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Marie Aberdam, La scène politique khmère de 1945 à 1970, acteurs et enjeux

La scène politique khmère de 1945 à 1970, acteurs et enjeux

 

 

Bulletin n° 35, printemps 2012

 

 

 

 

Marie Aberdam

 

 

 

Les étapes de la construction de l’État cambodgien contemporain, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale jusqu’à la chute du régime de Norodom Sihanouk, se caractérisent par le processus de négociation débuté avec la puissance protectrice, la France, et par l’émergence d’un débat national[1]. Ces processus ont pour cadre régional les deux conflits vietnamiens et, pour contexte, la constitution des blocs entre les deux puissances mondiales des États-Unis et de l’Union des Républiques socialistes soviétiques (URSS). Alors que l’empire colonial français transforme ses structures et que débute la compétition des modèles idéologiques d’Est et d’Ouest, les acteurs de la scène politique khmère s’impliquent dans un dialogue avec les forces internationales. Qu’en est-il en effet de ce petit pays, pris entre les étaux de la République populaire de Chine et des États-Unis ? Si l’on peut effectivement lire l’histoire du Cambodge contemporain comme irrémédiablement définie par les luttes hégémoniques en Asie du Sud-Est, il semble cependant que la place et le rôle de ses animateurs politiques ne soient pas à négliger. Plus encore, l’étude de la scène politique se doit de prendre en compte la population khmère dans son ensemble, et cela tout au long de la période. De la population cambodgienne, nous ne connaissons que les représentations qu’en donnent soit les observateurs occidentaux, soit les élites culturelles et politiques khmères. Si ces dernières œuvrent notamment pour l’amélioration des conditions d’existence de la majorité, qui ne bénéficie que d’un réseau embryonnaire de services lors de la décolonisation, les hommes politiques et les intellectuels ont cependant des buts et stratégies qui leur sont propres. On ne peut alors envisager quels étaient les besoins et les attentes des Cambodgiens, ni apprécier leurs comportements politiques et sociaux. Il nous faut donc tenter, à travers des sources diverses, d’analyser les signes d’une éventuelle vie publique cambodgienne.

Pour cette étude, nous nous sommes attachés à la lecture de documents issus du Haut-commissariat de France en Indochine et du Haut-commissariat de France au Cambodge, pour la période 1946-1955, puis aux dossiers issus de l’Ambassade de France au Cambodge pour la période 1956-1970. Nous avons, en outre, pris en compte les archives cambodgiennes publiées, disponibles en France, des médias originaux tels que des revues et journaux, ainsi qu’un certain nombre de dossiers du fonds Norodom Sihanouk déposé aux Archives nationales à Paris.

 

Les acteurs de l’indépendance

 

