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Marie Burnel, New York, entre urbanisme et conservation du patrimoine

New York, entre urbanisme et conservation du patrimoine

 

 

 

Bulletin n° 35, printemps 2012

 

 

Marie Burnel

 

 

Le choix d’une étude du patrimoine industriel urbain de Manhattan[1] est lié à mes centres d'intérêt et s’est précisé lors d’un voyage à New York en novembre 2009. Il s’agissait de s’interroger sur les formes que peuvent prendre les différentes méthodes de conservation urbaine, et de déterminer quels en sont les acteurs.

Dans la ville de New York, les problématiques posées par la conservation du patrimoine urbain de la métropole mobilisent la municipalité depuis une dizaine d’années. Elles sont cependant depuis bien plus longtemps une des préoccupations principales des New-Yorkais. Malgré une dynamique de transformation architecturale incessante, des identités, des villages se sont installés dans la ville, et ont parfois résisté à une destruction imposée par la spéculation immobilière. Ce travail de recherche porte sur la conservation du patrimoine urbain de cette ville en perpétuel renouvellement architectural. Pour cela, une étude de cas est apparue significative, celle d’un quartier particulier de Manhattan, le Meatpacking District. Situé au nord de Greenwich Village et au sud de Chelsea le long de l’Hudson River, c’est un quartier de taille réduite (situé entre la 9e et la 15e rue). Ce sujet, bien qu’étendu dans ses termes et dans sa chronologie, est ainsi adapté à un travail de recherche de master, de par les dimensions géographiques restreintes de son terrain d’étude.

Étant fascinée par l’histoire urbaine, le choix de la ville de New York était pour moi une évidence, quand en revanche celui d’un quartier pour centrer l’étude de cas a été décidé sur place, à l’occasion d’un voyage dans la ville de New York. Sous des allures d’usine désaffectée, le Meatpacking District offre un aspect différent de ce que peut être une réhabilitation de quartier industriel en plein cœur de Manhattan. Quartier laissé à l’abandon pendant trois décennies, sa mutation a commencé il y a près d’une dizaine d’années et est toujours en cours. Cependant, il est très peu évoqué comme exemple de réhabilitation urbaine. Le maire républicain, Michael Bloomberg, et à la tête de son administration municipale Amanda Burden (directrice du New York Department of City Planning, et membre de la City Planning Commission), en ont pourtant fait une de leurs priorités en matière de chantier urbain.

L'architecture des quartiers dont l'activité était fondée sur l'industrialisation, a souvent été méprisée par les municipalités qui ne favorisaient pas la conservation d’un patrimoine méconnu, et souvent tombé dans l'abandon depuis longtemps. Ce travail a donc eu pour but de définir les termes, les intérêts et les limites de la conservation urbaine aux États-Unis. Il s’agissait de présenter la façon dont fonctionne le système fédéral américain en matière de conservation du patrimoine, et de mettre ceci en relation avec les mouvements organisés spontanément par les populations habitant un quartier menacé. Même si tous les niveaux de ce processus sont importants, ont été privilégiées dans ce mémoire les échelles locales de la politique de conservation urbaine, c’est-à-dire les décisions étatiques et municipales, ainsi que les initiatives individuelles. Dès lors, j’ai examiné les changements d’échelle dans l’histoire urbaine, comme Bernard Lepetit l’avait fait dans son travail de thèse[2], où il expliquait la pertinence d’avoir sur un même sujet plusieurs degrés d’observation. En multipliant ces changements d’échelle, les différents niveaux sont plus nettement perçus, et il devient possible de faire jouer les éléments permettant la constitution de l’objet d’étude dans un espace donné.

 

Processus de recherche : problématique et bornes chronologiques

 

La bibliographie en matière d’urbanisation et de conservation urbaine aux États-Unis est abondante, mais curieusement presque inexistante sur l’histoire de ce quartier. La plupart des ouvrages traitent de l’histoire de New York (Clara Cardia[3], François Weil[4], Catherine Pouzoulet[5] et Edwin Burrows[6]), ou bien portent sur l’urbanisme et la planification urbaine à Manhattan. En matière d’urbanisme et d’architecture, les travaux de Robert Stern[7] permettent de visualiser dans son ensemble et sur une période chronologique étendue l’histoire de l’urbanisme et de l’architecture de la ville. Le domaine de la planification urbaine est abordé dans le mémoire de manière non-exhaustive à partir d’ouvrages complets, tels ceux de Bröner Kaisa[8] et David Johnson[9]. Même s’ils ne citent pas directement le Meatpacking District, ils traitent des sujets de politique urbaine et de planification dans la ville de New York, essentiels à la compréhension du sujet. La faiblesse de la bibliographie a constitué un défi, celui d’appliquer certaines généralités de la conservation et de l’urbanisme à l’échelle d’un quartier assez méconnu. L’analyse s’appuie sur ce changement d’échelle, en accordant une place particulière à la population du quartier, aux dynamiques qui existent entre la municipalité et ses administrés, donnant ainsi à ce travail une dimension sociale.

