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Yan Yan, La France dans les négociations de paix après le mouvement des Boxeurs en Chine

La France dans les négociations de paix après le mouvement des Boxeurs en Chine

 

 

 

Bulletin n° 34,  automne 2011

 

 

 

Yan Yan

 

 

Depuis la fin de la première guerre de l’opium en 1840, l’activité commerciale et industrielle des Puissances est implantée en Chine[1] et, grâce aux efforts des diplomates français, les missions étrangères, interdites pendant plus d’un siècle, peuvent y revenir. Mais les difficultés économiques du pays, l’échec de la politique intérieure et extérieure du gouvernement des Qing, et l’inégalité résultant des privilèges des étrangers, font grandir le mécontentement de la population chinoise envers la communauté occidentale, en particulier dans les milieux religieux.

À la fin du XIXe siècle, la confrontation entre les Chinois et les Occidentaux évolue vers une situation incontrôlable. En 1898, le mouvement des Boxeurs, qui a pris naissance au Shandong, contre les missionnaires et les étrangers, s’étend rapidement à l’ensemble des régions du nord de la Chine. Grâce à la Cour impériale, les Boxeurs entrent dans la capitale et assiègent, le 21 juin 1900, les Légations étrangères. Se forme alors une expédition composée de huit grandes Puissances – l’Allemagne, les États-Unis, l’Angleterre, l’Italie, l’Autriche-Hongrie, le Japon, la Russie et la France –, pour délivrer les Légations et les ressortissants occidentaux. C’est ainsi que les Alliés, profitant de la modernité de leurs matériels militaires et de la faible résistance de l’armée des Qing, pénètrent dans Pékin et annoncent, le 14 août 1900, la libération des Légations étrangères.

Les négociations de paix peuvent s’ouvrir alors entre les Puissances et la Chine. La France, pays très présent en Chine et interlocuteur privilégié dans la résolution des conflits religieux, est largement impliquée dans ces négociations et contribue à faire aboutir le Protocole du 7 septembre 1901.

 

<h1 style="margin-bottom:6.0pt;line-height:120%">La politique française sur l’ouverture de négociations de la paix </h1>

 

En réalité, le souhait de négociations de paix est formulé par la Chine au cours du siège de Pékin, et même avant cette période. Lors de la prise de Dagu par les puissances, l’Impératrice Cixi charge Li Hongzhang, gouverneur général des deux Guang, de négocier avec elles. Le 19 juin 1900, Li adresse un télégramme aux Puissances pour demander un cessez-le-feu, promettant de mettre fin à l’insurrection des Boxeurs. Le 21 juin, Delcassé, ministre des Affaires étrangères, exprime un avis favorable à cette demande[2], tandis que Pichon, ministre de France à Pékin, reste réservé sur ce point. D’après lui, les pourparlers anticipés peuvent entraver la marche des troupes occidentales sur Pékin, ce qui est pour eux leur unique salut ; de même, il n’est pas envisageable que les discussions commencent sans que le corps diplomatique n’ait recouvré ses droits et que les territoires des Légations étrangères ne soient évacués[3].

De fait, les puissances, qui ne disposent pas d’une force suffisante pour imposer leur politique à la Chine, ne peuvent avoir l’avantage dans les négociations à venir – la capitale mandchoue n’étant pas encore sous leur contrôle.

 Sans surprise, la demande est rejetée par la France, comme par les autres puissances. L’ouverture de négociations relevant des Puissances ne sera engagée que lorsque la situation leur deviendra plus favorable.

Les circonstances évoluent rapidement puisque le 14 août 1900, les troupes occidentales entrent à Pékin, et que Cixi quitte la capitale le même jour. Avant son départ, elle demande à Li Hongzhang de reprendre contact avec les puissances, en raison des bonnes relations qu’il a su entretenir avec elles. Avant l’ouverture de négociations, plusieurs sujets doivent d’abord être définis, telles la nécessité de négocier, la désignation de l’interlocuteur et la détermination des principes généraux pour gouverner les négociations. Les deux premiers concernent la question du partage de la Chine, toujours objet de débats au sein des puissances.

