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Pascal Cordereix, fonds sonores, BnF

Les fonds sonores du département de l’Audiovisuel

de la Bibliothèque nationale de France

Pascal Cordereix

 

 

Bien qu’étant la troisième collection sonore institutionnelle en importance au monde après la Library of Congress et la British Library, le million de phonogrammes conservé par la Bibliothèque nationale de France (BnF) au sein de son département de l’Audiovisuel, reste encore largement méconnu des chercheurs[1]. Dans le rapide exposé qui suit, nous nous attacherons à mettre en perspective les différentes composantes de cette collection et à exposer les éléments de stratégie visant à en développer les usages.

 

Des Archives de la Parole à la Phonothèque nationale

 

Le département de l’Audiovisuel de la BnF trouve son origine dans les Archives de la Parole, fondées en 1911 par l’historien de la langue française et grammairien, Ferdinand Brunot, avec l’aide de l’industriel Émile Pathé. Dans l’esprit de Ferdinand Brunot, il s’agit, grâce au phonographe, d’enregistrer, d’étudier et de conserver des témoignages oraux de la langue parlée. Guillaume Apollinaire, Émile Durkheim, Alfred Dreyfus, etc., laissent ainsi le témoignage de leur voix aux Archives de la Parole[2]. Parallèlement, entre juillet 1912 et août 1913, Brunot réalise trois enquêtes de terrain, dans les Ardennes, dans le Berry et en Limousin, qui constituent un témoignage sonore exceptionnel car unique sur la société rurale française avant le grand bouleversement de la guerre de 1914-1918.

En 1928, le Musée de la Parole et du Geste succède aux Archives de la Parole. L’institution s’oriente vers la collecte du « folklore musical ». Ce sont les collectes importantes d’Hubert Pernot, en Roumanie, Tchécoslovaquie et Grèce (1928 à 1930), mais aussi la grande campagne d’enregistrements faits à l’occasion de l’Exposition coloniale internationale de Paris en 1931. Roger Dévigne prend la direction du Musée en 1932. Avec ses enquêtes dans les Alpes provençales (1939), dans les Pyrénées (1941-1942), en Normandie et en Vendée (1946), et en Bretagne (1948 et 1951), il recentre l’activité du Musée vers la collecte du folklore musical français.

Mais l’événement majeur de la période de direction de Roger Dévigne reste la création de la Phonothèque nationale. La loi du 19 mai 1925 avait en effet institué le dépôt légal des phonogrammes (ainsi que celui des œuvres cinématographiques et photographiques), restée lettre morte jusqu’au décret du 8 avril 1938 qui en permet l’application – en créant l’institution chargée de la collecte – de ce dépôt légal : la Phonothèque nationale. Roger Dévigne en devient le premier directeur cumulant ainsi la double responsabilité du Musée de la Parole et de la Phonothèque nationale.

Cette dernière devient le « département de la Phonothèque nationale et de l’Audiovisuel » de la Bibliothèque nationale en 1975. Outre le dépôt légal des phonogrammes, ce département est dorénavant en charge du dépôt légal des vidéogrammes et des documents multimédia multi-supports (un ouvrage imprimé publié avec une cassette vidéo ou un enregistrement sonore, par exemple), institué également en 1975. En 1992, une loi étend le périmètre du dépôt légal audiovisuel et multimédia aux publications électroniques, la collecte en incombant au département de la Phonothèque nationale et de l’Audiovisuel[3], qui devient le « département de l’Audiovisuel » de la Bibliothèque nationale de France à la création de celle-ci en janvier 1994. À travers ces intitulés successifs, une même mission : la collecte du dépôt légal.