Par ailleurs, un sujet traitant de la conservation urbaine devait aussi intégrer les questions relatives à la planification. Matière complexe et passionnante, la planification est analysée dans le rapport publié par la New York City Planning Commission[10]. Cet ouvrage revient sur les débuts du sentiment de nécessité d’une organisation urbaine à New York. Il est en ce sens indispensable à l’analyse. Ces ouvrages généraux, interrogés en privilégiant l'étude des mouvements populaires de proximité et les rouages de la politique municipale, ont permis de combler le vide bibliographique déjà noté. Les sources sur lesquelles s’est appuyée la rédaction de ce travail sont le plus souvent des documents officiels fournis par des institutions privées et des agences publiques ou gouvernementales, ou des articles de la presse écrite new-yorkaise. Le New York Times, particulièrement, apporte par ses articles de l’époque (dès 1850) un éclairage intéressant et unique sur le sujet. Le New York Observer et le New York Sun ont aussi été importants pour la rédaction de ce travail. Certains reportages télévisés ont été utilisés comme sources, dont ceux de la chaine New York One[11] traitant du Meatpacking District. Une société historique, la Greenwich Village Society for Historic Preservation, a fourni une liste de documents précieux (cartes du quartier, comptes rendus de réunions de voisins sur le sujet de la High Line, etc.). Enfin, la Mairie de Paris a organisé de septembre à décembre 2010 une « saison métropolitaine » avec une série de conférences sur le thème « New York, métropole mondiale »[12] très inspirantes.

Mais quel est le sens de la conservation urbaine, lorsqu’elle touche à un patrimoine industriel ? L’histoire urbaine de Manhattan, qui se matérialise souvent dans son architecture, est-elle assez particulière pour résister à la force de transformation d’une ville en mutation constante ? Comme dans l’exemple de la réhabilitation de Tribeca, quartier industriel par excellence, dont le renouveau est tel qu’il est maintenant, selon le magazine Forbes, le troisième quartier le plus cher de New York, le marché de l’immobilier du Meatpacking District continuera-t-il à connaître une telle croissance ? L’installation de boutiques de luxe, la fermeture des commerces de proximité et d'alimentation générale, l’ouverture d’hôtels de luxe sont autant de faits inquiétants pour la préservation de l’âme d’un quartier déjà traumatisé par l’ère Giuliani, et la volonté féroce de l’ancien maire de le faire raser pour y construire du neuf. Le patrimoine industriel du Meatpacking District résistera-t-il à la ruée vers les lofts des nouvelles classes aisées de Manhattan, ou sera-t-il victime de son nouveau succès ? Le rôle des habitants et de la municipalité est déterminant dans la réussite du classement « quartier historique » du Meatpacking District. Tout le défi de ce classement est d’arriver à protéger, à préserver un patrimoine urbain, sans l'enfermer dans une bulle hors du temps. L’exemple du Meatpacking District, les problèmes qu’il rencontre encore aujourd’hui en matière de préservation, pourraient-ils servir de cas d'école, et permettraient-ils d’élaborer un modèle de préservation moderne et intelligente applicable à d’autres quartiers industriels de métropoles nord-américaines ?

Le principal argument est que le but de la conservation urbaine consiste à protéger certaines caractéristiques architecturales et culturelles, sans empêcher l’évolution du quartier. Bien que classé, le Meatpacking District n’est pas non plus figé. Et tout le défi d’un tel travail a été de s’intéresser aux projets de réhabilitation en cours, évoqués plus loin. S’intéresser aux luttes des habitants, aux décisions de la municipalité, au rôle des grands trusts immobiliers est indispensable à la compréhension des rapports de force présents au sein du Meatpacking District. Ces différentes échelles permettent d’avoir une vision globale des dynamiques du quartier, de la pression exercée par les habitants pour la préservation du patrimoine et d’un certain mode de vie, mais aussi de la volonté de rentabilité économique exprimée par la municipalité.

