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Cécile Laurent, L’expulsion des Allemands des Sudètes vue par la France

L’expulsion des Allemands des Sudètes vue par la France

 

 

 

Bulletin n° 35, printemps 2012

 

 

 

 

Cécile Laurent

 

 

Mise à part la crise de Munich[1], le public français n’a généralement jamais entendu parler des Allemands des Sudètes[2] et ne sait pas ce qui leur est arrivé au lendemain de la Seconde Guerre mondiale. Et pourtant, ceux-ci ont été mêlés à un phénomène de grande envergure, celui du déplacement forcé d’environ douze millions d’Allemands d’Europe centrale et orientale en direction de l’Allemagne. Si les Français ne connaissent pas le dernier acte mettant fin à la coexistence pluriséculaire des Tchécoslovaques et des Allemands, il faut dire que c’est en grande partie aussi parce que la France n’a pas été directement touchée par ce problème. Elle ne participe pas à la Conférence de Potsdam qui légalise le principe des transferts. Elle ferme également sa zone d’occupation aux expulsés. Cette question paraît donc marginale pour un pays comme la France : la preuve en est qu’aucun ouvrage ne lie directement la France aux Allemands des Sudètes et que les publications en français sur l’expulsion[3] font pâle figure à côté des publications anglo-saxonnes et allemandes. Face à ce constat, notre objectif a été de déterminer que ce caractère marginal n’est qu’apparent et qu’en réalité se cache derrière cette expulsion des implications bien plus profondes, ce qui explique que la France adopte une position éminemment plus complexe que ce qui était attendu.

Pour mener à bien cette étude, il a été nécessaire de s’intéresser tout d’abord aux origines et au déroulement de l’expulsion des Allemands des Sudètes. Il était important de s’arrêter sur cet épisode, d’en cerner les grandes lignes pour comprendre au mieux sur quel sujet précisément la France devait se positionner. Pour cela, nous nous sommes appuyée sur l’historiographie existante ainsi que sur les archives du CICR[4] où plusieurs cartons concernent directement la minorité allemande en Tchécoslovaquie de 1945 à 1950. Nous avons pu ensuite entrer dans le vif du sujet en étudiant les réactions françaises avant et au début de l’expulsion, puis à partir du moment où les Allemands des Sudètes arrivent et s’installent sur le sol allemand. C’est bien évidemment dans les archives diplomatiques du ministère des Affaires étrangères, situées à la Courneuve[5] et à Nantes[6], que se tiennent les fonds les plus pertinents pour notre recherche. Au Service historique de la Défense à Vincennes, nous avons pu accéder aux comptes rendus de l’attaché des forces armées en Tchécoslovaquie[7]. Enfin, pour tenter de sortir du champ diplomatique et militaire, une étude de la presse s’est imposée avec le choix de deux quotidiens : Le Monde et La Croix. Le premier est le quotidien français de référence créé à la fin de l’année 1944 par Hubert Beuve-Méry ; le second, d’obédience catholique, était l’occasion de savoir si la religion avait suscité ou non un élan particulier en direction des expulsés.

C’est au travers de l’ensemble de ces sources que nous avons tenté de cerner, avec le plus de justesse possible, la position de la France à l’égard de l’expulsion des Allemands des Sudètes.

 

La réaction française au problème des expulsions

 

