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Kalilou Diakité, Action contre la faim

 

Une ONG humanitaire sur tous les fronts de la solidarité

 

Action internationale contre la faim, 1979-1989

Kalilou Diakité

 

 

 

 

 Depuis plus de trente ans, les ONG humanitaires françaises[1], parmi lesquelles Médecins sans frontières (MSF), Médecin du monde (MDM), Aide médicale internationale (AMI), Action contre la faim (ACF), sillonnent les quatre coins de la planète et manifestent le lien naturel qui unit les hommes ; celui du devoir de solidarité. Cette société civile s’inscrit sur la scène internationale, en étant au cœur des guerres civiles et des catastrophes naturelles qui suscitent des situations d’urgences, dont les populations sont toujours les premières victimes. Elles participent de manière significative à une vision positive de la présence française dans le monde, dans le domaine humanitaire où elles sont reconnues internationalement. Le mythe des « French Doctors » trouve ici son origine.

Cet article s’intéresse à la naissance de l’ONG humanitaire Action internationale contre la faim (1979-1989), aujourd’hui plus connue sous le nom d’Action contre la faim. Autrement dit, elle souligne le rôle que joue la société civile dans l’arène internationale, par ses actions de solidarité humanitaire dans le tiers-monde[2]. Cette approche originale, mérite toute l’attention des historiens. En effet, cette société civile nous permet d’être au cœur de la Guerre froide, à travers un autre bloc, celui de l’humanitaire, un acteur émergent fortement durant cette période, grâce notamment à sa capacité de plaidoyer, son poids médiatique, et le soutien indiscutable de l’opinion publique. À travers l’AICF, c’est une partie de l’histoire de l’humanitaire français qui est à l’honneur.

   L’étude d’une ONG humanitaire, s’appuie sur de nombreuses sources, les archives lorsqu’elles existent, les bulletins, et plus particulièrement les sources orales qui constituent une richesse dans la compréhension des objectifs des actions humanitaires sur le terrain. Dans le cas le l’AICF, le seul document d’archives accessible est la première charte de l’association. Cependant, les bulletins et les sources audiovisuelles sont très nombreux, de même que les sources orales, exploitées en réalisant des entretiens avec certains membres fondateurs comme Jacques Attali[3], Guy Sorman[4], et des acteurs sur le terrain comme le docteur Robert Sebbag[5], Jean-Christophe Victor[6] parmi les plus connus.

Cet article s’articule autour de la problématique suivante : comment l’AICF contribue-t-elle à l’émergence de l’humanitaire français ? Pour y répondre on s’intéresse d’une part à la genèse de cette organisation, mais surtout on met l’accent sur ses actions humanitaires dans le tiers-monde.

 

La naissance d’une nouvelle organisation humanitaire française : AICF

 

Des intellectuels à l’origine d’Action internationale contre la faim

 

 L’AICF, s’inspire du modèle d’Amnesty International, fondée par l’avocat britannique Peter Benenson en 1961, Prix Nobel de la paix en 1977[7]. En agissant, témoignant et réalisant des livres blancs sur le problème de la faim au quotidien[8]. Elle s’inscrit dans la continuité du « Sans frontiérisme »[9] qui s’impose comme la marque de fabrique de l’humanitaire français, qui affirme que le geste de la solidarité ne doit être ni limité ni empêché par les frontières internationales, les raisons d’États ou les impératifs diplomatico-stratégiques[10]. Médecins sans frontières, née en décembre 1971, dans le sillage de la Guerre du Biafra au Nigéria (1967-1970), donne naissance à une nouvelle génération d’ONG, qui allie témoignage et action humanitaire[11].

