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Carolina Torrejόn-Barreda et Spartaco Alfredo Puttini, L’Amérique latine à la Fondazione Giangiacomo Feltrinelli

 

L’Amérique latine

à la Fondazione Giangiacomo Feltrinelli (Milan)

 

Carolina Torrejón- Barreda

Spartaco Alfredo Puttini

 

 

Véritable centre intellectuel italien, la Fondazione Giangiacomo Feltrinelli[1] a multiplié depuis 1949 les initiatives et les efforts pour rassembler et diffuser l’histoire des idées et des mouvements politiques et sociaux du xvie siècle à nos jours. Maison d’édition réputée et centre d’activité scientifique, elle possède également une très riche bibliothèque et un important fonds d'archives[2]. Son histoire est intimement liée à celle de son fondateur, Giangiacomo Feltrinelli, fils d’une très importante famille italienne et dont on a commémoré, en 2012, les 40 ans de sa disparition. Dans l’après-guerre il mit son patrimoine, ses capacités et son enthousiasme au service de la constitution d’une bibliothèque puis d’un Institut pour l’histoire du mouvement ouvrier, italien et international. Dans ce but, tous types de matériaux documentaires ont été systématiquement recueillis : fonds d’archives, ouvrages, brochures, périodiques, affiches, etc. En 1949, les collections de la bibliothèque, déjà importantes, ont été cataloguées par une jeune génération d’historiens, mettant ainsi en valeur ce riche patrimoine. De nombreux chercheurs et historiens commencèrent alors à la fréquenter, la positionnant comme un lieu d’études et d’élaboration de la pensée très important pour l’histoire contemporaine. En 1974, l’Institut fut reconnu par décret présidentiel n° 423 du 27 avril comme une fondation ayant pour but la promotion des études historiques, des doctrines politiques, des sciences sociales et économiques avec une attention spéciale sur l’histoire du socialisme et de ses divers courants. Au fil du temps, le patrimoine de la Fondazione s’est constamment élargi pour disposer actuellement de plus de 17 000 périodiques et de 200 000 monographies. Outre le fonds remarquable de livres rares et antiques, il faut mentionner les ouvrages des philosophes des Lumières, les brochures sur le socialisme utopique, les journaux de la Commune de Paris, le fonds sur les populistes russes, un vaste répertoire, soit de périodiques soit de monographies, sur le Risorgimento italien, une importante documentation sur le fascisme, l’antifascisme et la Résistance, le fonds sur les nouvelles gauches et la collection concernant la presse ouvrière.

Chaque année, la Fondazione publie L’Annale della Fondazione Giangiacomo Feltrinelli, dont le numéro XXXII de l'année 1996 fut consacré à l’Amérique latine. Celui-ci avait pour titre « Political Culture, Social Movements and Democratic Transitions in South America in the Twentieth Century » et a été réalisé sous la direction de Fernando J. Devoto et Torcuato S. Di Tella.

 

La Fondazione et l’Amérique latine

 

La bibliothèque et les fonds d’archives de la Fondazione constituent de nos jours un fonds documentaire de référence pour l’histoire économique, politique et sociale, ainsi que pour l’histoire du mouvement ouvrier notamment de l’Italie et de l’Europe[3]. Moins connues, mais tout à fait remarquables, sont ses collections sur l’Amérique latine. Cet article a été conçu pour contribuer à combler ce vide.

