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Han Jae Yeong, La Corée et les États-Unis, une relation particulière

La Corée et les États-Unis, une relation particulière

 

 

Bulletin n° 34,  automne 2011

 

Han Jae Yeong

 

 

Malgré la distance géographique et les différences culturelles, les États-Unis occupent de nos jours une place prépondérante auprès des deux Corées[1]. Pour la Corée du Sud, les États-Unis sont toujours un partenaire privilégié, tandis que les relations politiques et économiques des deux pays ont considérablement évolué. De son côté, la Corée du Nord considère les États-Unis comme un envahisseur impérialiste, dont elle fait pourtant son interlocuteur principal pour améliorer sa situation politique et économique.

Comparée au rôle américain dans la péninsule coréenne, l’influence des deux Corées sur les États-Unis est insignifiante. Dans cet article, nous allons voir comment les États-Unis ont pu occuper une telle place – politique, militaire et économique – en Corée, depuis le milieu du XIXe siècle.

 

Intervention américaine dans les affaires coréennes avant 1945

 

La première rencontre entre la Corée et les États-Unis a lieu en 1866, quand le navire américain Général Sherman arrive à la hauteur de Pyongyang pour y établir des échanges commerciaux, mais est brûlé par le gouvernement local et les habitants de la ville. En guise de protestation, les États-Unis ripostent en 1871, avec une escadre sous les ordres du contre-amiral John Rodgers qui attaque l’île de Ganghwa. Après avoir repoussé cet assaut, la Corée ferme la porte aux Occidentaux jusqu’en 1882, quand elle signe un traité de commerce et d’amitié avec les Etats-Unis – par l’intermédiaire de la Chine qui souhaite empêcher l’expansion japonaise vers la Corée.

À la fin du XIXe siècle, la Corée est encore un royaume dépendant de la Chine et sous son influence politique. Dans ce contexte, l’impact américain sur la Corée est limité au domaine économique. Et pourtant, au cours de cette période, les États-Unis contribuent à moderniser la Corée, avant même son annexion par le Japon, grâce à la construction de lignes téléphoniques, de réseaux électriques et ferroviaires et en rénovant l’éducation. Le rôle des pasteurs américains est alors important dans la société coréenne, d’abord parce qu’ils fondent des écoles et des hôpitaux, ensuite parce qu’ils soutiennent la résistance coréenne contre la mainmise japonaise.

Au début du XXe siècle, des Coréens commencent à immigrer aux États-Unis. Pour des raisons économiques, entre 1903 et 1907, des milliers de Coréens s’installent dans les plantations de canne à sucre à Hawaii et dans les chantiers à San Francisco. Enfin, à la suite de la mainmise nippone, des nationalistes coréens arrivent dans les grandes villes américaines pour organiser des mouvements de contestation contre le Japon.

Dans le même temps, les États-Unis soutiennent la politique japonaise envers la Corée dans le but de préserver leurs intérêts géopolitiques en Extrême-Orient, notamment aux Philippines. En juillet 1905, ils facilitent la politique du Japon envers la Corée par un accord secret conclu entre le Premier ministre japonais, Katsura Taro, et le secrétaire américain à la Guerre, William Howard Taft. En août 1905, la médiation du président Theodore Roosevelt est capitale pour parvenir à la signature du traité de Portsmouth, qui met un terme à la guerre russo-japonaise et interdit à la Russie de faire obstacle à la politique nippone en Corée.

Lorsque le Japon annexe la Corée en août 1910, les États-Unis continuent à soutenir la politique japonaise, garantissant ainsi leurs intérêts économiques en Corée (en particulier l’exploitation de mines d’or) et contribuant à défendre le Japon, leur allié contre l’Allemagne pendant la Première Guerre mondiale.

En 1918, le président américain Woodrow Wilson proclame les « Quatorze Points » concernant le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes, lesquels vont inspirer fortement plusieurs mouvements indépendantistes coréens. Les événements s’enchaînent en quelques mois : proclamation de l’indépendance coréenne (Tokyo, 8 février 1919), mouvement en faveur de l’indépendance dans plusieurs villes de Corée à partir du 1er mars 1919, formation du gouvernement provisoire de la Corée, exilé à Shanghai (13 avril 1919), etc. Bien que le cabinet de Washington se refuse à prendre parti, cette résistance contre la répression japonaise émeut certains Américains, à commencer par les missionnaires fixés en Corée. En vain, des nationalistes coréens, au premier rang desquels figure le charismatique Syngman Rhee, tournent leurs regards vers les États-Unis. Leurs espoirs sont déçus. De crainte de mécontenter leur allié, les Américains choisissent de ne pas reconnaître le gouvernement provisoire coréen réfugié à Shanghai.

