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Francesco Plazzotta • Les institutions du Compromis austro-hongrois,1867-1914, vues par les historiographies française et italienne

Bulletin IPR n°41 - Meilleurs mémoires

Les institutions du Compromis austro-hongrois,1867-1914

vues par les historiographies française et italienne

Francesco Plazzotta

 

 

Mots-clés : Autriche-Hongrie – Compromis – Italie – Historiographie – Europe centrale.

 

The Institutions of Austro-Hungarian Compromise (1867-1914), the Perspectives of French and Italian Historiography

Keywords : Austria-HungaryCompromiseItalyHistoriographyCentral Europe.

 

Le Compromis de 1867 marque un tournant dans l’histoire de la monarchie habsbourgeoise[1]. La reconnaissance d’un statut particulier du royaume de Hongrie s’accompagne d’un lent réveil des nationalités slaves, notamment des Tchèques, et d’une volonté des Magyars de sauvegarder leur place au sein de la Monarchie. Bien que le Compromis apparaisse comme une solution transitoire, tous les débats concernant sa réorganisation restent vains. Un retour à l’ancienne structure centralisée ne pourrait engendrer que de nouvelles révoltes internes ; par ailleurs, toute solution fédéraliste ou trialiste susciterait des mouvements séparatistes et centrifuges.

L’année 1867 marque un tournant pour la politique intérieure de l’empire d’Autriche, qui modifie les attitudes et les visions française et italienne sur cet espace. En effet, en 1870, la défaite de Sedan et la perte traumatisante de l’Alsace et de la Lorraine portent les Français, et avant tout les universitaires, à prolonger leur regard au-delà de l’espace allemand pour trouver de nouveaux alliés dans la perspective de la revanche. Du côté de l’Italie, si la participation à la guerre austro-prussienne se révèle une faillite sur le plan tactique, sur le plan stratégique, l’alliance avec la Prusse porte la Vénétie sous souveraineté italienne. Le royaume d’Italie doit toutefois momentanément renoncer à l’unification sous le même drapeau de tous les Italiens, le Trentin et la Vénétie-Julienne restant sous administration autrichienne. Contrairement à la France, l’Italie ne découvre pas à ce moment l’Europe centrale et les nationalités qui la composent. Elle doit gérer une politique ambivalente envers cet espace : d’un côté, la politique officielle du Royaume allié dans la Triplice avec l’Empire allemand et l’Empire austro-hongrois, nécessité politique plus que volonté naturelle ; de l’autre, une vocation spirituelle à s’ériger en refuge des exilés et en modèle de la lutte pour l’unité nationale. Loin d’être sporadique, cette dichotomie devient une constante dans les relations avec l’Europe centrale.

Cette contribution vise à mettre en relief l’aspect italien de notre recherche qui revêt vraisemblablement un intérêt plus inédit pour le public, français ou étranger, s’intéressant à la question.

L’époque du Compromis austro-hongrois

Les figures d’Ernest Denis (1849-1921), de Louis Leger (1843-1923) et de Louis Eisenmann (1869-1937) ont marqué des générations de chercheurs et l’approche même de l’historiographie sur cet espace centre-européen. L’expérience de 1870 a amené les trois chercheurs, au-delà de l’espace allemand, à porter une attention particulière aux populations slaves de l’Autriche-Hongrie, et à manifester une certaine admiration envers les Tchèques. Cette vision les pousse inévitablement à être hostiles aux élites austro-hongroises, vues comme les instruments de la domination des Allemands et des Hongrois.

En ce qui concerne l’Italie, deux positions sont revendiquées, directement issues du Risorgimento italien. D’une part, les libéraux héritiers de la tradition de Cesare Balbo (1789-1853) souhaitent l’éloignement de l’Autriche de la Péninsule pour se consacrer à sa mission de bastion de la civilisation européenne dans les Balkans. D’autre part, les démocrates, sous l’influence de Giuseppe Mazzini (1805-1872) préfèrent au contraire la dissolution totale de la Monarchie pour permettre la réalisation d’une Europe des nations libres et non plus opprimées. Si la position des libéraux domine la vie politique italienne officielle jusqu’en 1915 et l’entrée en guerre de l’Italie, la position des mazziniens nourrit les rêves des irrédentistes italiens et centre-européens qui commencent à revendiquer un changement dans la structure dualiste.