Monographies

La collection de monographies dépasse actuellement les 2 800 exemplaires. Cuba occupe une place particulière avec sa révolution et ses luttes pour l’indépendance. Parmi ces monographies, certaines ont été rédigées par des auteurs qui constituent une référence pour la pensée marxiste d’Amérique latine, de Mariátegui à Castro et Guevara en passant par Arismendi et Marta Harnecker. La plus grande partie des monographies est consacrée à l’étude du mouvement ouvrier, de la question agraire, du développement industriel et à l’analyse des classes sociales dans les divers pays. Les différentes thèses sur le développement entre les années 1960 et 1970 sont cataloguées, notamment celles qui proviennent de la CEPAL (Comisión Económica Para América Latina) et la théorie dite de la « dependencia ». S’y trouvent ainsi les œuvres de Celso Furtado, Osvaldo Sunkel, Norman Girvan, Ramon Losada Aldana, Theotonio Dos Santos, Vania Bambirra, André Gunder Frank, Fernando Henrique Cardoso. Le Chili est également très représenté dans la collection en raison de l’intérêt des gauches italiennes pour l’expérience du gouvernement d’Allende et sa chute. Il y a aussi des documents et ouvrages sur l’histoire de la révolution sandiniste au Nicaragua dans les années 1980 ; des brochures sur le régime du général Velasco Alvarado et sur les mouvements syndicaux et sociaux au Pérou ; sur la Révolution mexicaine et sur la politique pétrolière du pays dans les années 1930 ; sur l’histoire politique du Brésil de Vargas à Lula ; sur l’Argentine de Perón à la faillite de 2001. Dictatures et résistance, guérillas et mouvements sociaux sont des thèmes qui reviennent souvent dans la collection.

Périodiques

Parmi les publications de périodiques disponibles à la bibliothèque, certaines ont eu un rôle significatif dans l’histoire de la presse d’Amérique latine. C’est le cas de la revue Visão (1953) référence du travail journalistique d’investigation dirigé par Said Ferhat à São Paulo, de Problemas (1947) revue d’analyses politiques fondée à Rio de Janeiro par Carlos Marighella, dirigeant historique du PCB (Parti communiste brésilien), ainsi que de quelques publications des premières années du xxe siècle, notamment A vida. Publicaçao mensal anarquista (Rio de Janeiro 1914-1915, réédité en 1988) et A voz do trabalhador publiée également à Rio de Janeiro.

Parmi la presse issue des partis de gauche, la bibliothèque possède un riche ensemble de bulletins et de revues des partis communistes régionaux (comme Estudios de Arismendi).

On y retrouve également une vaste collection d’organes de presse des mouvements révolutionnaires tels que Obra revolucionaria, édité par le gouvernement révolutionnaire de Cuba à La Havane ; des publications du Frente Sandinista de Liberación Nacional (FSLN) du Nicaragua comme Barricada internacional, Patria libre, Lucha sandinista, etc. Plus au sud, les guérillas de l’Argentine sont représentées par Montonero, Evita montonera, Vencer, Militancia peronista para la liberación, et Movimiento peronista montonero publié au Mexique par des militants en exil, entre autres publications péronistes de gauche.

La plus grande partie des périodiques provient du Chili comme les Cuadernos de la Realidad Nacional (collection lacunaire) publiés par le centre du même nom de l’Universidad Católica de Chile, et symbole d'un certain renouvellement des centres universitaires après 1967, date à laquelle une réforme a démocratisé les universités. Cette revue était une tribune de débat intellectuel, incontournable pour l’étude de la période du gouvernement d’Allende. C’est aussi le cas de la revue partisane De Frente du Movimiento de Acción Popular Unitario, MAPU de Jaime Gazmuri (1971-1973 lacunaire)

