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Daniel Iglesias, La résistance d’Action Démocratique, 1948-1957

La résistance d’Action Démocratique, 1948-1957

Un exemple de transnationalisation

Daniel Iglesias

 

 

 

 

Fondé en 1941, le parti politique Action Démocratique (AD) est, avec le Comité d’Organisation Politique Électorale Indépendant (COPEI)[1], l’un des deux partis historiques vénézuéliens. Son histoire se confond avec l’évolution des luttes politiques contemporaines pour la démocratisation du Venezuela et avec l’émergence du système politique connu sous le nom du « Pacte de Punto Fijo » qui domina la vie politique locale de 1958 à l’arrivée au pouvoir d’Hugo Chavez en 1998. Membre de l’Internationale Socialiste depuis 1976, AD est traditionnellement assimilée à la famille des « partis populaires apristes »[2], c'est-à-dire au groupe des partis politiques latino-américains composé du Parti Apriste Péruvien, du Parti Fébrériste du Paraguay, de l’Action Démocratique du Venezuela, du Mouvement National Révolutionnaire de Bolivie et du Parti Libération Nationale du Costa Rica.

Associés politiques du Parti Apriste Péruvien depuis les années 1930 et proches idéologiquement à leurs débuts de l’Alliance Populaire Révolutionnaire Américaine (APRA), les dirigeants d’AD (Betancourt, Leoni, Pocaterra, etc.) furent au cœur de la transformation de la pensée anti-impérialiste et démocratique au sein des gauches latino-américaines au xxe siècle. Pourtant l’historiographie est lacunaire sur ce sujet. En effet, malgré l’existence de nombreux écrits en sciences sociales anglo-saxonnes[3], les travaux en science politique s’interrogent essentiellement sur la prétendue nature populiste du parti[4] qui témoignerait des logiques d’action du populisme comme phénomène sociopolitique (leader charismatique, appel au peuple, discours de rejet des élites, nationalisme, etc.). Cette accumulation masque largement la réalité historique d’une organisation qui joua un rôle déterminant dans la constitution d’une gauche non-communiste en Amérique latine entre 1948 et 1957. Elle néglige également la place des exils et des dynamiques contestataires dans le parcours organisationnel d’un parti qui fut chassé du pouvoir en 1948 après trois années à la tête du pays (1945-1948) et qui fut victime d’une importante répression politique à son encontre dans les années 1950. 

Malgré leur faible nombre[5], certaines propositions retiennent cependant l’attention des actions de résistance menées par AD en exil, d’abord contre la junte de Carlos Delgado Chalbaud (1948-1952), puis ensuite contre celle de Marcos Pérez Jiménez (1952-1958). Selon ces travaux, la cause défendue par cette organisation au cours de ces années faisait l’objet d’un travail de définition où la comparaison avec la période d’exil antérieure – les années 1928-1935 lorsque les fondateurs d’AD fondèrent le parti Agrupación Revolucionaria De Izquierdas de Venezuela ou ARDI pour s’opposer à la dictature de Juan Vicente Gómez – et avec des expériences analogues – les exils du Parti Apriste Péruvien par exemple – prenait une importance rhétorique croissante dans les discours d’AD. Dans les études sur des réseaux transnationaux de défense des droits de l’homme et de l’environnement, Margaret Keck et Kathryn Kikkink proposent d’analyser ce type de stratégies à travers leur « modèle du boomerang »[6]. À l’instar du terme « exopolitie »[7] proposé par Stéphane Dufoix pour examiner la transnationalisation des luttes de résistance locale, ce modèle cherche à expliquer comment des groupes d’intérêts dont la cause est bloquée au niveau national font appel à des groupes d’intérêts extérieurs afin d’internationaliser leur lutte. 

L’histoire de la résistance d’AD en exil entre 1948 et 1957 montre l’intérêt mais également les limites de ces analyses. Une première lecture des sources révèle, confortant ainsi la théorie du « boomerang », que cette organisation politique recourait à une stratégie de délocalisation de sa cause, dans un contexte local hostile, en cherchant des appuis à l’étranger. En revanche, une exploration plus approfondie de la culture institutionnelle[8] mise en place par les exilés d’AD offre l’avantage de complexifier la nature sociopolitique des mobilisations de ce parti en exil. Elle ouvre dans ce sens des pistes d’études autour de la place des tensions internes dans l’institutionnalisation d’espaces de résistance à l’étranger que les typologies classiques sur les internationalisations expliquent uniquement comme un des corollaires des contraintes imposées par la marginalisation dans l’espace public national.

