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Ksenia Smolovic • Joseph Reinach et la conférence de Tocqueville 1874 : forge de l'image de la Serbie en France

Bulletin IPR n°41 - Meilleurs mémoires

 

Joseph Reinach et la Conférence de Tocqueville, 1874 :

forge de l’image de la Serbie en France

 

Ksenia Smolovic


 

Mots-clés : Joseph Reinach – représentation – Serbie – IIIème République – diplomatie.

 

Joseph Reinach and Tocqueville's conference, 1874: birth of the representation of Serbia in France.

Keywords : Joseph Reinach – Representation – Serbia – French third Republic – Diplomacy.

 

Grande figure de la III République, Joseph Reinach (1856-1921), député et journaliste, fut notamment chef de cabinet de Léon Gambetta en 1881[1]. Sa participation à la construction de l’image de la Serbie en France est en revanche largement méconnue. C’est à 18 ans qu’il rencontre la cause serbe, un peu par hasard, à l’occasion de la Conférence de Tocqueville, conférence d’éloquence parlementaire, en 1874. Il lui est alors en effet commandé l’écriture d’un ouvrage qui paraît pour la première fois quelques mois plus tard sous le titre La Serbie et le Monténégro. Cet ouvrage contribue par la suite à dresser une image laudative de la Serbie et reflète un soutien français et républicain à l’indépendance serbe. Les représentations qui naissent avec Joseph Reinach sont le fruit de la conjoncture et elles répondent à un cahier des charges très précis, établi par Charles Savary, alors directeur de la Conférence de Tocqueville. Joseph Reinach apparaît donc comme un médiateur dont la réflexion nous permet de souligner l’évolution de l’image de la Serbie au xixᵉ siècle, de son autonomie à la veille de son indépendance.

À l’exception des quelques pages que lui consacre Arlette Lévy, il n’existait pas d’étude sur Reinach et la Serbie[2]. Nous avons donc dû entreprendre un travail minutieux sur la Conférence de Tocqueville dont les rapports sont conservés à la Bibliothèque nationale de France (site Richelieu). Nous y avons consulté la correspondance entre Joseph Reinach et Charles Savary. Nous avons également pu y feuilleter la version manuscrite de La Serbie et le Monténégro. Les deux tomes de son Voyage en Orient (1879) nous ont également été utiles. Nous avons aussi dépouillé le journal La République française, afin de reconstituer le climat républicain de l’époque : la construction de l’image de la Serbie à laquelle nous nous intéressons s’est faite en parallèle de celle de la III République en France[3]. Il était notamment intéressant de comprendre la façon dont les Républicains abordent la question serbe, à l’exemple de Joseph Reinach, qui signait de ses initiales ses articles dans le quotidien cité. Cependant, si le journal a entretenu des correspondants à Belgrade, nous n’avons pu connaître leurs noms en raison de sa politique d’anonymat. Enfin, nous avons aussi mobilisé des sources diplomatiques[4]. Cet article se propose donc d’examiner les circonstances de la commande passée à Joseph Reinach, de faire un point sur l’image antérieure de la nation serbe et d’analyser l’évolution de cette image. Joseph Reinach incarne un tournant dans la construction de la représentation de la Serbie en France, à la suite de sa participation à la Conférence de Tocqueville, et il estime l’indépendance serbe inéluctable, quatre ans avant le traité de Berlin qui reconnaît internationalement la principauté de Serbie.

Plusieurs conférences de ce genre se développent à Paris au cours du xix ͤ siècle et Gilles Le Béguec explique que « la conférence à la française » est un cercle de rencontre et de discussion au sein duquel les problèmes sont examinés et débattus dans les formes d’une délibération de type parlementaire »[5]. Jean Joana précise que la plupart des participants aux conférences d’éloquence parlementaire sont ainsi issus de la faculté de droit[6]. C’est le cas de Joseph Reinach. Probablement introduit par Savary à la Conférence, il se destine alors à une carrière politique.

Dès le début du xixᵉ siècle, les Serbes commencent à contester de façon organisée la domination ottomane sur leur territoire avec le soutien plus ou moins appuyé des Puissances européennes, notamment la France et la Russie. Ils obtiennent en 1829 une autonomie compète. Au moment où la Conférence de Tocqueville se déroule, ils visent, dans le contexte d’émergence des questions nationales dans l’ensemble des Balkans, l’indépendance[7].

