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Pascal Bonacorsi, Corses en Indochine

 

Au service de la « Plus grande France »

Histoire et mémoire des Corses en Indochine, xixe-xxe siècle

Pascal Bonacorsi

 

 

 

En 1908, un télégramme d’Ernest Outrey découvert par Camille Devilar rejette la venue du commis Emmanuelli en Indochine[1], « considérant que le nombre de Corses actuellement en service en Cochinchine est suffisant »[2]. Les Corses sont en effet de plus en plus nombreux au sein de la colonie depuis la fin du xixe siècle. L’île est alors soumise à un phénomène d’appauvrissement accéléré associé à une croissance démographique soutenue[3]. L’Empire français propose aux insulaires une échappatoire : les Corses sont mal intégrés à l’ensemble national et suscitent la méfiance. La participation à une œuvre coloniale jugée civilisatrice peut-elle offrir une voie d’intégration ? Le rôle de l’expérience coloniale dans le rapport des Corses à la nation n’a été étudié que récemment[4], alors qu’il s’agit d’une thématique omniprésente dans les sources consultées : bulletins d’amicales corses[5], journaux coloniaux ou encore documents administratifs conservés au Centre des Archives nationales d’Outre-Mer. Comment l’expérience coloniale redéfinit-elle le rapport des Corses à la nation ? Que devient cette intégration après la décolonisation, alors que les mouvements autonomistes et indépendantistes prennent de l’importance en Corse ?

 

Les forces intégratrices

 

Les raisons économiques constituent la motivation des Corses au départ. La pauvreté et la pression démographique drainent en Indochine de jeunes insulaires ambitieux qui rêvent d’ascension sociale. C’est ce qu’assure Me Giacobbi, président de l’Amicale des Corses de la Cochinchine et du Cambodge :

« La vraie cause de cet exode, c’est, en vérité cette furieuse ambition qui pousse chaque enfant de notre île à s’élever, à sortir si possible de son milieu, à gagner une condition meilleure sur l’échelle sociale »[6].

En Indochine, les « petits blancs » corses connaissent un mieux-être économique, notamment grâce au supplément colonial. En 1890, par exemple, M. Agostini sollicite un emploi de géomètre du Cadastre en Cochinchine. Il obtient un emploi de géomètre de 3e classe avec un salaire annuel de 3 410,20 francs accompagné d’un supplément de 1 910 francs[7]. Pourtant la réussite n’attend pas toujours les Corses. Dans une lettre envoyée à L’Annu Corsu, J.-A. Mariani explique qu’à côté de quelques Corses qui « se sont créés des situations merveilleuses », vivotent d’autres insulaires moins chanceux venus « se désaxer en Indochine », poussés par « les chansons et le bluff de quelques malins » :

« L’Indochine ne fut pas pour tous un Eldorado. […] Combien d’hommes et de femmes échouèrent dans leurs entreprises ? La colonie eut ses parasites et ses épaves qui côtoyèrent une majorité conformiste et sans éclat »[8].

 

L’Indochine n’est donc pas à la hauteur des légendes dorées qui l’entourent mais a souvent offert un moyen de subsistance aux Corses expatriés.

C’est une logique de réseau qui structure la diaspora corse et permet l’intégration économique et sociale des nouveaux arrivants. Le réseau est avant tout familial. Censeur au Lycée Chasseloup-Laubat en Cochinchine, Dominique Franchini est rejoint par ses neveux Mathieu et Jean-Baptiste, suivis de leur sœur Philippa[9]. Les solidarités villageoises constituent également un repère sécurisant. Ce sont enfin les amicales corses qui endossent cette fonction intégratrice. L’Amicale des Corses de la Cochinchine et du Cambodge naît en 1905. C’est dans l’entre-deux-guerres qu’elle est la plus active. Son action est semblable à celle d’une association de secours mutuels. Les membres doivent payer une cotisation et bénéficient de l’aide de l’amicale en cas de besoin. Elle se fixe pour but d’assurer « fraternité, aide, défense et protection mutuelles entre les adhérents, sans distinction de situation, de rang ou de fortune »[10]. L’Amicale des Corses du Tonkin et du Nord-Annam se donne un objectif semblable et prête, à ses membres, « assistance matérielle et morale »[11]. Ces attributions se concrétisent par des œuvres de charité, à l’image de la souscription lancée en 1937 par l’Amicale des Corses du Tonkin et du Nord-Annam qui réunit 460 piastres pour les veuves de M.M. Grimaldi, Simongiovani et Tomasini[12].