« Soyons tous Bohèmes ! », « Les Allemands et les Tchèques doivent s’unir pour leur patrie commune »[8]. Ces propos enthousiastes, lancés au milieu du XIXsiècle par le comte Josef Mathias von Thun, montrent que la fin de la cohabitation entre Allemands et Tchécoslovaques n’était pas inéluctable. Si ces deux peuples en sont arrivés à un tel point de rupture, ce n’est pas parce que les Allemands représentent une minorité impossible ou que les Tchécoslovaques ont profité de la situation, mais à cause d’une conjonction de facteurs multiples. L’historique des relations entre les deux peuples correspond, en géologie, à l’activité volcanique. Pendant plusieurs siècles, le volcan reste endormi, la coexistence germano-tchécoslovaque est possible. Mais au XIXe siècle, une effervescence nationaliste bouleverse cet équilibre. Elle demeure cachée quelque temps dans les profondeurs de la croûte terrestre, se développe à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle avec la confrontation des nationalismes, puis surgit brusquement au grand jour en 1918 lorsque les Allemands deviennent une minorité. La pression retombe cependant rapidement, le volcan des rancœurs se rendort, mais ce n’est que pour mieux se réveiller quelques décennies plus tard. Un mélange explosif est alors créé, combinant des facteurs internes – exacerbation des nationalismes, sentiment d’injustice ressenti par les Allemands, maladresses de l’État tchécoslovaque –, et externes – montée du nazisme, crise de 1929 puis la guerre marquée par l’occupation allemande. Tout cela conduit à une éruption sans précédent, concrétisée par la séparation brutale de deux peuples qui vivaient jusqu’alors côte à côte depuis des siècles.

C’est précisément sur ce cataclysme que la France est invitée à se prononcer. Elle entend parler pour la première fois d’une possible expulsion des Allemands de Tchécoslovaquie lors d’un discours prononcé par Hubert Ripka, ministre d’État dans le gouvernement tchécoslovaque, le 8 octobre 1944[9]. En soutenant l’expulsion, elle a l’occasion de renouer avec son ancien allié tchécoslovaque qui n’a pas encore pardonné la trahison munichoise[10]. Elle rentre également dans le rang en soutenant les directives édictées par les Trois Grands à la Conférence de Potsdam[11]. Tout semble pousser la France à accepter l’expulsion des Allemands des Sudètes, surtout qu’a priori son assentiment paraît sans conséquence réelle pour le pays. Mais la France adopte une position beaucoup plus complexe. Rapidement invitée à donner sa position, soumise aux requêtes incessantes du gouvernement tchécoslovaque, aux objurgations des représentants français sur place[12], la France refuse pourtant de se prononcer. Son silence prend tout d’abord la forme d’une gestation silencieuse de onze mois, ce qui aux yeux des Tchécoslovaques est particulièrement anormal et exaspérant. Mais ce silence en dit long sur la politique française qui, héritière des erreurs commises avant et pendant la guerre, a pour mot d’ordre la prudence. La proposition tchécoslovaque de septembre 1945 concernant l’envoi d’un contingent de cinq cent mille Sudètes en direction de la ZFO, enraye toutefois ce programme[13]. Blessée et faible, la France de l’après-guerre envisage un temps avec envie l’arrivée d’une main-d’œuvre industrieuse et compétente, à tel point que le gouvernement n’hésite pas à se prononcer en faveur des expulsions[14] avant de se rétracter en considérant les menaces soulevées par les opposants aux expulsions, et les contre-indications des militaires[15].

