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Marion Delestre, diplomatie française et cinéma argentin

 

Les soutiens diplomatiques français

au nouveau cinéma argentin, 1997-2013

Marion Delestre


 

 

Depuis la fin des années 1990, le cinéma argentin s'est invité de manière assez inattendue dans les salles obscures françaises[1]. L'Argentine traversait alors une crise économique structurelle, l'année 2001 en constituant le paroxysme[2]. Paradoxalement cette période a coïncidé avec les premiers signes de renouveau de l’industrie du cinéma argentin, aussi bien quantitativement que qualitativement[3]. Ce paradoxe a été relevé non seulement par les critiques mais aussi par les cinéastes argentins qui n'ont pas manqué de s'étonner de cette situation, à l'instar de Pablo Trapero qui remarquait en 2003 : « La situation en Argentine est contradictoire. D'un côté tout va mal, de l'autre le cinéma va très bien et se développe »[4]. En 1994, alors que le record, historiquement bas, de onze films argentins produits est franchi, une loi en faveur de la production cinématographique est votée au parlement. Cette loi témoigne de la prise de conscience par l’État argentin de la nécessité de protéger son cinéma. L’Instituto Nacional de Cine y Artes Audiovisuales (INCAA), l'équivalent argentin du Centre National du Cinéma et de l'image animée (CNC), est doté de nouvelles prérogatives et son budget est augmenté. Parallèlement, de jeunes étudiants en cinéma, parmi lesquels Israel Adrian Caetano, Pablo Trapero et Lucrecia Martel, passent derrière la caméra et réalisent des premiers films innovants, tel que La Cienaga[5], qui bouleversent aussi bien la critique argentine que la critique mondiale. Ce renouveau cinématographique est qualifié par la presse de nuevo cine argentino ou nouveau cinéma argentin[6], expression sous laquelle est regroupé l'ensemble des films d'auteurs réalisés par la nouvelle génération de cinéastes. C'est à partir de 1997 que cette « nouvelle vague argentine » est identifiée par la presse critique. Ces réalisateurs ont été massivement sélectionnés et primés dans les festivals internationaux, notamment en France, pays qui s'est imposé comme un des principaux soutiens du nouveau cinéma argentin.

L'action de la France en faveur de la production cinématographique est perceptible à de multiples étapes de la production et de la diffusion des films argentins[7]. Elle est le fait de plusieurs acteurs de la filière cinématographique. La presse critique et les festivals français, en tant qu'instances de légitimation, ont permis aux films argentins et à leurs réalisateurs d'acquérir une importante visibilité aussi bien sur la scène française que mondiale. La critique s'est montrée particulièrement enthousiaste, les nombreux articles concernant les films de réalisateurs argentins étant généralement élogieux. Peu de cinématographies étrangères ont bénéficié d'un tel engouement et d'une telle médiatisation, tant dans la presse généraliste que spécialisée. Les festivals français s’en sont fait l’écho en sélectionnant de nombreux films argentins. Si le festival de Toulouse s'est rapidement imposé dans le rôle de découvreur de nouveaux talents argentins, le festival de Cannes, du fait de sa notoriété mondiale, a entériné la postérité de réalisateurs aujourd'hui considérés comme les chefs de file du nuevo cine argentino. Depuis 2001, 31 films argentins ont été retenus au sein des différentes sections cannoises, dont quatre lors de la Sélection Officielle. Cet accueil positif de la presse et des festivals a encouragé les distributeurs français à diffuser les films argentins dans les salles françaises. Entre 1997 et 2013, 87 films argentins sont sortis en France, ce qui révèle non seulement une augmentation remarquable du nombre de films argentins diffusés sur les écrans français en comparaison des précédentes décennies, mais qui place également la cinématographie argentine en tête des diffusions de films latino-américains dans l'hexagone. Toutefois, malgré l'enthousiasme des critiques et des festivals, cette diffusion est restée relativement confidentielle[8], en comparaison notamment du nombre de films américains qui sortent sur les écrans français chaque année.

Or, le rôle de la France dans la réception du nouveau cinéma argentin ne s'est pas limité à en assurer la promotion. La France attache une importance toute particulière à la défense des cinématographies étrangères, notamment du Sud, et une partie conséquente du budget diplomatique français est consacrée à la subvention de ces cinématographies, parmi lesquelles figure le nouveau cinéma argentin. Quelles sont les aides mises en place par la diplomatie française en faveur de la création argentine ? En quoi ces dernières concourent-elles à l'internationalisation de cette cinématographie et posent la question de son indépendance ?