 

La renaissance d’une culture institutionnelle en exil

 

AD fut fondée dans le cadre de l’ouverture politique menée par le gouvernement du général Isaías Medina Margarita (1941-1945). Cette fondation permit le retour au pays des anciens exilés de la « Génération de 1928 » qui avaient été chassés sous le régime de Juan Vicente Gómez. Elle aboutit à la création d’une institution qui se voulait un parti de masse au service du peuple vénézuélien et qui proposait des modalités d’action regroupant des forces syndicales du secteur agraire et du secteur pétrolier, des intellectuels, la jeunesse vénézuélienne et des élites régionales. AD était également une institution dont l’horizon latino-américain était très présent dans la culture militante. C’est ce que montre notamment l’article de Betancourt de 1941 intitulé « El álgido problema de la defensa continental ». L’auteur y souligne la nature internationale d’AD et de son objectif de réaliser « l’unité organique de l’Amérique latine à travers un pacte politique, économique et militaire »[9]. Ce n’est donc pas un hasard si la réorganisation d’AD en cellules – au Mexique et à La Havane – à partir de 1949 reprit des principes de structuration interne qui avaient fait leurs preuves durant la période de résistance à l’étranger contre Juan Vicente Gomez : transnationalisation, coopération institutionnelle avec des partis analogues, développement de réseaux. Cette décision s’inscrivait d’ailleurs dans le prolongement des pratiques institutionnelles fixées par le manifeste « Acción Democrática y la sucesión presidencial » du 14 octobre 1945 signé par l’Exécutif National du parti qui précisait  que le commandement devait revenir aux anciens membres de l’ARDI qui disposaient de l’expérience suffisante pour mener à terme la transformation nationale.

Cette réorganisation fut en réalité le fruit de la répression qui eut lieu contre les jeunes figures montantes d’AD qui furent arrêtées dès 1948, Carlos Andrés Perez, futur président du Venezuela, et Luis Domingo Rangel, arrêté puis expulsé en 1949. Une ancienne figure de la « Génération de 1928 », Gonzalo Carnevali, et des cadres organiques subalternes – des militants situés dans l’organigramme sous l’Exécutif National comme par exemple Luis Augusto Dubuc, Luis Manuel Peñalver, Leonardo Ruiz Pineda ou Luis Hurtado Higuera, qui furent arrêtés puis expulsés en 1949 –, furent également concernés. Cette vague d’arrestations ne frappa pas en revanche les dirigeants au pouvoir, qu’ils soient ministres ou membres de l’Exécutif. Ils purent alors fuir et se réfugier à l’étranger. La répartition des dirigeants d’AD se fit principalement dans les anciens lieux de refuge de l’ARDI à savoir la Colombie, le Mexique, Cuba et le Chili. Dans ces États, les nouveaux arrivants pouvaient en effet trouver un appui logistique, des réseaux locaux et du travail. C’est le cas du parcours de l’écrivain Rómulo Gallegos. Élu en 1947 à la présidence du Venezuela sous la bannière d’AD, il avait été chassé du pouvoir par le coup d’État de 1948. Arrivé au Mexique, il put reconstituer rapidement des réseaux de solidarité sur place profitant de sa stature d’intellectuel.

Le choix des États-Unis comme nouveau lieu de résistance fut la nouveauté et la spécificité de l’exil des années 1948-1957. Il s’explique par les fonctions occupées par les exilés dans leur pays d’origine : ancien président de la junte pour Betancourt (1945-1948), ministres ou cadres de l’AD comme Leoni ou Ascoli. Profitant de leur ancien statut, ces hommes purent ainsi être admis plus facilement dans le pays en tant que réfugiés politiques. Betancourt put notamment accéder aux cercles nord-américains qui luttaient pour les droits de l’homme et plaider la cause de la démocratie vénézuélienne. Son réseau personnel s’étoffa pour compter des sénateurs nord-américains, des représentants des principales centrales nord-américaines et des ambassadeurs en poste en Amérique latine.