Concernant la presse partisane en clandestinité, la bibliothèque possède l’un des journaux les plus importants : El rebelde en la clandestinidad, édité dans des conditions très précaires par les militants du Movimiento de Izquierda Revolucionaria (MIR) entre 1974 et 1984 et réédité par des cellules de militants en exil, notamment à Paris, Bruxelles ou Rotterdam. Les Chiliens, exilés par la dictature du général Pinochet après le coup d’État de 1973, se sont dispersés partout dans le monde[4]. Dans les fonds de la bibliothèque, il y a un certain nombre de publications émanant d’organisations chiliennes en exil dans l’Europe de l'Est comme Chile antifascista du parti communiste (1974-1976) ou encore Boletin informativo del Partido Socialista (1974-1977, du n° 1 au n° 143), en RDA, ou comme Unidad antifascista en Yougoslavie (1976-1977). Parmi ces publications, on peut constater qu’il existe une tentative de valoriser le gouvernement socialiste de l’Unité Populaire comme dans Síntesis y análisis de información sobre el Chile de la UP (1977-1983, lacunaire), ou encore dans Documentos y materiales económicos (1976-1983, collection complète). Pour l’Europe occidentale, le fonds possède, entre autres, Fragua du Movimiento de Acción Popular Unitario, MAPU et Chile-América publiés à Rome ; le Bulletin du MIR et le Bulletin de l’association Italie-Chili publiés à Milan ; Contacto et Boletin informativo de la CUT publiés à Paris ; Nosotros los socialistas publié à Lyon ; Pensamiento socialista publié à Frankfurt comme Venceremos, et pour la Suède Nueva voz et Venceremos. Il y a aussi les journaux des réfugiés en Amérique latine (dont Resistencia socialista à Bogotá, Informativo de la Casa de Chile en México, Chile informativo à Mexico, Alerta à Quito).

 

Exil et clandestinité au Chili : le fonds Fernando Murillo

L’importance et la richesse du fonds Murillo méritent qu’on s’y attarde. Ce fonds réunit un vaste corpus de sources appartenant au journaliste Fernando Murillo Viaña. Chilien et ancien militant communiste en rupture avec son parti, il apparaît ensuite pendant les années 1980 – au regard de la documentation – comme un sympathisant socialiste. En charge de la Culture[5] du gouvernement d’Allende à l’ambassade du Chili au Vietnam en 1971, il s’est exilé à la suite au coup d’État de 1973, d’abord à Rome puis à Madrid. Pendant son long séjour à Rome, il a été membre du comité éditorial de la revue Chile-América. Cette publication était la principale activité du Centre d’Études et Documentation du même nom, créée à l'initiative des anciens dirigeants du centre de l’échiquier politique chilien en exil à Rome[6].

Chile-América a paru pendant dix ans (n° 1, sept. 1974 - n° 88-89, oct. 1983) avec l’intention explicite de rassembler des opposants à la dictature de différentes sensibilités politiques, notamment le centre et la gauche. Elle est devenue une référence incontournable dans la lutte antidictatoriale, accueillant dans ses pages des points de vue divers, et des polémiques entre dirigeants. Dans ses colonnes, on pouvait trouver des interviews de dirigeants, des études sur les conditions sociales ou économiques du Chili, d’importants documents des partis et des rapports des réunions de l’opposition à l’étranger[7]. Les responsables de la revue cherchaient ainsi à stimuler un projet politique, social et économique alternatif à la dictature[8].

Les dossiers du fonds sont en quelque sorte l’écho du centre de documentation que Murillo avait organisé pour les besoins de son travail journalistique au sein de cette revue. C’est un fonds d’archives constitué dans la durée avec la volonté de rendre compte de l’actualité chilienne et de rassembler l’information des partis et mouvements politiques persécutés par les militaires. Le fonds est constitué de manifestes, communiqués, tracts, documents de travail, correspondances, communications, brochures, bulletins, de quelques photographies, de plans et d'une sélection de coupures de journaux chiliens, le tout concernant la période comprise entre 1955 et 1991. Il a été présenté au public en juin 1985 en la présence de Fernando Murillo et de Mme Hortensia Bussi, veuve du président Salvador Allende. [9]

Le fonds est classé par matière[10], comme suit :

·  Généralités sur le Chili et son histoire

·  Le gouvernement de l’Unité Populaire (Salvador Allende ; le problème militaire, les nationalisations, la politique économique, la mobilisation, l’action des États-Unis et le coup d’État).

·  Le Chili sous le gouvernement militaire (économie, société, institutionnalisation de la dictature, l’Église et le régime militaire).