 

L'aide aux cinémas du monde, un pilier de la diplomatie culturelle française

 

Parmi les subventions à destination des cinémas étrangers partiellement ou totalement financés par la France, on peut notamment citer l'Aide aux cinématographies peu diffusées[9], le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud[10] et l'Aide au cinéma du monde[11], anciennement Fonds Sud cinéma. L'Aide au cinéma du monde est le fonds de soutien à destination des cinématographies étrangères doté du budget le plus important puisqu'il s'élève actuellement à 2,4 millions d'euros. Lors d'un discours prononcé à l'occasion de l'édition 2013 du Festival de Cannes, la ministre déléguée chargée de la Francophonie, Yamina Benguigui, a annoncé que le budget de l'aide serait désormais de 6 millions d'euros. L'Aide au cinéma du monde est donc en passe de devenir le plus important fonds de soutien aux cinématographies étrangères existant. Le montant maximum de l'aide peut atteindre 250 000 euros[12] par film, mais ce sont en moyenne 110 000 euros qui sont attribués. Ainsi, durant son existence, le Fonds Sud cinéma a activement soutenu l'émergence du nouveau cinéma argentin, notamment en participant au financement des premiers films de Daniel Burman[13], et de Lucrecia Martel[14], faisant de l'Argentine le premier bénéficiaire de ce programme. Cette politique de soutien permet à la France de s'affirmer comme « un acteur dynamique de l'ensemble du paysage cinématographique mondial »[15] puisqu'en subventionnant les cinémas étrangers et notamment les cinémas du Sud, elle crédibilise son discours de défense de la « diversité culturelle » qui lui assure une certaine visibilité sur la scène diplomatique mondiale.

 

L'organisation de la diplomatie culturelle française en Argentine

 

Diverses institutions diplomatiques représentent culturellement la France en Argentine. L'Alliance française, l'Institut français et l'ambassade de France ont pour vocation la défense des intérêts culturels français en Argentine. C'est principalement l'ambassade de France, via l'attaché audiovisuel, qui est chargée d'une part de promouvoir le cinéma français à l'étranger, d'autre part de soutenir la création cinématographique du pays d'accueil. L'attaché audiovisuel évolue dans le cadre du Service de Coopération et d'Action culturelle de l'ambassade. En Argentine, l'attaché audiovisuel régional, Christian Tison, ainsi que son équipe, ont mis en place des politiques actives de soutien en faveur de la création argentine ; leurs démarches contribuent à  informer les jeunes réalisateurs sur les aides que la France peut fournir, et constituent bien souvent un premier relais entre les cinéastes argentins et la France.

Le poste d'attaché audiovisuel, dont le rôle est souvent peu connu, a été créé en 1984 par le ministère des Affaires étrangères. Depuis cette date, une soixantaine d'attachés audiovisuels ont été à « l'avant-poste du dispositif audiovisuel français »[16] et ont pour missions la « coordination de la diffusion cinématographique, et [la] mise en place de projets de coopération »[17]. En tout, quatre attachés audiovisuels officient en Amérique du Sud. Créé en 2000 pour le Cône Sud, le poste d'attaché culturel régional a été créé afin de développer les relations audiovisuelles entre l'Argentine, l'Uruguay, le Paraguay, et le Chili et la France. La présence du bureau central de l'attaché audiovisuel du Cône Sud à Buenos Aires témoigne de l'importance de l'Argentine dans la diplomatie culturelle française sud-américaine. Ses domaines d'intervention sont variés puisqu'il est chargé d'assurer « [la] veille, [la] promotion commerciale, [l']organisation d'opérations spécifiques en étroite liaison avec les professionnels »[18] du cinéma, de la radio, de la télévision et de l'industrie musicale, auparavant gérés par l'attaché culturel. Ainsi, le cinéma occupe une place prépondérante, tant sur le plan du budget que sur le plan du nombre de missions qui lui sont consacrées, par rapport aux autres secteurs culturels. Alain Maudet, adjoint de l'attaché audiovisuel, estime que 80 % des actions du service audiovisuel ont trait au cinéma[19]. Si l'objectif principal de l'attaché audiovisuel est de promouvoir le cinéma français, une part importante du budget et des missions est consacrée au soutien de la cinématographie argentine. L'action la plus notable menée par l'ambassade en faveur du cinéma argentin est le festival de courts-métrages Méliès.