 

La victoire de l’expédition internationale amorce l’occupation des Puissances dans le pays, dont l’avenir est désormais assujetti à leurs décisions. Profitant de cette occasion, et préoccupée par ses propres intérêts, chaque nation propose une solution différente : une colonisation « pure et simple » ou une répression à outrance. Aux yeux des Français, l’idée d’un partage du pays est condamnable. Pichon exprime son hostilité à cette idée et estime qu’en aucun cas, il ne convient de provoquer cette éventualité[4]. L’Allemagne va dans le même sens[5]. À ce propos, l’opinion de Robert Hart est déterminante.

Inspecteur général des douanes maritimes chinoises depuis 1863, Robert Hart est un intermédiaire reconnu entre la Chine et des puissances[6]. Selon lui, l’idée de changer de dynastie n’est pas réaliste, aucun Chinois, autre que l’Impératrice Cixi, n’est susceptible d’être accepté par toute la Chine ; il est matériellement impossible de coloniser un territoire aussi vaste et de contrôler une population aussi nombreuse ; la seule issue est d’accepter l’actuelle dynastie, de composer avec elle et de l’aider à rétablir la tranquillité dans le pays. L’opinion de Robert Hart est finalement acceptée par les puissances[7]. Pour la France, « l’essentiel aujourd’hui est de montrer au gouvernement chinois qui s’est déclaré prêt à traiter, qu’un même esprit anime les Puissances et que, décidées à respecter l’intégrité de la Chine et l’indépendance de son gouvernement, elles n’en sont pas moins résolues à obtenir les satisfactions auxquelles elles ont droit »[8]. L’idée de colonisation ou de partage « pur » étant abandonnés, les Puissances doivent négocier les conditions de paix avec le gouvernement actuel, son unique interlocuteur.

 

Le 21 août 1900, Li Hongzhang, muni du mandat de l’Impératrice, invite les Puissances à désigner leurs représentants et à indiquer le lieu de négociations. Li leur demande également de cesser la progression de leurs troupes au-delà de Pékin. La France et la Russie sont favorables à des négociations rapides, du fait qu’elles disposent de la plus grande part des forces alliées dans la ville et contrôlent l’ensemble de la situation au Nord[9]. Mais les autres Puissances ne sont pas d’accord.

Afin de rééquilibrer les forces de chaque puissance sur le terrain, et en attendant l’arrivée du comte Alfred von Waldersee, les États-Unis et l’Allemagne proposent de retarder les négociations, prétextant des doutes sur la validité des pouvoirs de Li Hongzhang[10]. Cette proposition semblant légitime, la France est obligée de l’accepter. La justification des pouvoirs de Li Hongzhang et du Prince K’ing conduit à la publication de deux décrets, l’un datant du 24 août[11] et l’autre du 16 septembre 1900[12].

Le lieu des négociations reste aussi un objet de division pour les puissances. La France et la Russie préconisent la ville de Tianjin, l’Angleterre la ville de Shanghai, les États-Unis Washington, toutes ces villes étant, pour les Puissances concernées, des positions de force – élément non négligeable dans les négociations. Pékin, capitale des Qing et neutre par rapport aux villes proposées, est finalement retenue comme lieu des pourparlers.

 

L’expédition internationale a pour but de délivrer les Légations et de maintenir les droits et intérêts acquis par les Puissances depuis la première guerre de l’Opium. Pour justifier la légitimité de cette intervention, l’Allemagne impose – comme condition préalable aux négociations – l’arrestation et la condamnation des principaux coupables ayant soutenu les Boxeurs. Les Puissances s’entendent sur cette condition et exigent du gouvernement chinois le renvoi des membres du Zongli Yamen ainsi que le châtiment exemplaire des hauts dignitaires mandchous[13].

