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Stéphane Marquès, la frontière pyrénéenne pendant la WW2

 

Le contrôle de la frontière pyrénéenne

pendant la Seconde Guerre mondiale

 

Des enjeux de souveraineté et de sécurité pour la France

Stéphane Marques

 

                                

 

Soutenue par les puissances de l’Axe, la victoire de Franco au début de l’année 1939 contraint la France à revoir sa politique envers l’Espagne et lui donner une place de première importance[1]. La crainte d’un encerclement en cas de conflit européen ressurgit. Dès lors, l’ambassade espagnole de Pétain de mars 1939 à mai 1940 a pour objectif d’apaiser les relations franco-espagnoles[2]. La sécurité de la frontière avec l’Espagne devient un des objectifs prioritaires de la politique frontalière française. En dehors de cet aspect, c’est la question de la souveraineté qui s’impose. Pendant l’occupation allemande, les Pyrénées représentent la principale frontière de la France[3]. C’est pourquoi le contrôle de cette frontière par Vichy est un moyen de se légitimer en tant qu’État souverain aussi bien face aux puissances extérieures, comme l’Espagne ou l’Allemagne, qu’aux Français. Les études sur la frontière pyrénéenne pendant la Seconde Guerre mondiale concernent principalement la question des évadés[4] ou encore l’histoire d’un département[5]. Pourtant, le contrôle de la frontière pyrénéenne représente un véritable enjeu de sécurité et de souveraineté pour la France sur l’ensemble de la période, en dépit des différents régimes.

 

La hantise de l’encerclement : janvier 1939-juin 1940

 

L’inexorable avancée des troupes franquistes en Catalogne au début de l’année 1939 provoque une retraite massive – la Retirada – des républicains espagnols vers la France. L’immigration des Espagnols fuyant le conflit est antérieure à cette date[6] mais l’exode de 1939 est sans précédent et dépasse toutes les prévisions. Cette Retirada concerne selon les estimations un demi-million d’individus[7]. Ces émigrés jouent ensuite un rôle important dans la Résistance en formant des maquis et en organisant des réseaux d’évasions à travers les Pyrénées[8].

Au début de l’année 1939, un régime idéologiquement hostile à la France s’installe à Madrid et, bien que l’Espagne soit dévastée par la guerre, la hantise d’un encerclement est bien réelle. En effet, une note des renseignements français du 30 novembre 1939 fait état de la présence de 60 000 soldats espagnols stationnés à la frontière pyrénéenne et suppose la présence de trois régiments italiens d’artillerie appuyés par des troupes alpines italiennes[9]. Consciente de cette menace, la France se prépare à un front pyrénéen. Ainsi, le 30 janvier 1939, Edouard Daladier, alors ministre de la Défense nationale et de la Guerre, décide le « renforcement du front pyrénéen »[10]. Pourtant, à partir de 1937, la guerre avec l’Espagne n’est envisagée que dans le cadre d’un conflit européen[11]. C’est pourquoi ce front n’est pas la priorité d’action de l’État-major français. Celui-ci prévoit néanmoins un plan défensif avec la création de blockhaus et le sabotage d’infrastructures afin de ralentir la progression des armées franquistes, peu réputées pour leur mobilité, et en prévision d’une éventuelle contre-offensive[12].

De janvier 1939 à juin 1940, la France appréhende une entrée en guerre de l’Espagne qui n’arrive finalement jamais. Cette peur a conduit la France à faire des concessions politiques – notamment en ce qui concerne l’éloignement de la frontière des républicains espagnols –, mais aussi à une militarisation de la frontière tout en gardant à l’esprit que la plus grande menace ne vient pas du sud mais du Rhin.

 

Une frontière, trois États : juin 1940-novembre 1942

 

À la suite de sa victoire éclair sur la France, l’Allemagne s’installe sur une petite partie de la frontière des Basses-Pyrénées[13]. Pour les Allemands, cela permet de faciliter les contacts avec les autorités espagnoles avec l’espoir de faire basculer l’Espagne dans la guerre. Sur place, on assiste à des célébrations d’amitiés entre les deux pays et à des rencontres officielles dont la plus célèbre est l’entrevue d’Hendaye du 23 octobre 1940 entre le général Franco et Hitler. L’Allemagne veut traverser la péninsule Ibérique pour s’attaquer à Gibraltar, possession britannique au sud de l’Espagne. C’est l’opération Félix, conçue au mois de novembre 1940[14], qui nécessite un droit de passage que l’Espagne refuse.

