876, clôture. Enfin, au cours des années 1876-1913, objet de la dernière partie, le consulat de France se retrouve dans l’œil du cyclone de la question macédonienne[10].

Fil conducteur de la démonstration, la chronologie permet d’étudier l’ensemble des temporalités dans lesquelles l’institution consulaire s’inscrit – locale, nationale, ottomane, française, méditerranéenne, européenne, internationale –, de réfléchir aux différents temps des ruptures, adaptations et autres contretemps, et, sans toutefois les hiérarchiser, de souligner les décalages entre la théorie, les discours et les réalités de l’action consulaire.

Le cadre d’une histoire consulaire : les bornes géographiques d’un territoire profond des relations internationales

Loin d’être une ville anodine dans l’espace balkanique, il faut en effet considérer Salonique comme une métropole aux centralités multiples[11]. Avant d’être au cœur de la question macédonienne à la fin du xixe siècle, elle est considérée, depuis le xviiie siècle, comme une des principales Échelles du Levant, à savoir une place commerciale portuaire, juste derrière Smyrne et Constantinople. Fondé en 1686 et fermé à deux courtes reprises seulement – lors de l’expédition d’Égypte (1798-1800) et de l’intervention des Puissances dans l’insurrection grecque (1828-1830) –, le consulat de France s’inscrit parfaitement dans une histoire urbaine dont il est partie intégrante. À ce titre, une réflexion sur la maison – ou hôtel – consulaire a été menée sur l’ensemble de la période à la fois sur son implantation – quartier franc, quartier huppé de la ville –, sur le bâtiment lui-même – visibilité, état général –, sur l’intérêt de la France – possédé par l’État ou les consuls, loué –, enfin sur son intérieur : fonctions, ameublement…

 

Par ailleurs, Salonique demeure longtemps la principale métropole de la péninsule balkanique avant l’émergence et le développement des États-nations et donc l’apparition de nouvelles capitales. Dès lors, l’inscription territoriale du consulat de France à Salonique ne se limite pas aux huit kilomètres de murailles qui entourent la ville jusqu’en 1870 et dont les restes demeurent aujourd’hui visibles notamment en ville haute – musulmane – et bien sûr, la Tour Blanche. Dépend en effet du consulat de France un territoire appelé circonscription ou arrondissement dont les limites évoluent au cours de la période au gré des besoins et attentes des différents acteurs de la machine diplomatique et de la comparaison avec les limites administratives ottomanes et avec les compétences des homologues européens et balkaniques. L’ancrage territorial se lit d’ailleurs dans le changement sémantique du Second Empire puisque le poste prend alors le nom de consulat de France en Macédoine. Au-delà de cette appellation qui renvoie à l’imaginaire philhellène européen autant qu’aux revendications irrédentistes grecques, les évolutions de l’arrondissement consulaire révèlent aussi celles des préoccupations diplomatiques. Littoralisée sur l’ensemble de la période avec les ports secondaires de la région de Salonique (Cavalla ; Scopoli jusqu’en 1830 puis Volos jusqu’en 1881, dates qui correspondent au rattachement de ces places à l’État grec), la circonscription se continentalise au fur et à mesure de la politisation du poste : Serrès en tant que ville de foire dispose d’une agence dès la fin du xviiie siècle ; Janina de manière irrégulière, de l’Empire napoléonien à 1902 ; mais surtout Bitola-Monastir (dans les années 1850) et Uskub-Sköpje à la toute fin du xixe siècle. Les titulatures de ces postes (agence, vice-consulat, consulat) permettent enfin de réfléchir sur la hiérarchisation interne à ce territoire profond des relations internationales mais aussi sur le personnel qui occupe ces différents postes.

 

L’intérieur du cadre d’une histoire consulaire : un avant-poste de la France à l’étranger

En effet, faire l’histoire d’un consulat, c’est peut-être d’abord faire celle d’une institution comme d’ailleurs tend à le rappeler le choix de 1781 comme point de départ de notre étude. Maillon administratif de la France à l’étranger, le consulat de Salonique doit être vu comme un exemple parmi d’autres de la politique parisienne dans l’Empire ottoman. À ce titre, il a fallu prendre en compte les cadres normatifs dans lesquels le consulat déploie sa mission, autant la législation française (Ordonnances, circulaires, instructions), qu’ottomane (notamment les Tanzimat), enfin, les rapports entre les deux États (les fameuses capitulations signées une dernière fois en 1740 mais dont les termes sont régulièrement renégociés notamment en matière commerciale et religieuse). Loin de vouloir plaquer ces « repères normatifs »[12] au consulat de Salonique, c’est bien dans une logique de négociation constante de la norme qu’il a fallu se placer, dépendant à la fois du degré de formation, de compréhension et de bon vouloir des agents français que de la comparaison avec leurs collègues, et néanmoins concurrents, européens et, enfin, avec les autorités ottomanes, elles-mêmes chargées de leur application au niveau local.