Face à cette pression, Cixi publie, le 7 septembre 1900, un décret dénonçant les Boxeurs comme responsables de la situation du pays, et prescrivant aux fonctionnaires de faire justice aux insurgés. Un autre décret, promulgué le 25 septembre, énumère une liste de coupables et les punitions à leur appliquer.

Même si la France considère ces mesures insuffisantes[14], elle propose – pour ne pas retarder l’ouverture des négociations – que certaines conditions fassent l’objet d’un article dans le protocole[15]. Cette idée est acceptée par tous. L’obstacle étant levé, les Puissances peuvent maintenant établir des principes de base gouvernant les négociations.

<h1 style="margin-bottom:4.0pt;line-height:120%"> </h1> <h1 style="margin-bottom:6.0pt;line-height:120%">Processus de négociations entre les Puissances et la Cour impériale </h1>

 

Bien que les Puissances aient chacune leurs propres intérêts en Chine, elles s’accordent sur un objectif commun. Le but est d’élargir les droits commerciaux – en plus d’insérer des clauses prévoyant les sanctions envers les coupables du mouvement des Boxeurs. La France prend l’initiative de l’opération et suggère d’élaborer les principes de négociations. 

 

Dès l’entrée des forces alliées à Pékin, la France préconise une solution rapide et remet, le 30 septembre 1900, une note aux autres puissances. Pour tous, les principes proposés en sont acceptables, même si certains points peuvent être discutés ou amendés afin de s’adapter aux intérêts des uns et des autres, et atteindre « plus sûrement et plus vite le but commun »[16]. L’importation des armes en Chine est l’un des points les plus discutés. Si la France et la Russie en préconisent une interdiction permanente, l’Allemagne, la Grande-Bretagne et le Japon n’y sont pas favorables au vu de leurs intérêts. Ce point est donc remis à plus tard.

Compte tenu des éléments discutés, la France reformule la note le 18 octobre 1900 et propose à chacune des Puissances de la présenter aux plénipotentiaires chinois sous une forme identique. En voici les termes[17]:

1.     Punition des principaux coupables, qui seraient désignés par les représentants des Puissances à Pékin ;

2.     Maintien, dans des conditions à régler entre les puissances, de l’interdiction de l’importation des armes ;

3.     Indemnités équitables pour les États, les sociétés et les particuliers ;

4.     Constitution par chaque puissance d’une garde permanente pour sa légation à Pékin ;

5.     Démantèlement des fortifications de Ta-kou ;

6.     Occupation militaire de certains points à déterminer par un accord entre les Puissances pour maintenir la route toujours ouverte aux Légations entre Pékin et la mer.

 

 

Mais cette proposition française ne fait pas l’unanimité, et, pour avoir l’avantage dans les négociations à venir, les Puissances continuent leurs opérations envers les Boxeurs. Le 20 octobre 1900, le port de Shan-Hai-Kuan est pris par une flotte composée de dix-sept cuirassés occidentaux[18]. Pichon et ses collègues pensent même pouvoir infléchir la volonté des Chinois par une action symbolique, en occupant des tombeaux impériaux[19].

Afin d’éviter de nouvelles divergences entre les Puissances et pour maintenir la solidarité et l’étendue de l’accord acquis, la France rappelle la nécessité des négociations immédiates, d’autant qu’une crise commerciale et des troubles au centre et au sud du pays s’annoncent vers la mi-novembre 1900[20]. 

 

Face à cette situation, les Puissances adoptent une décision commune malgré certaines divergences. Fondée sur les indications du 18 octobre, une note collective est remise lors d’une réunion où les plénipotentiaires chinois sont convoqués par le Corps diplomatique[21]. Le 22 décembre 1900, elle est transmise à la Cour impériale[22]. Une commission comprenant les ministres d’Autriche, de France et d’Italie est créée pour préparer un protocole final.