S’il n’est que très peu présent dans les sources, le peuple cambodgien est pourtant l’un des acteurs majeurs du processus de décolonisation. Dès 1946 en effet, le droit de vote au suffrage universel masculin est institué. Des élections sont organisées en 1946 pour élire une assemblée constituante, puis une assemblée législative en 1947. Vainqueur de ses élections, puis des suivantes en 1951, le parti démocrate rassemble les partisans de l’indépendance. Ceux-ci sont actifs bien avant la Seconde Guerre mondiale : des représentants issus des monastères bouddhistes, des intellectuels et des membres de l’administration s’y rassemblent. Ce parti, créé en 1946 est, de fait, l’un des interlocuteurs de la puissance coloniale jusqu’en 1953. Il est assez mal considéré par les diplomates français, mais également par certaines élites cambodgiennes : le parti libéral, son principal opposant sur le plan électoral, se veut, quant à lui, l’allié de la monarchie khmère et le partisan d’une indépendance avant tout progressive. Il semble donc que la population ait plébiscité, à travers cette nouvelle institution, des représentants nationalistes en rupture avec une partie des élites. Animé par des tendances contraires, le parti souffre de la concurrence politique du parti libéral, et s’il reste incontesté sur le plan électoral, il ne peut empêcher les scissions en son sein. L’Assemblée, si elle assure une visibilité aux thèses démocratiques, n’offre en effet qu’un pouvoir très restreint. La monarchie cambodgienne reste, malgré les processus électoraux, le principal interlocuteur de la puissance française. Le roi Norodom Sihanouk incarne également la nouvelle génération de dirigeants qui s’implique dans le débat national. Or la création d’une instance de représentation tend à nécessiter une définition plus précise du rôle du souverain. Alors que la France continue de diriger le pays, il s’agit pour les acteurs de la vie politique de se positionner et de proposer un projet politique dans le cadre monarchique : monarchie parlementaire pour le Parti démocrate, monarchie constitutionnelle pour les Libéraux et pour la Couronne. L’historiographie accorde une grande place au rôle de Norodom Sihanouk dans l’obtention effective de l’indépendance en 1953. C’est bien le parcours international du roi, ses prises de position et sa volonté affichée d’en finir avec la domination française, qui mènent à la création du Royaume du Cambodge indépendant le 9 novembre 1953. Cependant, alors que depuis 1946 le statut du pays est conditionné par la situation militaire française au Vietnam, l’indépendance khmère découle également du rapport de force instauré régionalement.

 

En effet, c’est à Genève en 1954 que se formalisent les accords principaux qui, dans le cadre du démantèlement de l’Indochine française, permettent au Cambodge de jouir de sa souveraineté. C’est ensuite l’indépendance financière, avec l’abandon de la piastre indochinoise et la fin de l’institut d’émission en 1954, qui symbolise autant qu’elle réalise véritablement l’indépendance du pays. Norodom Sihanouk, s’il prend part à ce processus, n’en est pas réellement à l’origine sur le plan diplomatique. Le cœur des négociations a lieu à Genève et la délégation khmère se doit d’y affirmer ses prérogatives alors que l’attention se porte sur la question vietnamienne. La prise de position et l’action de Norodom Sihanouk peuvent être vues comme procédant d’une analyse réussie du contexte colonial : le roi rompt alors avec la position quasi attentiste de la Couronne depuis 1946, tandis que les forces françaises sont en difficulté. Il apparaît ainsi comme le père de l’indépendance nationale, faisant oublier les acteurs antérieurs, tel que le parti démocrate. Nous ne pouvons cependant remettre totalement en question l’action du roi : plusieurs facteurs semblent ainsi indispensables à la compréhension des événements. Tout d’abord, le roi est jeune, il est né en 1922, et semble, lors de la fameuse « croisade pour l’indépendance » de 1953, se rendre véritablement maître de ses choix politiques. Il faut insister sur le rôle majeur tenu par sa famille : sa mère, la reine mère Sisowath Kossamak, ou ses oncles Sisowath Monipong et Sisowath Monireth, dans les premiers temps de son règne. Il est certain que le roi, choisi par la France en 1941, car semblant plus influençable, développe au cours de la décennie 1946-1953, un goût du pouvoir et de la politique, d’autant qu’il s’investit dans la création de l’État khmer. Sa stratégie, dans cette construction du fait national qui débute en 1946, émerge en 1953 alors que la place de la monarchie khmère a été remise en question. Il s’agit donc pour lui d’assurer sa représentation politique. Il mise alors sur sa popularité et sur un élément fondamental de la société bouddhiste cambodgienne : la recherche d’une harmonie sociale.

