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Jérémie Tamiatto, La naissance du parti communiste chinois : le début de la « Grande Renaissance » ?

La naissance du parti communiste chinois : le début de la « Grande Renaissance » ?

 

 

Bulletin n° 34,  automne 2011

 

 

JÉrÉmie Tamiatto

 

 

 

En cette année 2011, à l’occasion du 90e anniversaire de la fondation du parti communiste chinois[1], de nombreuses commémorations célèbrent l’événement en Chine. Lors de la réouverture du Musée national de la Chine à Pékin, le 1er mars 2011, le gouvernement a inauguré une grande exposition au titre évocateur, le « Chemin vers la Renaissance », qui montre comment la naissance du parti communiste et l’action de Mao Zedong ont permis à la Chine de chasser les puissances étrangères et de retrouver sa place parmi les grandes nations mondiales. Plus original, un long-métrage financé par le gouvernement est projeté en salle depuis le 15 juin 2011. Intitulée La fondation du Parti[2] dans sa version chinoise, ou Le Début de la Grande Renaissance[3] dans sa version anglaise, cette œuvre n’est pas un documentaire de propagande classique, mais un film d’action utilisant les codes hollywoodiens[4]. Il se veut être le récit épique des dix années qui ont précédé la création du Parti (1911-1921). Si le film souligne l’influence de la révolution bolchevique – Lénine est d’ailleurs l’un des protagonistes du film –, il est avant tout centré sur l’action d’un petit groupe d’étudiants et de professeurs proches des idées socialistes qui, après avoir déclenché le mouvement du 4 mai 1919, auraient fondé dans la continuité de leur action le parti communiste chinois.

Ces nombreuses manifestations célébrant le début de la « Grande Renaissance » soulignent que la fondation du Parti, en juillet 1921, constitue l’un des socles de la légitimité du pouvoir communiste, au même titre que la Longue Marche ou l’avènement de la République populaire de Chine. Le premier congrès du parti communiste chinois (PCC) est présenté par l’historiographie officielle comme le début d’une nouvelle ère qui permit à la Chine de se relever de l’occupation et des humiliations que lui avaient imposées les puissances étrangères, depuis la première guerre de l’Opium en 1840 : « depuis sa fondation en 1921, le PCC s’est dévoué inlassablement à la cause de la révolution démocratique en Chine, en reprenant le flambeau des mains des Chinois d’avant-garde des générations passées afin de libérer la Chine du semi-colonialisme et du semi-féodalisme »[5].

En insistant, avant tout, sur le contexte intérieur et sur la détermination de quelques jeunes chinois, – au premier rang desquels apparaît la figure tutélaire de Mao – les célébrations veulent mettre en avant les origines nationales du mouvement communiste chinois. Elles posent ainsi la question des racines endogènes ou exogènes du Parti et amènent à s’interroger sur la place à donner à la fondation du PCC dans l’histoire contemporaine chinoise : début de la Grande Renaissance ou au contraire non-événement ? 

L’histoire officielle du PCC, empreinte de nationalisme, insiste à dessein sur les origines locales du mouvement communiste chinois, reconnaissant simplement l’influence idéologique de la révolution d’Octobre. L’histoire du parti communiste chinois[6], publiée par le centre d’histoire du PCC à l’occasion du 80e anniversaire de la fondation du Parti, minore ainsi le rôle de la Russie soviétique. Voitinsky qui fut le premier envoyé russe en Chine en 1920 n’est ainsi pas évoqué, et Sneevliet envoyé du Comintern au premier congrès du PCC est à peine mentionné. Il n’est ainsi pas étonnant que La fondation du Parti, tout en faisant figurer ces missionnaires de la révolution, ne les fasse apparaître que comme des personnages secondaires. Si cette question des origines revêt un caractère politique en Chine qui ne favorise pas la recherche historique, elle est aussi l’objet d’intenses débats dans l’historiographie occidentale depuis les années 1950. L’ouverture des archives du Comintern permet d’apporter un nouvel éclairage à cette question, en soulignant le rôle longtemps minoré de la mission Voitinsky.

