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Benoît Cailmail, Le maoisme népalais : entre Mouvement internationaliste révolutionnaire et jeu démocratique

Le maoisme népalais : entre Mouvement internationaliste révolutionnaire et jeu démocratique

 

 

 

Bulletin n° 34,  automne 2011

 

 

Benoît Cailmail

 

 

La guerre du Peuple, commencée en 1996 par le parti communiste du Népal (maoïste) (PCN-M), a souvent été considérée par les observateurs occidentaux comme un événement secondaire, dont la portée ne pouvait dépasser les limites du royaume hindou. Pourtant, loin d’avoir été imperméable au monde extérieur et de s’être construit en totale autarcie, le mouvement maoïste népalais n’a cessé de nouer des liens avec les mouvements maoïstes au niveau international.

Aussi, nous nous proposons de mettre en lumière, dans cet article[1], la multiplication des relations entre les révolutionnaires népalais et leurs coreligionnaires à travers le monde. Les rapports entre les maoïstes du Népal et de l’Inde ayant déjà fait l’objet de travaux, nous nous concentrerons plus particulièrement sur la dimension transcontinentale de la guerre révolutionnaire népalaise en nous intéressant aux relations entre les partis maoïstes étatsuniens et népalais, qui puisent leurs racines dans la fondation du Mouvement internationaliste révolutionnaire (MIR).

 

La fondation du MIR et les premiers échanges

 

Les dissensions qui déchirèrent la Chine à la mort de Mao Zedong eurent des conséquences sur l’ensemble des partis communistes se réclamant de la voie chinoise à travers le monde.

Au début de l’année 1980, deux partis, en particulier, commencèrent à ébaucher une stratégie de regroupement des factions maoïstes opposées à la politique de Deng Xiaoping[2] : le Partido Comunista Revolucionario de Chile (parti communiste révolutionnaire du Chili, PCR-Chile) et surtout, le Revolutionary Communist Party-USA (parti communiste révolutionnaire des États-Unis, RCP-USA), qui apparu en 1975, à la suite de nombreuses scissions internes opposant Bruce Franklin et Bob Avakian, les deux figures de proue du mouvement maoïste américain. À l’automne 1980, un premier pas fut franchi lorsque le PCR-Chile et le RCP-USA organisèrent une réunion dont le but affiché était de « poursuivre la lutte contre le révisionnisme et aider le processus de développement et de lutte pour une ligne générale au sein du mouvement communiste international »[3].

 

Les divers appels lancés par le PCR-Chile et le RCP-USA finirent par se diffuser à l’ensemble de la sphère maoïste mondiale et aboutirent à une nouvelle réunion en France, en mars 1984. Une organisation regroupant les partisans de la « pensée de Mao » à travers le monde fut ainsi fondée, ayant pour mission de permettre au prolétariat international « de relever le défi de former sa propre organisation, un nouveau type d’internationale fondé sur le marxisme-léninisme-pensée de Mao et ayant assimilé l’expérience profitable du passé »[4].

Outre le RCP-USA, étaient présents le PCP-SL (Partido Comunista del Perú-Sendero Luminoso), singulièrement absent lors des premières réunions du mouvement révolutionnaire international, ainsi que le PCN-Masāl de Mohan Bikram Singh (fondateur du principal parti communiste népalais ayant adopté la doctrine de la « pensée de Mao »)[5].

En participant à ce congrès, le maoïsme népalais contribuait pleinement au débat international et concourait à façonner la nouvelle voie révolutionnaire mondiale. Il put ainsi fonder de nouvelles relations avec les partis révolutionnaires évoluant en dehors de la zone sud-asiatique, et plus particulièrement avec le RCP-USA, élément moteur du MIR, nouvellement créé.

 

Des premières relations tumultueuses

 

Les premières relations entre les révolutionnaires du Népal et leurs homologues du RCP-USA ne furent toutefois pas exemptes de tensions. Ce dernier étant à l’initiative du MIR, il occupait une place prépondérante au sein de l’organisation et dirigeait l’essentiel des débats (le PCR-Chile, autre initiateur du mouvement en 1980, n’ayant pas participé à la réunion de mars 1984).