Pour comprendre le rapport qui existe depuis cette époque jusqu’à nos jours entre l’Italie et l’Europe centrale, il faut souligner le rôle fondamental des Italiens qui habitent les terres méridionales de l’Autriche-Hongrie : leur faible présence numérique ne rend pas justice à leur influence sur la vie interne de l’Empire. En effet, Trieste est une des principales villes de l’Autriche-Hongrie et son port commercial, ses activités liées aux échanges, aux services des assurances et à ses chantiers navals font de cette ville l’une des plus riches de la Monarchie. En raison de sa richesse et de sa croissance démographique, Trieste a aussi de l’ambition et commence à revendiquer un rôle culturel pour les Italiens à l’intérieur de la Monarchie et souhaite se doter d’une université italienne. Les Italiens d’Autriche doivent en effet sortir de l’Empire s’ils veulent faire leurs études en langue italienne. Ces déplacements nourrissent la vie culturelle et universitaire italienne de leurs expériences de centre-Européens. Parmi les jeunes Triestins présents à l’Université de Florence, nombreux sont ceux qui collaborent avec la revue culturelle La Voce, la plus innovatrice en matière de critique littéraire et par l’attention portée aux jeunes publicistes. Giani Stuparich (1891-1961) est l’un d’entre eux. Triestin, il arrive à Florence fort de son expérience dans l’université allemande de Prague, la Karl-Ferdinand Universität, où il a tissé des relations d’amitié avec les jeunes étudiants tchèques. Dans les pages de La Voce et dans son ouvrage La Nazione Ceca – dont la première édition paraît en 1915 – ses réflexions sur les Slaves de la Monarchie amènent le public italien à s’interroger sur la question des réformes en Autriche-Hongrie[2]. Au contraire, les autres publications sont concentrées sur la défense des droits et des revendications des Italiens d’Autriche avec, notamment, les publications de Ferdinando Pasini (1876-1955) en faveur de l’ouverture d’une université italienne en Cisleithanie[3].

L’état de tension évidente entre une élite politique issue de la vision libérale et, donc, contraire à une confrontation directe avec l’Autriche-Hongrie sur la question de Trento et Trieste, et l’esprit irrédentiste des mazziniens, voit la victoire de ces derniers en 1915 avec l’entrée en guerre du Royaume d’Italie.

L’engagement italien dans l’entre-deux-guerres en Europe centrale

La conclusion de la guerre en 1918 amène la dissolution de l’Autriche-Hongrie et la naissance des nouveaux États en Europe centrale. Dans ce contexte d’instabilité, la France et l’Italie s’affrontent pour construire chacune leur influence dans la région. Forte de sa tradition slavophile, la France s’allie avec la Tchécoslovaquie, la Roumanie et la Yougoslavie qui ont formé la Petite Entente ; l’Italie, au contraire, frustrée de ne pas avoir obtenu tous les territoires promis par le traité de Londres, devient le porte-drapeau de la révision des traités de paix. Dès lors, l’Italie commence à mener une politique ambiguë et parfois contradictoire en Europe centrale, ce qui marquera l’engagement italien dans l’espace danubien.