 

Ainsi, le référendum organisé en février 1955 entend affirmer le consensus absolu de la société khmère autour de son roi, la question posée étant très rhétorique : « Êtes-vous satisfaits de mon combat pour l’indépendance ? » Ce consensus n’est cependant que superficiel, ce que sait Norodom Sihanouk. Son abdication, en mars 1955, a ainsi surpris plus d’un observateur : il apparaît comme un leader politique, affirmant sa volonté de trouver une origine démocratique au régime qui doit se mettre en place, à égalité avec les autres politiciens. Le prince abdicataire, tel qu’il décide de se faire appeler, fait peau neuve en laissant le trône à son père, Norodom Suramarit. Il entend cependant jouer de cette double investiture, royale et politique, pour dominer le débat. Il crée le Sangkum Reastr Niyum, Communauté socialiste populaire[2], et remporte les élections législatives de septembre 1955 avec une écrasante majorité. Cette dynamique nationale a en effet séduit de très nombreux animateurs de la vie publique cambodgienne : anciens démocrates, anciens opposants des milieux rebelles tels que des Khmers Issarak, « Khmers libres »[3] et l’ensemble des militants du parti libéral, rejoignent le Sangkum. Cet ensemble hétéroclite de sensibilités s’entend sur les points essentiels d’un programme ambitieux : développement économique et social, création d’infrastructures et de services, dans le cadre d’une souveraineté pleine et entière. Le Cambodge entend assurer ses frontières à l’est, face aux deux Vietnam issus de Genève et qui apparaissent historiquement et dans ce contexte, comme des voisins dangereux, à l’ouest face à la Thaïlande dont la croissance économique et la puissance politique inquiètent. Le partenaire privilégié est la France, qui s’investit sur le terrain dans trois chantiers : la construction d’infrastructures, tel le port de Kompong Som – Sihanoukville, ou l’aéroport international de Pochentong à Phnom Penh ; le soutien militaire à travers la formation des Forces armées royales khmères ; le chantier culturel enfin, à travers notamment la Conservation du parc d’Angkor dans le cadre des chantiers de l’École française d’Extrême-Orient.

 

Les enjeux de la représentation nationale

 

En septembre 1955 la population cambodgienne plébiscite son ancien souverain. La réunion en un mouvement unique, qui refuse de s’appeler parti, de toutes les tendances, doit permettre un front uni face aux défis de l’indépendance. Les bases idéologiques : neutralité et non-alignement, sont les deux garanties qui doivent assurer l’unité des groupes en présence. En pratique, le Cambodge accepte en effet les aides multiples qui lui sont offertes par les pays de tous les blocs : Chine, France, États-Unis, Républiques démocratiques… Le budget khmer dépend de ces apports. Dans le cadre du Sangkum, le prince Norodom Sihanouk promeut deux nouvelles institutions : le Congrès national, qui doit représenter les militants de tout le pays mais également tous les Cambodgiens au sens où le débat, organisé annuellement, est ouvert à tous, et les Assemblées provinciales, qui doivent réunir au niveau local des représentants élus, dits députés provinciaux, les militants et la population. Il est prévu que le Congrès fasse des recommandations à l’Assemblée nationale, et qu’une partie des pouvoirs régaliens, ce qui concerne les impôts locaux notamment, soit déléguée aux Assemblées provinciales. Il est donc question d’une démocratie à plusieurs niveaux de représentation. Le Sangkum communique largement sur la promotion de ces institutions dans la presse officielle. Les observateurs internationaux sont plus réservés, notamment les Français, qui après avoir assisté aux premières sessions du Congrès national, considèrent que le niveau général des députés et représentants est insuffisant au bon fonctionnement de l’État. La population est jugée inapte à l’exercice des pouvoirs démocratiques, et cela depuis les premières élections législatives de 1947. La pratique du vote n’est cependant pas nouvelle dans le pays, puisqu’à un niveau local et dans le cadre d’un encadrement sélectif des autorités coloniales, une partie des élites élisait les chefs de village et de communes dès avant l’indépendance[4]. Il semble que ce soit les choix et non les aptitudes de la population qui déterminent ces avis : en effet, ce sont les élites traditionnelles de la société paysanne qui sont largement élues, parfois au détriment des personnalités plus engagées dans les processus d’acculturation. Les achar[5], ces intercesseurs entre les autorités religieuses et les communautés villageoises, sont notamment très nombreux parmi les représentants du parti démocrate puis du Sangkum. Il s’agit donc bien de comprendre quelle a pu être l’intégration des membres traditionnels des cercles dirigeants locaux à des institutions importées, la démocratie participative et le système des partis.