On l’aura compris, étudier une institution telle qu’un consulat c’est nécessairement s’intéresser à ceux qui la font fonctionner dans le quotidien mais aussi ceux qui la fréquentent plus ou moins régulièrement et directement. Les premiers sont agents, de carrière ou non, du ministère des Affaires étrangères. Sur la trentaine de consuls, titulaires du poste, a été menée une étude prosopographique – reposant notamment sur les notices biographiques disponibles en annexes – visant à déterminer leur origine, âge, formation, intérêt pour la place et à dessiner les contours de figure(s) consulaire(s). Cette démarche a fait ressortir la diplomatisation, la politisation, la bureaucratisation et la fonctionnarisation progressives au cours de la période d’un personnel fondamentalement lié à la Méditerranée et à ses réseaux jusqu’au premier tiers du xixe siècle. Cette réflexion a été également menée, dans la mesure du possible, pour l’ensemble des agents employés dans la sphère du consulat : les drogmans ou interprètes ; les chanceliers ; les agents consulaires ; enfin les cavas ou gardes du consulat. À cette étude du personnel consulaire dans son ensemble s’est ajoutée une réflexion sur ses interlocuteurs : les missionnaires lazaristes dans une logique d’action commune sillonnée de tensions humaines et idéologiques ; la communauté française au sens large – nationaux, protégés, levantins – ; les Saloniciens en tant que groupes constitués – millets ou groupes nationaux – et individus – Grecs ottomans/Hellènes, Juifs… – ; les autorités qu’elles soient ottomanes, religieuses ou encore les agents des autres Puissances. La question de l’altérité a été le fil conducteur de ces réflexions et ce, des deux côtés du miroir. Le consulat est en effet autant acteur des représentations que l’objet de ces dernières.

Une histoire consulaire parmi d’autres : une pièce du patchwork diplomatique

Pièce à coudre plutôt que pièce cousue du patchwork diplomatique, le consulat de France à Salonique a enfin été étudié dans des logiques plus larges. Une logique scalaire tout d’abord puisqu’il a fallu se pencher sur les niveaux de son action, sur les prétentions diplomatiques des discours consulaires, enfin sur les degrés d’intégration du poste à la machine diplomatique, le tout dans un contexte international changeant. La place de la France dans le Concert européen du xixe siècle est en effet l’objet de tensions et de changements nombreux, l’espace méditerranéen et l’Empire ottoman en étant des espaces d’observation particuliers. Représentant d’une France impérialiste par souci de prestige mais aussi de concurrence et de comparaison avec les autres Puissances, le consulat de France à Salonique est donc partie prenante de ces enjeux. Cette dimension se complexifie d’ailleurs au fil des décennies avec l’apparition des États-nations balkaniques. D’une part, leurs représentations dans la circonscription consulaire modifient l’action du consulat français. D’autre part, la diplomatie française y implante de nouveaux consulats et légations qui entravent le rayonnement du poste de Salonique, d’autant que l’ambassade de Constantinople reste la référence. Dès lors, longtemps à la marge – le poste demeure dans l’isolement voire l’insularité jusqu’au premier tiers du xixe siècle –, le consulat s’intègre progressivement puis pleinement au début du xxe siècle à une machine diplomatique désormais tellement vaste et puissante que le consulat se retrouve confronté à une autre forme de marginalisation, n’étant plus qu’un poste parmi tant d’autres.

Il a fallu se pencher enfin sur les réseaux qu’ils soient humains, matériels et immatériels. Ont été étudiées les relations des consuls à leur environnement local, à leur hiérarchie, à leur espace qu’il soit local, méditerranéen ou français. Ce fut le cas également pour leurs interlocuteurs et notamment pour les réseaux de diaspora marchande grecque, juive ou levantine en Méditerranée. Quant aux liaisons matérielles et immatérielles, leurs évolutions (de la caravane maritime à la vapeur, du réseau de routes secondaires au chemin de fer, des aléas des dépêches papier à la concision et rapidité du télégramme), elles modifient autant le quotidien de la ville et de la région que celui du consulat par le travail demandé en quantité et en qualité et par le nouveau rapport au temps et à l’espace qu’elles imposent à un poste désormais physiquement intégré à la nébuleuse diplomatique.

Un travail de microhistoire ou une étude emblématique d’un poste consulaire ?