Or, les données ne tardent pas à évoluer. L’expansionnisme japonais brise l’entente nippo-américaine sur la question coréenne. Suite au traité de Versailles en 1919, le Japon, qui a obtenu de l’Allemagne la péninsule du Shandong, en Chine, et des îles du Pacifique sous mandat de la Société des Nations, mène une politique belliciste. La lutte implacable qui l’oppose à la Chine détériore considérablement ses rapports avec le gouvernement américain. La Seconde Guerre mondiale consomme la rupture entre les deux pays et entraîne un brusque revirement diplomatique. Après l’attaque japonaise sur Pearl Harbor en décembre 1941, les États-Unis appuient désormais le principe de l’indépendance coréenne, lors de la Conférence du Caire (novembre 1943), de la Conférence de Yalta (février 1945) et de la Conférence de Potsdam (juillet-août 1945). Ce soutien politique a cependant des limites. Pour des raisons d’équilibre, les Américains émettent le vœu de mettre ce pays sous tutelle internationale pendant un certain temps, ce qui soulève un tollé général chez les indépendantistes coréens.

 

Division de la Corée et guerre de Corée

 

La défaite du Japon n’en reste pas moins lourde de conséquences, d’autant que la Guerre froide renforce l’importance géopolitique de la péninsule coréenne. Après la division de la Corée – libérée du Japon – au 38e parallèle, les États-Unis placent la Corée du Sud sous leur contrôle, l’URSS en faisant autant avec la Corée du Nord. 

Les relations entre les États-Unis et la Corée du Sud sont complexes. Si les deux pays se rapprochent par nécessité stratégique, les rapports militaires sont parfois tendus. La politique du président Truman répond à des impératifs qui s’éloignent des considérations indépendantistes. La présence des forces américaines, entrées en Corée du Sud en septembre 1945 pour veiller au désarmement japonais[2], a aussi pour but principal de contrecarrer l’expansion soviétique vers l’Asie-Pacifique. Le gouvernement militaire que les États-Unis mettent en place en Corée du Sud (9 septembre 1945-15 août 1948) obéit à la même logique. Pour faciliter la mise en œuvre de leur action, les Américains privilégient les politiciens sud-coréens favorables à leur intervention, marginalisant de ce fait les communistes et leurs sympathisants. C’est grâce à ce soutien que, le 10 mai 1948, les partisans de Syngman Rhee remportent les premières élections sud-coréennes. Mais la réaction des communistes, qui s’estiment lésés dans leurs intérêts, ne se fait pas attendre. Des heurts éclatent. Très vite, une guérilla succède aux opérations de boycott et de sabotage. La répression est particulièrement violente. De nombreux civils, sans aucun lien avec les communistes, sont victimes d’exactions américano-coréennes ; l’armée américaine intervient dans la répression des mouvements civils de protestation (à Daegu en octobre 1946, à Jeju en avril 1948, etc.).

Pendant cette période, les États-Unis interviennent dans l’économie sud-coréenne sous plusieurs rapports : répartition des biens japonais en Corée du Sud aux Sud-Coréens et gestion du prix du riz ; contrôle de l’économie pour empêcher les dirigeants sud-coréens d’élaborer une politique contraire aux intérêts américains, soutien à l’économie sud-coréenne afin que le communisme n’attire pas les Sud-Coréens les plus pauvres.

 

Après la proclamation de République de la Corée au sud (15 août 1948), les troupes américaines commencent à quitter la Corée et, en janvier 1950, le secrétaire d’État américain, Dean Acheson, n’inclut pas la Corée du Sud dans la zone asiatique protégée par les États-Unis. Pourtant, le nouveau gouvernement sud-coréen du président Syngman Rhee a besoin de la présence militaire américaine pour le défendre des provocations nord-coréennes et de ses opposants politiques.

Aussi la guerre de Corée (1950-1953) resserre-t-elle, par la force des choses, les relations entre les deux pays. L’aide américaine est déterminante en matière d’armement, d’aide aux réfugiés et aux orphelins (plus de 5 000 orphelins de guerre sud-coréens sont adoptés aux États-Unis) et de concours actif sur le théâtre des opérations (environ 36 000 soldats américains sont tués pendant les combats). Après la signature du traité de défense mutuelle, en octobre 1953, les troupes américaines occupent des bases militaires en Corée du Sud.