  Action internationale contre la faim puise son origine dans l’échec d’un débat parlementaire à Strasbourg sur le problème de la faim, auquel participent de nombreux intellectuels dont Bernard Henri-Lévy, Jacques Attali, Susan George, Guy Sorman et Françoise Giroud en octobre 1979[12]. Cette année-là, la famine cause en effet de nombreux décès dans les pays du tiers-monde[13]. Or, face à l’absence d’engagement fort de la part des députés européens, ces intellectuels passent à l’action en fondant une organisation humanitaire, dont le mot d’ordre est « de lutter contre le scandale de la faim »[14]. Jacques Attali, après avoir été contacté par le député italien Marco Pannella, sur les problèmes de la famine en Afrique, lance l’aventure de l’AICF. Il sollicite les personnes proches de son entourage, qui sont sensibles à la cause humanitaire. Ainsi les membres fondateurs se dessinent autour d’un cercle d’intellectuels Guy Sorman, Marie Antonietta Macchiocchi, Françoise Giroud, Marc Ullmann, Alfred Kastler (Prix Nobel de physique en 1966), auxquels s’ajoutent des médecins, Robert Sebbag, Jean-Martin Cohen-Solal (membre de MSF, il est le relais entre les deux organisations), Bernard Henri-Lévy et d’autres. Après plusieurs réunions, un comité International contre la famine prend forme, son siège social se situe dans les locaux de Guy Sorman, une chambre de bonne, au 13 rue d’Uzès, Paris. Alfred Kastler devient le premier président de l’association[15]. La présentation officielle de cette dernière à la presse, a lieu le 26 novembre 1979, à Paris à l’Hôtel Lutetia. D’une part, il s’agit de porter un secours immédiat aux plus déshérités, en créant dans chaque ville de France des comités locaux capables de prendre en charge des problèmes précis de sous-développement[16]. Il s’agit aussi d’installer un programme de coopération civile, technique ou économique, adapté aux besoins et à la situation locale (irrigation, hôpital, etc.)[17]. D’autre part, l’ONG entreprend une vaste campagne de sensibilisation de l’opinion publique afin de mobiliser toutes les bonnes volontés qui veulent agir aux côtés de l’AICF contre l’indifférence générale. Les fondateurs les plus connus de l’AICF, Jacques Attali, Françoise Giroud, Bernard Henri-Lévy, utilisent leur notoriété, et leur accès aux médias, afin que tout le monde se mobilise devant ce fléau. La réussite de ses projets nécessite des fondations solides.

 

La structure de l’association

 

  AICF dispose d’un bureau national à Paris qui coordonne l’ensemble des actions de l’association et elle s’appuie sur un relais de comités locaux, qui sont la base et les véritables ambassadeurs de l’organisation en France et à travers le monde. Présents dans de nombreuses villes de France, Marseille, Lille, Strasbourg, Bordeaux. Ils prennent en main un projet concret qu’ils réalisent après expertise du bureau national, en récoltant eux-mêmes les fonds pour agir dans le tiers-monde, mais toujours avec l’aide du Bureau. Ils ont pour objectif comme le dit si bien Françoise Giroud : « de créer des liens de solidarité entre un groupe qui se trouve dans une ville française et des gens qui quelque part ont faim. C’est faire en sorte que les gens prennent conscience que les problèmes de la faim ne sont pas si grands »[18]. Il s’agit donc de communautés françaises, qui parrainent, qui suivent et accompagnent les peuples qui souffrent de la famine. Au départ elle s’appuie essentiellement sur des bénévoles, et puis, progressivement, ses rangs grossissent avec la venue de professionnels, indispensables pour que l’action soit plus efficace sur le terrain.

 L’originalité de l’AICF, c’est qu’elle combine l’action médicale à l’action agricole. Contrairement à MSF qui repose sur un seul corps de métier –celui des médecins –, elle s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire, de médecins, d’ingénieurs, d’agronomes, d’infirmières. Ce dispositif s’intéresse au problème de la faim au sens large : si une personne ne mange pas, il faut agir sur l’agriculture, en relançant l’économie agricole, si une personne à la diarrhée, c’est que l’eau qu’elle boit n’est pas potable, il faut agir sur l’eau en aménageant des puits[19].

 La logistique occupe également une place fondamentale dans la structure de l’AICF, car une bonne organisation permet d’agir vite et d’être plus mobile que les grandes organisations internationales, en apportant rapidement une aide humanitaire variée (distribution de tentes, de nourriture) dans les camps de réfugiés. Mais surtout elle fait le choix de la transparence vis-à-vis des donateurs, avec l’absence d’intermédiaire. Dans ce contexte d’affrontement Est-Ouest, l’humanitaire se présente comme « une troisième voie, celle de l’incarnation de la solidarité à destination de ceux qui sont dans le besoin »[20]. Les organisations humanitaires se présentent comme le porte-drapeau des populations dont les droits fondamentaux sont bafoués. Les fondations ainsi posées, l’AICF se lance dès lors dans la réalisation de ses premières missions humanitaires dans le tiers-monde, contribuant ainsi à l’histoire de l’humanitaire français.