À partir de la fin des années 1920 et jusqu’à la moitié des années 1930, l’Italie est un protagoniste absolu des anciens territoires habsbourgeois. Le gouvernement fasciste exerce, dès les années 1920, un fort pouvoir attractif en Europe centrale. Premièrement, il soutient les groupes les plus proches du monde italien, pas nécessairement les groupes de droite, mais plus fréquemment les forces conservatrices, catholiques (en Autriche et en Yougoslavie), antisocialistes et antinazies (en Autriche). Deuxièmement, il renforce ses liens commerciaux afin de créer une dépendance économique envers l’Italie, mais aussi pour se doter d’une capacité de garantir une autonomie face à l’Allemagne. Enfin, une action culturelle est mise en place pour construire un réseau d’élites italophiles et créer une vision de Rome comme berceau et modèle de civilisation. Si les deux premiers niveaux d’action se heurtent à la montée en puissance de l’Allemagne et révèlent la faiblesse italienne à gérer le rôle de grande puissance, l’action culturelle permet à l’Italie de se positionner comme la porte d’entrée de l’Europe occidentale vers l’espace danubien.

La politique culturelle s’incarne dans le financement, de la part du ministère des Affaires étrangères et en collaboration avec le ministère de la Culture, des Istituti italiani di cultura, qui font de la diffusion de la langue et de la culture italiennes leurs instruments privilégiés pour la pénétration italienne. Les ressources mises à disposition sont utilisées de façon efficace : la recherche historique sur l’Europe centrale, le financement des revues et de chaires universitaires et l’attribution de bourses aux étudiants italiens et centre-européens sont soutenus[4]. C’est avec la Hongrie que les rapports sont les plus étroits, les historiens et les chercheurs italiens contribuant à donner une image positive du pays : le débat tourne autour des dispositions du Traité de Trianon et sur l’instabilité générée par ce dernier. Rodolfo Mosca (1905-1978) et ses publications démontrent comment la production historique de cette période n’est pas dénuée de valeur scientifique[5]. Le soutien et les ambitions du régime laissent une marge importante à la liberté du travail des chercheurs : le produit est souvent une activité académique loin des préjugés et de la polémique facile, mais qui vise à faire comprendre au public cultivé l’histoire et les étapes qui ont porté l’Europe centrale à l’instabilité de l’entre-deux-guerres. De même, des relations et des politiques similaires sont poursuivies par l’Italie vers les autres pays de la région : les communes origines latines présupposées avec la Roumanie, l’aide aux mouvements centrifuges croates et albanais en Yougoslavie, l’admiration pour la nouvelle nation tchèque et le potentiel industriel de la Tchécoslovaquie. En Autriche, le départ des Habsbourg et la présence des mouvements conservateurs et philo-italiens permettent de faire les premiers pas en direction d’une réconciliation. L’Istituto italiano di cultura de Vienne et la présence de directeurs comme Angelo Filipuzzi (1907-2003), Francesco Salata (1876-1944) et, surtout, Franco Valsecchi (1903-1991), permettent aux jeunes chercheurs autrichiens de se rapprocher du monde universitaire italien. L’universitaire autrichien Adam Wandruszka (1914-1997) est l’un d’eux. À partir des années 1950, il travaille avec Valsecchi dans le but de construire une vision historique commune éloignée de tout antagonisme et de tout préjugé et, en 1963, il est nommé membre honoraire de l’Istituto per la Storia del Risorgimento italiano. À cette époque, la réconciliation italo-autrichienne est une réalité concrète : une série de congrès en témoigne et les spécialistes de l’histoire contribuent à la pacification des tensions ethniques, entre italophones et germanophones, dans le Tyrol du Sud.

 