De juin 1940 à novembre 1942, la frontière pyrénéenne reste dans sa majorité une frontière franco-espagnole. Le régime de Vichy s’efforce de rappeler au gouvernement espagnol la souveraineté française à la frontière notamment à chaque fois qu’un Espagnol, souvent militaire, franchit la frontière sans autorisation. Évidemment, cette souveraineté n’est applicable qu’en zone non-occupée, bien qu’en théorie celle-ci s’exerce sur tout le territoire national et sur l’Empire[15]. Dans les Pyrénées, les tensions entre les deux pays frontaliers sont généralement dues à un mépris réciproque des autorités locales.

Malgré les tensions, les deux pays ont mutuellement besoin l’un de l’autre dans le cadre de leurs politiques frontalières respectives. Plusieurs éléments permettent de décrypter cette dépendance réciproque. L’exemple du Val d’Aran illustre la nécessité d’une coopération transfrontalière entre les deux pays. Le Val d’Aran est un territoire espagnol de quelques milliers d’habitants qui se retrouve totalement enclavé et coupé du reste de l’Espagne en hiver. Pendant plusieurs mois, le ravitaillement du Val d’Aran dépend de la France. Les bouleversements politiques de l’été 1940 en France font alors craindre à l’Espagne la fin de l’approvisionnement de la région. L’ambassadeur d’Espagne à Paris écrit le 22 août 1940 au ministre des Affaires étrangères à ce propos[16]. Il demande à ce que 400 tonnes de farine passent par la France « en petits contingents mensuels ». Paul Baudoin, ministre secrétaire d’État des Affaires étrangères français, reconnaît l’utilité politique qu’aurait cet accord dans le message qu’il transmet à son homologue des Finances, également chargé des douanes[17]. De cette façon, le ravitaillement du Val d’Aran par la France pendant l’hiver 1940 permet d’apaiser les relations entre les deux pays.

La coopération franco-espagnole trouve également un terrain d’entente dans la lutte contre la contrebande. Un accord pour combattre celle-ci est appliqué en décembre 1941 selon ce principe :

« Tout étranger irrégulièrement entré en France et découvert dans une zone de 5 km le long de la frontière pourrait être remis aux autorités espagnoles, sous réserve de réciprocité en ce qui concerne les étrangers ayant pénétré clandestinement en Espagne »[18].

 

De plus, cet accord instaure une collaboration dans la traque des évadés de France vers l’Espagne. L’historienne Émilienne Eychenne parle des « Pyrénées de la Liberté »[19] pour qualifier l’enjeu de la traversée pour les évadés. Dès la débâcle de l’été 1940, des réseaux d’évasions se créent pour tous ceux qui désirent fuir la France. Parmi ces réseaux, nous retrouvons des républicains espagnols de la Retirada comme Francisco Ponzán Vidal[20]. Pour eux, l’espoir ne se situe pas en Espagne comme on pourrait l’entendre dans les titres des œuvres de Robert Belot ou Émilienne Eychenne. Ils se dirigent soit vers Gibraltar, soit vers le Portugal, Lisbonne étant une des rares portes de sortie de l'Europe occupée[21]. La plupart des évadés, quelques milliers jusqu’à novembre 1942, sont avant tout des aviateurs alliés, des résistants ou encore des Juifs. Ce phénomène prend principalement de l’ampleur après l’invasion de la zone sud par les Allemands.

 

Les Pyrénées dans la tourmente : novembre 1942-août 1944

 

Le 11 novembre 1942, les armées allemandes envahissent la zone sud de la France dite « libre » en réponse au débarquement allié en Afrique du Nord. Les Allemands deviennent alors les « nouveaux maîtres de la frontière et de la montagne »[22]. Vichy n’est plus qu’un État fantoche.