 

Le dépôt légal des phonogrammes

 

Le dépôt légal représente près de 700 000 phonogrammes sur le million que compte le département de l’Audiovisuel. De quelques unités en 1940 à 6 000 disques par an à la fin des années 1950, on est arrivé aujourd’hui à une moyenne oscillant entre 10 000 et 15 000 phonogrammes reçus annuellement au titre du dépôt légal[4]. Caractéristique de ce dépôt légal, il tend à l’exhaustivité, sans exclusive de genre ou de contenu. En d’autres termes, tout jugement de valeur est banni de la collecte du dépôt légal : il n’y a pas de genre majeur ou mineur. Tout ce qui relève du périmètre du dépôt légal doit être collecté. Précisément, ce « tout » qui doit être collecté est défini d’une manière beaucoup plus extensive que ce qu’on imagine en général. En premier lieu, l’édition phonographique étant internationale par essence, le dépôt légal s’applique à toute production phonographique quelle que soit son origine, française ou étrangère, dès lors qu’elle est diffusée sur le territoire national. Le fait qu’en 2012, le plus gros déposant (2 263 références) est un importateur (Abeille musique) est révélateur de cet état de fait. Cet aspect international du dépôt légal, souvent méconnu, constitue une exception française ; la plupart des dépôts légaux se bornant aux productions nationales. En second lieu, le dépôt légal ne se limite pas aux éditions commerciales. Il concerne tout phonogramme dès lors qu’il est diffusé (et non pas forcément « édité », la nuance est sensible), de façon payante ou gratuite, à un public (et non pas au public). Cette notion d’« un » public signifiant que même si la diffusion de ce document est restreinte à un public particulier, il n’en est pas moins soumis au dépôt légal. Les productions d’associations, d’entreprises, institutionnelles (ministères, établissements publics, collectivités territoriales…), universitaires, cultuelles (Dvar Torah, Ligue nationale des musulmans de France…) ou sectaires (Église de scientologie, Témoins de Jéhovah…), etc. relèvent ainsi du dépôt légal.

Le dépôt légal constitue en soi une mémoire et un observatoire irremplaçable de l’édition phonographique dans ses évolutions techniques, éditoriales ou économiques. Il est donc le support indispensable pour une histoire du disque qui reste à faire en France. Mais il est plus que cela encore. Il est le reflet de la société française, de ses évolutions. En cela, il est un outil d’analyse encore largement sous-exploité. Pour y remédier, la BnF publie, depuis 2011, sur son site Internet, une synthèse annuelle utile à tout chercheur : l’« Observatoire du dépôt légal »[5]. Les données chiffrées y sont accompagnées d’une étude de l’évolution du dépôt légal.

On l’a compris, le cœur de la mission du département de l’Audiovisuel aujourd’hui est bien le dépôt légal, étendu aujourd’hui au dépôt légal de l’Internet. Néanmoins, la collecte d’« archives » sonores inédites reste une composante inaliénable et consubstantielle de son identité, inscrite dans son histoire même, autant que dans son présent.

 

La collecte d’archives sonores inédites depuis 1954

 

Que la Phonothèque nationale (et par extension, aujourd’hui le département de l’Audiovisuel) ait cessé toute collecte de terrain en 1953 ne signifie aucunement que ses fonds ne s’accroissent plus dans ce domaine. Bien au contraire, la Phonothèque puis le département de l’Audiovisuel ont mené, et mènent aujourd’hui encore, une politique très active de dons et de dépôts d’archives sonores inédites de la part de chercheurs ou d’institutions. On ne peut en dresser un tableau complet ici mais plutôt dégager les lignes de force sur lesquelles repose cette politique.

La première de ces lignes de force – la plus étroitement liée à l’histoire des collections du département – serait à placer sous le signe de l’oralité. Ethnomusicologie, dialectologie, ethnolinguistique, sociolinguistique en constituent un premier ensemble. Emblématiques de ce corpus, les enquêtes corses de Félix Quilici, celles de Geneviève Massignon, ou encore de Simha Arom (polyphonies pygmées de Centrafrique notamment). De même, le dépôt des archives sonores du Musée national des arts et traditions populaires (MNATP), devenu depuis le Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (MUCEM), du Centre de recherches en ethnomusicologie (CREM), du Laboratoire d’ethnologie et de sociologie comparative (LESC)[6], successeur du laboratoire d’ethnomusicologie du Musée de l’homme ; le dépôt en 2012 de l’« Enquête sociolinguistique à Orléans » de 1968 ; les archives sonores de Jean Rouch (près de 2 000 bandes magnétiques), etc.