Car si l’historiographie considère que le régime du Sangkum (1955-1970) est largement dirigé par son leader Norodom Sihanouk, jusqu’à être qualifié d’autoritaire, la participation et la réception qu’en ont la population sont mal connues. Créé par les élites de la capitale, ce projet se base cependant sur l’adhésion des campagnes, au moins dans un premier temps. Ainsi les élections aux Assemblées provinciales de 1956 ont été l’occasion de candidatures et débats multiples sur lesquels nous sommes très peu renseignés. On ne peut se satisfaire des conclusions rapides quant à l’adhésion forcée des Cambodgiens par les moyens de pression mis en place par le régime : ceux-ci sont avérés. Le mouvement est incontesté sur le plan électoral notamment grâce à des mesures d’intimidation contre ses opposants. Mais ce mouvement rassemble de multiples tendances, et c’est à l’intérieur même de celui-ci qu’elles vont tenter de réagir. Il s’agit de connaître, dans le cadre complexe des stratégies locales, les formulations politiques de la population, malgré les contraintes. Ainsi, le détail des candidatures au sein du Sangkum dans certaines circonscriptions informe sur les enjeux du débat politique : on remarque ainsi que, pour les élections provinciales, des anonymes parviennent à inquiéter les candidatures de ministres établis, par ailleurs, au sein du gouvernement. Des dissidents, tels que des Khmers Issarak, candidatent sous l‘étiquette Sangkum, et les professions représentées semblent indiquer une multitude d’origines socioprofessionnelles. On assiste donc à une appropriation des phénomènes électifs et à la tentative de prise de pouvoir, au moins local, d’individus autonomes. On peut donc légitimement se poser la question de l’existence d’une opinion publique. Les Assemblées provinciales ne se tiennent cependant jamais : supprimées sans avoir jamais siégé semble-t-il. Le pouvoir gouvernemental marque ainsi sa prééminence et l’orientation dirigiste de ses politiques. On peut cependant se demander si ce n’est pas la nature même des débats qui ont lieu dans le cadre des élections provinciales qui n’a pas conduit à la suppression de cette institution. Échappant en grande partie à la main-mise des gouvernants de Phnom Penh, ces assemblées semblent porteuses de possible contestation d’ampleur. Le Congrès national, quant à lui, subsiste : la place centrale qu’il offre à Norodom Sihanouk et son rôle de plate-forme dans la gestion du mouvement justifient sa pérennité.

Cependant, même dans le cadre très formel des congrès, face au leader et orateur brillant qu’est le prince, les tensions à l’œuvre au sein du mouvement sont visibles. Tout d’abord les élites mêmes, auxquelles leurs mandats électoraux assurent une certaine prérogative, contestent le régime. Les députés de l’Assemblée nationale sont ainsi en porte-à-faux : leur rôle est minimisé par le congrès dont ils se doivent de respecter les avis, quand bien même ceux-ci sont intégralement orientés par Norodom Sihanouk. Beaucoup, s’ils se permettent des avis contraires, sont acculés dans la presse et durant les congrès. L’accusation de népotisme et de corruption, si elle est parfaitement avérée dans certains contextes, sert également à Norodom Sihanouk pour décrédibiliser ses adversaires. La neutralité khmère est d’autre part invoquée de nombreuses fois pour empêcher des débats sous prétexte d’enfreinte au principe de non-alignement. Ce même argument permet à Norodom Sihanouk de dérouter une partie des revendications sociales : si la mise en place de certaines infrastructures profite à la population et qu’un développement économique réel est visible, de nombreuses voix condamnent une politique du prestige qui concerne des secteurs rentables : exportations, tourisme, sans véritablement cibler les besoins et les perspectives sur le long terme. Ainsi la progressive alphabétisation des populations est, semble-t-il, largement surestimée au cours de la période[6]. Or les partisans de la mise en œuvre de politiques sociales sont souvent assimilés aux militants communistes, et par là-même à la République Démocratique du Vietnam, et à ses visées, jugées impérialistes. La difficulté est alors d’identifier et de neutraliser des dissidences internes et externes à son mouvement, quitte à leur prêter des ascendances plus ou moins justifiées. Des affirmations contradictoires se multiplient. Le Cambodge serait tout au long de la période un pays paisible où les tensions sociales et politiques seraient canalisées par le mouvement du prince. Norodom Sihanouk justifie quant à lui les mesures autoritaires de son gouvernement par les risques permanents de coup d’État que font planer les oppositions.