Afin de mener à bien ces recherches, le début de l’analyse a été fixé à la création du quartier, c’est-à-dire en 1812. Cette date suit celle du Grid Plan de 1811, ou Plan des Commissaires, qui planifie la gestion urbaine de Manhattan. La limite géographique du Grid Plan se trouve actuellement au centre du Meatpacking District. L’évolution du quartier est marquée par la planification urbaine dès sa création. Mais l’intérêt d’un tel sujet est aussi lié à ce qu’il apporte dans le questionnement sur les problèmes actuels d’urbanisme et de conservation et, dans cette optique, il s’est avéré nécessaire d’étendre l’étude jusqu’à la période la plus contemporaine, c’est-à-dire en 2011.

Le choix du Meatpacking District a permis de réaliser l’étude d’un patrimoine spécialisé, le patrimoine industriel. Définir les caractéristiques qui font la singularité et l’intérêt du Meatpacking District à New York, d’un point de vue autant historique qu’architectural et esthétique, permet de mieux délimiter les problématiques du classement « quartier historique » du Gansevoort Market. Il faut cependant relativiser cette lecture, en étudiant les flux de population au sein du Meatpacking District, de l’ouverture de ces marchés à nos jours. Une des caractéristiques principales du Meatpacking District est son activité commerciale, qui a fortement marqué sa démographie puisqu’elle a fonctionné pendant plusieurs décennies comme un repoussoir. Le nombre important de Meatpackers travaillant et résidant dans le Meatpacking District a découragé l’installation de populations autres dans le quartier, et ce jusqu’aux années 2000.

Depuis la fermeture des industries et des commerces de viande[13], une population nouvelle a investi le quartier. À la recherche de vastes lofts (présents en nombre grâce à l’architecture industrielle), les habitants qui s’installent actuellement dans le Meatpacking District bénéficient d’importants moyens financiers, et sont pour la plupart célibataires. La gentrification du quartier est directement liée à la possibilité qu’il offre d’un autre mode de vie en ville, réservé cependant à des personnes célibataires et gagnant bien leur vie. À ce titre, il est une alternative pour certaines populations aisées, qui ne se reconnaissent pas nécessairement dans le style de vie offert par les communes pavillonnaires de banlieue.

Par ailleurs, la fermeture des commerces de proximité, remplacés par des boutiques de créateurs ou d’enseignes à la mode, l’ouverture de grands hôtels, ont complètement bouleversé la physionomie du quartier. Ces changements n’ont pas été facilement acceptés par les habitants installés depuis longtemps dans le Meatpacking District. Ceux-ci ont vu avec hostilité la destruction opérée, parfois sans vergogne, par les nouveaux arrivants, profitant pour la plupart d’un espace vide et longtemps préservé de la pression immobilière. La raison de ce faible intérêt pour le quartier est liée au délabrement qu’il a subi pendant presque trois décennies. L’activité de découpe de la viande, ayant partiellement lieu à l’extérieur des bâtiments, entraînait la présence de camions dès 4 heures du matin dans les rues, occasionnant autant de nuisances qui ont tenu les promoteurs à distance. Cependant, des franges plus marginales de la population ont investi le quartier qui devint, entre autres, un refuge pour la communauté homosexuelle new-yorkaise, avant d’accueillir de manière plus ou moins forcée les junkies de Manhattan.

La lutte pour le respect de « l’esprit du lieu », la protection des habitants et la réduction des nuisances dans le Meatpacking District a été menée par des mouvements d’action populaires, les grassroots movements, qui se sont particulièrement intéressés à la prévention antidrogue. Le fonctionnement de ce village dans la ville, l’attachement des habitants à leur quartier ont réussi à contrer la détermination d’un des plus farouches opposants au Meatpacking District, l’ancien maire républicain Rudolph Giuliani, déterminé à le faire entièrement raser.

 

Exemples de réhabilitation dans le Meatpacking District

 

Les politiques municipales plus ouvertes et novatrices suivies par son successeur Michael Bloomberg ont permis le classement de cet endroit en « quartier historique », grâce à l’appui d’associations, de commerçants et à la mobilisation des habitants. Ce statut est important en ce qu’il a modifié les procédures de prise de décision en matière de renouvellement du paysage urbain dans le quartier. Des exemples de ce renouveau architectural, inscrit dans le respect d’un patrimoine industriel, sont présentés.