Les négociations sont enfin ouvertes, soit plus de quatre mois après l’entrée des Alliés à Pékin. Un tel retard résulte des rapports de force entre les Puissances elles-mêmes, et entre les Puissances et la Chine : les « difficultés majeures reposent sur les contradictions entre les principales Puissances du monde qui, pour la première fois, vont ensemble négocier la paix avec la Chine »[23].

 

Préoccupée par l’occupation des Puissances et désireuse de faire cesser la continuation des opérations militaires, la Chine ne semble pas avoir d’autre choix que d’accepter les conditions de la note. Rapidement, la Cour impériale publie un édit acceptant cette note. Dans la dépêche, Li Hongzhang et le Prince K’ing demandent aux Puissances [24] que :

1.     les opérations militaires cessent ;

2.     la durée d’interdiction de l’importation des armes et du matériel servant à en fabriquer soit limitée à quelques années ;

3.     les indemnités soient calculées d’après les ressources de la Chine et diminuées ou perçues avec un long délai ;

4.     l’effectif des gardes des Légations soit fixé ainsi que les limites du quartier diplomatique ;

5.     le chiffre des troupes d’occupation entre Pékin et la mer soit indiqué en même temps que les localités qui seront occupées ;

6.     un règlement détaillé et équitable soit élaboré dans le but d’éviter le retour des querelles entre les chrétiens indigènes et le reste de la population ;

7.     l’évacuation de Pékin, Tientsin (Tianjin), Pao-Ting-fou, T’ong-tcheou et autres lieux soit effectuée le plus tôt possible, et que les palais, monuments et magasins occupés soient restitués aux Chinois.

 

Son trône étant préservé, Cixi accepte ce « programme de paix »[25]. La totalité des exigences imposées est admise le 16 janvier 1901, date qui annonce la fin des négociations préliminaires et amorce des discussions en vue d’un règlement définitif[26]. 

 

<h1 style="margin-bottom:4.0pt;line-height:120%">Le Protocole du 7 septembre 1901</h1>

 

Mais la note collective ne conduit pas à une signature définitive, car les Puissances continuent les débats sur le châtiment des coupables des Boxeurs et poursuivent le calcul des indemnités. Pour satisfaire leurs exigences, la Cour engage, à partir de février 1901, une série de condamnations sévères contre les Boxeurs coupables de crimes et de nombreux dignitaires mandchous[27]. Une liste complète de personnes concernées dans les provinces est arrêtée, en mars 1901 (119 fonctionnaires provinciaux sont punis en août 1901)[28].

 

L’évaluation et le paiement des indemnités relèvent de la commission. Il s’agit d’une affaire délicate qui met en jeu directement les intérêts propres à chaque puissance. Pour la France, les demandes d’indemnités doivent être raisonnables, et une entente est à trouver entre les Puissances pour obtenir le même montant et définir une date de clôture des réclamations. En cas de dépassement des capacités de la Chine, la somme des évaluations doit proportionnellement être réduite pour chaque puissance[29].

La première estimation – entre 600 et 800 millions de dollars – est rejetée, car elle dépasse largement les ressources de la Chine. Le montant de 450 millions de taels est finalement fixé par les Puissances et accepté par la Chine. Cette dernière souhaite un versement annuel de 15 millions en trente ans, mais pour les puissances, cette somme constitue une dette en or, productive d’intérêts à 4% par an, qui doit être sous forme de coupons, et remboursable en trente-neuf annuités. Au total, la Chine se voit imposer une indemnité de plus de 980 millions de taels[30], qui ne concerne que le niveau national. Quant aux indemnités régionales, les provinces doivent plus de 20 millions de taels[31].