Pourtant, malgré la stature de ces organisations et le très relatif poids des maoïstes népalais, le PCN-Masāl n’entendait pas pour autant se limiter à un rôle de figurant. Ainsi, Mohan Bikram Singh ne se borna pas à entériner les propositions des leaders du mouvement en général – de Bob Avakian en particulier –, et il exprima donc devant ses pairs son désaccord avec le RCP-USA sur les aspects relatifs au nationalisme, allant jusqu’à affirmer que son approche était incorrecte et résultait d’une mauvaise compréhension des écrits de Marx, Engels et Lénine[6].

La conférence fondatrice du MIR à peine clôturée, Mohan Bikram Singh publiait déjà un premier article dans lequel il laissait poindre de nombreuses critiques à l’égard des positions prises par certains membres de l’organisation, au premier lieu desquels figurait le RCP-USA.

Dès 1984, il notait ainsi une tendance déviationniste sur la question du nationalisme, des mouvements révolutionnaires nationaux et de la Nouvelle démocratie, de la part du parti révolutionnaire américain[7]. Était notamment remise en cause une série d’articles publiée par le RCP-USA depuis 1981[8] qui, selon le leader du Pyuthān, menaçait de fragiliser le mouvement révolutionnaire international[9]. Armé de force citations de Marx, Lénine et Mao, Mohan Bikram Singh entendait démontrer à son interlocuteur, ainsi qu’à l’ensemble des membres du MIR, que la ligne idéologique prônée par le RCP-USA s’éloignait dangereusement des principes édictés par les théoriciens fondateurs du communisme.

 

Dans un premier temps, les débats entre le PCN-Masāl et le RCP-USA avaient essentiellement un but « constructif » et ne menaçaient pas directement l’unité du MIR. Pourtant, les divergences entre les révolutionnaires népalais et américains ne firent que croître et d’accessoires, elles devinrent fondamentales à leurs yeux.

En effet, jusqu’alors les communistes prochinois à travers le monde s’entendaient pour suivre les principes encadrés par le « marxisme-léninisme-pensée de Mao »[10] et la Déclaration de 1984 du MIR entérinait cette approche philosophique[11]. Une nouvelle conception de l’idéologie communiste commençait toutefois à faire son apparition dans certains cercles de l’internationale révolutionnaire, sous l’égide d’Abimaël Guzmán, secrétaire général du PCP-SL[12].

Quelques années plus tard, le RCP-USA suivit la voie ouverte par les révolutionnaires péruviens. Bien que Bob Avakian ait employé le terme de marxisme-léninisme-maoïsme dès le début des années 1980[13], le RCP-USA ne reprit explicitement le flambeau brandi par le PCP-SL qu’au début des années 1990[14]. Pour le Secrétaire général du parti maoïste étatsunien, « de même que Lénine a développé le marxisme à un stade supérieur, le marxisme-léninisme, Mao, en suivant les pas de Lénine, le développa à un stade encore supérieur : le marxisme-léninisme-maoïsme »[15].

L’influence du RCP-USA au sein du MIR, contribua à porter la question de l’idéologie du marxisme-léninisme-maoïsme au cœur de l’institution internationale. Après de nombreux débats, les membres du MIR acceptèrent finalement l’évolution idéologique proposée par les révolutionnaires péruviens et étatsuniens, faisant du marxisme-léninisme-maoïsme le nouvel étendard de la révolution mondiale en l’adoptant comme doctrine à partir de décembre 1993[16].

 

Cependant, une partie de ses membres n’approuva pas la nouvelle orientation idéologique impulsée par le RCP-USA. Mohan Bikram Singh appartenait à cette dernière catégorie.

Mohan Bikram Singh blâma ainsi la mauvaise influence que Bob Avakian avait sur le MIR. Un article du secrétaire général du PCN-Masāl témoigne ainsi de la bataille idéologique qui l’opposait au secrétaire général du RCP-USA[17]. Outre le fait que Mohan Bikram Singh y accusait Bob Avakian de ne pas avoir modifié ses positions critiques vis-à-vis de Staline, il reprocha surtout à ses camarades américains de trahir l’essence même de la Déclaration de 1984[18].

Durant les années qui suivirent, les échanges entre le RCP-USA (et donc le MIR) et le PCN-Masāl furent nombreux, comme en témoignent les multiples publications[19], et l’adoption officielle de l’idéologie marxiste-léniniste-maoïste, en décembre 1993, par le MIR ne suffit pas à faire taire les voix discordantes du PCN-Masāl. Progressivement, le fossé idéologique, qui séparait les deux parties, s’élargit et conduisit à une rupture de leurs relations. Usant de son influence au sein du MIR, le RCP-USA enjoignit le PCN-Masāl de se soumettre aux directives de l’organisation internationale ou d’en tirer les conséquences logiques. Refusant de se plier aux adjonctions de Bob Avakian[20], Mohan Bikram Singh fut exclu du MIR en 1998.