L’intégration des Corses à la nation par l’expérience coloniale est aussi symbolique. Les amicales se font les porte-parole d’une diaspora corse intégrée et bienveillante. Cette respectabilité est mise en scène au moins une fois par an lors de grands banquets accueillant jusqu’à trois cents personnes. Ces événements sont l’occasion de discours qui décrivent un mouvement historique irréversible qui aurait mené la Corse dans les bras de la France : « L’histoire de Notre Pays est un grand cri poussé vers la Liberté et vers la France » déclare ainsi le Docteur P. Massari en 1932. Sampiero Corso est vu comme le pionnier de cette noce corso-française. La conquête de 1769 est considérée comme un malentendu ancien : « Les adversaires se sont alors tendus par-dessus leurs morts des mains qui jamais ne se sont désunies »[13]. La période napoléonienne et la Grande Guerre constituent les moments privilégiés de cette union symbolique. Les Corses d’Indochine se veulent les continuateurs de ce mouvement en constituant la colonne vertébrale de l’Indochine et des Colonies. Un panthéon des Corses bâtisseurs d’empires se construit et se consolide. Dans les années 1930, le rejet catégorique de l’irrédentisme italien pousse même l’Amicale des Corses de la Cochinchine et du Cambodge à lancer une souscription pour l’achat d’un avion de guerre[14]. La symbolique impériale propre à rattacher la Corse à la nation connaît son apogée dans les années 1950. La thèse de Toussaint-Jean Stefani est par exemple dédiée aux Corses qui « depuis le Bastion jusqu’à nos jours furent, sous tous les climats, à l’avant-garde de l’expansion française »[15].

 

Criminels et séparatistes ? Les limites de l’intégration

 

L’intégration accuse plusieurs limites. Les Corses sont tout d’abord considérés par certains comme une communauté organisée en groupe de pression. Dans ses mémoires intitulés Souvenirs d’un vieux journaliste indochinois, H. Lamagat explique que, lors d’une élection du conseil colonial au début du xxe siècle, Me Frediani envoya aux insulaires la circulaire confidentielle suivante :

« - Corses, qu’êtes-vous ?

- Rien ou presque rien, parce que vous êtes désunis.

- Faites l’union complète sur mon nom au scrutin de dimanche prochain et nous serons tout ! »[16]

 

Cet « appel maladroit à un esprit régionaliste mesquin et tout à fait inopportun »[17] coûte l’élection à Me Frediani. Les amicales corses peuvent aussi être critiquées pour la puissance de leur groupement et leurs actions politiques[18]. Elles cherchent à étendre leur réseau pour agrandir leur champ d’action. En 1925, Paul Doumer, François Pietri, Émile Sari – sénateur et maire de Bastia – ainsi que Célestin-Marc Caïtucoli, député corse, sont sollicités par l’Amicale des Corses de la Cochinchine et du Cambodge pour s’opposer à la baisse du supplément colonial[19]. Cette pratique est cependant partagée par d’autres groupements comme l’Amicale bourbonnaise[20] ou encore l’Amicale bretonne[21].

Les insulaires sont accusés d’un régionalisme trop affirmé. L’état de délabrement économique de l’île est souvent souligné et des critiques sont émises au sujet du peu d’attention accordée par la France. « Il y a tellement à faire, la France a vraiment si peu fait pour nous », explique ainsi A.-L. Carlotti lors d’un discours en 1923[22]. Les amicales veulent participer à un mouvement de renouveau économique et culturel. Une souscription est lancée pour le financement de la revue L’Annu corsu qui promeut la langue, la culture et la littérature corses[23]. Leur action régionaliste ne se veut toutefois pas en opposition avec la nation. L’Amicale des Corses de la Cochinchine et du Cambodge préfère par exemple prendre ses distances vis-à-vis d’une souscription lancée par le Partitu corsu d’azione pour la construction d’un monument aux morts sur les lieux de la bataille de Ponte-Novu. L’Amicale précise à cette occasion sa vision du régionalisme : « Ni antipatriotisme, ni séparatisme, ni encore moins irrédentisme »[24].