Pour ce qui est des indemnités accordées aux missions catholiques, la France propose – en tant que pays protecteur – de gérer directement cette question afin de l’effacer du Protocole final. Donc, les indemnités de ces missions font l’objet de négociations bilatérales entre la France et la Chine. Cette proposition est acceptée par les autres puissances[32]. Pour calculer les indemnités, la France demande aux missionnaires, d’une part, de lui fournir tous les renseignements pouvant aider à établir leurs droits, et, d’autre part, de lui donner toutes les indications sur l’affectation des indemnités qu’ils réclament. Pour un calcul uniforme, la France adresse aux missionnaires deux fiches à remplir et à lui renvoyer le plus rapidement possible.

Une fois ces problèmes résolus, la signature du Protocole est envisageable. Le 15 août, la phase de négociations est close et les termes du Protocole sont arrêtés[33]. Malgré sa grave maladie, Li Hongzhang se rend, le 7 septembre 1901, chez le ministre d’Espagne, pour le ratifier[34]. Cet acte signe la défaite totale de la politique impériale du XIXe siècle et place le pays dans une situation semi-coloniale. Son incidence sur le peuple chinois est si lourde qu’elle l’entraîne bientôt dans de grands bouleversements politiques.

 

Une Chine désormais sous contrôle

 

Reflet de la volonté commune des Puissances de mettre la Chine sous leur entière domination, le Protocole du 7 septembre 1901 met fin aux négociations. Comme l’écrit Amaury Verron « ce traité est interprété de façon très large par les Puissances qui s’octroient des droits et privilèges qui, pendant un demi-siècle, vont constituer un code particulier de lois internationales contrôlant pratiquement tous les aspects de la vie chinoise »[35].

Quant au rôle de la France durant toute la période des négociations, il est considérable aussi bien lors des délibérations ou de la prise des décisions, que dans la communication avec les négociateurs chinois – le français étant la langue de référence.

Ce protocole est aussi à l’origine d’une occupation militaire des Puissances en Chine. Un Corps d’occupation de Chine (COC), comprenant 1 700 hommes français, est constitué, avec pour rôle de protéger les missions étrangères, de garder la légation et de défendre la voie ferrée reliant Pékin à la mer[36]. Ainsi, s’est ouverte « la belle époque » de la domination occidentale sur l’Empire du Milieu.



[1]    Yan Yan est docteur en histoire. Elle a soutenu sa thèse, en juillet 2011, « Le protectorat religieux de la France en Chine (1840-1912), sous la direction d’Hugues Tertrais, professeur à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au Centre d’histoire de l’Asie contemporaine (CHAC).

[2]    MAE DDF (Ministère des Affaires étrangères – Documents diplomatiques français), 1re série,1871-1914, n° 192, M. Delcassé aux Ambassadeurs de France à Saint-Pétersbourg, Londres, Berlin, Vienne, Rome, Washington, t. n° 91, 49, 36, 18, 65, 42, Paris, 21 juin 1900.

[3]    MAE, Livre Jaune, n° 210, n° 224, Pichon à Delcassé, le 9 août 1900.

[4]    DDF, Tome XVI, n° 284, M. Pichon à M. Delcassé, Tché-Fou, Pékin, 24 août 1900.

[5]    Kaiming Su, La Chine moderne. Histoire thématique 1840-1983, traduction de Sonia Su, Pékin, Édition du Nouveau Monde, 1987, p. 74.

[6]    Alexandre Grogoriantz, Le siège de Pékin. 1900, l’attaque des Occidentaux par les Boxeurs, Paris, Éditions Favre, 1989,  p. 189.

[7]    Raymond Bougerie et Pierre Lesouef, La guerre des Boxeurs : 1900- 1901, Tseu-Hi évite le pire, Paris, Éditions Economica, 1998, p. 158.

[8]    Livre Jaune, n° 210, n° 359, Delcassé aux Ambassadeurs de la République française à Washington, à Berlin, à Vienne, à Londres, à Saint-Pétersbourg, et près S. M. le Roi d’Italie, à Tokyo, le 14 octobre 1900.

[9]    Pe-pe Ju, « L’attitude du gouvernement français devant le soulèvement des Boxeurs », Université Paris-Diderot Paris 7, Paris, Atelier national de reproduction des thèses, 1995, p. 257.