L’histoire orale, la sociologie et, d’une manière générale, les sciences humaines constituent un autre aspect de l’oralité. On trouvera notamment les fonds suivants : les archives de l’Office Universitaire de Recherches Socialiste (OURS) ; les cours de Gilles Deleuze à l’Université de Paris VIII entre 1979 et 1987 ; les récits de vie de policiers réalisés par l’Institut des hautes études de la sécurité (INHES) et le Centre de recherches sociologiques sur le droit et les institutions pénales (CESDIP) ; les archives orales de la SEITA, celles de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP), etc.

La musique constitue évidemment l’autre ligne de force d’enrichissement des collections sonores. On distinguera un premier pôle constitué d’archives inédites, dont les archives sonores du compositeur Pierre Henry (dans une collaboration de numérisation avec la BnF) ; les archives de Iannis Xenakis ; les chants d’oiseaux enregistrés par Olivier Messiaen ; les concerts enregistrés de l’Orchestre de Paris, etc. ; et un second pôle nourri de discothèques personnelles ou institutionnelles. Dans le registre des archives personnelles, Charles Delaunay constitue un cas particulier. Outre sa discothèque personnelle de plus de 20 000 disques 78 tours et microsillons, cette figure majeure du jazz en France (et au-delà) a, en effet, légué au département ses archives personnelles (plus de 80 boîtes d’archives), photographies, peintures, dessins, affiches constituant ainsi un des fonds les plus importants au monde sur l’histoire du jazz.

Au plan institutionnel, nous ne citerons ici que deux dons récents particulièrement importants. En 2000, l’ambassade du Brésil à Paris a donné au département les 2 300 disques 78 tours et microsillons de son centre culturel, témoignage exceptionnel sur la richesse musicale du Brésil entre les années 1940 et 1980. En 2013, Radio-France International (RFI)[7] a fait don de sa discothèque. Cette collection de 100 000 disques, spécialisée dans les musiques d’Afrique et caribéennes est le plus important don jamais reçu par le département de l’Audiovisuel[8].

 

Aujourd’hui, ouvrir la consultation de cette collection au plus grand nombre est devenu un enjeu majeur de politique culturelle. Il s’agit d’en permettre l’accès à un public le plus large possible, bien au-delà des emprises de la bibliothèque et de la matérialité physique de ses salles de consultation. Ici, la numérisation des collections joue évidemment un rôle premier. C’est pourquoi le département de l’Audiovisuel développe d’importants programmes de numérisation permettant la consultation à distance de ses fonds sonores. Nous en donnons trois illustrations ci-dessous.

 

La diffusion en ligne

 

Gallica

 

Gallica[9], la bibliothèque numérique de la Bibliothèque nationale de France, a été le premier vecteur de diffusion en ligne de ces phonogrammes. Aujourd’hui, Gallica permet la consultation gratuite sur Internet de plus de quatre mille documents sonores dont l’intégralité des archives produites par les Archives de la Parole, le Musée de la Parole et du Geste et la Phonothèque nationale depuis 1911, jusqu’aux quatre cents heures de cours de Gilles Deleuze enregistrés à l’Université Paris 8-Vincennes-St-Denis, entre 1979 et 1987, etc.

 

Europeana sounds

 

Dans le cadre de la bibliothèque numérique européenne, Europeana[10], à l’initiative de la British Library, 2013 a vu l’émergence d’un projet baptisé « Europeana Sounds », visant à fédérer et à valoriser à travers une interface spécifique les ressources sonores présentes dans Europeana. La Bibliothèque nationale de France et le Centre de recherches en ethnomusicologie (CREM) sont les deux institutions participant à ce projet pour la France.