 

 

Les missions humanitaires de l’AICF dans le tiers-monde

 

La première action humanitaire de l’association

 

 L’invasion de l’Afghanistan par les troupes soviétiques en décembre 1979, marque un nouveau tournant dans l’histoire de l’humanitaire, après le Biafra, ce pays devient l’un des champs d’action privilégiés des organisations humanitaires[21]. Pour l’AICF, l’Afghanistan occupe une place privilégiée dans sa contribution à l’émergence de l’humanitaire français, puisqu’il constitue sa première mission de solidarité. Devant la situation catastrophique qui se dessine pour les réfugiés afghans, l’association se mobilise immédiatement. Françoise Giroud, utilise son réseau et lance un appel à la générosité pour les réfugiés sur Europe 1 et dans le journal Le Monde, le 15 et le 18 janvier 1980. L’opération fait mouche, car l’ensemble des Français s’investissent, et dès le 16 janvier 1980, des sacs entiers de chèques postaux arrivent au siège de l’association. Entre le 15 et le 25 janvier 1980, c’est ainsi 500 000 francs en chèques de 120 et 240 francs qui sont récoltés. Cette somme considérable, est l’acte fondateur de l’AICF.

 Dans un premier temps, devant  l’un des plus importants déplacements de population d’Asie centrale, l’AICF envoie Jean-Christophe Victor, un ami de Françoise Giroud et ancien attaché culturel à Kaboul, à Peshawar, où il achète des tentes qu’il monte avec l’appui des autorités locales. Cette distribution de tentes aux réfugiés afghans constitue la première mission humanitaire de l’AICF[22].

 Dans un second temps, l’AICF intervient à l’intérieur de l’Afghanistan, de manière clandestine, et apporte une aide humanitaire à la population, ce qui ralentit le flux incessant de réfugiés au Pakistan. Elle envoie d’ailleurs le premier médecin occidental, déguisé en afghan dans la province du Kunar, le Dr Robert Sebbag, qui livre des vêtements, des couvertures et de la nourriture, sous la protection des moudjahidines, puisque l’AICF a pris le parti de soutenir la résistance afghane. On emploie la notion de « cross borders » pour désigner ces volontaires des organisations humanitaires qui traversent clandestinement la frontière[23]. La clandestinité est le moyen le plus efficace face à la présence soviétique sur le territoire afghan. Elle mène d’autres opérations de distribution de convois humanitaires, et d’argent liquide transporté dans des sacs à dos, dans les provinces du Nouristan, du Wardak, et de l’Hazaradjat.

 Dans une troisième phase, dans les différents camps de réfugiés de la province du Baloutchistan au sud-ouest du Pakistan, où elle travaille (Peshawar, Pir Alizaï, Surkhab), elle prépare les réfugiés au retour en redonnant espoir à ces derniers, par la reprise d’une activité économique en rapport avec le corps de métiers qu’ils exerçaient en Afghanistan (artisanat, forge)[24]. Ce pays occupe une place particulière pour l’AICF, l’association légitime son existence, mais surtout, pendant dix ans, elle est aux côtés des réfugiés et de la population afghane en fournissant une aide humanitaire ininterrompue. Cette première mission importante, lui permet ainsi de s’inscrire dans le paysage de l’humanitaire français.

 Bien évidemment, d’autres organisations humanitaires françaises, MDM, MSF, AMI, AFRANE (Amitié franco-afghanes)[25], participent aux côtés de l’AICF à cet élan de solidarité à l’égard de la population afghane.

 

Après l’Afghanistan, qui constitue la première mission d’envergure de l’AICF, elle poursuit son combat de lutte contre la faim dans le reste du tiers-monde.

 

Un terrain d’action humanitaire de fait international

 

 Le continent africain constitue le terrain d’action le plus important de l’AICF. Elle intervient pour la première fois dans le Karamoja au nord-est de l’Ouganda en 1981 où la population est victime d’une terrible famine. Elle travaille en collaboration avec MSF, et met en place un programme intitulé « Food for Work », qui repose sur un échange de nourriture en contrepartie d’un travail effectué par la population (aménagement de puits, des routes, travaux agricoles)[26], avec pour objectif de ne pas créer une mentalité d’assisté. Présente en Éthiopie, au Soudan, elle mène différents projets dans les domaines de la santé, de l’eau, de l’agriculture[27] en répondant toujours aux besoins fondamentaux de la population locale.