 

Les ressorts de la centralisation du pouvoir de Betancourt

 

Si certains projets défendus par AD, comme l’intégration latino-américaine ou la démocratisation à l’échelle régionale, relevaient du moyen voire du long terme, les logiques institutionnelles et de mobilisation en exil étaient au contraire liées à sa survie immédiate. Cette donnée pesait sur les liens qui unissaient les dirigeants en exil à leur formation ainsi que sur les rôles politiques au sein de l’appareil dirigeant. Dans ce cadre incertain, en raison du contexte d’exil et des relations entre comités parfois très tendues, les leaders et anciens chefs de l’ARDI endossèrent des rôles en fonction des contraintes que leur imposaient les attentes de leurs partenaires. S’en trouva dès lors confortée l’appropriation des rôles institutionnels par les membres du réseau personnel de Betancourt. Ces derniers les codifièrent grâce à l’utilisation politique des correspondances, des lettres circulaires, des mémorandums, mais surtout du capital transnational détenu : prestige international, réseau personnel étoffé, place prépondérante dans le réseau transnational d’AD. Ce fut notamment le cas de Betancourt lui-même qui réussit à contrôler la politique d’internationalisation de son parti. Ainsi contactait-il directement des intellectuels prestigieux comme Neruda, Sánchez ou encore Alexander. Il modulait également les activités institutionnelles extérieures en décidant de prendre ou de renforcer les contacts avec des partis comme le Parti Libéral Colombien ou le Parti Apriste Péruvien. Cette stratégie, permise par sa position de « passeur transnational », lui permit de faire évoluer les frontières institutionnelles d’AD de manière à favoriser sa carrière politique personnelle. Il consolida finalement sa position dominante au sein d’AD en tant que leader organisationnel, doté une légitimité telle qu’il éclipsa ceux qui convoitaient des positions dans la hiérarchie de son parti.  

La structure de son réseau personnel et son parcours individuel ont rendu possible le contrôle de la plupart des choix politiques effectués par AD. Sa trajectoire politique à partir de 1948 lui permit en effet de maintenir son pouvoir de commandement au sein du parti en raison de sa capacité à organiser la difficile ouverture de son organisation vers des ressources transnationales stratégiques. Dès le mois de décembre 1949, il lança sa première tentative d’extériorisation du combat d’AD en réactivant le réseau international qu’il s’était forgé dans les années 1930. Grâce aux liens privilégiés qu’il entretenait avec Luis Lander, un adeco exilé au Mexique très soucieux de la nécessité de donner une dimension continentale à la résistance vénézuélienne, il put ainsi utiliser des canaux relationnels lui permettant de dénoncer la violation des principes démocratiques dans son pays devant les plus hautes instances internationales. Son statut d’ancien président et le capital relationnel entretenu au moyen de multiples échanges épistolaires lui facilitèrent la tâche. Se fondant par exemple sur son amitié avec Antonio Parra Velasco, ambassadeur de l’Équateur à Caracas, il écrivit en 1950 au président équatorien Galo Plaza pour lui demander de soutenir son organisation en bloquant des démarches migratoires favorables à l’expulsion du Venezuela de militants d’AD :

« Je me permets d’attirer l’attention de S. E. [Son Excellence] concernant la situation dans laquelle se trouvent 28 de mes compatriotes qui sont arrivés à l’aéroport de Guayaquil le 12 janvier en qualité d’exilés politiques. Et dans ces circonstances, la délivrance de visas touristiques aux exilés politiques tend à faciliter l’œuvre de la dictature dans le sens où sont jetés hors du Venezuela ceux qui luttent pour la reconquête de la liberté et de la dignité dans notre pays. Pour cette raison, je serais très reconnaissant à S.E. s’il considérait la possibilité que l’ambassade de l’Équateur à Caracas ne délivre plus aucun visa de cette nature. Cuba a déjà adopté une attitude allant dans ce sens »[10].

 

Déviances et accaparement de l’ordre institutionnel

 

Comme toute organisation, AD en exil reposait sur un système normatif servant à différencier les acteurs qui faisaient directement partie de la résistance de ceux avec qui il aurait pu être intéressant de tisser des liens[11]. Malgré la production de cadres réglementaires, il existait des difficultés concrètes pour les faire appliquer comme l’illustre le cas de la cellule de La Havane :

 

« Nous commencerons notre réponse en mentionnant les actions de la cellule de La Havane. Nos correspondants vivant en Équateur, au Chili, en Uruguay et en Argentine se plaignent de l’inertie et de la négligence qu’ils observent chez les dirigeants de la cellule de La Havane. Chaque semaine, nous envoyons de longues lettres à La Havane dans lesquelles nous expliquons divers aspects des éléments clés pour notre lutte aussi bien interne qu’internationale »[12].