Au début des années 1950, des historiens fortement imprégnés par le contexte de Guerre froide, tels que Conrad Brandt[7] et Allen Whiting[8], mettent l’accent sur le rôle fondamental de la Russie soviétique dans l’émergence du mouvement révolutionnaire chinois. Ils présentent le PCC comme un pur produit de Moscou, inféodé aux intérêts de la politique extérieure soviétique. À la même époque, les travaux de Benjamin Schwartz[9] et Maurice Meisner[10] insistent au contraire sur les racines endogènes du mouvement communiste chinois. Ce dernier montre le rôle essentiel de Li Dazhao, professeur à l’Université de Pékin, qui développe le premier une approche systématique du marxisme en Chine. Dans la mouvance des travaux de Schwartz et Meisner, une génération plus récente d’historiens insiste, au tournant des années 1990, sur la primauté des facteurs internes dans la fondation du PCC. Arlif Dirlik, dans son ouvrage The Origins of the Chinese Communism[11], montre que le Parti tire son origine des sociétés d’étude, qui émergèrent à la suite du mouvement du 4 mai 1919 dans quelques universités et écoles normales supérieures[12]. Des professeurs impulsèrent la création de groupes d’étudiants, cherchant à rompre avec la pensée traditionnelle chinoise, et les initièrent à la pensée radicale venue d’Occident. Ainsi, en mars 1920, Li Dazhao établit secrètement avec ses étudiants une Société d’étude de la théorie marxiste. Hans J. Van de Ven va plus loin encore, en soulignant le fort régionalisme et les tendances centripètes au sein du mouvement révolutionnaire chinois. Le PCC s’est constitué, selon lui, à partir de réseaux d’amis et de maîtres d’écoles, chaque réseau prenant racine dans une région particulière et un environnement social propre[13]. Ces études ont ainsi tendance à minimiser l’influence des forces extérieures.

L’ouverture des archives du Comintern en 1991 a obligé néanmoins les historiens à repenser la question, comme le prouvent notamment les travaux d’Alexander Pantsov[14]. Son ouvrage souligne le rôle majeur de Moscou dans l’implantation de l’idéologie marxiste au tournant des années 1920. La Russie soviétique participe à l’éclosion du marxisme par la diffusion d’une littérature communiste importante. Elle finance les premières traductions des ouvrages de Marx, Lénine ou Trotsky. Cette nouvelle perspective conduit aussi à réévaluer le rôle de la mission Voitinsky dans la création d’un mouvement communiste chinois au tournant des années 1920. Il ne s’agit pas de nier l’apport des travaux qui, depuis Meisner et Schwartz, ont contribué à montrer l’importance des facteurs internes dans l’émergence du PCC, mais d’apporter quelques éléments nouveaux sur les causes de la fondation du parti communiste chinois.

Lorsque Grigory Voitinsky, jeune révolutionnaire de 26 ans, arrive pour la première fois en Chine, en avril 1920, envoyé par le bureau d’Extrême-Orient du comité central du parti communiste russe[15], le mouvement révolutionnaire chinois est dans une impasse. L’absence de programme clair, l’influence des anarchistes au sein des sociétés d’étude socialistes a créé une frustration dans les rangs des intellectuels, qui ne parviennent pas à recueillir les fruits du mouvement du 4 mai 1919. Durant les huit mois que dure sa mission, Voitinsky donne un second souffle à ces groupes, en leur proposant un nouveau modèle d’organisation, le modèle bolchevique. Dans un premier temps, il prend contact avec les intellectuels socialistes les plus influents tels Li Dazhao à Pékin et Chen Duxiu à Shanghai. À l’aide de ce dernier, il organise, mi-juillet, une conférence qui rassemble des groupes socialistes et anarchistes de Chine du Nord[16]. Il y fait l’éloge du communisme russe et de la révolution d’Octobre. Dans un second temps, il tente de structurer et de rassembler les différentes sociétés d’étude socialistes. L’objectif est clairement défini lors d’une réunion à Pékin des représentants soviétiques[17] entre le 5 et le 7 juillet :  il s’agit de donner naissance à un parti communiste chinois, en organisant un Congrès rassemblant les différentes organisations socialistes chinoises[18]. Pour parvenir à ce but, Voitinsky met en place, à la suite de cette réunion, un « bureau révolutionnaire » à Shanghai composé de quatre socialistes chinois et lui-même. Il l’organise selon le modèle bolchevik avec trois sections : la section d’édition, qui fait traduire le matériel reçu de Vladivostok, la section d’information qui tente d’influer sur les journaux et la section d’organisation, qui s’occupe de la propagande auprès des étudiants et des syndicats[19]. Au cours de l’été et de l’automne des bureaux semblables sont mis en place à Pékin, Canton, Tianjin, Hankou et Nanjing par Voitinsky et ses adjoints[20]. Lors de ses différents voyages à Pékin, Shanghai et Canton, Voitinsky n’a de cesse d’expliquer aux militants l’utilité de l’idéologie et des principes d’organisation bolcheviques pour la révolution chinoise, comme en témoigne Zhang Guotao dans ses mémoires[21]. Lorsqu’il quitte la Chine, en janvier 1921, il a posé les bases du mouvement communiste et défini l’horizon à atteindre : la fondation d’un parti. Il fut décisif pour impulser et structurer les organisations socialistes chinoises. Il a transformé les groupes d’étude en des structures de type communiste, même si celles-ci sont loin d’être de véritables organisations bolcheviques. Les origines de PCC ne peuvent être ainsi réduites à leurs dimensions endogènes. C’est bien l’intervention concrète de la Russie par l’intermédiaire de ses envoyés qui fait naître le communisme en Chine.