 

 

 

 

La genèse de l’ouvrage La Serbie et le Monténégro

Lorsque Joseph Reinach rédige La Serbie et le Monténégro, il ne s’est encore jamais rendu dans aucun de ces deux pays[8]. Pourtant, c’est à lui que Savary s’adresse. Ce dernier est avocat au barreau de Paris puis député de 1876 à 1883. Il est l’un des principaux fondateurs de la Conférence de Tocqueville et la dirige à quatre reprises entre 1869 et 1873. Il fait, en outre, partie des personnalités qui permettent à de nombreux jeunes gens de pouvoir intégrer la conférence, parrainée par les plus anciens[9]. C’est aussi lui qui a déposé à la Conférence la motion qu’il a appelée « Examen de la Conférence sur les questions relatives à l’origine historique et aux traditions nationales des peuples slaves, à leur influence et au rôle qu’ils peuvent être appelés à jouer dans la politique de l’Europe orientale »[10]. Des responsables ont été désignés pour l’écriture des rapports relatifs aux différents pays d’Europe orientale : Léon Bourgeois est chargé d’écrire celui sur la Hongrie, Fernand Cassany de Mazet, celui sur  la Pologne, Henry Défert, celui sur la Bohème et Joseph Reinach a la charge du rapport sur la Serbie et le Monténégro, ce dernier n’étant pris séparément en charge par personne.

Savary lui donne des consignes très précises et lui suggère les parties que son ouvrage devra comporter. Il lui indique aussi la méthode qu’il devra suivre pour l’écriture de son ouvrage : « Il est désirable que l’ensemble du travail entrepris soit aussi instructif que possible et aussi précis que possible. Vous ferez donc bien d’indiquer en note les sources auxquelles vous avez puisé »[11]. Il lui remet d’ailleurs une liste des documents et sources qu’il devra consulter.

La Serbie et le Monténégro n’est donc pas un travail personnel mais un exercice de rigueur et d’expression. Cela correspond aux missions éducatrices que se donne la Conférence de Tocqueville. Savary souffle également au jeune Reinach les idées qu’il doit exposer dans son ouvrage : si ce dernier y défend avec ardeur la cause serbe, il nous faut tenir compte de son jeune âge et du fait qu’on lui a suggéré le parti qu’il serait de bon ton d’adopter. D’ailleurs, Savary n’oublie pas de préciser à son élève qu’« avant que cette impression ne puisse avoir lieu il faudra [qu’il] puisse lire et étudier chaque rapport »[12]. Joseph Reinach est ainsi prévenu des « modifications » qui risquent d’être effectuées s’il ne respecte pas les consignes qui lui ont été données.

Si Joseph Reinach a repris les parties indiquées par Savary, la comparaison entre le manuscrit original de La Serbie et le Monténégro et la version publiée met, en revanche, en avant de nombreuses différences : l’introduction ne figure pas dans la première parution, de nombreux passages, voire des pages entières, ont été barrés, etc. S’il est difficile de comprendre les mécanismes de corrections et les allers-retours entre le jeune auteur et son protecteur – aucune trace de leur correspondance n’ayant été retrouvée –, il est probable que Savary ait pris l’initiative des remaniements. Ces derniers sont surtout de forme et l’on peut se demander si Savary n’a pas surtout cherché à lui montrer l’importance de savoir suivre des consignes à la lettre.

Les représentations de la Serbie dans la littérature classique

Avant Joseph Reinach, les sources littéraires françaises révèlent déjà des représentations de la Serbie ou du caractère serbe, toujours évoqués au détour d’une intrigue et dans le but de faire naître certaines images dans l’esprit du lecteur. La Serbie y apparaît comme un pays lointain, partie d’un Orient fantasmé et l’on peut faire référence à Maria Todorova qui applique « l’orientalisme » aux Balkans : elle introduit alors la notion de « balkanisme »[13]. Dans les Lettres persanes, Montesquieu met ainsi en scène dans la lettre 130 des « nouvellistes » qui évoquent le siège de Belgrade en 1717, qui a eu lieu pendant la guerre entre Venise, Vienne et Istanbul[14]. Rousseau fait lui aussi mention du siège de Belgrade dans le premier tome de ses Confessions. Il y raconte que son oncle « se distingua au siège et à la bataille de Belgrade »[15]. Faire référence à la Serbie permet d’introduire des images fantasmées auprès des lecteurs français. Les auteurs ne prennent pas parti et la question n’est pas de savoir quels sont les enjeux de ces batailles mais bien de faire référence à des imaginaires collectifs.