En Asie, au-delà de la crise afghane, elle agit dans un contexte très difficile pour les humanitaires, celui du Cambodge où la situation à l’intérieur ne s’est guère améliorée avec l’arrivée des Vietnamiens en 1979, qui détourne l’aide internationale[28]. MSF avec l’appui de l’AICF organise le 6 février 1980 une Marche pour la survie du Cambodge, avec un parterre de personnalités, la chanteuse américaine Joan Baez, l’actrice norvégienne Liv Ullmann, des politiques, des journalistes. Échec retentissant puisque la frontière reste fermée, mais elle met l’accent sur la situation dramatique des Cambodgiens[29]. Par la suite, l’AICF est la première ONG humanitaire, qui ouvre une mission au Cambodge, il s’agit d’un programme de lutte contre le paludisme en lien avec les institutions sanitaires locales[30].

En Amérique latine, elle mène également de nombreux projets humanitaires, toujours avec l’appui des comités locaux, et participe de manière significative à l’émergence du savoir-faire français dans le domaine humanitaire, comme au Pérou ou au Mexique. Ce sont différents projets qui sont mis en place surtout dans le domaine agricole et de l’hygiène[31]. L’objectif de l’AICF lorsqu’elle intervient auprès des populations locales, c’est qu’elle organise tout une politique de sensibilisation, de formation, pour que cette dernière redevienne autonome, et qu’elle puisse prendre sont destin en main, une fois que l’équipe d’AICF sur place estime qu’il est temps de passer le relais à une équipe locale bien formée. L’AICF déploie ainsi tous les moyens à sa disposition – logistiques, humains, financiers, médiatiques – pour être présente au plus près des populations qui souffrent partout dans le monde, et elle manifeste ainsi l’élan de solidarité français. 

 

L’AICF fait partie intégrante de l’histoire de l’humanitaire français au même titre que MSF, MDM, AMI. Désormais appelée Action contre la faim (ACF), elle continue son combat de 30 ans contre le fléau de la faim dans le monde. C’est d’ailleurs l’ONG française la plus importante dans ce domaine. Les organisations humanitaires françaises sont donc des acteurs qui s’immiscent dans les relations internationales puisqu’elles agissent en lien avec le contexte géopolitique du moment, guerres, catastrophes naturelles, famines. Autrement dit l’humanitaire est une forme de diplomatie à part entière, à la fois internationale et nationale. À l’exemple d’ACF, les ONG ne prétendent en effet pas sauver l’humanité, mais la solidarité qu’elles manifestent à l’égard des populations en souffrance leur confère une légitimité et une reconnaissance internationales, comme en témoigne l’obtention du Prix Nobel de la paix par MSF en 1999. Enfin elles contribuent de manière significative à une vision positive de la France à travers le monde.

 

 

 


[1]    Cet article est issu d’un mémoire réalisé dans le cadre d’un Master 2, sous la direction de Robert Frank, « La naissance de l’ONG humanitaire Action internationale contre la faim (1979-1989) », soutenu en 2010 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Enseignant contractuel, l’auteur prépare le diplôme d’études supérieures à distance en relations internationales à l’IRIS et a, pour projet, de faire une thèse en science politique sur la thématique de « L’aide humanitaire transnationale à l’égard de la population afghane : les ONG, des acteurs incontournables de la guerre d’Afghanistan (1979-1989) ».

[2]    Utilisée par Alfred Sauvy en 1952 dans l’Observateur, l’expression tiers-monde désigne les pays caractérisés principalement par un sous-développement économique et une existence politique, alors, récente. Ces pays sont principalement situés en Afrique, Asie et Amérique du Sud.

[3]    Entretien avec Jacques Attali, fondateur de l’AICF, le 22 avril 2009.

[4]    Entretien avec Guy Sorman, maire-adjoint et président du Conseil économique et social de Boulogne-Billancourt, le 8 juin 2009. L’un des fondateurs de l’AICF et président de cette ONG de 1988 à 1992.