Mais la prudence n’explique pas tout puisque, deux mois après, la France prend position contre les expulsions. Lors du Plan de Berlin[16], devant recevoir dans sa zone d’occupation six cent cinquante mille Allemands dont cinq mille Allemands des Sudètes[17], elle dresse une forteresse hermétique autour de sa zone d’occupation, empêchant l’entrée des expulsés, en particulier les Allemands des Sudètes. Officiellement, la France avance le prétexte de son incapacité à les accueillir, ce qui, somme toute, est une explication assez fragile, les autres zones n’étant pas nécessairement mieux préparées à accueillir le flot des expulsés. Officieusement, d’autres raisons apparaissent. Il faut tout d’abord exclure l’hypothèse que le pays des Droits de l’Homme se soucie du sort réservé aux expulsés. Cette idée louable ne tient pas. L’opinion publique française ne se préoccupe, en règle générale, aucunement de la situation dans laquelle se trouvent les Allemands des Sudètes[18]. Pour comprendre ce refus, il faut donc changer de perspective : ce n’est pas du sort des expulsés que la France s’inquiète, mais du sien. Le refus des expulsions est lié aux hantises françaises. L’Allemagne est perçue comme une épée de Damoclès qui menace perpétuellement le pays. Concentrer davantage la population allemande en Allemagne même, notamment avec des Allemands des Sudètes considérés comme les plus germanisés, représente un danger majeur. C’est ce que soulignent les militaires, en particulier le général Koenig, commandant en chef de la ZFO, et Louis Laffon, administrateur général de la zone française. Ce dernier estime que les Sudètes « de tout temps, ont été pour la République tchécoslovaque des éléments dangereux, invivables et inassimilables ». Ils sont considérés comme un véritable « fléau » et « constituent l’exemple le plus parfait du germanisme exacerbé ». Oublié le Sudète laborieux et industrieux, car se cache en lui le plus fervent défenseur de l’hégémonie allemande. Trop différents des Allemands de ZFO, leur arrivée représentant un seizième de la population « risquerait d’avoir des conséquences incalculables ». Louis Laffon concède qu’il est malgré tout possible d’utiliser « individuellement » certains Sudètes, par exemple comme mineurs en Sarre ou en France mais « sous réserve d’un habile dosage ». Pour le reste, mieux vaut les envoyer « soit en Afrique, soit en Mandchourie, soit en Australie », bref dans « d’autres pays où leur germanisme virulent ne serait pas en contact avec des éléments germanisables »[19]. En se prononçant contre les expulsions, la France cherche donc à préserver ses intérêts. Elle pense avant tout à sa sécurité d’autant que s’ajoute à cette menace, l’inconnue soviétique qui suscite de plus en plus d'inquiétudes. Rapidement, la France prend conscience que l’empressement des Soviétiques à réaliser les expulsions n’est pas sans arrière-pensées. En s’assurant la mainmise sur la Tchécoslovaquie et en bénéficiant des troubles sur le territoire allemand, la Russie dispose d’un instrument extraordinaire pour développer le communisme. La France n’est plus tourmentée par la seule menace allemande, mais désormais par un danger germano-soviétique. Comme le souligne Georges-Henri Soutou, la réaction française au problème des expulsions est révélatrice du « passage d’une mentalité remontant en fait à la Première Guerre mondiale à une mentalité intégrant les nouvelles données de la Guerre froide »[20].

 

Et après ?

 

À la lumière des sources, il est donc clair que la France se positionne contre l’expulsion des Allemands des Sudètes. Par cette décision, elle s’assure une situation privilégiée dans sa zone d’occupation. La physionomie de celle-ci est à peine modifiée, contrairement à celle des zones alliées. Cette différence entre zones d’occupation conduit la France à faire preuve en 1949 d’un peu plus de souplesse en acceptant davantage d’expulsés. Quelques Allemands des Sudètes pénètrent en ZFO, mais leur nombre est dérisoire. La mauvaise réputation bâtie par les militaires français persiste. Les Reichsdeutsche paraissent toujours plus faciles à intégrer que les Volksdeutsche[21]. Cela n’empêche cependant pas l’envoi de missions françaises en Tchécoslovaquie puis en Bavière afin de recruter une main-d’œuvre sudète pour la France ou la transformation d’anciens prisonniers de guerre allemands des Sudètes en travailleurs libres. Ces deux attitudes diamétralement opposées trouvent leurs explications contradictoires dans le champ politique et dans le domaine économique. D’un point de vue politique, les Allemands des Sudètes, de par leur côté nationaliste et revanchard, doivent être maintenus le plus possible à distance, mais d’un point de vue économique, les Allemands des Sudètes sont avant tout perçus comme des spécialistes extrêmement réputés et doués, notamment les verriers sudètes qui ont donné à Gablonz/Jablonec une réputation internationale. Face à ces divergences d’opinion, la politique s’efface devant les besoins économiques.