 

 

La stratégie sihanoukienne durant les années 1960, est, selon ses propres mots, de « nager entre deux eaux »[7], sur le plan international, entre les intérêts chinois et américains, et sur le plan national, entre les représentants de l’opposition dite de gauche et ceux de celle dite de droite. La versatilité de ce gouvernement, qui lui a été reprochée, peut se comprendre comme une stratégie de préservation de l’indépendance du pays par une succession de renversements, déstabilisant ses adversaires. Elle s’explique également par les rapports de force internes au Sangkum et dans la population. Celle-ci subit les conséquences de la guerre au Sud Vietnam. À partir de 1963, le refus de l’aide américaine fait empirer l’instabilité budgétaire déjà croissante et exploser les prix, tout comme le chômage. Les réponses de la population à ces phénomènes sont de deux types : tout d’abord un progressif déplacement de population hors de la zone de combats, d’est en ouest, puis, l’organisation de mouvements de colère parfois violents. La révolte dite de Samlaut de 1967 recoupe ainsi des oppositions anciennes et l’émergence de groupes autonomes contestataires. Ces tensions, dont nous connaissons les manifestations urbaines, à Battambang, concernent pourtant surtout les campagnes. Il faut donc se concentrer sur les phénomènes provinciaux afin d’envisager une réflexion renouvelée sur les circonstances de la chute du régime. Le 18 mars 1970, le compte rendu de la séance secrète de l’Assemblée nationale qui décide de destituer le prince rend compte de frustrations accumulées, non pas uniquement dans la gestion de la situation régionale et internationale, mais bien contre la stratégie du prince sur le plan de la pratique politique intérieure[8].



[1]   Cet article est le compte rendu du mémoire de Master 2 « La scène politique khmère de 1945 à 1970, construction nationale et stratégie internationale » sous la direction d’Hugues Tertrais, soutenu en 2011 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

 

[2]    En phonétique internationale [sǝŋ-kum riǝh ni(ʔ)jum], translittération :  Sagam rāstr nīyam.

[3]    [ʔih-sa-raʔ] ; issaraḥ.

[4]    Alain Forest, Le Cambodge et la colonisation française (1897-1920), une colonisation sans heurts, Paris L’Harmattan, 1980, p. 118-119.

[5]    [ʔa-caa] ; ācāray.

[6]    Un rapport secret du ministère de l’Éducation cambodgien, daté de 1965, rapporte que 57% de la population est analphabète. Sur ce sujet, cf. Archives du ministère des Affaires étrangères (AMAE), Asie-Océanie, Cambodge, 1965-1979, Politique intérieure n° 122, Phnom Penh, 5 juin 1965, n°1100 AS CVL.

[7]    AMAE : Asie-Océanie, Cambodge 1956-1965, Relations avec la France n° 105, Réalités cambodgiennes, 25 novembre 1960, Norodom Sihanouk, « Ma mission aux Nations unies ».

[8]    Archives nationales, fonds Norodom Sihanouk, 665 AP/ 221, Séance secrète de l’Assemblée nationale et du Conseil du Royaume, 18 mars 1970.