[5]   Entretien avec le Dr Robert Sebbag, le 26 mars 2009. Fondateur et premier médecin professionnel à rejoindre l’AICF, il est également le premier médecin occidental à se rendre en Afghanistan après l’invasion des Soviétiques. Après avoir participé à de nombreuses missions, il est aujourd’hui vice-président de Sanofi-Aventis.

[6]    Entretien avec Jean-Christophe Victor, le 7 mai 2009. Il est l’un des fondateurs de l’AICF, et a participé à de nombreuses missions en Afghanistan, notamment pour aller donner de l’argent liquide à la population. Il est maintenant le présentateur de l’émission « Le dessous des cartes » sur Arte, et directeur du Lépac, laboratoire de recherche appliquée, privé et indépendant, spécialisé en politique internationale et prospective.

[7]    Jean-Paul Besset, Amnesty International : la conspiration de l’espoir. Trente ans au service des droits de l’homme, Paris, La Découverte, 1991, p. 11.

[8]    Pierre-Édouard Deldique et Catherine Ninin, Globe Doctors. 20 ans d’aventure humanitaire, Paris, Belfond, 1991, p. 160.

[9]    Bernard Kouchner, Charité business, Paris, Éditions Belfond, coll. Pré Aux Clercs, 1986, p. 184.

[10]   Philippe Ryfman, Une histoire de l’humanitaire, Paris, Éditions La Découverte, 2008, p. 49.

[11]   Anne Vallaeys, Médecins sans frontières : la biographie, Paris, Fayard, 2004, p. 34-54.

[12]   Maria-Antonietta Macchiocchi, « Une Action internationale contre la faim », Le Monde, 11-12 novembre 1979.

[13]   Roland-Pierre Paringaux, « Le ghetto de la faim », Le Monde, 13 juillet 1979.

[14]   Françoise Giroud, fondatrice et présidente de l’AICF (1984-1988), « Oui, on peut vaincre la faim », Bulletin AICF, n° 1, 1984, p. 1-4.

[15]   Ces informations sont le croisement de différents entretiens menés avec : Marc Ullmann (membre fondateur, et ancien journaliste à RTL) le 20 mars 2009, Robert Sebbag le 26 mars 2009, Jacques Attali le 22 avril 2009, Guy Sorman, le 8 juin 2009, et Jean Martin Cohen-Solal (membre fondateur), le 21 juillet 2009.

[16]   Le sous-développement désigne les carences d’un pays au niveau économique, en matière de santé et d’éducation. Sylvie Brunel, Le Sud dans la nouvelle économie mondiale, Paris, PUF, 1995, p. 25.

[17]   Cf. la Charte de l’AICF. Le nom Action contre la faim a remplacé celui d’AICF en 1996.

[18]   Françoise Giroud, L’invitée du jeudi, Antenne 2, 22 janvier 1981.

[19]   Entretien avec Catherine Flach-Pietri, le 15 juillet 2010. Elle est entrée comme bénévole dans l’association en 1985, avant d’occuper différents postes à responsabilité.

[20]   Entretien avec Guy Sorman, le 8 juin 2009.

[21]   Anne Vallaeys, Médecins sans frontières : la biographie, op. cit., p. 397.

[22]   Jean-Christophe Victor, « Action humanitaire entreprise par AICF pour aider les réfugiés Afghans », Les Nouvelles d’Afghanistan, n° 1, juillet 1980.

[23]   Gilles Dorronsoro, La révolution afghane. Des communistes aux talibans, Paris, Karthala, 2000, p. 148-149.

[24]   Bulletins AICF, n°1, 1984 ; n° 5, 1986 ; n° 9, 1987 ; n°11, 1988 ; n°15 : 1989. 

[25]   Étienne Gilles, « Les ONG françaises en Afghanistan », Les nouvelles d’Afghanistan, n° 123, février 2008.

[26]   Entretien avec le Dr Robert Sebbag, le 26 mars 2009.

[27]   Bulletin AICF, n° 3, 1985 ; n°15, 16 et 17, 1989.

[28]   William Shawcross, Le poids de la pitié, Paris, Éditions Balland, 1989, p. 16.

[29]   Marche Cambodge, Journal Antenne 2, 20h, 7 février 1980.

[30]  Entretien avec Catherine Flach-Pietri, le 15 juillet 2010.

[31]   Alain Boucheron, Matin Bonheur, Antenne 2, 20 octobre 1988.