Ce sont enfin et surtout les comportements criminels qui limitent l’intégration des Corses. Les Bulletins de Police criminelle de l’Indochine évoquent par exemple le cas de Paul-François D., né en 1886 à Cassano, condamné par le tribunal de Saigon à deux mois de prison et dix mois d’interdiction de séjour dans cette ville pour avoir introduit de la cocaïne dans la colonie[25]. Mais c’est après la Seconde Guerre mondiale que la diaspora corse connaît un réel tournant criminel. Alors que la souveraineté française vacille, les trafics d’opium, de piastres et d’or permettent un enrichissement rapide, propre à attirer le milieu corso-marseillais en plein développement. Les archives du Service de liaison avec les originaires des territoires français d’outre-mer (SLOTFOM) et plus particulièrement le Bureau de liaison des originaires des États associés, rendent compte de la part importante des Corses dans ces activités. Sylvestre O., né à Lunghignano, ancien navigateur de la compagnie des Messageries maritimes, est considéré comme le chef du gang des trafiquants d’or de Saigon et est condamné en 1949 pour l’importation clandestine de 9 kg d’or[26]. Ces comportements ne sont pas sans conséquence sur l’intégration. Dans une thèse consacrée au trafic de la piastre[27], D. Leplat rapporte le contenu d’une lettre reçue d’Indochine par un certain M. Dufour, employé du journal d’extrême droite Aspect de la France et datée du 6 janvier 1952. L’émetteur demeuré anonyme exprime son ressentiment vis-à-vis des Corses d’Indochine :

« Il se confirme que les "rats" quittent le navire qu’ils croient prêt de couler. Les Corses (cette race maudite avec les juifs) et les Chinois payent jusqu’à 50 % pour mettre à l’abri leurs précieuses piastres. […] À ce propos, j’en arrive à me demander si on n’aurait pas mieux fait d’en faire cadeau à l’Italie (ou aux Juifs). Il y aurait eu moins de dégâts pour nous et on aurait peut-être pu garder l’Indochine »[28].

 

Si la Corse a connu une intégration par le fait colonial, les éléments criminels de la diaspora, le régionalisme qui anime les Corses et les solidarités de son réseau ont limité ce processus.

 

Le paradoxe d’une mémoire antinationale

 

Le contexte de décolonisation et d’anticolonialisme de l’après-guerre rend caduc le modèle d’intégration par l’expérience coloniale proposée dans l’entre-deux-guerres. En subissant le traumatisme de la décolonisation, les Corses d’Indochine, eux-mêmes, ont pu se considérer comme trahis. Dans une série d’entretiens réalisés par Pascale Risterucci, Angèle et Marinette Gaziello, nées à Hanoi et originaires de Vezzani, expriment ce désarroi :

« On devait débarquer à Marseille, on a été obligé de débarquer à Toulon. Et on a été accueilli avec des tomates. Les piastreux qui revenaient… On a été obligé de nous faire sortir de l’arsenal dans des camions bâchés de la 2e DB […] Après on est parti à Conakry, j’ai rencontré mon mari. Puis on est allé à Mostaganem. Il y a eu l’indépendance alors j’ai dit à mon mari, je rentre en Corse, au moins je suis chez moi »[29].

 

Considérés comme vichystes, les Français d’Indochine ont subi les foudres de leurs compatriotes à leur retour. Abandonnés aux mains des Japonais, rejetés par la métropole, les Corses d’Indochine n’ont alors pas pu conserver la mémoire de l’expérience coloniale comme un élément d’intégration.

L’expérience coloniale et indochinoise a pourtant rendu possible un mieux-être économique et social pérenne. François-Xavier Ortoli, fils du Sartenais Antoine Ortoli, inspecteur de l’Enregistrement en Indochine, étudie le droit à Hanoi. Il renonce à l’École coloniale dans le contexte de la guerre d’Indochine, intègre l’École nationale d’administration en 1947 et occupe successivement différents postes au sein du gouvernement sous la Ve République. Président de la Commission des communautés européennes entre 1973 et 1977, il est nommé président-directeur général de Total en 1984. Mais cet exemple cache de nombreux retours à une vie laborieuse. Charles Pietrini, né en 1927 à Saigon, témoigne de ce phénomène : « En Corse, on a été accueillis par la famille, mais les restrictions se faisaient sentir ». Il ajoute qu’il a été « obligé de faire le paysan »[30] pour subvenir à ses besoins.