En Espagne, certaines personnalités, avec le consentement de leur autorité, veulent profiter de l’affaiblissement de la France pour revendiquer l’annexion de territoires français. Cet irrédentisme espagnol est nouveau. Auparavant, l’Espagne avait des velléités expansionnistes au Maroc. Cependant avec le débarquement en Afrique du Nord des alliés puis la défaite allemande à Stalingrad, Franco réalise que la victoire nazie est compromise et amorce un rapprochement avec les alliés. Néanmoins, il doit toujours composer avec l’influent mouvement phalangiste qui rêve d’expansion. En incitant à une campagne irrédentiste au sud de la France, Franco détourne ainsi les phalangistes du Maroc. Tout au long de l’année 1943, une série d’articles revendique une modification de la frontière avec la France, parfois de façon surprenante et complètement irréaliste comme l’article « Les Gaules espagnoles » d’Ortiz Galvette du 19 juin 1943 paru dans le journal El Español dans lequel il revendique l’ensemble du sud de la France jusqu’aux Alpes en le justifiant d’un point de vue historique par l’ancienne présence wisigothe[23]. Le gouvernement de Vichy accorde peu d’importance à cette campagne de presse. Pourtant il s’agit d’une remise en cause de la souveraineté française sur une partie de son territoire. À tous les niveaux la souveraineté française est bafouée. Alors que les autorités de Vichy s’opposaient régulièrement aux entrées de militaires espagnols en France, les douaniers allemands les tolèrent, en particulier lorsque les Espagnols veulent arrêter des personnes susceptibles d’être des résistants[24]. En outre, les Allemands s’invitent également dans la vie locale en interdisant des cérémonies transfrontalières. En 1944, le préfet des Basses-Pyrénées note ainsi :

« La cérémonie franco-espagnole traditionnelle qui était célébrée de temps immémorial, le 13 juillet de chaque année, en un point de la frontière dit “La Pierre St-Martin” (arrondissement d’OLORON) ne pouvait avoir lieu cette année en raison de l’opposition des autorités allemandes »[25].

Les Allemands comprennent très vite l’importance du contrôle de la frontière. C’est pourquoi ils décident de la renforcer militairement. Ce dispositif tend à répondre à l’accroissement des évasions à partir de la fin de l’année 1942. En tout, Robert Belot recense 3 170 Allemands affectés au contrôle de la frontière pyrénéenne à la date du 13 mars 1943[26]. Ce sont par conséquent 3 170 hommes dont la mission principale est la lutte contre les évasions par les Pyrénées. Les Allemands sont bien conscients de l’enjeu que représentent les évadés. En effet, beaucoup d’entre eux s’engagent dans les armées de la France combattante. Les évadés sont des soldats en puissance pour l’armée du Comité français de Libération nationale (CFLN) à Alger. Robert Belot estime que plus de 20 000 personnes s’enfuient par les Pyrénées entre le 11 novembre 1942 et la Libération[27] dont plusieurs milliers s’engagent dans les armées françaises aux côtés des Alliés. Trois ans après la Retirada, ce sont des Français qui cherchent la liberté de l’autre côté des Pyrénées jusqu’à la Libération.

  Les opérations pour la libération de la France négligent le sud-ouest. La libération de cette zone se réalise de fait par la résistance intérieure, facilitée par le départ des Allemands qui abandonnent la frontière puis tout le sud-ouest pour éviter l’étau qui se resserre après le débarquement de Provence du 15 août 1944. Les résistants deviennent les nouveaux maîtres de la frontière. La situation est pourtant loin d’être simple au début du mois de septembre 1944. En effet, le contrôle de la frontière est partagé entre des résistants français, fidèles à la République, et des maquisards espagnols, plus ou moins autonomes et sources d’instabilité du fait de leur hostilité au régime franquiste.