La Guerre froide et la redécouverte de l’histoire de la monarchie des Habsbourg

En 1945, l’Europe est divisée en deux. L’Italie vaincue a perdu la Dalmatie et l’Istrie, toute l’action du gouvernement se concentre désormais sur Trieste. Il faut conserver la ville à tout prix, sa cession à la Yougoslavie pourrait faire naître les mêmes sentiments revanchistes qu’en Hongrie en 1919. Pour le Trentin, la situation est différente : grâce à son habilité politique, à sa connaissance de l’allemand et de la vie politique autrichienne, Alcide De Gasperi obtient un accord pour garder le Tyrol du Sud en Italie en échange d’une large autonomie cédée à la population locale de langue allemande. Les historiens doivent repenser cet espace. Concernant la recherche historique italienne, nous ne pouvons pas vraiment parler d’une redécouverte de l’Europe centrale, du fait que les relations italiennes avec les pays centre-européens, malgré des difficultés, se maintiennent après 1945. Leo Valiani (1909-1999) et Ernesto Sestan (1898-1986) poursuivent une activité de recherche pour la pacification entre Italiens et Yougoslaves après la perte de la Vénétie-Julienne. Les Italiens d’Autriche se présentent comme des intermédiaires directs entre l’Italie et l’Europe centrale. Angelo Tamborra (1913-2004), qui commence son activité d’historien dans les années 1930, slavisant et père de cette discipline en Italie, vit à travers son expérience personnelle l’évolution que l’historiographie italienne a de la vision de l’Europe médiane. Profondément lié à la Pologne, il est en outre fortement touché par son expérience militaire dans les Balkans. Le thème des risorgimenti, c’est-à-dire de la montée de volontés nationales en Europe centrale, couvre une très large partie du travail de Tamborra. Il est important de le mettre en évidence pour comprendre comment l’historiographie italienne a su, après vingt ans de fascisme, exploiter la source du Risorgimento national pour le partager et en retrouver les liens avec les voisins les plus proches. De l’étude émerge une vision grise de l’Empire austro-hongrois. Pour Tamborra, en effet, c’est à cause de ce dernier que le réveil national s’est orienté vers un antagonisme national : la pensée mazzinienne est le fondement de l’idée de Tamborra. Cette vision, sans la charge émotive et totalisante de Giuseppe Mazzini, s’imprègne d’une sensibilité religieuse qui est la caractéristique propre de l’auteur et qui parcourt toute sa production scientifique. En tant que catholique, il est conduit à s’exprimer sur les rapports entre orthodoxie et catholicisme, deux expressions de civilisation et principes spirituels de l’Europe centrale. Il essaie de réunir les liens entre Europe centrale et Europe occidentale sans oublier les différences et les spécificités des différentes nations, jusqu’à se substituer aux élites des pays centre-européens qui ne peuvent pas témoigner librement de leurs histoires et de leurs perceptions. Cela confère au travail de l’historien une charge morale, une mission que Tamborra a toujours perçue comme sienne. Le plus jeune historien italien, présenté dans ce mémoire, est Angelo Ara (1942-2006), dont le domaine de recherche est, selon son ami Claudio Magris (1939), la « Mitteleuropa habsbourgeoise »[6]. Ara poursuit le travail de Valsecchi dans l’approfondissement des collaborations entre Italiens et Autrichiens pour la définition d’une recherche scientifiquement rigoureuse et vouée au dépassement des antagonismes historiques. Moins engagé dans les autres réalités de l’Europe centrale, Ara est le plus grand historien de la monarchie des Habsbourg en Italie. Son admiration pour cet espace de communion et de développement des différentes cultures émerge clairement de ses publications : l’Autriche des Habsbourg comme modèle et perspective pour une Europe danubienne qui doit faire de son fleuve une voie unificatrice et non un rideau qui sépare.

 

Du côté français, les premiers historiens à redonner une centralité à l’Autriche-Hongrie et à passer d’un jugement de condamnation ou de compréhension négative, à celui d’admiration pour cette réalité institutionnelle, sont Jacques Droz (1909-1998) et, surtout, Victor-Lucien Tapié (1900-1974). Ce dernier, grâce à son expérience praguoise, à sa passion pour l’art et tout particulièrement pour le baroque, met en valeur l’unicité d’un espace qui, fragmenté et pulvérisé, divisé et perdu par l’Europe occidentale, a su conserver une identité commune, historique, culturelle et sociale. La génération suivante, engagée politiquement pour l’Europe centrale, souhaite reconstruire une unité dépassant les divisions idéologiques et politiques pour remettre au centre l’unité européenne. C’est notamment le cas de Bernard Michel (1935-2013) dans son rôle de secrétaire général de la Commission internationale des études historiques slaves de 1967 à 1990. Jean-Paul Bled (1942), quant à lui, est à la fois un admirateur du nationalisme multinational et cosmopolite de l’Autriche-Hongrie, mais aussi du nationalisme des petits pays d’Europe centrale, comme la Roumanie et la Serbie.