·  Les partis politiques au Chili (information et documentation de chaque parti de la gauche et de la Démocratie chrétienne depuis sa formation).

·  1980 : Nouvelle face de la dictature, montée de la lutte de classes (débats sur la transition, manifestations de rue, mobilisation de l’opposition).

·  Répression et violations des droits de l’homme (Rapports internationaux et nationaux sur les disparus, les tortures, l’exil, des dossiers de dénonciation).

 

En ce qui concerne les documents relatifs à la période postérieure au coup d’État, la collection permet d'approfondir la connaissance de la politique économique et sociale engagée par la « Junta » et d'analyser son choix de faire du Chili un laboratoire des politiques néolibérales avec le concours des « Chicago Boys ». Le régime chilien, à la différence des autres gouvernements militaires qui avaient pris le pouvoir au cours des décennies précédentes dans d'autres pays d’Amérique latine, avait pour objectif de transformer en profondeur le Chili en rupture avec l’histoire politique traditionnelle et la structure sociale du pays. Cet aspect peut permettre de comprendre la politique terroriste pratiquée par les militaires dès les premières heures du putsch. Dans ce fonds on peut trouver beaucoup de témoignages sur les violations systématiques des droits de l’homme et sur l'existence des camps de concentration ; il y a également des lettres qui circulaient à l’époque dans les milieux clandestins ou à l’étranger qui avaient pour objet de connaître le sort des disparus.

Le langage et la matérialité des documents arrivent à nous plonger dans l’ambiance cloîtrée des jours sans libertés où les militants des partis de gauche subissaient un degré de persécution inédit pour le Chili. On peut trouver par exemple parmi les manifestes et les bulletins une lettre manuscrite d’une militante en exil communiquant son désarroi face aux dysfonctionnements du parti dans lequel elle milite[11] : soudainement la vie quotidienne plus ou moins anonyme des militants interpelle le chercheur.

La richesse et l’exhaustivité de la documentation témoignent aussi de grands débats de l’époque et confirment l’idée que les études ultérieures ont dans leur majorité respecté la hiérarchie des thématiques que les protagonistes de cette époque avaient déjà considérées « historiques », à savoir la crise et postérieure division du parti socialiste du Chili, la recrudescence du débat sur « la politique militaire » dans les partis de gauche ainsi que les débats sur la relation entre démocratie et socialisme au sein du projet de la gauche. La particularité de ce fonds par rapport aux autres recueils d’exilés chiliens en Europe est la considérable présence de documentation émise à l’intérieur du Chili dont la documentation clandestine. Cela constitue l'une des principales richesses de ce fonds. C’est le cas de la revue Chile-América, qui réussit à rassembler des documents d’analyse et des manifestes écrits par les militants essayant de faire entendre leur voix à l’intérieur du Chili. De cette manière, on peut constater que les contacts entre l’exil et « el interior » ont été plus fluides que ce que l’on supposait dans le passé.

Les documents du fonds Murillo témoignent aussi du processus de construction de l’État autoritaire chilien renforcé par le plébiscite de 1980, mais également des positions politiques opposées du référendum de 1988 qui marque l’ouverture d'une période difficile de transition de la dictature vers la démocratie. Ce fonds d'archives est complété par les sources imprimées que possède la bibliothèque, telles que des récits personnels et d'autres livres édités à l’époque, assez rares dans les collections européennes.

 

Conclusion

Comme on peut le constater dans les collections des archives et de la bibliothèque de la Fondazione Feltrinelli la présence du Chili est significative. D’ailleurs, la première publication de la Fondazione dédiée à l’Amérique latine était un numéro de Quaderni entièrement consacré à ce pays. Ce n’est pas un hasard, étant donné l’importance que l’expérience socialiste du gouvernement d’Allende a eu pour une partie non négligeable de la gauche européenne et notamment italienne. La possibilité de gagner une élection démocratique avec un programme révolutionnaire était envisagée comme un exemple à suivre et théorisée comme une nouvelle voie vers le socialisme. L’échec de cette expérience et la violence des militaires lors du coup d’État ont heurté une partie importante de l’opinion publique européenne et ont donné naissance à de nombreuses initiatives de solidarité. La trace de tout ce processus s’est gravée dans des institutions telles que la Fondazione Feltrinelli. Ces collections sont un miroir, une mémoire imprimée des espoirs, des violences, de la clandestinité et des exils vécus à cette époque.