 

Si l’histoire officielle chinoise occulte le rôle des envoyés de Moscou dans l’année précédant la fondation du Parti, c’est que le moment même de la création du Parti constitue dans la mémoire officielle un tournant décisif : le début de la Grande Renaissance. Hu Jintao déclare ainsi le 1er juillet[22] 2011 dans son discours à l’occasion de l’anniversaire du Parti : « En ce même jour, il y a 90 ans, fut créé le Parti communiste chinois, ce qui constitua un grand événement qui fit date dans l'histoire de la nation chinoise. Dès lors, le peuple chinois s’est engagé dans une voie radieuse de lutte pour l'indépendance nationale et la libération du peuple, frayant un chemin magnifique menant à la prospérité du pays »[23]. Ce moment, qui constitue l’un des fondements de la légitimité du gouvernement communiste, est l’objet d’une lecture téléologique dans l’histoire officielle : le musée du premier congrès national du parti communiste de Chine, qui se situe à l’endroit même où fut fondé le PCC à Shanghai[24], présente Mao Zedong comme le leader du Congrès alors qu’en réalité l’instituteur du Hunan n’a qu’un rôle secondaire, éclipsé par l’aura des intellectuels pékinois et shanghaiens tels que Zhang Guotao ou Li Hanjun[25]. De même le rôle de Sneevliet, représentant du Comintern est réduit à celui de simple témoin du Congrès. Cette relecture de l’histoire amène à s’interroger sur le déroulement de l’événement lui-même et sur son impact.

À la suite de la mission Voitinsky, les militants chinois des bureaux révolutionnaires préparent, au cours de la première moitié de l’année 1921, la tenue d’un Congrès. Ils reçoivent à partir de mai l’aide des représentants du Comintern et du Profintern, Sneevliet et Nikolsky, tout juste arrivés en Chine. Le Congrès s’ouvre le 23 juillet 1921 en présence de treize délégués chinois[26] et des deux envoyés moscovites. La première session est consacrée à la présentation des rapports des différents délégués. Sneevliet y joue un rôle important, jouissant d’un certain prestige auprès des délégués de par son expérience révolutionnaire : il présente le premier rapport du Congrès, demande aux délégués des différentes provinces de présenter à leur tour un rapport d’activité et suggère enfin d’élire une commission préparatoire pour organiser le plan et le programme du Congrès avant de tenir une autre session. Mais des tensions entre les délégués chinois et Sneevliet voient le jour sur la ligne à adopter. Ce dernier, partisan d’un rapprochement avec le mouvement nationaliste, se heurte à l’hostilité des délégués, qui prônent une ligne plus révolutionnaire. Il n’est d’ailleurs pas autorisé, malgré ses protestations, à assister aux trois sessions suivantes du Congrès – 27, 28 et 29 juillet – au cours desquels une majorité des membres se déclare pour l’établissement d’une dictature du prolétariat comme objectif immédiat, et refuse de soutenir la bourgeoisie nationale. Il assiste néanmoins à la 5e session du Congrès, mais peu de temps après l’ouverture de cette session, l’intrusion d’un inconnu fait craindre l’arrivée de la police, et le Congrès est ajourné. Les délégués organisent finalement une nouvelle et dernière session pour ce Congrès, mais là encore les représentants du Comintern ne sont pas invités, en partie par prudence cette fois, car la réunion étant prévue dans une barque sur le lac du Sud à Jiaxiang, la présence d’étrangers aurait pu éveiller les soupçons. C’est au cours de cette dernière session que la ligne du Parti est finalement fixée : les délégués adoptent ainsi une ligne révolutionnaire et prônent l’établissement de la dictature du prolétariat[27]. Ils déclarent toute alliance avec un autre parti impossible.