Les généralisations de l’histoire consulaire, dans le cadre du xixe siècle et notamment dans le Levant ottoman, croisent donc constamment les spécificités locales propres à Salonique et à sa région. Cette thèse est donc certainement en partie transposable à d’autres postes qu’ils soient similaires, pensons à Smyrne par exemple, ou non. Elle s’inspire en effet elle-même de travaux préexistants sur l’espace méditerranéen mais aussi atlantique ou asiatique[13]. Pourtant ces études ponctuelles restent rares et plus encore sur la longue durée. D’autres travaux permettraient ainsi d’établir un modèle auquel cette thèse de doctorat ne participe nécessairement que partiellement. C’est d’autant plus vrai que cette étude ambitionne aussi de s’inscrire dans le paysage bibliographique de travaux, déjà abondants et riches, sur l’histoire d’une ville et d’une région devenue grecque, il y a désormais un peu plus de cent ans.

 


[1]    Mathieu Jestin est actuellement post-doctorant de l’axe « L’Europe des guerres et des traces de guerres » du LabEx EHNE (Écrire une histoire nouvelle de l’Europe ). Il a soutenu le 30 juin 2014, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, une thèse intitulée « Le consulat de France à Salonique, 1781-1913 » (2 vol. 1114 p.), sous la direction de Robert Frank. Le jury était composé de Sia Anagnostopoulou (Université Pantéion, Athènes), Méropi Anastassiadou (INALCO), Laurence Badel (Paris 1), Anne Couderc (Paris 1), Robert Frank (Paris 1) et Silvia Marzagalli (Nice-Sophia Antipolis). Il a obtenu la mention très honorable avec les félicitations du jury.

[2]    Gérard Pélissié du Rausas, Le Régime des Capitulations dans l’Empire ottoman, Paris, Arthur Rousseau, 1902 ; Maurits van den Boogert, The Capitulations and the Ottoman Legal System. Qadis, Consuls and Bertlis in the 18th century, Leiden-Boston, Studies in Islamic Law and Society, n° 21, 2005.

[3]    Jacques Le Goff, « Les ‘retours’ dans l'historiographie française actuelle », Les Cahiers du Centre de Recherches Historiques, n° 22, 1999, http://ccrh.revues.org/2322, consulté le 5 mars 2015 ; à la suite de l'ouvrage de Christian Windler, La diplomatie comme expérience de l’Autre. Consuls français au Maghreb (1700-1840), Genève, Droz, 2002, les études consulaires se sont multipliées. Pour l’aire méditerranéenne, cf. notamment les programmes des Écoles françaises d’Athènes et de Rome : « La diplomatie consulaire dans le Sud-Est européen du xve au xxe siècle : une histoire européenne » dirigé par Philippe Gélez et Anastassios Anastassiadis et « Consuli » coordonné par Fabrice Jesné.

[4]    Les archives de Paris (rue de Sèvres), de Salonique et de Cavalla ont été consultées.

[5]    Les archives des consulats anglais, italien et austro-hongrois ont été consultées à Salonique sous forme de microfilms (Institut et musée de la lutte macédonienne). Les archives du consulat grec ont été consultées à Athènes au ministère des Affaires étrangères.

[6]    Cf. notamment Anne Mézin, Les consuls de France au siècle des Lumières 1715-1792, Paris, Direction des archives et de la documentation, MAE, 1997.

[7]    René Girault, Diplomatie européenne : nations et impérialisme, 1871-1914, Histoire des relations internationales contemporaines, t. 1, Paris, Payot, 2004 (réed.).

[8]    Nadine Lange-Akhund, The Macedonian Question, 1893-1908 : From Western Sources, New York, Boulder, East European Monographs, 1998.

[9]    Nicolas Svoronos, Le commerce de Salonique au xviiie siècle, Paris, Presses Universitaires de France, 1956 ; Émilie Thémopoulou, « Salonique 1850-1875. Conjoncture économique et mouvement commercial », thèse soutenue à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la direction de Spyros Asdrachas, 1994.

[10]   Gilles Veinstein (dir.), Salonique 1850-1918, La « ville des Juifs » et le réveil des Balkans, Paris, Autrement, 1993.

[11]   Sur Salonique cf. Méropi Anastassiadou, Salonique 1830-1912 : une ville ottomane à l'âge des Réformes, New York, Leiden, Brill, 1997 ; Régis Darques, Salonique au xxe siècle : de la cité ottomane à la métropole grecque, Paris, CNRS Éditions, 2000 ; Mark Mazower, Salonica, the City of Ghosts, Christians, Muslims and Jews, 1430-1950, Londres, Harper Collins Publ., 2004.

 

[12]   Christian Windler, La diplomatie comme expérience…, op. cit., p. 400.

[13]   Cf. notamment Stéphane Bégaud, Marc Belissa et Joseph Visser (dir.), Aux origines d’une alliance improbable : le réseau consulaire français aux États-Unis, 1776-1815, Paris, ministère des Affaires étrangères, 2005 ; Nicole Bensasc-Tixier, Histoire des diplomates et consuls français en Chine (1840-1912), Paris, les Indes Savantes, 2008.