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Sofia Papastamkou, la BDIC et les exilés et les dissidents de l'Europe de l'Est

Les collections de la BDIC sur les exilés et les dissidents de l'Europe de l'Est pendant la Guerre froide

Sofia Papastamkou

 

 

Créée en 1919 sous le nom Bibliothèque et Musée de la Guerre, la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BDIC) est un établissement spécialisé dans l'étude des conflits internationaux. La période de la Guerre froide est particulièrement bien représentée dans ses collections[1]. La richesse de celles-ci en a fait, au fil du temps, un des lieux privilégiés de la recherche sur la Russie soviétique et l'Europe de l'Est communiste[2]. Il faut souligner, par ailleurs, que les fonds de la bibliothèque sont particulièrement riches en ouvrages et archives sur les périodes pré- et postcommunistes.

La BDIC, un laboratoire d'histoire du temps présent

La bibliothèque est née pendant la Première Guerre mondiale, lorsque le couple d'industriels Louise et Henri Leblanc entreprit la collecte de tout type de documentation portant sur le conflit en cours. Dès 1917, il fut fait don à l’État de cette collection riche d'environ 22 000 items[3]. La Bibliothèque-Musée de la Guerre (BMG), comme elle s'appelait alors, avait, dès ses débuts, une double vocation : être un établissement scientifique, voire un laboratoire d'histoire et assurer, dans le même temps, une œuvre d'éducation populaire à travers l'organisation d'expositions[4]. Cette vocation se fondait non seulement sur la richesse et la variété de la collection, unique en France de par son ampleur en matériaux – livres, périodiques, presse, archives, dessins, peintures, photographies, affiches –,  mais aussi sur la démarche originale qui consistait à recueillir ces matériaux au cours de l’événement[5]. En réalité, la création de la bibliothèque s'inscrivait clairement dans un contexte international, plus précisément occidental, qui donna naissance à des institutions telles que l'Imperial War Museum au Royaume-Uni ou la Hoover Institution aux États-Unis[6]. Chacun de ces établissements entérina une logique de collecte que l'on pourrait aujourd’hui aisément qualifier de globale, d'abord liée au caractère international du conflit, puis vite étendue aux enjeux politiques et diplomatiques du temps présent.

Placée sous les auspices du ministère de l'Instruction publique, la bibliothèque a acquis son caractère de laboratoire d'histoire sous la direction successive de deux historiens, Camille Bloch tout d'abord (1919), Pierre Renouvin par la suite (1934). La politique documentaire qu'ils ont mise en place traduit une certaine vision des matériaux pour faire l'histoire qui nous permet de mieux apprécier l'importance des fonds relatifs aux exils communistes et aux dissidences de l'Europe de l'Est. Pierre Renouvin, historien de renom qui apporta une contribution fondamentale à l'histoire des relations internationales[7], laissa une forte empreinte sur l'histoire de l'établissement qui a déjà été explicitée ailleurs[8]. Moins connue, la marque de Camille Bloch, chartiste et historien, fut cependant tout aussi décisive. Historiens de la Révolution française à l'origine, Bloch et Renouvin se lancèrent dans l'étude du premier conflit mondial alors que celui-ci s’achevait à peine. Leur parcours démontre à quel point ils étaient tous deux des historiens sensibles aux nouvelles problématiques pour l'écriture de l'histoire et acteurs dans les évolutions épistémologiques de leur temps. En 1921 déjà, en tant qu'adjoint de Bloch, Pierre Renouvin regrettait que les historiens fondent leurs travaux autour de la Première Guerre mondiale sur les seules sources archivistiques officielles, négligeant la documentation imprimée. En résumant la politique documentaire de la BMG, il expliquait que celle-ci n'entendait négliger aucune source importante de documentation ni « sacrifier le document figuré [affiches, photographies, etc.] au document imprimé »[9]. Renouvin initia, dès 1931, le grand tournant dans ce qui était encore l'histoire diplomatique et qui allait plus tard déboucher sur l'histoire des relations internationales, en soulignant la nécessité pour l'historien d'enrichir ses sources et de ne plus se contenter de celles en provenance des archives diplomatiques. Ce fut précisément dans son livre La crise européenne et la Première Guerre mondiale (1934) qu'il esquissa la notion des « forces profondes », pleinement formulée en 1964[10]. Or, dans le même temps, il accéda à la direction de la BMG après plusieurs années de service. Il contribua ensuite, de manière aussi décisive qu'originale, à l'organisation méthodique des collections de la bibliothèque[11]. Camille Bloch, de son côté, s'exprima dès 1911 sur la nécessité, pour l'étude de l'histoire contemporaine (celle du xixe siècle en l'occurrence), de tenir compte de l'histoire économique, de l'histoire sociale, de la géographie, de l'histoire politique, de l'étude de l'opinion publique. Comme sources, Bloch distinguait non seulement les archives étatiques et privées, mais aussi les publications périodiques, les publications éphémères, telles que les brochures, par exemple, et les sources orales[12]. La Grande Guerre renforça davantage ses vues. En 1921, désormais directeur de la Bibliothèque-Musée de la Guerre, Camille Bloch fixait comme mission de l'institution de rassembler une documentation « mondiale » qui porterait à la fois sur les questions internationales, la politique intérieure des États, l'histoire militaire, économique et sociale, l'activité intellectuelle et artistique, l'esprit public, mais également des témoignages, des documents de propagande, de la littérature clandestine et toute sorte de publications éphémères et périodiques, dans un effort de suivre le rythme des événements[13].