 

De la politique d’apaisement à la fermeture de la frontière : août 1944-mars 1946

 

Au cours de l’été 1944, la libération de la région pyrénéenne s’est principalement déroulée par des actions de résistants ou par le retrait allemand et non par les forces armées alliées. De cette façon, les résistants locaux obtiennent une position privilégiée de libérateurs. Parmi eux, beaucoup sont des Républicains espagnols réfugiés en France depuis 1939. Ils espèrent recevoir une aide des nouvelles autorités françaises dans leur lutte contre le régime franquiste en remerciement de leur combat contre l’occupant allemand. Cependant, le Gouvernement provisoire, à peine installé à Paris, doit continuer le combat contre l’Allemagne et ne désire pas ouvrir un second front au sud. La politique de la France dans la région pyrénéenne à la Libération se résume par une volonté de restaurer la souveraineté républicaine à la frontière sans provoquer une guerre avec le régime franquiste et sans trahir les républicains espagnols très populaires dans l’opinion française pour leur participation aux combats de la Libération.

Les espoirs des républicains espagnols laissent rapidement place à une désillusion. Le choix de la France de ne pas s’immiscer dans les affaires espagnoles suit en réalité la ligne anglaise. Désireux de ne pas faire basculer Franco dans la guerre aux côtés de l’Axe, Churchill déclare en mai 1944 à la chambre des Communes que « les problèmes politiques intérieurs de l’Espagne sont l’affaire des Espagnols eux-mêmes »[28].

Comprenant alors que ni la France ni les alliés n’ont l’intention de les aider, les républicains espagnols prennent les devants pour se lancer dans une véritable opération militaire d’envergure pour reconquérir l’Espagne franquiste. Cette opération prend le nom de Reconquista de España. Du 19 au 28 octobre 1944, plusieurs milliers de maquisards partent à l’assaut de l’Espagne[29]. Cette opération est surtout connue pour les combats au Val d’Aran. Or, il y a des combats tout le long de la frontière[30]. Très rapidement, les combats tournent en la défaveur des républicains. Les franquistes ont un avantage numérique et matériel écrasant : « Au total, près de 3 600 hommes prennent part à la reconquête. Les combats se révèlent très inégaux. On estime que le général Yagüe a une armée de plus de 45 000 sans compter l’artillerie et l’aviation »[31]. Ce différentiel est évident et les républicains espagnols qui prennent l’initiative de l’attaque en ont bien conscience. Ils espèrent seulement soulever un élan de sympathie à leur égard en France et en Espagne. Ce ne fut le cas dans aucun des deux pays et le gouvernement français conserve la même politique que celle menée pendant la guerre d’Espagne : la non-intervention[32]. La France privilégie le rapprochement avec l’Espagne estimant que c’est un « moindre mal »[33]. La Reconquista de España peut être considérée comme la dernière bataille de la guerre civile espagnole. Après cet échec, les républicains espagnols décident d’abandonner la lutte armée et seuls quelques groupes isolés continuent la lutte par des actions de guérillas limitées dans les Pyrénées mais aussi dans les régions du Léon et des Asturies[34].

La présence des guérilleros espagnols sur l’ensemble du massif pyrénéen n’est pas l’unique motif de tensions entre la France et l’Espagne franquiste à la Libération. La question d’Andorre ou l’« incident d’Andorre »[35] est une source de tensions entre les deux pays dès le mois de novembre 1944. Cet événement méconnu est dû à la présence de gardes civiles espagnols en Andorre alors que la sécurité de la principauté revient normalement à la France. Un bras de fer s’engage entre la France et l’Espagne pendant l’hiver 1944-1945. Cet incident se termine en faveur de la France suite à une entrevue le 20 janvier 1945 entre Matteu, maire de Barcelone et futur ambassadeur d’Espagne à Paris, et le général Callies, Commandant Militaire de la frontière des Pyrénées. Les relations s’apaisent rapidement après cette entrevue. Seule la présence d’un colonel espagnol soucieux de la tranquillité des opérations – voire de sa tranquillité – a permis le bon déroulement de la cohabitation entre Espagnols et gendarmes français pendant l’hiver 1944-1945[36].