Au terme de cet affrontement, les États-Unis continuent à soutenir l’économie sud-coréenne en s’immisçant dans leur économie, comme le montre l’accord de la commission économique conjointe sur la reconstruction économique et le projet de stabilisation financière[3] (décembre 1953). Le commerce des produit de l’aide alimentaire, comme le sucre et la farine, permet à certaines entreprises sud-coréennes (par exemple Samsung) de prospérer et de diversifier leurs activités.

 

Alliance coréano-américaine pendant la Guerre froide

 

Pendant la Guerre froide, la Corée du Sud est militairement et économiquement soutenue par les États-Unis. Mais faute de budget et d’expérience, elle exerce un rôle moindre dans l’alliance militaire et son économie devient de plus en plus dépendante des États-Unis, malgré un plan de développement sur cinq ans lancé en 1962 et l’introduction de prêts étrangers obtenus grâce à l’aide des États-Unis.

Sa participation à la guerre du Vietnam (1964-1973) est un tournant dans les relations avec les États-Unis. Selon le mémorandum Brown (mars 1966)[4], les États-Unis financent les troupes sud-coréennes, choisissent la Corée du Sud comme fournisseur de munitions pour cette guerre et lui accordent un emprunt supplémentaire. L’alliance militaire américano-coréenne se renforce grâce à des opérations conjointes au Vietnam, à des exercices militaires, nommés « Team Spirit » qu’ils réalisent ensemble (depuis 1976), et à la participation au commandement militaire partagé par les deux pays (depuis 1978).

Mais au gré des changements politiques nationaux et internationaux, les relations coréano-américaines traversent des moments difficiles. Tout d’abord, la tension est palpable quand les États-Unis font pression sur les présidents militaires sud-coréens qui manquent de légitimité démocratique. Sous la contrainte diplomatique et économique américaine, le président Park Chung-Hee conclut à la normalisation diplomatique coréano-japonaise (1965) sans réparation officielle pour les actes illégaux commis par le Japon pendant la colonisation. Répondant à une requête américaine, le président Chun Doo-hwan libère le politicien progressiste Kim Dae-jung[5], condamné à mort pour « incitation aux révoltes du 18 mai 1980 »[6]. Suite à la demande américaine, le président Roh Tae-woo proclame « l’Initiative non-nucléaire »[7] (1991), faisant de la Corée du Sud un État entièrement dépendant du parapluie nucléaire américain. À cela s’ajoutent les politiciens progressistes sud-coréens qui critiquent les États-Unis pour leur entente avec les gouvernements autoritaires sud-coréens et leur tolérance envers les exactions commises, notamment celles dirigées contre des étudiants pendant les « mouvements démocratiques » à Gwangju (18 mai 1980).

Une autre difficulté surgit lorsque les États-Unis décident de réduire leurs contingents stationnés en Corée du Sud, une réduction pourtant non souhaitée par la Corée. Au grand dam du cabinet de Séoul, la doctrine Nixon, qui préconise le désengagement militaire américain dans les affaires asiatiques, se concrétise en 1971 avec le retrait d’environ 20 000 soldats américains de la Corée du Sud. Cette initiative n’est pas sans conséquences puisqu’elle accroît la préoccupation sud-coréenne d’assurer sa défense nationale et accentue sa demande d’autonomie militaire.

En outre, les États-Unis durcissent leur politique économique envers la Corée du Sud. Depuis 1982, à la faveur d’une période de forte croissance, celle-ci s’est imposée dans le commerce international comme un sérieux concurrent. Une évolution qui incite les États-Unis, dès la fin de la Guerre froide, à lever leurs dispositions préférentielles à son égard, à prendre des mesures antidumping sur les produits d’importation et à demander l’ouverture des marchés sud-coréens, surtout pour les secteurs de l’agriculture et de l’industrie automobile.

 

Évolution des relations après la fin de la Guerre froide

 

À première vue, la fin de la Guerre froide semble entraîner plus d’équité dans les échanges coréano-américains. Mais il n’en est rien. La déclassification de documents militaires américains mettant à jour les exactions commises par les G.I’s pendant la guerre de Corée devient une source de tensions entre les deux pays. De plus en plus de Sud-Coréens commencent à dénoncer le statut spécial des bases militaires et l’extraterritorialité des crimes commis sur leur sol. D’ailleurs, le rôle croissant des Sud-Coréens au niveau régional et mondial exige une révision des relations coréano-américaines au sein de cette alliance toujours aussi inique. Depuis la guerre de Corée, la Corée du Sud n’a pas encore repris « le commandement de son armée en temps de guerre »[8], comme si les hostilités pouvaient toujours reprendre.