Constitution des collections slaves de la BDIC : approche et acteurs

Dans ce cadre, l'aire linguistique slave s'imposa vite comme l'une des priorités de la bibliothèque, dans un premier temps pour suivre l'événement de la Révolution d'octobre 1917, puis pour comprendre son impact sur les relations internationales. En 1918-1919, André Mazon[14] fut envoyé en Russie par le ministère des Affaires étrangères avec pour mission de collecter « à chaud » des publications éphémères (presse, affiches, tracts)[15]. L'apport de la mission Mazon fut à l'origine du service slave de la bibliothèque. À la suite de la Seconde Guerre mondiale, ce service intériorisa la logique bipolaire et l'expansion de l'influence soviétique à l'Europe centrale et orientale, en incluant, à ses activités, tous les pays communistes de l'Europe, slaves et non-slaves[16]. Seule exception, la République démocratique allemande (RDA) resta à la charge du service allemand qui n'établit, pour ainsi dire, aucun mur de séparation entre les deux États allemands dans son organisation[17]. La fin de la Guerre froide entraîna une réorganisation administrative des secteurs géo-linguistiques, distinguant  la Russie de l'Europe centrale et orientale (Pologne, Hongrie, Roumanie, Moldavie, République tchèque, Slovaquie, Biélorussie, pays slaves du Sud européen).

Le traitement de telles collections exigeait bien évidemment des compétences linguistiques adaptées de la part du personnel, critère qui a souvent prévalu à celui d'une formation professionnelle de bibliothécaire. Une des richesses de la BDIC, qui souligne davantage son originalité, a ainsi été la diversité des origines et des formations de ses employés, en particulier de ceux chargés des collections slaves. Certes, pour la période de l'entre-deux-guerres le phénomène était conforme non seulement au caractère particulier de l'établissement, mais aussi aux lacunes de la définition du métier, du corps et de la formation des bibliothécaires, qui devient effective avec la réorganisation de la fonction publique en 1945 et de la filière bibliothèques en particulier[18]. Toutefois, même par la suite, les collections slaves bénéficièrent des services d'un type de personnel tout particulier. Si les trois personnes responsables du service slave dans la période qui correspond à celle de la Guerre froide combinèrent à la fois compétence linguistique, bonne connaissance des enjeux géopolitiques de l'aire concernée et formation professionnelle de bibliothécaire[19], le reste du personnel appartenait à une catégorie particulièrement digne d'attention. Il s'agit, en effet, pour la plupart de réfugiés issus des pays communistes de l'Est, placés sous les ailes du Comité d'aide exceptionnelle aux intellectuels réfugiés (CAEIR), créé en 1951, sous la tutelle du ministère des Affaires étrangères. Les personnes originaires de l'Europe communiste ont constitué la majorité des réfugiés dont s'occupa le CAEIR, au moins jusqu'en 1972. Le Chantier des travailleurs intellectuels qui en était responsable fut créé par François Liancourt, diplomate et spécialiste de l'Europe centrale et orientale. Placé sous la responsabilité de la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP), le Chantier orienta ses activités notamment vers les bibliothèques, les centres de documentation et diverses associations, où ces intellectuels ont été intégrés dès lors qu'un personnel linguistiquement compétent et ayant un niveau d'études supérieures était nécessaire. Selon Hélène Kaplan, ce type de personnel a permis à la BDIC de développer la section Europe centrale et orientale, et tout particulièrement sa branche balkanique[20].