Le rapprochement avec l’Espagne permet à la France de lutter contre les évasions par les Pyrénées. Ces évasions se différencient des précédentes. Il ne s’agit plus de poursuivre des résistants, des militaires alliés ou encore des civils fuyant l’occupation mais ceux communément appelés les « réfugiés de la Libération »[37]. Derrière cette expression se cachent des collaborateurs – le plus célèbre est sans doute Pierre Laval – et des Allemands trouvant refuge en Espagne. Leur nombre est estimé entre 2 000 et 5 000 individus[38].

Au début de l’année 1946, la politique suivie par le Gouvernement provisoire envers l’Espagne change radicalement. Anne Dulphy explique ce tournant :

« Le traumatisme de la guerre civile et la culpabilité de la non-intervention se greffent sur le paradigme antifasciste de la Résistance pour alimenter le vaste courant d’opinion qui exige l’adoption d’une politique idéologique. L’exécution de dix guérilleros en février 1946 exacerbe cette attente et provoque le revirement officiel »[39].

 

Le contrôle de la frontière devient un instrument pour isoler le régime franquiste : « Le 26 février 1946, le conseil des ministres décide de “fermer la frontière au trafic à partir du 1er mars 1946, à zéro heure” »[40]. Deux réunions interministérielles présidées par Couve de Murville, directeur des Affaires politiques, se tiennent les 26 et 27 février 1946 afin de définir les modalités de cette fermeture.

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, la France peut se permettre de durcir sa position envers l’Espagne. La politique d’apaisement, commencée lorsque Pétain était ambassadeur à Madrid en 1939, et poursuivie par les gouvernements suivants, prend fin en 1946. À la Libération, le Gouvernement provisoire a su restaurer la souveraineté de l’État à sa frontière avec l’Espagne. Les tensions frontalières ont à plusieurs reprises mené la France et l’Espagne au bord de la guerre. De l’été 1944 à la fin de l’année 1945, le pragmatisme politique prédomine sur l’idéologie dans les relations franco-espagnoles. Ce n’est qu’au début de l’année 1946 que le rapprochement avec l’Espagne n’est plus nécessaire. Le discours change de ton et la fermeté s’impose. La fermeture de la frontière pyrénéenne est la première étape dans l’ostracisme de l’Espagne.

 


[1]    Cet article est tiré d’un mémoire de Master 1, sous la direction d’Alya Aglan, intitulé « Le contrôle de la frontière pyrénéenne pendant la Seconde Guerre mondiale : un enjeu de souveraineté et de sécurité pour la France », soutenu en 2013 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

[2]    Michel Catala, «  L’ambassade espagnole de Pétain (mars 1939-mai 1940) », Vingtième Siècle, Revue d’histoire, n° 55, 1997 [En ligne], http://www.jstor.org/stable/3770543 (consulté le 12/02/2013).

[3]    L’État français dispose également d’une frontière avec la Suisse dont les enjeux sont traités dans l’ouvrage de Robert Belot, Guerre et frontières : la frontière franco-suisse pendant la Seconde Guerre mondiale, Panazol, Lavauzelle, 2006.

[4]    Robert Belot, Aux frontières de la liberté : Vichy, Madrid, Alger, Londres, s’évader de France sous l’Occupation, Paris, Fayard, 1999.

[5]    José-Ramón Cubero, Les Hautes-Pyrénées dans la guerre, 1938-1948, Pau, Cairn, 2002.

[6]    Geneviève Dreyfus-Armand, L’exil des Républicains espagnols en France. De la guerre civile à la mort de Franco, Paris, Editions Albin Michel, 1999, p. 33.

[7]    Ibid., p. 53.

[8]   Pour plus d’informations sur le sujet, cf. Jean Ortis (dir.), Rouges. Maquis de France et d’Espagne. Les guérilleros, Biarritz, Atlantica, 2006.  

[9]    Service historique de la Défense (SHD), 7N 2819. Note du 30 novembre 1939.

[10]   SHD, 7N 3868. Message du 30 janvier 1939, Édouard Daladier aux Généraux Commandants de la 16e, 17e, et 18e Régions militaires.

[11]   SHD, 7N 3867. Instruction du ministre de la Défense nationale et de la Guerre au Général Dosse sur la défense des Pyrénées datée du 17 juin 1937.