Si, par son refus de reconnaître la légitimité de la philosophie marxiste-léniniste-maoïste, le PCN-Masāl s’était vu exclure du MIR durant l’hiver 1998[21], les relations entre les maoïstes népalais et le RCP-USA ne cessèrent pas pour autant.

 

Le Nepāl Kamyuniṣt Pārti-Māovādi (PCN-M),

nouvel interlocuteur du RCP-USA au Népal

 

Le PCN-M naquit de la scission en 1985 entre Mohan Bikram Singh et Mohan Baidya, qui fonda un parti dissident, le PCN-Maṡāl[22]. Au gré de la vie politique népalaise des années 1990, le PCN-Maṡāl évolua pour devenir en mars 1995 le PCN-M – Nepāl Kamyuniṣt Pārti-Māovādi, obéissant aux préceptes du marxisme-léninisme-maoïsme[23], et sous l’égide de Prachanda et Baburam Bhattarai.

Lorsque Mohan Baidya se détacha, en 1985, du parti créé par Mohan Bikram Singh pour fonder son propre mouvement, il n’entendait pas pour autant se priver des liens que son mentor avait réussi à nouer avec l’internationale révolutionnaire, et les différents articles rédigés par les membres du Politburo du PCN-M, depuis le début des années 1990 en sont l’indéniable reflet[24].

La volonté de Prachanda et de ses partisans d’afficher leur appartenance au MIR et de tisser des liens solides avec l’organisation (et donc avec le RCP-USA) se révéla notamment lorsque les membres du Comité central affirmèrent leur fierté d’appartenir à l’organisation révolutionnaire internationale, dont les contributions en faveur de l’évolution de l’idéologie communiste révolutionnaire avaient été de première importance[25].

Pourtant les relations entre le PCN-M et le RCP-USA demeuraient, si ce n’est marginales, du moins relativement secondaires. Le lancement de la guerre du Peuple, le 13 février 1996, au Népal, bouleversa l’ordre hiérarchique établi et propulsa le PCN-M au centre de la scène révolutionnaire mondiale.

L’arrestation d’Abimaël Guzmán, en septembre 1992, ayant porté un coup dur au mouvement maoïste international, ce fut avec un véritable soulagement que le RCP-USA, par l’intermédiaire du MIR, accueillit le déclenchement de la guerre du Peuple par le PCN-M, le 13 février 1996[26]. Le RCP-USA fut ainsi l’une des premières organisations révolutionnaires à féliciter le PCN-M pour l’exemple qu’il donnait aux « masses opprimées des États-Unis et du monde entier, montrant le chemin de la guerre du Peuple, seule voie capable de défaire l’impérialisme et la réaction »[27]. Le parti de Bob Avakian ne cessa de rappeler les liens qui unissaient les maoïstes du monde entier à leurs camarades népalais, leur guerre du Peuple étant, selon lui, celle de toutes les masses opprimées[28].

 

La fin de la guerre du Peuple : une union en péril ?

 

Un rapprochement entre le PCN-M et les principaux partis politiques du pays, à partir du mois de novembre 2005, afin de faire face à l’autocratisme grandissant du roi Gyanendra, conduisit à une résolution du conflit armée après dix années de guerre civile, entérinée par des accords de paix signés le 21 novembre 2006. Des élections pour une assemblée constituante le 11 avril 2008, qui virent la victoire du PCN-M, achevèrent d’ancrer les maoïstes dans le jeu démocratique.

L’abandon par le PCN-M de la guerre populaire prolongée – qui avait pourtant formé la colonne vertébrale de sa ligne politique depuis le début des années 1990 –, nécessita, de la part de ses principaux idéologues, un travail de justification de ce revirement idéologique auprès de leurs partisans népalais et étrangers. Pourtant, malgré les explications que le secrétaire général du PCN-M fournit et qu’il estimait être dans la droite ligne de l’idéologie marxiste-léniniste-maoïste du xxe siècle appliquée au xxie siècle[29], le chemin emprunté par les révolutionnaires népalais souleva de nombreuses questions parmi les membres du RCP-USA. En effet, devenus l’un des porte-paroles de la révolution mondiale, les maoïstes népalais étaient dorénavant scrutés attentivement par leurs camarades à travers le monde, qui suivaient les moindres évolutions de leur guerre du Peuple afin de mesurer son avancée.