La mémoire de l’expérience coloniale est paradoxalement devenue antinationale. Dans les années 1960, alors que l’autonomisme connaît un développement important, l’idée d’une Corse victime de l’impérialisme français s’affirme. Le 31 juillet 1963, lors des Assises régionalistes de la jeunesse corse, à Corte, Charles Santoni dénonce le « colonialisme intérieur dans lequel la Corse est plongée »[31]. Il devient alors difficile d’admettre que les Corses ont fourni le contingent le plus important de colonisateurs à la seconde puissance coloniale tout en se considérant comme colonisé. De là est née une reformulation de l’Histoire : le Corse est vu comme un « colonisé-colonisateur » ou un « colonisateur malgré lui ».

Ces affirmations placent les Corses en position de victimes innocentes. Ils ont pourtant eu un rôle actif dans leur expatriation et se sont pleinement intégrés à la « situation coloniale ». La construction mémorielle qui consiste à considérer les Corses comme des « colonisés-colonisateurs » a eu pour conséquence la naissance d’un « mythe du bon colon ». Les colonisateurs corses et les colonisés, par une supposée proximité de leur état, se seraient montrés plus proches, et l’action des Corses aurait été plus progressiste. Dans son ouvrage D’une île à l’autre qui s’intéresse à Madagascar, François Felli soutient l’idée d’un caractère particulier des Corses : « Connaissant la même domination, Corses et Malgaches ne pouvaient donc manquer, en bonne logique, de partager les mêmes réactions »[32]. En 2002, Jacques-Henri Balbi, président de l’Université de Corte, avance l’idée que les Corses « ont sans doute été des colonisateurs atypiques peut-être parce qu’ils n’étaient culturellement pas très loin des colonisés »[33].

Cette idée ne résiste pas à l’épreuve des faits. Les Corses ont pleinement participé à la colonisation. Les études récentes ont eu tendance à mettre en avant les Corses les plus progressistes, comme l’ouvrage de Lucia Molinelli-Cancellieri consacré à l’avocat Charles Cancellieri[34]. Mais les insulaires ont aussi constitué une part importante des colonisateurs chargés du maintien de l’ordre. Pour l’année 1930, les Corses représentent 36 % des employés européens de l’administration pénitentiaire de l’Indochine[35]. Le journal vietnamien trotskiste La Lutte décrit longuement le traitement que le Corse Joseph C. inflige aux détenus du bagne de Poulo Condore[36]. Il décrit aussi le commissaire de la Sûreté saïgonnaise, Ours-Antoine C. : « C., c’est la torture, le “retournement de gésier”, c’est l’homme que l’impérialisme expose avec orgueil aux vaincus pour affirmer sa victoire »[37]. Cette diversité des comportements s’exprime dans le n° 162 du bulletin Saigon-Cyrnos où J.-A. Mariani s’insurge contre l’attitude odieuse de certains amicalistes contre le « boy-encaisseur » engagé par le groupement et chargé de récupérer les cotisations[38].

 

L’Indochine a donc offert aux Corses un moyen d’intégration symbolique et socio-économique. Cette intégration s’est faite par un mariage de la « petite patrie » à la « grande nation ». Mais l’après-guerre a vu disparaître cette voie d’intégration. La mémoire de la colonisation est même devenue un fardeau, dans un contexte d’anticolonialisme et d’autonomisme corse. Les Corses ont en fait été des colonisateurs comme les autres. Ils se singularisent pourtant par quelques aspects : ils sont notamment plus nombreux que les représentants des autres territoires métropolitains, et plus visibles. Les Corses forment une diaspora de « pauvres », ce qui les oriente aisément vers les métiers subalternes de maintien de l’ordre ou d’autres menus larcins. C’est enfin le rôle de la colonisation dans le rapport des Corses à la nation qui rend la diaspora originale. La perte de ce lien a eu des conséquences certaines sur les rapports entre l’île et le « continent », et le développement du régionalisme puise assurément dans la décolonisation une de ses sources.

 


[1]    Le présent article est le compte rendu d’un mémoire réalisé dans le cadre d’un Master 2, sous la direction d’Hugues Tertrais, intitulé « Les Corses en Indochine (xixe-xxe siècles). Une union de la “petite patrie” et de la “grande nation” par l’expérience coloniale », soutenu en 2013 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

[2]    Camille Devilar, Comment on perd une colonie, Paris, Imprimerie des presses modernes, 1927.