[12]   SHD 7N 3870. Rapport du 21 avril 1939 de Magnou, Commandant du Parc Régional du Génie au sujet de l’organisation défensive de la frontière des Pyrénées.

[13]   Actuellement Pyrénées-Atlantiques.

[14]   Robert Belot, Aux frontières de la liberté, op. cit., p. 206.

[15]  Dans les faits, les lois et décrets sont soumis au contrôle des Allemands en zone occupée, jusqu'en novembre 1942, qui peuvent les bloquer s’ils ne leur conviennent pas. De plus, les Allemands multiplient les intrusions en zone libre, sous prétexte notamment de commissions de contrôle, ainsi qu'en Afrique du Nord.

[16]   Archives du ministère des Affaires étrangères (AMAE), fonds 1939-1945, sous-série Espagne, 261. Message du 22 août 1940 de Robert Renom de la Baume (ambassadeur d’Espagne) à Paul Baudoin (ministre secrétaire d’État des Affaires étrangères).

[17]   Ibid., message du 24 août 1940 de Paul Baudoin (MAE) à Yves Bouthilier (ministre des Finances).

[18]   AMAE, fonds 1939-1945, sous-série Espagne, 255. Message d’Alexandry (chargé d’affaire de France en Espagne) à François Darlan (MAE), daté du 21 septembre 1941.

[19]   Émilienne Eychenne, Les Pyrénées de la Liberté, Paris, France-Empire, 1983, 381 p.

[20]   Robert Belot, Aux frontières de la liberté, op. cit., p. 162.

[21]   Ibid., p. 52.

[22]   Robert Belot, Aux frontières de la liberté, op. cit., p. 76.

[23]   AMAE, fonds 1939-1945 Vichy, sous-série Espagne, 247. Message du 23 juin 1943 de François Piétri (ambassadeur de France à Madrid) à Pierre Laval (chef du Gouvernement et MAE).

[24]   Ibid., 255. Message du 4 août 1944 du préfet des Pyrénées-Orientales à Pierre Laval  (MAE).

[25]   Ibid., 260. Message du 14 août 1944 de Paul Balley (préfet des Basses-Pyrénées) à Pierre Laval (MAE).

[26]   Robert Belot, Aux frontières de la liberté, op. cit., p. 77.

[27]   Ibid., p. 678.

[28]   Jean Ortis (dir.), Rouges. Maquis de France et d’Espagne. Les guérilleros, Biarritz, Atlantica, 2006, p. 240. 

[29]   Ibid., p. 136. 

[30]   Id.

[31]   Id.

[32]   Florence Guilhem, L’obsession du retour. Les républicains espagnols, 1939-1975, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2005, p. 42. 

[33]   AMAE, fonds 1944-1949, Europe, sous-série Espagne, 34. Message du 14 octobre 1944 de Renaud Sivan (chargé d’affaire du G.P.R.F.) à Georges Bidault (MAE).

[34]   Francisco Martinez-Lopez, Gérillero contre Franco, Paris, Éditions Syllepse, 2000, 175 p.

[35]   AMAE, fonds 1944-1949, sous-série Z, Espagne, 100. Note de la direction générale du ministère des Affaires étrangères (auteur et destinataire non indiqués), daté du 21 novembre 1944.

[36]   AMAE, fonds 1944-1949, sous-série Z, Espagne, 82. Message du 15 février 1945 de Jacques Truelle (ministre plénipotentiaire du G.P.R.F.) à Georges Bidault (MAE).

[37]   François Pietri, Mes années d’Espagne, Paris, Plon, 1954, p. 275.

[38]   Michel Catala, « L’exil français en Espagne pendant la Seconde Guerre mondiale, 1940-1945 », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 2002, n° 62, p. 82.

[39]   Anne Dulphy, La politique de la France à l’égard de l’Espagne de 1945 à 1955 : entre idéologie et réalisme, Paris, Direction des archives et de la documentation, Ministère des Affaires étrangères, 2002, p. 121.

[40]   Ibid., p. 134.