La fondation du Parti ne marque pas pour autant un tournant radical dans le mouvement révolutionnaire chinois. Au plan de l’organisation, si officiellement le parti est unifié sur un modèle bolchevique, en pratique, son fonctionnement continue d’être celui d’une nébuleuse rassemblant différents groupes régionaux de militants radicaux, qui agissent de manière autonome par rapport au centre. Le meilleur exemple est probablement le conflit qui naît entre la direction centrale et le comité exécutif régional de Canton, lorsque la première intime au second de couper toute relation avec Chen Jiongming, général de Sun Zhongshan, qui s’était retourné contre ce dernier en s’emparant de Canton en mai 1922. Le plénum du comité central à Hangzhou en août 1922 condamne l’attitude déviationniste des militants cantonais. Mais ceux-ci ne se plient pas aux décisions du Parti et décident, au contraire, de rompre leurs liens avec le centre. Hans Van de Ven montre que certains groupes échappent même complètement à la tutelle du Parti. Ainsi une organisation communiste du Sichuan reste en dehors de l’orbite du PCC jusqu’en 1925. Ce n’est qu’à cette date que son fondateur, un certain Wu Zuzhang, aurait appris, lors d’un voyage à Pékin, l’existence du PCC et aurait accepté de fusionner avec lui[28]. Sur le plan politique, la fondation du Parti n’entraîne pas de tournant politique majeur. Il ne compte qu’une cinquantaine de membres au moment de sa création et son poids sur la vie politique est minime. Sneevliet, qui durant deux ans tente d’organiser le mouvement communiste – de 1921 à 1923 – se montre d’ailleurs très critique sur les potentialités du PCC dont il dénonce régulièrement auprès de Moscou le caractère groupusculaire et sectaire. Dans son rapport à l’exécutif en juillet 1922, il déclare ainsi : « en juillet 1921, des représentants des groupes locaux se sont réunis à Shanghai et ont décidé de former un parti communiste (…) bien qu’il eût été préférable de demeurer un groupe de propagande »[29]. Dans les lettres qu’il adresse régulièrement à la direction du PCR et du Comintern, il souligne que le PCC ne représente pas une force politique suffisante pour pouvoir peser sur la vie politique contrairement au Guomindang, dont le développement doit être privilégié par Moscou. Ce n’est en réalité qu’à la suite du mouvement du 30 mai 1925 que le PCC va véritablement prendre une nouvelle envergure, le nombre d’adhérents passant de 995 adhérents au IVe Congrès, à la fin janvier, à 10 000 adhérents, en novembre de la même année.

La fondation du Parti n’est donc pas une véritable rupture dans l’histoire du mouvement révolutionnaire chinois au début des années 1920. Elle marque avant tout un tournant symbolique dans la mémoire officielle chinoise, celui de la Renaissance de la Chine.

 

 

La commémoration de la fondation du Parti est avant tout, en Chine, un enjeu de mémoire nationale, comme en témoignent les célébrations organisées pour le 90e anniversaire. Elle est l’occasion d’exalter la fierté retrouvée de la Chine et de magnifier l’action du Parti et de sa figure tutélaire, Mao Zedong. L’insistance sur les origines nationales du Parti trouve une résonance dans l’historiographie occidentale qui depuis les années 1950 a mis en avant l’importance des sociétés d’étude marxiste, des réseaux d’amitiés dans la fondation du PCC. Mais elle sous-estime le rôle de la Russie soviétique qui ne se réduit pas à une simple influence idéologique. Le voisin soviétique agit par l’intermédiaire de ses envoyés en rassemblant et en structurant les groupes socialistes dès 1920, même si ceux-ci n’ont pas encore véritablement adopté le modèle léniniste. Il pose ainsi les bases de la fondation du PCC. Juillet 1921 ne marque pas pour autant une rupture dans l’histoire du mouvement révolutionnaire chinois : la mouvance communiste continue de fonctionner comme une nébuleuse de groupes régionaux autonomes. Le PCC mettra encore plusieurs années, sous l’égide de Moscou, à devenir un véritable parti communiste et un acteur majeur de l’histoire politique chinoise.