 

Le Festival Méliès, relais privilégié entre jeunes réalisateurs argentins et soutiens diplomatiques français

 

Depuis 1984, le festival, organisé conjointement par l'ambassade de France et l'Unión de Cineastas de Paso Reducido (UNCIPAR)[20], sélectionne les travaux de jeunes réalisateurs argentins, uruguayens, paraguayens et chiliens de moins de trente ans. À sa création, c’est le seul festival en Argentine consacré au court-métrage ; il devient d’ailleurs rapidement populaire auprès des étudiants en cinéma qui peuvent concourir en envoyant leurs premiers films. Le réalisateur qui remporte le premier prix est notamment invité à venir présenter son court-métrage au festival des Rencontres d'Amérique latine de Toulouse. Son billet d'avion, ainsi que les frais de logement, sont pris en charge par l'ambassade de France. Pour chaque édition, une centaine de courts-métrages est envoyée au service audiovisuel de l'ambassade qui sélectionne les projets présentés lors du festival. L’ambassade intervient donc à la fois en amont du festival mais aussi lors de son déroulement puisque l'attaché audiovisuel est un des membres du jury, composé, entre autres, d'acteurs, de producteurs et de critiques argentins. Le Festival Méliès a été un tremplin dans la carrière de nombreux réalisateurs argentins. Les cinéastes Juan Villegas, Celina Murga, Maria Victoria Ménis, Benjamìn Avila, Leonardo di Cesare, Gastón Duprat et Gustavo Taretto[21] y ont ainsi fait leurs premières armes. Ce sont désormais des cinéastes reconnus, dont les œuvres ont été sélectionnées dans de nombreux festivals internationaux. Lors des dernières éditions du festival, chacun de ces cinéastes a fait partie du jury. Depuis 2013, le Festival Méliès n'existe plus en tant que tel. En effet, face à l'offre croissante de festivals de courts-métrages en Argentine, l'ambassade de France a choisi de redimensionner l'aide. Le prix Méliès est dorénavant attribué dans le cadre des Jornadas argentinas y internacionales de cine y video independiente[22] de Villa Gesell. Selon Alain Maudet, le Festival Méliès – et maintenant le prix du même nom – constitue une « étape obligée » vers la reconnaissance et se positionne comme le « premier volet de l'aide au nouveau cinéma argentin »[23], dont il s’agit maintenant de voir l’ensemble de la palette.

 

Quelles alternatives pour favoriser l'essor du cinéma argentin ?

 

En dehors du festival de courts-métrages Méliès, il n’existait pas de manifestation régulière visant à soutenir le cinéma argentin, faute de budget. Toutefois, certaines initiatives ont été mises en place, notamment dans le cadre de l'accès au Fonds Sud. Ce dernier, de par ses subventions pour la réalisation d'un film, est particulièrement connu dans les écoles de cinéma argentines. La réalisation du dossier est assez complexe dans la mesure où elle nécessite la constitution d'un plan de financement détaillé, incluant les coûts prévisionnels de postproduction. Le dossier devant être complété et envoyé avant même que la première image du film ne soit tournée, cet exercice peut s'avérer compliqué pour de jeunes réalisateurs argentins habitués à tourner dans l'urgence. Face à ces difficultés, le bureau de l'attaché culturel s'est peu à peu distingué comme un lieu  d'aide à la création du dossier Fonds Sud, dossier envoyé gratuitement par la valise diplomatique. Le réalisateur Daniel Burman a bénéficié de l'aide du bureau de l'attaché audiovisuel pour la constitution du dossier Fonds Sud pour son film Un Chrysanthème éclate à Cincoesquinas. Ce film fut le premier film du nouveau cinéma argentin à être soutenu par le Fonds Sud. Depuis 1997, ce sont les cinéastes argentins qui sont les plus demandeurs du Fonds Sud. Sur les 40 dossiers présentés à chaque commission du Fonds Sud, « en moyenne 7 »[24] proviennent d'Argentine. Outre le soutien à la constitution du dossier du Fonds Sud, le Service de Coopération et d'Action culturelle propose aux jeunes réalisateurs d'envoyer leurs films aux festivals français, via la valise diplomatique, ce qui leur permet d'éviter les frais coûteux d'envoi de bobines. Lorsque les cinéastes argentins sont sélectionnés dans des festivals français, ils peuvent solliciter une aide financière auprès de l'ambassade de France, cinq billets aller-retour étant notamment subventionnés. C'est alors l'attaché culturel qui est chargé d'examiner les requêtes.