La Serbie et Belgrade représentent un enjeu européen grâce à leur position clé entre l’Orient et l’Occident. Espace frontalier entre deux empires, il est marqué par de multiples combats mais aussi par la rencontre des différentes civilisations dont il pourrait tirer un rôle unificateur. Victor Hugo illustre ainsi ce rapport entre Orient et Occident dans son poème Le Danube en colère qui paraît en 1829 dans le recueil Les Orientales. Le Danube y apparaît comme le lien entre l’Orient et l’Occident, alors que les villes de Belgrade et de Semlin se font face de part et d’autre du fleuve et qu’elles « sont en guerre »[16]. L’auteur parle de « la turque et la chrétienne » : appartenant à l’Empire autrichien, Semlin est la ville chrétienne tandis que Belgrade est la ville ottomane. Alors que Belgrade était chrétienne pour Voltaire dans son Essai sur les mœurs et l’esprit des nations (1756), elle est musulmane pour Victor Hugo qui évoque ses « blancs minarets », son « croissant » et son « koran ». Pourtant, au moment où il écrit, les Serbes ont commencé à s’insurger contre le pouvoir ottoman et travaillent à obtenir des gages progressifs d’indépendance. C’est donc probablement l’imaginaire collectif des Français qui a poussé Victor Hugo à associer Belgrade à la religion musulmane, ainsi que le fait que la ville soit en territoire ottoman, sous la direction d’un pouvoir musulman.

Différents moyens permettent la diffusion des images créées par les acteurs français. En 1831 et 1832, Claude Fauriel, historien et linguiste français, donne à la Sorbonne des cours sur la poésie populaire des Serbes et des Grecs, cours qui constituent un engagement politique, soutien de la volonté d’indépendance de ces peuples. Ils sont aussi l’occasion de diffuser des représentations sur la Serbie. Les chants populaires serbes avaient déjà fait l’objet d’une publication de Prosper Mérimée en 1827, mais c’est désormais tout un cours qui leur est consacré. Les représentations qu’il véhicule ainsi sont rattachées à un folklore traditionnel et c’est parce que le public français est mal informé sur la question qu’il peut diffuser des images plus ou moins fantasmées. Ces dernières ne relèvent pas d’une étude scientifique, mais reflètent cependant un intérêt français accru pour les Serbes. De plus, si le public de ces cours à la Sorbonne demeure restreint, il permet toutefois de se poser en relais de la diffusion de ces images vers un public plus large qui aura peut-être déjà découvert les ouvrages d’Hugo ou de Mérimée.

La diffusion de ces représentations témoigne de la naissance d’une sensibilité à l’indépendance serbe et celle-ci peut aussi s’illustrer par le chapitre que Lamartine rédige sur la Serbie dans son Voyage en Orient publié en 1835. À propos du peuple serbe, le poète romantique écrit qu’à « peine sorti de ces forêts où germe un peuple neuf et libre, on regrette de ne pas le connaître plus à fond : on aimerait à vivre et à combattre avec lui pour son indépendance naissante »[17]. Il faut alors souligner l’élan français qui apparaît en soutien à la cause serbe au sein du courant romantique. Ce dernier met en effet en avant le « sentiment » national, exacerbé lors de la révolution grecque, sans toutefois soutenir le pragmatisme du concert européen et de la Sainte Alliance. Il incarne ainsi une opinion publique naissante, distincte de l’élan politique qui lui est contemporain.