Par conséquent, le processus de circulations des personnes en situation d'exil des pays communistes de l'Est induites par la Guerre froide[21] a créé une catégorie particulière d'acteurs de la collecte documentaire dans les centres de documentation français, dont l'importance s'est spécialement fait sentir au sein de la BDIC.

Aperçu des collections sur les exils et les dissidences[22] de l'Europe communiste

Les pratiques de collecte de la BDIC pendant la Guerre froide, au moins pour les cas du service slave et du service allemand, s'appuyaient particulièrement sur les réseaux personnels des bibliothécaires eux-mêmes[23]. Ce fut grâce à des contacts avec des groupes de dissidents que des publications clandestines purent s'intégrer aux collections de la bibliothèque, tels que les écrits clandestins de la dissidence en URSS et dans les pays du Rideau de fer, connus comme samizdats[24]. Ces synergies contribuèrent à enrichir les collections de la BDIC sur l'Europe centrale et orientale communiste suivant les orientations fixes de l'établissement : une collecte internationale contemporaine et une collecte à chaud qui suit de près l'événement en cours. Sur ce dernier point, il ne faudrait pas manquer de noter l'importance des matériaux offerts pour faire l'histoire de la crise de 1956 en Hongrie[25]. 

Au sein de la BDIC, les objets de telles collectes sont définis comme des sources primaires, plutôt que comme des archives. Le terme désigne à la fois les archives privées et les publications périodiques non-officielles. Il existe encore le terme « littérature grise » pour définir toute source primaire qui n'est pas officielle, clandestine ou non, en somme toute source émanant de la société civile des pays de l'Est[26]. Affiches et tracts y sont compris, ainsi que les sources audiovisuelles dont des histoires orales. C'est donc dans le cadre d'une collecte soucieuse de croiser multiples sources documentaires, en provenance d'une aire géographique qui a été prioritaire pour l'institution dès ses débuts, que les exils et les dissidences apparaissent comme objets de collecte. 

La BDIC dispose ainsi d'importants fonds de publications clandestines tout en proposant un large éventail de publications de périodiques et d'ouvrages divers. Elle est aujourd’hui la bibliothèque à offrir le plus grand nombre de titres, en France, en provenance des pays de l'Europe centrale et orientale. Par ailleurs, à l'exemple de la tradition qui voulait que soient à la fois acquis des documents officiels de l'URSS et des publications de l'émigration russe à l'étranger (disponibles pour la période 1920-1957), on trouve dans les collections des sources primaires concernant, par exemple, les Polonais à l'étranger (1945-1980), mais aussi plusieurs documents concernant les oppositions intérieures : les révoltes de décembre 1970, des enquêtes clandestines sur l'opinion publique, ou encore des enregistrements des réunions de Solidarność parmi les documents sonores rassemblés par la Mémoire grise à l'Est. Cette dernière résulte d’une importante initiative de collecte de la mémoire du communisme auprès de la société civile dans les pays de l'Europe centrale et orientale, inaugurée en 1985 et interrompue faute de ressources financières en 1997 et dans laquelle la BDIC a eu un rôle pivot. Ont ainsi été rassemblés quelque 250 entretiens, enregistrés entre 1985 et 1995, qui mettent en lumière la mémoire que portaient les sociétés communistes et post-communistes sur leurs régimes. Concernant la Tchécoslovaquie, la BDIC offre des collections de presse et de périodiques (tchèques et allemands), des tracts, des brochures et des affiches du printemps de Prague. En outre, les archives des militants de l'extrême-gauche française peuvent offrir de précieux aperçus des contacts souvent noués avec des exilés de l'Est ou encore de trajets individuels inscrits dans le transnational, tel que celui du militant socialiste d'origine polonaise Viktor Fay dont les archives sont déposées à la BDIC.