Avec cette quête effrénée de main-d’œuvre, la France continue à porter un regard attentif sur le groupe des Allemands des Sudètes expulsés. Son importance numérique, sa concentration géographique et son activisme politique lui confèrent un poids particulièrement important dans la politique intérieure de la RFA. Après une certaine défiance – les Allemands des Sudètes, accompagnés des autres groupes d’expulsés ayant la capacité de se soulever et de déstabiliser la nouvelle République fédérale –, les diplomates français se rendent rapidement compte que les gestes ne suivent pas les paroles, même si celles-ci restent particulièrement critiquées, alimentant en permanence la propagande soviétique. Parallèlement, apparaît peu à peu une nouvelle phase dans les premières années de la décennie 1960. Les rapports soulignent de plus en plus le côté folklorique des rencontres sudètes et surtout le caractère grisonnant de ses membres. Ces constatations marquent le début d’une perte de vitesse du groupe sudète qui se concrétise dans la deuxième moitié des années 1960 et le début des années 1970. De manière symbolique, les deux figures représentatives, Wenzel Jaksch[22] et Hans Seebohm[23], disparaissent l’une après l’autre. En 1973, les revendications sudètes deviennent lettre morte avec la signature d’un traité d’amitié entre la Tchécoslovaquie et la RFA[24]. Les réunions annuelles sont victimes de ce contrecoup : si, en 1966, on compte encore entre trois cent et quatre cent mille participants, en 1973, leur nombre chute à cinquante mille[25]. La question des Allemands des Sudètes expulsés est close pour la France.

 

Si on le compare à celui des Anglo-Saxons et des Soviétiques, le regard porté par la France sur l’expulsion des Allemands des Sudètes est d’abord profondément singulier puisque la France est la seule à condamner les expulsions. Il est aussi éminemment intéressé, comme l’atteste le retour lancinant de la question de la main-d’œuvre. Enfin, ce regard est observateur, car vingt ans après les expulsions, la France continue à parler des Allemands des Sudètes. Elle adopte une attitude tout à fait originale vis-à-vis de l’expulsion que cela soit avant, pendant ou après son déroulement.

 

 



[1]      Cet article est le compte rendu du mémoire de Master 2, réalisé sous la direction d’Antoine Marès, « La position de la France à l’égard de l’expulsion des Allemands des Sudètes, 1944-1966 », soutenu en 2011 à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne.

[2]    Présents en majorité le long de la frontière des territoires de Bohême et de Moravie, ils constituent une minorité de frontière caractéristique. Présents depuis sept cents ans en Tchécoslovaquie, les Allemands ne sont pas pour autant considérés comme « Allemands des Sudètes ». Cette entité n’apparaît qu’entre le XIXe et le XXe siècle et ne prend une réelle ampleur que dans les années qui suivent la formation de l’État tchécoslovaque, à partir du moment où les Allemands deviennent une minorité.

[3]      Le choix des termes est primordial : expulsion, transfert, quel mot est le plus approprié ? Dans le duel opposant le mot allemand Vertreibung (expulsion) au tchèque odsun (transfert), il est facile d’être rapidement accusé de prendre parti pour l’un ou l’autre camp, le premier suggérant l’idée de violence et d’injustice, le deuxième soulignant le caractère légal de cette entreprise. Sans vouloir se lancer dans la bataille des mots, il a bien fallu faire un choix objectif, et c’est le terme d’expulsion qui l’a emporté, tout d’abord parce qu’il est utilisé de manière bien plus conséquente dans les documents diplomatiques, source principale de notre mémoire et qu’il s’agit tout simplement de la reconnaissance d’un usage courant en français pour désigner ce phénomène dans le cas des Allemands de l’Est.

[4]    Centre international de la Croix-Rouge à Genève, série G-97, cartons 1160 à 1163.

[5]      Peu de cartons évoquent spécifiquement l’expulsion (série Europe, sous-série Tchécoslovaquie). Il a donc fallu élargir notre champ d’investigation en nous intéressant par exemple aux transferts des Allemands dans leur globalité (Série Y internationale) ou encore aux relations franco-tchécoslovaques, notamment au travers des papiers d’agent de l’ambassadeur Maurice Dejean (PA-AP : 288). Le fonds Colmar ayant été déménagé à la Courneuve, nous avons pu accéder également à la série du Haut commissariat de la République française en Allemagne, section personnes déplacées et réfugiées.

[6]    Nous nous sommes principalement intéressée aux archives de l’Ambassade de France à Prague (545 PO/1) et à celle de Bonn (105 PO/1).

[7]      10 T 423, comptes rendus de Julien Flipo, attaché militaire des forces armées auprès de l’Ambassade de France en Tchécoslovaquie, août 1945-janvier 1947.