Une image de la Serbie très laudative

Joseph Reinach a une place bien particulière dans ce mouvement puisqu’il s’applique à soutenir la Serbie dans sa demande d’indépendance et à dresser une image positive du peuple serbe. Il met en avant l’héroïsme et la virilité serbes, souligne l’importance des pesmas, chants populaires, qui font écho à la naissance du folklore à cette époque, et attache une importance toute particulière aux héros nationaux serbes, allant jusqu’à établir un parallèle avec les héros nationaux français que sont Charles Martel ou Clovis. Les représentations véhiculées par cet ouvrage répondent alors au processus de la construction nationale mis en avant par Anne-Marie Thiesse[18]. Elles établissent aussi un parallélisme entre la construction et la consolidation de la République française et la construction identitaire serbe dans le contexte de la question d’Orient. Cette dernière pose à la fin du xixᵉ siècle non seulement la question de la légitimité de l’Empire ottoman dans les Balkans, mais aussi celle du rôle de la Russie face aux autres nations slaves orientales. Joseph Reinach esquisse donc les traits d’une nouvelle diplomatie internationale et exprime son point de vue dans les deux chapitres finaux de ses deux tomes de Voyage en Orient : « La question d’Orient dans l’histoire » et « La question d’Orient en Orient ». Insistant sur les valeurs communes entre la France et la Serbie, il soutient l’indépendance serbe, quatre ans avant sa reconnaissance internationale par le Traité de Berlin.

La preuve de cet engagement républicain est la bonne réception qu’un quotidien comme La République française fait de La Serbie et le Monténégro. Le 4 octobre 1876, soit deux mois après la seconde publication de l’ouvrage aux éditions Calmann Lévy, paraît un article dans la rubrique « Livres » qui revient sur l’ouvrage de Joseph Reinach. La guerre russo-ottomane vient d’éclater et le contexte est donc particulièrement sensible. L’auteur de la critique, inconnu, n’évoquant pas la Conférence de Tocqueville, le jeune Reinach apparaît auprès de la sphère publique comme un spécialiste du sujet. L’article prend position en évoquant le « cauchemar oriental » dont « l’Europe n’est pas délivrée », et en faisant ainsi référence à la question d’Orient. L’auteur de l’article fait également mention des « sympathies si vives et si naturelles » de l’Europe occidentale pour la Serbie et le journal, au nom des Républicains, se positionne donc en faveur de la construction de l’identité nationale serbe, liée à l’ouvrage du jeune Reinach.

L’étude des sources diplomatiques permet de conclure à une forme d’homogénéisation des représentations de la Serbie chez les acteurs publics et les intellectuels français. Le Congrès de Berlin de 1878 et la confirmation de l’indépendance de la Serbie aboutissent à la création d’une légation française à Belgrade. La quasi-totalité des lettres qui proviennent des légats français postés à Belgrade s’appliquent alors à louer le gouvernement serbe et à le défendre dans un contexte européen qui ne lui est pas toujours favorable. L’on retrouve alors le parallélisme entre les deux pays que Joseph Reinach avait déjà initié : la Serbie a le rôle d’un miroir flatteur pour la France. Les légats doivent y incarner les valeurs républicaines, y diffuser une image glorieuse de la France et rappeler le rôle que la France a joué dans l’accession de la Serbie à l’indépendance. Ainsi s’installe entre la France et la Serbie une hiérarchie à laquelle répond un jeu de flatteries réciproques et Joseph Reinach incarne les liens qui existent entre les sphères diplomatiques et intellectuelles qui partagent des visions communes. Puis, la proclamation du Royaume de Serbie en 1881 donne également lieu à la diffusion de nouvelles représentations laudatives du pays par les diplomates français. La figure du roi Milan Ier de Serbie ainsi que la célébration du royaume sont alors des thèmes très récurrents dans les correspondances du ministère des Affaires étrangères pour manifester aux Serbes une sympathie et un soutien français. Les sources diplomatiques confirment donc un intérêt croissant des Français pour la Serbie à la fin du xix siècle et un mouvement qui trouve son apothéose dans la littérature florissante qui paraît à cette époque.