Les inventaires afférents sont consultables sur le Catalogue en ligne des archives et des manuscrits de l'enseignement supérieur (CALAMES[27]), où la BDIC a déjà versé 1 931 références, soit entre environ un tiers et la moitié de ses inventaires d'archives. Pour ce qui est des publications et des périodiques, la conversion rétrospective du catalogue de ces publications et le nouveau catalogue général de la BDIC facilitent considérablement la recherche pour le lecteur. Cependant, une partie considérable de ces collections reste encore accessible seulement à partir des fiches papier et perd, de ce fait, en visibilité à distance. Toutefois, le lecteur sur place sera récompensé par la possibilité de consulter le fichier méthodique de la BDIC, qui est en soi un monument de la synergie unique que l'établissement a réussi à mener entre historiens des relations internationales et bibliothécaires. Enfin, les collections iconographiques (affiches, photographies, estampes et dessins) de la BDIC, conservées à l'heure actuelle dans son Musée d'histoire contemporaine (Hôtel national des Invalides) seront bientôt réunies avec le reste des collections grâce au projet d’un nouveau bâtiment, dont le début des travaux est prévu pour 2017[28].



[1]    Sofia Papastamkou, Docteur en histoire (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), travaille à la BDIC (Archives).

[2]    Hélène Kaplan, « Entretien avec Veniamin lofé, président de l'Association ''Le Mémorial'' de Léningrad », Matériaux pour l'histoire de notre temps, n° 19, 1990, p. 15-22.

[3]    Pour une présentation concise de la création de la BDIC, voir Jean-Jacques Becker, « La Grande Guerre et la naissance de la BDIC », Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 100, 2010, p. 5-6. Pour les principaux repères chronologiques, voir www.bdic.fr, « Repères historiques. La Bibliothèque de documentation internationale contemporaine », http://www.bdic.fr/la-bdic/sous-menu-1 [site consulté le 25 septembre 2013].

[4]    Selon le décret de la constitution de la bibliothèque. Cité dans Joseph Hue, « La Bibliothèque-musée de la guerre dans les années vingt », in Robert Frank, Laurent Gervereau, Hans Joachin Neyer (dir.), La course au moderne. La France et l'Allemagne dans l'Europe des années vingt, 1919-1933, Nanterre, BDIC, 1992, p. 170.

[5]    Cf. Geneviève Dreyfus-Armand, « La BDIC, une institution ''historienne'' ouverte sur le monde », in La veille documentaire à la BDIC, Nanterre, BDIC, 1997. 

[6]    Cf. http://www.iwm.org.uk/corporate/about-IWM pour l'Imperial War Museum ; http://www.hoover.org/library-and-archives/history pour la Hoover Institute [sites consultés le 25 septembre 2013] ; Valérie Tesniére, « La BDIC dans le ''moment documentaire'' », Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 100, 2010, p. 7-13.

[7]    Cf. Robert Frank, « Penser historiquement les relations internationales », Annuaire français des relations internationales, 2003, vol.  IV, p. 42-65.

[8]    René Girault, « Pierre Renouvin, la BDIC et l'historiographie française des relations internationales », Matériaux pour l'histoire de notre temps, n° 49-50, 1998, p. 7-9 ; Benjamin Gilles, « L’expérience de la guerre dans ses interstices : Pierre Renouvin et la création du fichier ''Psychologie du combattant'' », Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 100, 2010, p. 14-18. 

[9]      Pierre Renouvin, « La documentation de guerre à l'étranger », Revue de synthèse historique, t. XXXIII, 1921, p. 51-64.

[10]   Robert Frank, « Penser historiquement… », op. cit. ; René Girault,  « Pierre Renouvin… », op. cit.

[11]   Benjamin Gilles, « L’expérience… », op. cit.