[10]   Livre Jaune, n° 210, n° 255, M. Boutiron, chargé d’affaires de France à Berlin, à Delcassé, le 23 août 1900.

[11]   Livre Jaune, n° 210, n° 287, Traduction d’une pièce remise par le ministre de Chine à Paris au ministre des Affaires étrangères, le 9 septembre 1900.

[12]   Livre Jaune, n° 210, n° 308, Traduction d’une pièce remise par le ministre de Chine à Paris au ministre des Affaires étrangères, le 13 septembre 1900.

[13]   Livre Jaune, n° 210, n° 278, Pichon à Delcassé, le 4 septembre 1900 (reçu le 26 septembre).

[14]   Livre Jaune, n° 210, n° 339, Pichon à Delcassé, expédié de Ta-kou, le 5 octobre 1900.

[15]   Livre Jaune, n° 211, n° 17, Delcassé aux ambassadeurs de la République française à Londres, Vienne, Berlin, Rome et Washington,  le 25 novembre 1900.

[16]   Livre Jaune, n° 210, n° 359, Delcassé aux Ambassadeurs de la République française à Washington, à Berlin, à Vienne, à Londres, à Saint-Pétersbourg, et près S. M. le Roi d’Italie, à Tokyo, le 14 octobre 1900.

[17]   Livre Jaune, n° 211, n° 1, Delcassé à Pichon, Paris, le 18 octobre 1900.

[18]   Alexandre Grogoriantz, Le siège de Pékin..., op. cit., p. 192.

[19]   Livre Jaune, n° 211, n° 9, Pichon à Delcassé, le 10 novembre 1900.

[20]   Livre Jaune, n° 211, n° 10, Pichon à Delcassé, le 11 novembre 1900.

[21]   Livre Jaune, n° 211, n° 24, Pichon à Delcassé, le 10 décembre 1900.

[22]   Livre Jaune, n° 211, n° 28, Pichon à Delcassé, le 21 décembre 1900.

[23]   Pe-pe Ju, « L’attitude du gouvernement français… », op. cit., p. 258.

[24]   Livre Jaune, n° 211, n° 37, Pichon à Delcassé, le 17 janvier 1901.

[25]   Amaury Verron, « La révolte des Boxeurs et le corps français d’occupation de Chine (1901-1945) », Enquêtes & Documents, n° 24, La France en Chine (1843-1943), 1997, p 146.

[26]   Livre Jaune, n° 211, n° 42, Pichon à Delcassé, le 19 janvier 1901.

[27]   Livre Jaune, n° 211, n° 51, Pichon à Delcassé, le 6 février 1901.

[28]   S. Tikhvinski (dir.), Histoire de la Chine. Les temps modernes (traduit du russe), Moscou, Éditions du Progrès, 1983,  p. 417.

[29]   Livre Jaune, n° 211, n° 87, Delcassé à Pichon, le 14 mars 1901.

[30]   DDF (Documents diplomatiques français), 2e série, n° 310, Beau à Delcassé, le 1er juillet 1901.

[31]   Histoire de la Chine moderne (1840-1919), traduit du chinois, édition du peuple Chang Hai, 1975, et édité par Éditions du centenaire, Paris, 1978, p. 388.

[32]   MAE, Nouvelle Série, n° 696, lettre de l’Ambassade de la France en Bruxelles, le 4 mars 1901.

[33]   Livre Jaune, n° 212, n° 9, Beau à Delcassé, le 12 août 1901.

[34]   DDF, 2e série, n° 390, Beau à Delcassé, le 8 septembre 1901.

[35]   Amaury Verron, « La révolte des Boxeurs… », op. cit., p. 147.

[36]   Jacques Weber, « Un siècle de présence française en Chine - 1843-1943 », Enquêtes & Documents, n° 24, La France en Chine (1843-1943), 1997, p. 18.