Dans la mesure du possible, les actions menées par le Service de Coopération et d'Action culturelle de l'ambassade bénéficient à la création argentine tout en œuvrant au rayonnement cinématographique français. Ainsi, l'ambassade de France a accepté de financer la venue d'Agnès Jaoui au Buenos Aires Festival Internacional de Cine Independiente (BAFICI)[25]. En contrepartie, il lui a été demandé de participer à diverses manifestations locales ; la réalisatrice a animé une master class au sein de l'Escuela Nacional de Experimentación y Realización Cinematográfica (ENRC), elle s'est rendue à la convention des exploitants de salles d'Amérique du Sud afin d'y présenter les bandes-annonces de films français et a apporté son soutien à la réouverture d'une salle de cinéma indépendant[26] en acceptant entre autres que son film y soit projeté en avant-première.

La quasi-totalité des aides à la création cinématographique s'inscrit dans cette perspective de « don contre don ». La moitié de la subvention octroyée dans le cadre de l'Aide aux cinémas du monde doit notamment être dépensée en France. De nombreux réalisateurs se trouvent ainsi dans l'obligation d'effectuer une partie de la postproduction de leurs œuvres dans l'Hexagone. Si cette modalité d'attribution de l'aide répond à une logique de coopération et non d'assistanat, elle pose toutefois problème. En effet, cette aide se veut un soutien « aux cinémas du monde » mais ne bénéficie pas à certains secteurs des industries cinématographiques étrangères, notamment la postproduction. Raphaël Millet considère que ce fonds constitue une « aide publique (à peine déguisée) à l'économie française du cinéma »[27], dans un contexte où les financements publics de cette industrie font polémique[28]. La plupart des aides proposées aux cinématographies étrangères, qu'elles émanent d'instances publiques ou de festivals, parce qu'elles s'inscrivent dans une logique de coopération, concourent à l'internationalisation de ces cinématographies. C'est le cas du festival de courts-métrages Méliès et de l'Aide aux cinémas du monde. Par ailleurs, ces fonds d'aides sont essentiellement destinés à un cinéma que l'on pourrait qualifier « d'auteur » ou « d'indépendant ». Les comédies populaires ou les films d'horreur argentins, bien que ce genre connaisse à l'heure actuelle un renouveau, ne sont pas subventionnés.

Le soutien, à l'échelle mondiale, du cinéma d'auteur, permet à la France de se positionner en faveur d'une alternative cinématographique à l'hégémonie américaine. C'est dans ce contexte que la France a largement participé à l'émergence d'un cinéma argentin indépendant, baptisé par la critique nouveau cinéma argentin.

 

Un cinéma argentin dénationalisé ?

 

 

L'action française en faveur de la création argentine ne se limite pas aux seules aides proposées habituellement aux cinématographies du Sud. Le Service de Coopération et d'Action culturelle, par l'intermédiaire de l'attaché audiovisuel, a développé des initiatives de soutien spécifiques au cinéma argentin, par la création notamment du festival de courts-métrages Georges Méliès. À de nombreux égards, la France s'est révélée un cadre privilégié de la réception des films argentins, en œuvrant à leur diffusion, à leur médiatisation mais aussi à leur réalisation. Ce soutien aux cinémas du monde permet à la France d'accroître son rayonnement international et la création du poste d'attaché audiovisuel témoigne de l'importance du cinéma dans la diplomatie française. Toutefois, les fonds mis en place ne bénéficient que partiellement aux industries cinématographiques des pays aidés et participent à l'internationalisation de cinématographies étrangères parfois peu diffusées dans leur pays d'origine. Le nouveau cinéma argentin apparaît comme un cinéma coupé de son public, et largement tributaire des subventions européennes, ce qui pose la question de son indépendance.

 


[1]      Cet article est tiré du mémoire réalisé dans le cadre d'un Master 2 Relations internationales et mondes étrangers, sous la direction d’Annick Lempérière, directrice du Centre de recherche en histoire de l'Amérique latine et du monde ibérique (CRALMI), « La réception du nouveau cinéma argentin en France, 1997-2013 », soutenu en 2013 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Marion Delestre prépare actuellement les concours de l’enseignement et envisage de poursuivre ses recherches dans le cadre d'une thèse.