Dans une lettre adressée au Comité central du PCN-M, et rédigée durant le mois d’octobre 2005, le secrétaire général du RCP-USA expliquait avoir suivi avec attention la guerre du Peuple au Népal, et avoir jusqu’alors partagé pleinement les théories de ses camarades népalais. Les dernières déclarations du parti maoïste népalais avaient néanmoins révélé une nouvelle direction qu’il considérait comme erronée[30]. Dès lors, dans le seul but de faire avancer la cause révolutionnaire, Bob Avakian jugea nécessaire de communiquer aux membres du PCN-M les errements idéologiques dans lesquels ils s’engageaient[31].

Le PCN-M ne se méprit pas sur les « bonnes intentions » derrière les observations formulées par le RCP-USA. Persuadé, comme lui, de l’importance du débat entre maoïstes afin de faire avancer la révolution, il n’en estima pas moins que les accusations dont il était la cible n’étaient pas fondées et ne faisaient que prouver les divergences idéologiques entre eux[32]. Dans une réponse envoyée à ses camarades américains, le 1er juillet 2006, le Comité central du PCN-M leur rappela qu’il avait repris le flambeau de la révolution à un moment où le mouvement communiste international souffrait de sérieux revers. Devant mener leur guerre du Peuple dans un contexte particulièrement hostile, où l’impérialisme s’était globalisé et n’était plus affaibli par des querelles internes, d’une part, et où « le dogme hoxhaïte », hérité de Mohan Bikram Singh, gangrenait la pensée maoïste à l’intérieur du pays, d’autre part, la lourde responsabilité de trouver de nouvelles stratégies permettait l’avènement de la Nouvelle démocratie. Or, « nous en sommes venus à la conclusion que la façon traditionnelle de penser et d’appliquer le marxisme-léninisme-maoïsme n’était pas suffisante pour faire face à ces nouveaux défis »[33]. En d’autres termes, Prachanda fit remarquer à Bob Avakian qu’ils avaient désormais dépassé le simple stade théorique et que, contrairement à leurs camarades étatsuniens, qui continuaient à faire la révolution depuis leurs fauteuils, ils avaient la lourde tâche de mettre en pratique une guerre populaire qui dictait ses propres lois en fonction du contexte intérieur et extérieur. Le PCN-M souligna également que le RCP-USA n’avait cessé de se montrer critique envers ses frères népalais depuis le début des années 1990, mais que chaque accusation qu’il avait formulée s’était vue démentie par la réalité du terrain[34].

 

Le RCP-USA fut renforcé dans ses convictions à mesure que les maoïstes népalais s’engagèrent sur le sentier de la paix. Car, loin de se laisser désarmer par la contre-attaque que le PCN-M lui avait réservée, en juillet 2006, le RCP-USA poursuivit la polémique par voie épistolaire en envoyant le 19 mars 2008 une nouvelle lettre au PCN-M. Prenant à témoin les autres membres du MIR, le parti maoïste des États-Unis confirma sa conviction selon laquelle,

« à moins qu’il [le PCN-M] ne rompe radicalement avec sa stratégie actuelle […], les formidables accomplissements de la guerre du Peuple seront anéantis et les nombreux espoirs que la révolution népalaise suscita parmi les masses de ce pays et de beaucoup d’autres, à travers le monde, seront à nouveau balayés »[35].

Certes, Bob Avakian reconnaissait que, dans le contexte d’un soulèvement révolutionnaire, il était normal d’user d’une tactique flexible capable de mettre à profit les contradictions internes des forces ennemies, mais il jugeait toutefois que de telles tactiques ne pouvaient en aucun cas servir de base et de direction générale à la politique du PCN-M[36]. Le 4 novembre 2008, soit quelques mois après l’accession de Prachanda au poste de Premier ministre, le Comité central du RCP-USA réitéra ses critiques à l’encontre du parti maoïste népalais, appelant « tous les communistes pour qui la révolution au Népal est chère, à répudier [en italique dans le texte] et combattre la mauvaise ligne [idéologique] du PCN-M »[37].

 

La prochaine étape

 

Les rapports entre le mouvement maoïste népalais et le RCP-USA furent donc multiples. Commencés sous la direction de Mohan Bikram Singh, lors de la fondation du MIR, ils s’accrurent lorsque le PCN-M débuta une guerre du Peuple en 1996.