 

Les relations entre comités en exil étaient parfois très conflictuelles. Néanmoins, cette conflictualité ne déboucha pas sur l’émergence de factions internes. Ces relations produisaient en revanche des pratiques d’exclusion – secret, contrôle des lettres, choix des destinataires. Ces mécanismes se manifestaient tout particulièrement lors des prises de décisions en matière de coopération interorganisationnelle et d’évolution idéologique. Ces pratiques permirent à certains cadres de renforcer progressivement l’idée qu’il fallait tenir compte des risques de transgression interne qui pouvaient potentiellement mettre en danger la survie du parti. Jouant sur la peur d’un éclatement d’AD dans leurs lettres circulaires, Betancourt et Leoni finirent par accaparer complètement en 1951 les réseaux de résistance en se présentant comme les « gardiens du temple »[13]. 

Fondement de l’ordre institutionnel d’AD, les règles internes des années 1948-1949 furent mobilisées par le réseau personnel de Betancourt pour créer une dynamique de différenciation entre les composantes à l’étranger. Dans une lettre adressée en 1949 à Rómulo Betancourt depuis La Havane[14] faisant état de l’activité de la cellule locale, Luis Peñalver lança le début de ces initiatives de centralisation des activités et du Comité exécutif national (CEN) d’AD en exil basé à La Havane. Il demanda alors à Betancourt de structurer la résistance autour du noyau des dirigeants ayant exercé les plus hautes charges publiques entre 1945 et 1948. Il lui recommanda également d’installer le cœur névralgique de celle-ci dans les lieux de résidence de la plus haute autorité du parti – Betancourt – désignée par la 8e convention nationale d’AD du 24 novembre 1948.

Le processus qui conduisit à la centralisation du pouvoir interne à AD connut cependant de nombreuses difficultés. Il existait en effet des opposants à cette décision et à l’idée de développer des partenariats avec des partis analogues tels que le Parti Apriste Péruvien ou le Parti Libéral Colombien. Cela donna lieu à l’émergence de dissidences parmi les exilés vénézuéliens, notamment parmi les membres de la cellule du Mexique. Les dissidences renforcèrent au sein d’AD des tensions nées en 1949 entre partisans de Betancourt et ceux du président élu mais déchu, Romulo Gallegos. Finalement, Betancourt réussit à rallier progressivement les principaux cadres du parti et passa un pacte avec Leoni selon lequel les deux hommes se répartissaient l’organisation interne du parti en exil. Leoni devint par exemple en 1951 le Secrétaire général du Comité central d’AD en exil.

Par ailleurs, la cellule mexicaine fut ramenée sous contrôle central. Cette cellule se trouvait en effet de plus en plus affaiblie par des distensions internes à la suite de la signature en 1949 d’un accord politique entre certains de ses membres et les dirigeants du Parti communiste vénézuélien. Afin de récupérer le contrôle face aux partisans d’une alliance avec les communistes, les opposants à cet accord n’eurent pas d’autres alternatives que de s’allier à leurs dirigeants centraux. Betancourt et Leoni les aidèrent à contrôler les dissidents en échange de leur soutien aux entreprises de transformations idéologiques, à savoir l’abandon de l’idée d’une conquête du pouvoir par la révolution. Ce fut ainsi que Betancourt accentua son pouvoir parmi les réseaux d’AD, consolida sa carrière politique, renforça le dispositif lui permettant d’apparaître comme le dirigeant d’AD le plus expérimenté en matière de lutte internationale pour la défense de la démocratie et s’érigea définitivement en commandant politique.

 

De l’éclatement en exil à la création d’un ordre institutionnel

 

La répartition géographique et la panique suscitée par le coup d’État de 1948 au Venezuela furent autant de difficultés que dût affronter AD pour survivre dans un premier temps, puis pour se reconstruire dans un second. Une des stratégies du groupe consista à faire appel au capital relationnel et politique des anciens membres de l’ARDI afin de contourner les contraintes imposées par l’exil. Le groupe accumula alors des ressources politiques et symboliques qui furent réinvesties localement, favorisant une structuration interne verticale et noyautée par des cadres tels que Betancourt ou Leoni. L’utilisation de réseaux personnels et le choix de réactiver des anciennes solidarités y jouèrent un rôle instrumental dans la légitimation de certaines personnalités et dans l’accentuation des tensions internes.

Cet article montre comment l’institutionnalisation d’une résistance à l’étranger peut être lue comme un processus alimenté par plusieurs éléments internes contraignants pour les acteurs. Les choix antérieurs ou bien les rivalités peuvent en effet contribuer à la construction d’un espace partisan transnational en raison de leur capacité à peser sur le déroulement de l’action. Dans le cas d’AD notamment, les luttes concurrentielles nous montrent que les acteurs politiques ne peuvent jamais s’affranchir de l’ensemble des effets contre-productifs inhérents à toute institutionnalisation. Cela permet dès lors de penser la transnationalisation politique au-delà du postulat de l’efficacité historique qui se focalise principalement sur les réussites en matière de structuration politique et qui sous-tend la plupart des travaux en la matière.