[2]      C'est en 2001 que le ministre de l’Économie de l'époque, Domingo Cavallo, ordonne le gel de tous les dépôts bancaires et limite les retraits, dans le but d'enrayer la fuite des capitaux. Cette mesure a engendré de violentes manifestations et a aggravé la crise économique argentine, notamment en provoquant le défaut de paiement du pays.

[3]      Le cinéma argentin n'est pas le seul cinéma latino-américain connaissant actuellement un renouveau. Pour un panorama complet sur le cinéma sud-américain et sa réception en France, cf. Amanda Rueda, « Médiation et construction des territoires imaginaires des "cinéma latino-américains" : le cas des Rencontres Cinémas d'Amérique latine de Toulouse », thèse de doctorat en science de l'information et de la communication, réalisée sous la direction de Robert Boure et Pierre Molinier, et soutenu à l’Université Toulouse-Le Mirail en 2006, 438 p.

[4]    Serge Kagansky, « Les trottoirs de Buenos Aires », Les Inrockuptibles, 9 mai 2003.

[5]    La Cienaga est le premier long-métrage de la réalisatrice Lucrecia Martel.

[6]    L'expression « nouveau cinéma argentin » est une invention de la critique remise en question par nombre de réalisateurs argentins. L'emploi de l'italique invite à prendre un certain recul quant à cette dénomination.

[7]    La liste des films argentins subventionnés par la France est disponible sur le site du ministère des Affaires étrangères [consulté le 20 février 2014] : http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/IMG/pdf/films_fonds_sud.pdf.

[8]    Peu de films argentins ont dépassé les 10 000 entrées. Les rares films argentins ayant rencontré un succès public conséquent sont des films de facture plus commerciale, à l'image du film Dans ses yeux, réalisé par Juan José Campanella, distribué en France en 2010 (durée 2h09).

[9]    Le Fonds d'aide aux cinématographies peu diffusées, dont l'objectif est de soutenir la distribution dans les salles françaises de films d'auteurs émergents, est une aide sélective attribuée aux distributeurs.

[10]   Le Fonds francophone de production audiovisuelle du Sud est géré par l'Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) dont la France est membre.

[11]   La fusion du Fonds Sud cinéma et de l'Aide aux films en langue étrangère a permis la création de l'Aide au cinéma du monde.

[12]   Cf. Site du CNC [consulté le 12 septembre 2013] : http://www.cnc.fr/web/fr/descriptif-complet27.

[13]   Un chrysanthème éclate à Cincoesquinas, film réalisé par Daniel Burman, non distribué en France (durée 1h24).

[14]   La Ciénaga, film réalisé par Lucrecia Martel, distribué en France en 2002 (durée 1h43).

[15]   Raphaël Millet, « (In)dépendance des cinémas du Sud &/vs France. L'exception culturelle des cinémas du Sud est-elle française ? », Théorème, n° 5, dossier « Cinéma et (in)dépendance », Paris, Presses universitaires de la Sorbonne, 1998, p. 142.

[17]   Id.

[18]   Id.

[19]   Propos recueillis lors d'un entretien avec Alain Maudet, adjoint de l'attaché audiovisuel de l'Ambassade de France en Argentine, le 10 mai 2013 à Buenos Aires.

[20]   Union de cinéastes argentins œuvrant à la défense du cinéma indépendant.

[21]   Le film Médianeras, réalisé par Gustavo Taretto, a été présenté sous la forme d'un court-métrage lors du festival où il a remporté le Prix du Public et le Prix du meilleur réalisateur. Cette œuvre a rencontré en France un succès critique et public.

[22]   Journées argentines et internationales de ciné et vidéo indépendantes en 2013.

[23]   Propos recueillis lors d'un entretien avec Alain Maudet, op. cit.

[24]   Id.                                                                       

[25]   La projection du film, Au bout du conte, réalisé par Agnès Jaoui, distribué en France en 2013 [durée 1h52] a clôturé le festival.

[26]   Il s'agit de la salle de cinéma Arteplex.

[27]   Raphaël Millet, « (In)dépendance des cinémas… », op. cit., p.161.

[28]   La tribune de Vincent Maraval, « Les acteurs français sont trop payés », publiée dans Le Monde le 28 décembre 2012, a initié une polémique sur l'économie de l'industrie du cinéma français et notamment sur les subventions étatiques dont elle bénéficie.