Un de ces exemples, et sûrement le plus significatif, est celui de la High Line. Ancienne structure ferroviaire édifiée dans les années 1930 afin de faciliter le transport des marchandises vers les entrepôts qui couvraient la partie ouest de Manhattan, la High Line est désormais une promenade plantée. Elle constituait une frontière entre quartiers industriels et entrepôts. Son démantèlement, bien qu’évoqué, n’a heureusement jamais abouti. La raison en est qu’il aurait coûté trop cher, et les propriétaires rechignaient à la dépense. Constituée d’une voie ferrée culminant à neuf mètres de haut, elle est devenue une attraction touristique très populaire (entre 3 000 et 15 000 flâneurs en semaine selon la saison, et en moyenne 19 000 le week-end), et propose aux habitants du quartier un lieu de vie communautaire très apprécié grâce aux nombreux ateliers mis en place toute l’année et à son mode de fonctionnement basé sur le bénévolat. Aujourd’hui, après sa réhabilitation et son ouverture au public, elle offre à ses visiteurs une alternative aux parcs municipaux classiques et propose une promenade intégrée au paysage urbain.

Un autre exemple réussi de renouveau architectural est celui du Chelsea Market. Situé dans un des quartiers les plus industrialisés de Manhattan, à la convergence du Meatpacking District et du quartier de Chelsea, il provient de la reconversion d’un ancien bâtiment industriel en complexe commercial. Cette ancienne usine de fabrication de biscuits secs appartenant à la National Biscuit Company, fondée en 1890, a été rénovée dans les règles de l’art et est maintenant un marché couvert offrant des produits frais au rez-de-chaussée. C’est un espace de référence en matière d’arts de la table à New York puisqu’on y trouve également 35 restaurants gastronomiques réputés.

Ces deux cas, largement décrits et analysés dans le mémoire, sont autant d’exemples de réhabilitation réussis. Le renouveau commercial du quartier, dû à l’installation de nouveaux commerces, est aussi lié à la réalisation de projets culturels comme celui du Whitney Museum of American Art. Le site occupé par le musée, au croisement de Madison Avenue et de la 75e rue, conçu en 1966 par l’architecte Marcel Breuer, souffre depuis plus d’une dizaine d’années d’une superficie insuffisante au regard de l’étendue de ses collections. En 2004, la décision a été prise par le conseil d’administration du musée d’engager l’architecte Renzo Piano pour concevoir et réaliser le projet d’une annexe du Whitney, aujourd’hui en construction dans le Meatpacking District au bout de la High Line. Les projets de ce type ont attiré de nouvelles populations, et donc soutenu l’investissement de fonds qui ont d’abord permis la survie économique du quartier, avant de favoriser sa gentrification.

Il est apparu au cours de ces recherches que certains de ces projets, comme la High Line, ont posé des problèmes particuliers (notamment de propriété à l’occasion de son rachat). En effet, si la hauteur des immeubles qui longent la High Line est maîtrisée, les propriétaires et les promoteurs sont néanmoins assurés d’une clause réglementaire votée par la municipalité qui transfère leurs droits fonciers à construire en hauteur aux parcelles adjacentes. On peut citer comme application de cette clause la Chelsea Tower des ateliers Jean Nouvel sur la Onzième Avenue, avec ses 23 étages, construite en 2008. Cette clause a permis à la municipalité de faire jouer un système de transfert de la propriété, et donc de racheter toute la structure, contre une promesse aux propriétaires de pouvoir construire plus haut autour du quartier. Malgré ces quelques considérations suscitant la polémique, cet exemple de réhabilitation a eu beaucoup de succès à New York. À l’été 2010, la High Line avait déjà vu passer plus de deux millions de visiteurs.

D’autres villes nord-américaines cherchent dorénavant à valoriser leurs friches ferroviaires, telle Philadelphie où est envisagée la reconversion du viaduc du Reading Terminal qui traverse la ville à dix mètres du sol. Un projet du même type est aussi en préparation à Chicago, la Bloomingdale Line. La ville de Detroit pense aussi depuis peu à réhabiliter ses lignes de chemin de fer à l’abandon, ce qui fait dire à certains journalistes que la High Line est devenue un nouvel exemple d’exportation de produits new-yorkais à la mode, tels les bagels ou le CompStat[14].

 

Une réhabilitation à suivre…

 

Ces exemples montrent les possibilités d’une réhabilitation pensée pour être à la fois culturellement et architecturalement maîtrisée. Ces trois cas de réhabilitation du Meatpacking District ont en commun d’avoir fait preuve de responsabilité économique, mais aussi d’ambition culturelle. Le succès du Chelsea Market et des programmes culturels laisse présager un avenir favorable pour l’annexe du Whitney Museum of American Art.