[1]    L’auteur est docteur en Histoire et civilisations comparées. Il a soutenu en 2011 une thèse intitulée « Réseaux transnationaux et dynamiques contestataires en exil. Sociologie historique des pratiques politiques des dirigeants des partis populaires apristes (1920-1962) », sous la direction du professeur Zacarias Moutoukias, à l’Université Paris 7. Il est enseignant contractuel à l’Université du Havre et chercheur associé au laboratoire SEDET-Université Paris Diderot.

[2]    Robert Alexander, « The Latin American Aprista Parties », Political Quartely, n° 20, 1949, p. 236-247.

[3]    Grant Hilliker, The politics of Reform in Perú: The Aprista and other Mass parties of Latin America, Baltimore, Johns Hopkins Press, 1971 ; Harry Kantor, « Los partidos populares », Journal of Inter-American Studies, n° 2, 1964, p. 221-234.

[4]    Steve Ellner, « El apogeo del populismo radical en Venezuela y sus consecuencias », Revista Venezolana de Economía y Ciencias Sociales, n° 1, 1997, p. 77-100.

[5]    Charles Ameringer, « Leonardo Ruiz Pineda: Leader of the Venezuelan Resistance, 1949-1952 », Journal of Interamerican Studies and World Affairs, n° 2, 1979, p. 209-232 ; Charles Ameringer, The Democratic Left in Exile: The Antidictatorial Struggle in the Caribbean, 1945-1959, Coral Gables, University of Miami Press, 1974.

[6]    Margaret Keck, Kathryn Kikkink, Activist Beyond Borders: Advocacy Networks in International Politics, Cornell, Cornell University Press, p. 12-13.

[7]    « L’exopolitie est un espace s’expliquant par la topographie, c’est-à-dire un ensemble de positions trouvant leur sens en vertu de dimensions qu’il est essentiel de mettre au jour, et qui comprennent deux inscriptions essentielles en plus de l’inscription strictement politique : dans le temps et dans l’espace tout d’abord, mais aussi dans la société d’accueil, dimensions qui agissent en retour sur la signification de la position exopolitique », Stéphane Dufoix, Politiques d’exil, Paris, PUF, 2002, p. 129.

[8]    « Un composé indécomposable de représentations, de croyances, de savoirs, de savoir-faire et de pratiques », Jean-Michel Eymeri, « Pour une sociologie politique comparée des institutions et de l’action publique », in Françoise Dreyfus et Jean-Michel Eymeri (dir.), Science politique de l’administration. Une approche comparative, Paris, Economica, 2006, p. 271-272.

[9]    Archives de l’Institut Rómulo Betancourt, fonds Rómulo Betancourt, carton « 1941 », Rómulo Betancourt, « El álgido problema de la defensa continental », Ahora, 12 juin 1941.

 

[10]   Archives de l’Institut Rómulo Betancourt, fonds Rómulo Betancourt, carton « 1950 », lettre de Rómulo Betancourt à Galo Plaza, Washington D.C., 17 janvier 1950.

[11]   « A. Continuer l’action de propagande pour la démocratie et contre les dictatures ; B. Organiser le mouvement des exilés et des éclaireurs ; C. Obtention de moyens matériels pour renforcer l’action interne et externe ; D. Collaboration avec le mouvement démocratique américain », Archives de l’Institut Rómulo Betancourt, fonds Rómulo Betancourt, carton « 1949 », lettre de Luis Peñalver à Rómulo Betancourt, 3 août 1949.

[12]   Archives de l’Institut Rómulo Betancourt, fonds Rómulo Betancourt, carton « 1949 », lettre de Domingo Alberto Rangel et Luis Hurtado Higuera à Rómulo Betancourt, Manzanilla, Colombie, 4 avril 1949. Stéphane Dufoix, Politiques d’exil, Paris, PUF, 2002, p. 129.

[13]   Frédérique Matonti, Intellectuels communistes. Essai sur l’obéissance politique. La Nouvelle Critique (1967-1980), Paris, La Découverte, 2005, p. 164.

[14]   Archives de l’Institut Rómulo Betancourt, fonds Rómulo Betancourt, carton « 1949 », lettre de Luis Peñalver à Rómulo Betancourt, 3 août 1949.