De plus, la puissance nucléaire de la Corée du Nord donne à cette alliance un caractère particulier, unique dans les autres coalitions américaines[9]. Il reste que pour la Corée du Nord, cette union n’est pas une simple coopération de défense mutuelle dissuasive ; c’est aussi une menace pour la paix, ce qui l’incite à développer des armes de destruction massive pour assurer sa propre défense.

Les États-Unis interviennent comme intermédiaire dans les relations entre les deux Corées depuis la fin de la Guerre froide. Alors que le Parti démocrate pratique traditionnellement la politique de la main tendue envers la Corée du Nord, le Parti républicain, lui, suit une ligne dure envers la Corée du Nord, qualifiée d’État voyou (rogue State) ou d’axe du mal. Autant dire que la position américaine influe sur la politique sud-coréenne envers la Corée du Nord.

En ce qui concerne les questions nord-coréennes, l’alliance coréano-américaine est sous l’influence politique et diplomatique des pays voisins de la péninsule coréenne (Chine, Japon et Russie), cherchant ainsi un équilibre régional et mondial. Cette alliance, convient-il de souligner, joue un rôle important dans les dialogues entre les six pays – États-Unis, Chine, Japon, Russie et les deux Corées – pour résorber les tensions générées par la puissance nucléaire de la Corée du Nord. Grâce aux échanges régionaux et mondiaux, les relations politiques et diplomatiques coréano-américaines se resserrent aujourd’hui considérablement. La diplomatie américaine donne désormais la préférence à des dialogues multilatéraux (négociations des six parties pour le règlement des problèmes nord-coréens, Forum régional de l’Asean, APEC, G20, ONU, etc.).

Depuis la fin de la Guerre froide, l’alliance sud-coréenne ne s’est pas démentie[10]. Depuis 1993, dans le cadre de l’ONU, la Corée du Sud a envoyé des troupes de maintien de la paix dans plusieurs pays et, après le 11 septembre 2001, des troupes de combat en Irak et en Afghanistan. De nos jours, les deux gouvernements collaborent dans de vastes domaines comme « le terrorisme, la prolifération des armes de destruction massive, le piratage, les crimes organisés, les narcotiques, le changement climatique, la pauvreté, la violation des droits de l’homme, la sécurité en matière d’énergie et les épidémies »[11].

Les relations économiques, elles aussi, ont considérablement évolué depuis les années 1990. Grâce à l’ouverture des marchés de l’ancien bloc soviétique, les échanges internationaux se diversifient pour les produits sud-coréens, et la part du marché chinois augmente de façon importante dans l’exportation sud-coréenne. Pourtant, la crise financière sud-coréenne en 1997 a accru la dépendance sud-coréenne envers l’économie américaine, le FMI ayant réajusté l’ensemble de son économie sur le modèle américain.

Comme cette crise financière ralentit les activités économiques en Corée du Sud, de nombreux jeunes sud-coréens s’installent aux États-Unis, de jeunes élèves[12]s’y rendent pour bénéficier de l’éducation qui y est dispensée et des femmes enceintes font le voyage pour offrir la nationalité américaine à leur enfant. Du fait de l’exemption de visas entre les deux pays (2008), les mouvements de populations augmentent considérablement.

Malgré le « rêve américain », certains Sud-Coréens manifestent leur mécontentement vis-à-vis des États-Unis. En 2002, l’acquittement des soldats américains qui écrasent deux lycéennes sud-coréennes avec leur tank donne lieu à une flambée d’antiaméricanisme et des marches silencieuses avec des bougies sont régulièrement organisées pour rendre hommage aux victimes. En 2008, une autre série de manifestations est organisée pour protester contre la reprise des négociations sur l’importation de bœuf américain. Malgré l’accord de libre-échange coréano-américain de juin 2007, les Sud-Coréens résistent à la pression américaine demandant l’ouverture des marchés du riz et du bœuf, leurs aliments de base. C’est cependant le souvenir des exactions commises par l’armée américaine lors de la guerre de Corée qui est aujourd’hui encore à la base du sentiment antiaméricain. Cette sorte de mémoire commune hante les esprits.