Il est important de souligner que contrairement à l’idée souvent mise en avant d’une non-rentabilité de l’offre culturelle, les New-Yorkais à l’origine de ces projets ont réussi à proposer des idées à méditer, voire à appliquer dans d’autres métropoles. Ces exemples montrent que, pour être viable économiquement, un quartier n’a pas à être neuf. Il peut avoir été réhabilité, même s’il faut pour cela que la municipalité et les habitants de ce quartier s’investissent dans le projet. Ces dynamiques, multiples et complexes, sont la pierre angulaire d’une rénovation intelligente et maîtrisée. Le dialogue et la concertation choisis par l’équipe municipale de Michael Bloomberg ont prouvé la viabilité du système de concertation communautaire assez courant aux États-Unis. Cela a permis de créer des espaces réhabilités de manière intelligente, c’est-à-dire en respectant le patrimoine architectural du quartier, et ce sans oublier de le rendre fonctionnel et agréable à vivre. Le succès commercial et économique des projets et leur dynamisme démographique ont confirmé la pertinence de cette politique municipale de conservation du patrimoine urbain.



[1]    Cet article est un résumé du mémoire de Master 2 : « New York, entre urbanisme et conservation du patrimoine. Étude de cas : le Meatpacking District », dirigé par Annick Foucrier, directrice du Centre de Recherches d’histoire nord-américaine, soutenu en juin 2011 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

[2]    Bernard Lepetit, Les villes dans la France moderne, 1740-1840, Paris, Albin Michel, 1988.

[3]    Clara Cardia, Ils ont construit New York : histoire de la métropole au XIXe siècle, Paris, L’Équerre, 1987.

[4]    François Weil, Histoire de New York, Paris, Fayard, 2000.

[5]    Catherine Pouzoulet, New York, New York, Espace, pouvoir et citoyenneté dans une ville monde, Paris, Belin, 2000.

[6]    Edwin Burrows, Mike Wallace, Gotham: A History of New York City to 1898, New York, Oxford University Press, 1998.

[7]    Robert A.M. Stern, David Fishman, Jacob Tilove, New York 2000: Architecture and Urbanism Between the Bicentennial and the Millennium, New York, Monacelli Press, 2006.

[8]    Kaisa Broner, New York face à son patrimoine. Préservation du patrimoine architectural urbain à New York, analyse de la méthodologie : étude de cas sur le secteur historique de SoHo, Liège, P. Mardaga éditeur, 1986.

[9]    David A. Johnson, Planning the Great Metropolis: The 1929 Regional Plan of New York and its Environs, London, Routledge, 1995.

[10]   Thomas Mellins, Regina Kellerman, Penelope Bareau, Report to the New York City Landmarks Commission, the Case for Preservation: The Proposed Gansevoort Market Historic District : an Overview, New York, 2001. Ce rapport est consultable sur le site de la Greenwich Village Society for Historic Preservation : http://www.gvshp.org/_gvshp/index.htm (fichier pdf).

[11]   Paul Lombardi, “Longtime Businesses Worry About Being Pushed Out Of Meatpacking District”, New York One, 12 janvier 2004. Cf. http://www.ny1.com/content/top_stories/36368/longtime-businesses-worry-about-being-pushed-out-of-meatpacking-district- [Site consulté le 6 avril 2010, et le 28 janvier 2011].

[12]   Amanda Burden, Bernard Tschumi, Paris-New York : comment faire la ville au XXIe siècle, le 21 septembre 2010, Hôtel de Ville de Paris, http://www.franceculture.fr/plateformes-paris-new-york-comment-faire-la-ville-au-xxieme-siecle-paris-new-york-comment-faire-la-v [Site consulté le 28 janvier 2011]. Pauline Peretz, Renaud Le Goix, New York : laboratoire social et urbain du XXIe siècle, le 5 octobre 2010, Conférence donnée à l’Hôtel de Ville de Paris.

[13]   Steven Kurutz, “Got Beef? Not Anymore”, The New York Times, 25 décembre 2005. Cf. http://www.nytimes.com/2005/12/25/nyregion/thecity/25west.html [Site consulté le 28 janvier 2011].

[14]   Voir l’article de Quentin Convard, New York et la tolérance zéro, dans ce numéro 35 du Bulletin de l’IPR.