À titre personnel, la Conférence de Tocqueville a eu les effets escomptés par Joseph Reinach puisqu’il est repéré par Léon Gambetta alors qu’il est encore étudiant et que ce dernier le sollicite pour écrire dans La République française. Quand Émile Boutmy, directeur de l’École libre des Sciences politiques, crée la Société pour l’étude des questions d’enseignement supérieur, il pense également à Joseph Reinach dont il avait apprécié les articles en 1877. Grâce à ses publications, qui lui confèrent une reconnaissance politique, et aux réseaux dans lesquels il s’est inséré progressivement, le jeune Reinach s’impose finalement comme une grande figure de la III République. D’après Anne Couderc, le jeune Républicain a acquis au fil de sa carrière une légitimité dans son discours sur les affaires orientales et peut être considéré comme le porteur d’une nouvelle appréhension de la politique européenne[19].

 


[1]    Cet article a été conçu à partir du mémoire réalisé dans le cadre d’un Master 2 réalisé sous la direction du professeur Laurence Badel, « La construction de l’image de la Serbie en France (1844-1910) », soutenu en 2014, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

[2]    Arlette Lévy, « Joseph Reinach (1856-1921) : l’homme et son message », Paris, Institut national des langues et civilisations orientales, thèse sous la direction de Béatrice Philippe, 2006, 531 p.

[3]    BnF, La République Française, 1874-1920, MICR D – 117.

[4]    Au Centre des archives diplomatiques de Nantes (CADN) se trouve le fonds « Belgrade série A : archives rapatriées du consulat puis légation de France à Belgrade (1838-1941) » (79POA) ; et aux archives du ministère des Affaires étrangères, site de la Courneuve (AMAE), nous avons consulté la correspondance politique avec la Serbie de 1871 à 1896 (119CP : microfilms P/14117, P/14118, P/14119 et P/325), le carton « Affaires politiques diverses Serbie 1815-1896 » (68ADP), la correspondance politique et commerciale nouvelle série (198CPCOM), ainsi que le carton « agents Serbie ».

[5]    Gilles Le Béguec, « Les conférences d’éloquence parlementaire à la Belle époque : déclin ou renouveau ? » in Actes du 57ᵉ congrès du CIHAE : Assemblées et Parlements dans le Monde, du Moyen-âge à nos jours, Paris, Assemblée nationale, 2010, p. 1195.

[6]    Jean Joana, Pratiques politiques des députés français au xixe siècle : du dilettante au spécialiste, Paris, L’Harmattan, 1999, p. 135.

[7]    Georges Castellan, Histoire des Balkans, Paris, Fayard, 1991, p. 422-444 et p. 523-528.

[8]    Joseph Reinach entreprend son premier voyage en Orient en août 1878 et en commence un second, en octobre 1879.

[9]    Adolphe Robert (dir.), Dictionnaire des parlementaires français, comprenant tous les Membres des assemblées françaises et tous les ministres français, depuis le 1er mai 1789 jusqu’au 1er mai 1889, PLA – ZUY, Genève, Slatkine Reprints, 2000, 648 p.

[10]   BnF, 8-F-92, « Compte rendu analytique de la séance du mardi 26 mai 1874 », in Travaux de la Conférence de Tocqueville pendant l’année 1874 – Première partie, Paris, Anciennes maisons Gustave Retaux et Veuve Joubert, F. Pichon, librairie éditeur, 1875.

[11]   Ibid.

[12]   Ibid.

[13]   Edward Said, L’orientalisme, New York, Pantheon Books, 1978 ; Maria Todorova, L’imaginaire des Balkans, Paris, EHESS, 2011, p. 25-43.

[14]   Charles-Louis Montesquieu, Lettres persanes, Paris, Flammarion, 1992 (1re éd. 1721), p. 296

[15]   Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions I-IV, Paris, Pocket, 1996 (1re éd. 1782-1789), p. 6.

[16]   Victor Hugo, « Le Danube en colère », in Les Orientales, Paris, Garnier Flammarion,1968 (1re éd. 1828), p. 198.

[17]   Alphonse de Lamartine, Voyage en Orient, Paris, Honoré Champion, 2000, (1re éd. 1835), p. 773.

[18]   Anne-Marie Thiesse, La construction des identités nationales, Paris, Seuil, 2001.

[19]   Anne Couderc, « Joseph Reinach et la question d’Orient », in Les frères Reinach, Paris, Académie des inscriptions et belles lettres, 2008, p. 291.