 

Le partenariat pour la numérisation et la valorisation d’un corpus sonore

 

Dans le cadre des « investissements d’avenir », la Bibliothèque nationale de France a sélectionné un corpus de 45 000 disques microsillons parus entre 1949 et 1962 et de 135 000 disques 78 tours parus entre le début du xxe siècle et 1957. L’objectif de ce partenariat est double : accélérer le processus de numérisation et permettre la consultation des collections numérisées au plus grand nombre. Aux termes du contrat de partenariat, les titres numérisés sont écoutables en intégralité, de façon payante, sur les plateformes commerciales (iTunes, Deezer, Qobuz, etc.). Ils sont également disponibles en intégralité, gratuitement cette fois, dans l’enceinte de la Bibliothèque nationale de France et des extraits sont écoutables sur Gallica hors les murs.

 

La recherche

 

Cette nécessaire ouverture à un large public ne doit pas faire oublier les autres missions de la Bibliothèque nationale de France. Institution patrimoniale par excellence, la bibliothèque est également un établissement de recherche[11]. À ce titre, le département de l’Audiovisuel participe à plusieurs programmes de recherche dont nous mentionnons ici les deux principaux.

 

Le laboratoire ligérien de linguistique (LLL) : UMR 7270

 

Cette UMR, validée en janvier 2012 par le CNRS, associe le laboratoire ligérien de linguistique, commun aux universités d’Orléans et de Tours et la BnF. Ses objectifs sont notamment le dépôt de corpus oraux à la BnF, leur description archivistique, leur archivage numérique pérenne et leur exploitation scientifique[12]. Depuis 2011, l’UMR anime un séminaire consacré à « L’enregistrement sonore »[13].

 

Le programme « Les sources de l’ethnomusicologie » au sein du labex « Les passés dans le présent »

 

La BnF est l’une des institutions participantes au labex « Les passés dans le présent » (histoire, patrimoine, mémoire) de l’Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense. Le programme « Les sources de l’ethnomusicologie » associe la BnF, le musée du quai Branly et le CREM[14]. Le projet porte sur la numérisation, la documentation et la valorisation des archives sonores et audiovisuelles ethnomusicologiques conservées par les trois institutions (dans un premier temps) avec pour objectif de les diffuser en ligne.

 

 

Au vu de cet exposé, on réalise que les collections sonores de la BnF sont à la croisée des chemins. Le défi aujourd’hui est de concilier les missions traditionnelles de la bibliothèque : enrichissement des collections, traitement documentaire, conservation[15], communication, avec, d’une part, les impératifs d’une politique culturelle de diffusion en nombre, et d’autre part, ceux de la recherche scientifique autour de l’enregistrement sonore, considérablement renforcée ces dernières années. Plutôt que des facteurs contradictoires, le département de l’Audiovisuel voit dans l’articulation de ces nouveaux champs d’investigation de riches opportunités pour l’avenir. En conclusion, on ne peut que citer les propos réitérés de Julien Cain : « une bibliothèque n’est vivante que dans la mesure où elle se transforme et s’enrichit » [16].

 

 

Bibliographie sélective

 

Pascal Cordereix, « Ferdinand Brunot, le phonographe et les patois », Le monde alpin et rhodanien, numéro spécial « Le temps bricolé : les représentations du progrès (19e-20e siècle) », 2002, 1-3, p. 39-54.

Pascal Cordereix, « Les enregistrements du musée de la Parole et du Geste à l’Exposition coloniale. Entre science, propagande et commerce », Vingtième siècle, 2006, 4/92, p. 47-59.

Pascal Cordereix, « Le plan de sauvegarde des collections audiovisuelles de la Bibliothèque nationale de France », in Françoise Hiraux (éd.), Les Archives audiovisuelles : politiques et pratiques dans la société de l’information, Louvain-la-Neuve, Academia Bruylant, 2009, p. 89-101.