 

La distance géographique et la distance scientifique à l’égard de cet objet d’étude sont fondamentalement différentes dans les approches française et italienne. Pour la France, l’Europe centrale est vue au travers du prisme de l’Allemagne. Au contraire, l’Italie s’engage en Europe centrale pour compléter l’unité nationale, puis pour revendiquer son influence dans cet espace lié géographiquement à elle. En effet, les relations et l’influence culturelle y restent toujours présentes, grâce à la tradition risorgimentale commune, dont l’Italie est un modèle. Seule la présence allemande rejette l’Italie dans l’ombre. Concernant la recherche historiographique, l’Italie démontre une longue et riche tradition de relations avec l’Europe médiane. Le nombre de publications, la relance de la recherche historique dans les années 1970, une dizaine d’années avant la France, sont autant d’indices d’une vitalité scientifique. Cette action reste parfois inefficace, notamment en raison de la dispersion des centres de recherches, des sites universitaires et des initiatives. L’historiographie italienne devrait apprendre de son expérience et de la richesse de sa tradition pour mettre en valeur ses spécificités dans la recherche, notamment l’attention majeure réservée au régionalisme, au particularisme des petits territoires centre-européens et à la position clé de Trieste. Les perspectives futures semblent donner raison au dynamisme de la présence italienne en Europe médiane, surtout du point de vue économique et culturel. Récemment, Rassegna Est, une agence de journalistes spécialistes sur l’Europe centrale, a quantifié la présence économique dans cet espace : 354 643 personnes employées pour un chiffre d’affaires de 87,613 milliards d’euros par an. Pour comprendre ces valeurs, il suffit de dire que le chiffre d’affaires des sociétés italiennes en Chine est la moitié de celui qu’elles réalisent dans la seule Pologne.

 


[1]    Le présent article est le compte rendu du mémoire réalisé dans le cadre d’un Master 2, sous la direction d’Antoine Marès, « Les institutions du Compromis austro-hongrois (1867-1914) vues par les historiographies française et italienne », soutenu en 2014, à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Il fait suite à un autre mémoire de Master 2, « Lo Stato di diritto nella Duplice Monarchia. Cisleitania e Transleitania a confronto, un’analisi comparata / L’État de droit dans la Double Monarchie, une analyse comparée entre Cisleithanie et Transleithanie », soutenu en 2013, à l’Université de Trieste.

[2]    Giani Stuparich, La Nazione Ceca, Milan, Longanesi, 1969.

[3]    Ferdinando Pasini, L’Università italiana a Trieste, tome I et II, Florence, Casa Editrice Italiana, 1910. En 1924, par décret royal, l’Université de Trieste est instituée, la Vénétie-Julienne étant italienne depuis cinq ans.

[4]    Nous citons ici quelques exemples : la création de l’Istituto per l’Europa Orientale à Rome, les publications de la revue italo-hongroise Corvina, enfin, le Pacte de 1927 avec la Hongrie, les Protocolli romani de 1934, entre l’Italie, la Hongrie et l’Autriche, et la convention culturelle italo-hongroise de 1935.

[5]    Rodolfo Mosca, Problemi politici. L’Ungheria contemporanea, Bologne, Zanichelli, 1928 ; cette œuvre représente l’une des études les plus précises sur l’état de la Hongrie après 1918. Son analyse met en relation l’histoire et la politique hongroise antérieures à l’éclatement de la guerre et la Hongrie qui prend forme après le traité de Trianon.

[6]    Claudio Magris, Ricordo di Angelo Ara. Quell’indimenticabile « Però…», in Rivista storica italiana, Naples, Edizioni Scientifiche Italiane, anno CXIX, Fascicolo II, 2007, p. 677-685.