[3]    Janine Renucci, Corse traditionnelle et Corse nouvelle, la géographie d’une île, Lyon, Audin imprimeurs, 1974.

[4]    Vanina Profizi, « De l’île à l’Empire. Colonisation et construction de l’identité nationale : les Corses, la nation et l’empire colonial français xixe-xxe siècle », thèse de doctorat, sous la direction d’Elikia M’Bokolo, EHESS, Centre d’Études africaines, 2011.

[5]    Deux amicales ont publié des bulletins. L’Amicale des Corses de la Cochinchine et du Cambodge (Saigon-Cyrnos, Saigon, 1923-1939) et l’Amicale des Corses du Tonkin et du Nord-Annam (Kallisté, Hanoi, 1936-1939).

[6]    Saigon-Cyrnos, n° 193, décembre 1937.

[7]    Archives départementales de Corse-du-Sud, 1M 517 : Demandes d’emplois aux colonies. Enquêtes. 1890-1996.

[8]    L’Annu corsu, 1928, p. 188-189, Lettre de J.-A. Mariani, correspondant de L’Annu corsu en Cochinchine et membre de l’Amicale des Corses de la Cochinchine et du Cambodge.

[9]    Philippe Franchini, Continental Saigon, Paris, Métailié, 1995.

[10]   Saigon-Cyrnos, n° 1, juillet 1923.

[11]   Kallisté, n° 2, avril-mai 1936, p. 47.

[12]   Ibid., n° 6, septembre-octobre 1937, p. 45.

[13]   Ibid., n° 231, novembre 1932, p. 5.

[14]   Ibid., n° 236, juin 1939, p. 10.

[15]   Toussaint-Jean Stefani, « L’émigration des Corses dans la colonisation française », thèse de Droit soutenue, sous la direction de Jean Morini-Comby, à l’Université de Montpellier I, en 1951.

[16]   Henri Lamagat, Souvenirs d’un vieux journaliste indochinois, Hanoi, Imprimerie d’Extrême-Orient, 1942, p. 6-7.

[17]   Id.

[18]   Kallisté, n° 1, 1936, p. 6.

[19]   Saigon-Cyrnos, n° 17 et n° 19, janvier-février-mars 1926.

[20]   Bulletin de l’amicale bourbonnaise, Saigon, 1933-1942.

[21]   Ar Breizad : bulletin de l’armoricaine, amicale des Bretons d’Indochine, Hanoi, 1929-1940.

[22]   Saigon-Cyrnos, n° 1, juillet 1923, p. 4.

[23]   Ibid., n° 2, août 1923, p. 22.

[24]   Ibid., n° 3, septembre 1923, p. 55.

[25]   Bulletin de Police criminelle, 4 novembre 1933, p. 17.

[26]   Archives nationales d’Outre-Mer (ANOM), FM/14SLOTFOM/40/14/2 : Pli adressé à Monsieur le haut-commissaire de la France en Indochine, le 12 avril 1950, par le général Chanson, commissaire de la République dans le Sud-Vietnam.

[27]   Daniel Leplat, « Le trafic de la piastre indochinoise 1945-1954 », thèse de doctorat, sous la direction de Jacques Marseille, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 2009.

[28]   Archives Nationales (AN), BB 18 7096, cité par Daniel Leplat, Ibid,., p. 353-354.

[29]   Fin d’Empire, film documentaire de Pascale Risterucci, distribué en 1995 (durée 54 min).

[30]   Id.

[31]   Emmanuel Bernabeu-Casanova, Le nationalisme corse : genèse, succès, échec, Paris, L’Harmattan, 1997, p. 82.

[32]   Cité par Francis Arzalier, Les Corses et la question coloniale, Ajaccio, Prova Albiana, 2009, p. 88.

[33]   Corse-Colonies, actes de colloque des 19-20 septembre 2002, Ajaccio, Corte, Musée de la Corse et Alain Piazzola, 2004, p. 16.

[34]   Lucia Molinelli-Cancellieri, L’insoumis : Charles Cancellieri (1895-1957), Nîmes, Lacour-Ollé, 1998.

[35]   Annuaire administratif de l’Indochine, 1930, p. 878-886.

[36]   La Lutte, 22 juin 1935, p. 2.

[37]   Ibid., 28 novembre 1934, p. 3-4.

[38]   Saigon-Cyrnos, n° 162, mars 1932, p. 3.