Pascal Cordereix, « Les enjeux de la conservation du patrimoine sonore enregistré », in Gilles Pierret (dir.), Musique en bibliothèque, Paris, éditions du Cercle de la Librairie, 2012, p. 275-295.

Sophie Maisonneuve, « De la machine parlante au disque », Vingtième siècle, 2006, 4/92, p. 17-31.

Sophie Maisonneuve, L'invention du disque, 1877-1949 : genèse de l'usage des médias musicaux contemporains, Paris, EAC-Éd. des archives contemporaines, 2009.

Sophie Maisonneuve, « Techno-logies musicales », Communications, 2012, 2/91, p. 77-92.

Revue de la Bibliothèque nationale de France, « Naissance du disque », 2009, 3/33, p. 2-41.

Ludovic Tournès, « L’enregistrement sonore : un objet pour l’histoire », Vingtième siècle, 2006, 4/92, p. 3-4.

Ludovic Tournès, « Le temps maîtrisé : l’enregistrement sonore et les mutations de la sensibilité musicale », Vingtième siècle, 2006, 4/92, p. 5-15.

Nicolas Verdure, « Les archives de l’enregistrement sonore à la Bibliothèque nationale de France », Vingtième siècle, 2006, 4/92, p. 61-66.


 


[1]    BnF, département de l’Audiovisuel, responsable du service des documents sonores. pascal.cordereix@bnf.fr

[2]    Trois cents enregistrements sont ainsi réalisés entre 1911 et 1914.

[3]    Dans le même temps, la loi étend la couverture du dépôt légal à deux autres types de médias : d’une part, la radio et la télévision dont les productions sont déposées à l’Institut national de l’audiovisuel (INA) ; et d’autre part, les œuvres cinématographiques sur pellicule dont le dépôt légal est attribué au Centre national de la cinématographie (CNC).

[4]    En 2012, 916 déposants ont déposé 14 669 phonogrammes.

[5]    Consultable à l’adresse : http://www.bnf.fr/documents/dl_observatoire_2012.pdf (consulté le 16-08-2014). A noter l’excellent article de l’IRMA sur le même sujet, avec des données complémentaires : http://www.irma.asso.fr/Depot-legal-des-phonogrammes-un (consulté le 16-08-2014).

[6]    UMR 7186 – CNRS / Université Paris Ouest-Nanterre-La Défense.

[7]    Aujourd’hui composante de « France Médias Monde ».

[8]    Pascal Cordereix, « RFI donne sa discothèque à la BNF », Chroniques n° 69, janvier-mars 2014, p. 28.

[9]    http://gallica.bnf.fr/ (consulté le 16 août 2014).

[10]   http://www.europeana.eu/ (consulté le 16 août 2014).

[11]   Article 2 du décret n° 94-3 du 3 janvier 1994 portant création de la BnF.

[12]   Pour cet ensemble d’opérations, voir par exemple, le cas de l’« Enquête socio-linguistique à Orléans » (ESLO) de 1968 : http://archivesetmanuscrits.bnf.fr/ead.html?id=FRBNFEAD000095934 (consulté le 16 août 2014).

[13]   Cf. http://sonore.hypotheses.org/category/programme (consulté le 16-08-2014).

[15]   Le cadre de cet article ne permet pas de développer les questions de conservation, pourtant centrales dès lors qu’il s’agit d’un fonds sonore patrimonial, qui plus est, relevant du dépôt légal. On mentionnera simplement que le département de l’Audiovisuel a mis en place depuis 2000 un plan de sauvegarde de ses collections, dont il assure aujourd’hui un archivage numérique pérenne (voir également en bibliographie).

[16]   Julien Cain (1887-1974), figure centrale des bibliothèques françaises au xxsiècle, administrateur général de la Bibliothèque nationale de 1930 à 1940 et de 1945 à 1964.