[12]   Camille Bloch, « Discours prononcé à la séance de clôture du congrès le samedi 22 avril 1911 : L'histoire locale de la France contemporaine », Congrès des Sociétés savantes à Caen, Paris, Imprimerie nationale, 1911, p. 7 et sq.

[13]   Camille Bloch, « Bibliothèque et musée français de la guerre », Revue de synthèse historique, t. XXXIII, 1921, p. 37-50.

[14]   Slaviste, secrétaire de l'École nationale des langues vivantes orientales (qui devient plus tard Institut national des langues et civilisations orientales) et officier, interprète dans l'Armée d'Orient.

[15]    Sophie Cœuré, « Documentation et géopolitique : la BDIC de la Russie à l’URSS et retour (1917-1991) », Matériaux pour l’histoire de notre temps,  100, 2010, p. 21-31.

[16]    Id.

[17]   Entretien avec Sonia Combe, historienne et ancienne conservatrice à la BDIC, service allemand, Paris, 12 mars 2013.

[18]    Voir à ce propos Denis Pallier, « Histoire et évolution du métier de bibliothécaire », Congrès de Vichy, 11-13 juin 1994, Bulletin d'informations de l'ABF, n° 164, 1994, p. 47-56.

[19]   Il s'agit de Kyra Sanine, Françoise Michaut et Hélène Kaplan, à la fois bibliothécaires, russisantes, d'origine russe ou alors liées d'une manière ou d'une autre à la réalité géopolitique soviétique. Hélène Kaplan était issue de l'émigration russe en France, Françoise Michaut était femme de diplomate. Voir Sophie Cœuré, « Documentation… », op. cit.

[20]    Hélène Kaplan, « Le Comité d’aide exceptionnelle aux intellectuels réfugiés », Matériaux pour l’histoire de notre temps, 1996, n° 44, p. 59-62.

[21]   Notamment immédiatement après la fin de la guerre et lors de la consolidation des régimes communistes en Europe de l'Est, après 1956 pour la Hongrie, après 1968 pour la Tchécoslovaquie. Voir aussi les témoignages présentés dans l’article d’Antoine Marès, « Témoignages d'exilés et de réfugiés politiques d'Europe centrales en France après 1945 », Matériaux pour l'histoire de notre temps, n° 44, 1996, p. 48-54.

[22]   Pour une tentative de définition des exils, voir notamment dans Matériaux pour l'histoire de notre temps, n° 44, 1996 : Bruno Groppo, Geneviève Dreyfus-Armand, « Objectifs de la journée d'études ''Exilés et réfugiés politiques dans la France du xxe siècle'' », p. 6-8 et Janine Ponty, « Réfugiés, exilés, catégories problématiques », p. 9-13.

[23]    Entretien avec Sonia Combe  et avec Carole Ajam, conservatrice à la BDIC, secteur russe, Paris, 7 mars 2013 ; entretien avec Franck Veyron, conservateur responsable des archives à la BDIC, Nanterre, 7 mars 2013.

[24]   La veille documentaire à la BDIC. Réflexion sur les activités de la BDIC. Objectifs et mise en œuvre, BDIC, 1997.

[25]   Voir notamment Sarolta Benezra, Paul Gradvohl, « Budapest 1956 dans les collections de la BDIC », Matériaux pour l’histoire de notre temps, n° 83, 2006, p. 12-22.

[26]   Cette tentative de définition émane de notre entretien avec Franck Veyron et Sonia Combe. Voir aussi Sonia Combe, « Une association en terres d'aventure : la ''mémoire grise à l'Est'', (1985-1995) » in BDIC, Mémoire grise à l'Est. Inventaire des documents sonores collectés entre 1985 et 1995, Nanterre, BDIC, 1995 http://www.bdic.fr/pdf/Memoiregrise.pdf [site consulté le 25 septembre 2013].

[27]   http://www.calames.abes.fr/pub/bdic.aspx#culture=fr [site consulté le 25 septembre 2013].

[28]    L’exposition de 2005, Des slogans et des signes. L’affiche polonaise 1945-2004 reste emblématique. Voir, à ce sujet, Jean-Claude Famulicki, Maria Kurpik, L'affiche polonaise de 1945 à 2004, Paris, La Découverte, 2005.