 

Après soixante ans de relations fondées sur des intérêts stratégiques, la Corée du Sud et les États-Unis coopèrent étroitement dans tous les domaines. Pourtant, au gré de changements politiques et économiques, l’avenir des relations coréano-américaines demeure incertain et permet d’envisager plusieurs scénarios possibles. Dans les années à venir, la coopération entre les deux pays pourrait très bien s’étendre et évoluer vers une alliance globale et compréhensive. En cas de réunification coréenne, la survie de l’alliance militaire reposerait principalement sur la volonté américaine de tenir un rôle stabilisateur dans la région, tandis que les relations coréano-américaines se recentreraient sur l’économie. Autre possibilité, l’influence américaine dans la région pourrait s’amenuiser au fil du temps en raison du rayonnement de la Chine. L’alliance entre les États-Unis et la Corée du Sud n’en serait pas moins modifiée si l’alliance militaire nippo-américaine venait à être rompue et que les États-Unis retiraient leurs troupes du Japon.



[1]    L’auteure est doctorante à l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, au Centre d’histoire de l’Asie contemporaine, et prépare une thèse intitulée « Unité et division dans la mémoire coréenne », sous la direction d’Hugues Tertrais.

[2]    « Proclamation n° 1 by General of the Army Douglas MacArthur » du 7 septembre 1945, Foreign Relations of the United States (FRUS), 1945, vol. VI, p. 1043-1044.

[3]    « Combined Economic Board Agreement for a Program of Economic Reconstruction and Financial Stabilization between the Republic of Korea and the United States of America », 14 décembre 1953, ministère de la Législation de la Corée du Sud, [ site consulté le 14 juin 2011] :
http://www.law.go.kr/trtyInfoPWah.do?trtySeq=1369&chrClsCd=010203

[4]    « Brown Memorandum » (4 mars 1966), The Treaties of the National Defense, Comité de la compilation de l’histoire de guerre de la Corée du Sud, vol. I, 1981, p. 260-263.

[5]    Ambassade des États-Unis à Séoul en Corée du Sud, « United States Government Statement on the Events in Kwangju, Republic of Korea, in May 1980 », 19 juin 1989, [site consulté le 14 juin 2011] :
http://seoul.usembassy.gov/p_kwangju.html

[6]    Unesco, « Memory of the World Register : Human Rights Documentary Heritage 1980. Archives for the May 18th, Democratic Uprising against Military Regime, in Gwangju, Republic of Korea (ref. n° 2010-26) » [site consulté le 14 juin 2011] :
http://www.unesco.org/new/fileadmin/MULTIMEDIA/HQ/CI/CI/pdf/mow/nomination_forms/Korea%20Human%20rights.pdf

[7]    The International Institute for Strategic Studies, « History: Disarmament Diplomacy with North Korea » [site consulté le 14 juin 2011] : http://www.iiss.org/publications/strategic-dossiers/north-korean-dossier/north-koreas-weapons-programmes-a-net-asses/history/#capabilities 

[8]    United States Forces Korea, The New Korea, octobre 2010, p. 24. [site consulté le 14/06/2011] : http://www.usfk.mil/usfk/Uploads/120/USFK_SD_SPREAD_10MB.pdf

[9]    Ihn-hwiPark, « Korea-US. Alliance under the Obama Administration: On the Perspectives of Alliance Strategy and North Korea Problem », IFANS Review, ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud, vol. 6, n° 2, février 2009, p. 2.

[10]   Jei-GukJeon, « Collaboration coréano-américaine sur les opérations de paix : vers une alliance mondiale stratégique (version coréenne) », Études de la diplomatie et de la sécurité, ministère des Affaires étrangères de la Corée du Sud, vol. 6, n° 2, décembre 2010, p. 71-98.

[11]   The White House, Office of the Press Secretary,« Joint Vision for the Alliance of the United States of America and the Republic of Korea », Washington, DC, 16 juin 2009 [article mis en ligne le 16/06/09, consulté le 08/02/2011] :

http://www.whitehouse.gov/the_press_office/Joint-vision-for-the-alliance-of-the-United-States-of-America-and-the-Republic-of-Korea/

[12]   Ils y arrivent avec leur mère, alors que le père travaille en Corée du Sud pour les soutenir financièrement. Ces pères qui, comme les oies mâles élèvent leurs « poussins » avec le plus grand soin, sont appelés « pères oies ».