[1]    Jérémie Tamiatto est actuellement ATER à l’Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, et il prépare une thèse sur « Les envoyés du Comintern en Chine de 1920 à 1927 », sous la direction de Marie-Pierre Rey.

[2]    Jiàn Dǎng Wěi Yè.

[3]    Beginning of the Great Revival.

[4]    Le gouvernement avait déjà produit en 2009 un film semblable, intitulé La Fondation de la République, pour célébrer les cinquante ans de la naissance de la République populaire de Chine.

[5]    Hu Sheng (dir.), L’histoire du communiste chinois 1921-1991, Pékin, Éditions en langues étrangères, 1994, p. 862.

[6]    Hu Sheng (dir.), L’histoire du parti communiste…, op. cit.

[7]    Conrad Brandt, Stalin’s Failure in China, Cambridge, Harvard University Press, 1958.

[8]    Allen Whiting, Soviet Policies in China 1917-1924, New York, Columbia University Press, 1953.

[9]    Benjamin Schwartz, Chinese Communism and the Rise of Mao, Cambridge, Harvard University Press, 1951.

[10]   Maurice Meisner, Li Ta-cha and the Origins of Chinese Marxism, Cambridge, Harvard University Press, 1967.

[11]   Arlif Dirlik, The Origins fo the Chinese Communism, Oxford, Oxford University Press, 1989.

[12]   Les participants au premier congrès du Parti sont ainsi en majorité issus de trois ensembles universitaires : l’Université de Pékin, l’Université impériale de Tokyo et l’École normale supérieure du Hunan.

[13]   Hans K. Van de Ven, From Friend To Comrade, The Founding of the Chinese Communist Party, Berkeley, University of California Press, 1920-1927, 1991.

[14]   Alexander Pantsov, The Bolsheviks and the Chinese Revolution, 1919-1927, Honolulu, University of Hawaï Press, 2000.

[15]   Il est accompagné par deux autres membres du PCR, Stojanovic et Titov.

[16]   RGASPI (Archives d’État russes pour l’histoire sociale et politique), 495/19/115/1-6.

[17]   Outre Voitinsky, participent à cette réunion Stojanovic et Vilenski-Sibirjakov, envoyé de la république soviétique russe en Extrême-Orient.

[18]   RGASPI, 495/154/2/2-5.

[19]   RGASPI, 495/19/193/23-25.

[20]   RGASPI, 495/154/2/2-5.

[21]   Chang Kuo-t’ao, The Rise of the Chinese Communist Party. An Autobiography, Lawrence, Kansas University Press, 1971, tome 1, p. 123.

[22]   Le congrès fondateur s’est ouvert en réalité le 23 juillet 1921, mais la date commémorative est fixée au 1er juillet dans le calendrier chinois.

[24]   Le Congrès s’est tenu dans la maison de l’un des délégués, Li Hanjun, située rue Bayle dans la concession française. 

[25]   En témoignent les poupées de cire qui reconstituent la scène dans le musée du Parti. Mao apparaît debout, focalisant le regard des autres délégués qui, tous assis, le regardent parler.

[26]   Étaient présents Li Da et Li Hanjun (Shanghai), Zhang Guotao et Lui Renjing (Pékin), Dong Biwu et Chen Tanqiu (Wuhan), Mao Zedong et He Shuheng (Hunan), Chen Gongbo (Canton), Wang Jinmei et Deng Enming (Jinan), Zhou Fuhai (étudiant au Japon) et Bao Huiseng. Chen Duxiu qui est nommé secrétaire du PCC est à Canton au moment du Congrès. 

[27]   « The First Program of the CCP (July-August 1921) », in Tony Saich, The Rise to Power of the Chinese Communist Party, New York, M E Sharp, 1996, p. 16.

[28]   Hans J. Van de Ven, op. cit., p. 74.

[29]   Archives Sneevliet, document n° 225, Bericht des Genossen H. Maring für die Executive, 11 juillet 1922, in Tony Saich, the Origins of the First United Front, Leiden, E.J. Brill, 1992, p. 290.