[8]    Bernard Michel, Nations et nationalismes en Europe centrale : XIXe-XXe siècle, Paris, Aubier, 1995, chap. II, « L’imaginaire de la langue », p. 36.

[9]      Archives du ministère des Affaires étrangères (AMAE), Série Y, carton 233, mémorandum en langue anglaise d’Hubert Ripka envoyé par la délégation du Comité français de libération nationale à Bidault, 13 décembre 1944.

[10]    Les accords de Munich sont signés les 29 et 30 septembre 1938 par les quatre grandes puissances européennes de l’époque : Allemagne, Italie, Grande-Bretagne et France. La Tchécoslovaquie perd 30% de son territoire et un tiers de sa population.

[11]   Article XIII de la conférence : « Les trois gouvernements, après avoir examiné la question sous tous ces aspects, reconnaissent que l’on devra procéder au transfert en Allemagne des populations allemandes demeurées en Pologne, en Tchécoslovaquie et en Hongrie. Ils sont d’accord sur le fait que ces transferts doivent être effectués de façon ordonnée et humaine ».

[12]   En particulier l’ambassadeur de France à Prague Maurice Dejean et le chargé d’affaires Louis Keller.

[13]    AMAE, Série Y, carton 233, Keller à Bidault, 3 septembre 1945.

[14]   « Vous pourrez indiquer que le gouvernement français comprend parfaitement la hâte du gouvernement tchécoslovaque de se débarrasser d’éléments allogènes dans lesquels, après les évènements de 1938, il ne peut plus avoir aucune confiance », AMAE, Série Y, carton 233, ministre des Affaires étrangères par intérim à Keller, 3 octobre 1945.

[15]   S’il existe des opposants par principe aux expulsions, l’argument principal vient de ceux qui soulignent le risque pour la France de voir une concentration de la population allemande en Allemagne même.

[16]   Le Plan de Berlin est adopté le 20 novembre 1945 : 6 650 000 Allemands doivent être expulsés de Tchécoslovaquie, de Pologne et de Hongrie avant juillet 1946.

[17]   AMAE, Série Y, carton 234, directoire des Prisonniers de guerre et Personnes déplacées, 5 novembre 1945.

[18]    Très peu d’articles paraissent à ce sujet dans la presse française et cela est d’autant plus vrai quand on la compare à la presse anglo-saxonne. A ce sujet, voir le livre de Frank Matthew, Expelling the Germans: British opinion and post-1945 population transfer in context, Oxford, New York, Oxford University Press, 2007.

[19]    AMAE, Série Y, carton 233, Laffon à Koenig, 25 octobre 1945.

[20]    Georges-Henri Soutou, « La France et le problème des réfugiés et expulsés allemands après 1945 », in Guido Müller (ed.), Deutschland und der Westen. Festschrift für Klaus Schwabe zum 65. Geburtstag, Stuttgart, F.Steiner, HMRG, Beihefte, Band 29, 1998, p. 11.

[21]   Les Volksdeutsche sont des Allemands de souche mais citoyens de différents pays d’Europe orientale et balkanique. Ils se distinguent des Reichsdeutsche eux aussi concernés par le transfert. Il s’agit d’Allemands résidant dans les parties orientales du Reich annexées en 1945 par la Pologne et l’URSS.

[22]    Centre des archives diplomatiques de Nantes (CADN), ambassade de France à Bonn, carton 32, dépêche n° 1055 de Lalouette à Couve de Murville, 1er décembre 1966.

[23]   CADN, consulat de France à Munich, carton 386, dépêche n° 23 de Saint-Mleux, 22 janvier 1968.

[24]    Anne Bazin, « Le retour de la Question allemande dans la vie politique tchèque : du discours dissident à la réalité politique », mémoire de DEA dirigé par Jacques Rupnik, 1994, Paris, IEP, première partie : « La pensée dissidente sur la question allemande depuis 1968 », p. 14.

[25]   CADN, consulat de France à Munich, carton 386, Charles de Bartillat, chargé de consulat de France à Munich à Michel Jobert, ministre des Affaires étrangères, 14 juin 1973.