 


[2]    Carolina Torrejón-Barreda est doctorante en histoire à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Elle prépare, sous la direction d’Annick Lempérière, une thèse intitulée « La clandestinité rêvée, la clandestinité subie. Les parcours clandestins du parti socialiste du Chili (1959-1979) ». Elle est responsable de la collection d’espagnol et de portugais à la Bibliothèque de Documentation International Contemporaine (BDIC). Spartaco Alfredo Puttini est docteur en histoire à l’Università degli Studi de Milan. Depuis 2005, il collabore et travaille pour la Fondazione Giangiacomo Feltrinelli. Il a publié des catalogues thématiques sur les collections de la Fondazione notamment , « I periodici della Comune di Parigi », 2005 ; « La stampa nella Francia di Vichy », 2008 ; « I periodici della Resistenza francese », 2008.

[3]    Francesca Gori, « La Fondazione Giangiacomo Feltrinelli à Milan », Matériaux pour l'histoire de notre temps, n° 10, Nanterre, BDIC, avril-décembre 1987, p. 19-21.

[4]    La présence des exilés chiliens est recensée dans 110 pays, plus d’un tiers des exilés s’étant installé dans des pays d’Europe. Cf. Rody Oñate et ali, Exilio y Retorno, Santiago, Lom Editorial, s. d., p. 11.

[5]    Son titre était alors « Agregado cultural ».

[6]    Le Comité éditorial était intégré par les dirigeants du parti démocrate–chrétien (PDC) : Bernardo Leighton, Esteban Tomic, le dirigeant du MAPU, José Antonio Viera-Callo et le dirigeant du parti de gauche chrétienne Julio Silva Solar. Ces deux derniers avaient commencé leur parcours politique dans le PDC. La revue, simple bulletin pendant sa première année, a circulé dans des dizaines de pays. Il existe des versions traduites de celle-ci notamment en italien, anglais et français (éditées en France à partir de 1976 avec une sélection d’articles déjà parus en espagnol à Rome). Cf. Carlos Orellana, « Revista a las revistas chilenas del exilio (1973-1990) », Imagineria política,

http://www.abacq.net/imagineria/revistas.htm, consulté le 3 mai 2013.

[7]    Pendant les années de dictature il était habitue<s>l</s> d’organiser des réunions à l’étranger entre différents anciens dirigeants politiques dans un cadre académique qui dissimulait tant bien que mal des discussions politiques (Encuentros de Chantilly, réunion de New York 1977, etc.)

[8]    Cf. « Exilio, convergencia política y renovación ideológica. Revista Chile-América (1974-1983) », Instituto Igualdad, http://www.igualdad.cl/2009/12/exilio-convergencia-politica-y-renovacion-ideologica-el-caso-de-la-revista-chile-america-1974-1983/, consulté le 3 mai 2013.

[9]    Murillo a donné ses archives à la Fondazione Giangiacomo Feltrinelli entre 1984 et 1985, mais le fonds a continué à s'enrichir jusqu’à 1991. Toutefois la majeure partie du fonds concerne les décennies de 1970 et 1980.

[10]   Pour une description approfondie du fonds, cf.  Raul Ampuero, Fernando Murillo Viaña et ali, Cile: fra dittatura e democracia, Quaderni n° 30, Milan, Fondazione Feltrinelli, 1985.

[11]   Archives Feltrinelli, fonds Murillo, Faldone 71.1.