Le retour des maoïstes népalais dans le jeu démocratique a néanmoins contribué à distendre les relations avec leurs homologues étatsuniens. Or, le RCP-USA exerçant sa domination sur le MIR, ces querelles pourraient menacer le futur du PCN-M au sein de cette organisation.

Pour autant, le PCN-M n’entend pas abandonner ses ambitions internationales. Il estime notamment que la direction de la révolution mondiale devrait être confiée à un parti révolutionnaire issu du tiers-monde – celui-ci constituant le nouveau creuset de la guerre populaire – et que Prachanda pourrait en être le mentor logique[38]. Comme l’ont montré les rapporteurs de l’International Crisis Group[39], c’est dans ce but que le PCN-M a invité, en décembre 2006, l’ensemble des partis maoïstes à un séminaire international historique intitulé « Impérialisme et révolution prolétarienne au xxie siècle », espérant que celui-ci devienne la première étape d’une nouvelle internationale maoïste[40].

 

 


[1]    L’auteur est doctorant en histoire à l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous les directions d’Hugues Tertrais (Paris 1) et de Marie Lecomte-Tilouine (CNRS). Sa thèse s’intitule « La construction du mouvement maoïste au Népal : de l'anonymat aux avant-postes de la révolution internationale ».

[2]    PCR-Chile & RCP-USA. « Carta del PCR de Chile y el PCR de EE.UU a partidos y organizaciones del MCI » [Lettre du PCR du Chili et du PCR des États-Unis aux partis et organisations du MCI], Unión de Revolucionarios Comunistas (MLM) de Chile, février 1980.

[3]    PCR-Chile and RCP-USA, Basic Principles for the Unity of Marxist-Leninists and for the Line of the International Communist Movement: A Draft Position Paper for Discussion, Chicago, RCP Publications, 1981, p. 50.

[4]    RIM, « Declaration of the Revolutionary Internationalist Movement RIM. Adopted by the delegates and observers at the International Conference of Marxist-Leninist Parties and organizations which formed the Revolutionary Internationalist Movement-RIM », in Mohan Bikram Singh (ed.), Two-Line Struggle Within RIM (In context of the Maoist “Revolution” in Nepal), Katmandou, Yug-Jyoti Publication, 2009, p. 229.

[5]    Ibid., p. 231.

[6]    Mohan Bikram Singh (ed.), « Note of Dissent Presented to the 2nd International Conference of Marxist-Leninist Parties and Organisations Held in 1984 », in Mohan Bikram Singh (ed.), Two-Line Struggle Within RIM…, op. cit., p. 135-140.

[7]    Ibid., p. 135.

[8]    Les textes incriminés sont reproduits dans RCP-USA, « Extracts from articles published on Revolution, organ of RCP, USA », in Mohan Bikram Singh (ed.), Rim ra Māovādiharuko Kathit Janayuddha [Le RIM et la soi-disant guerre populaire des maoïstes], Katmandou, Jana ikṡā griha, 2058 BS [2001], p. 22-27.

[9]    Mohan Bikram Singh (ed.), Two-Line Struggle Within RIM…,, op. cit., p. 135.

[10]   Voir, par exemple, Bob Avakian, For a Harvest of Dragons. On the “Crisis of Marxism” and the Power of Marxism, Chicago, RCP Publications, 1983, p. 114.

[11]   RIM, « Declaration of the Revolutionary…» , op. cit., p. 192.

[12]   PCP-SL, « Linea Internacional » [Ligne internationale], Documentos del Partido Comunista del Perú, s. d. (avant 1990), [consulté le 15 mars 2008 et le 25 juin 2011], http://www.blythe.org/peru-pcp/docs_sp/linint.htm

[13]   Bob Avakian, « What Proletarian Revolutions and Socialist States are Good For After All! », in Bob Avakian, Reflections, Sketches & Provocations. Essays and Commentary 1981-1987, Chicago, RCP Publications, 1990, p. 101.

[14]   Voir, par exemple, Bob Avakian, « Hatred for Oppression. It’s not Just a Personal Thing », Revolutionary Worker, 2 décembre 1990, n° 583, http://revcom.us/a/ideology/mlm2.htm [consulté le 25 juin 2011].

[15]   Bob Avakian, « The “Demise of Communism” and the Communist Future », in Bob Avakian, Phony Communism is Dead… Long Live Real Communism !, Chicago, RCP Publications, 2004 (2nd ed.), p. 39.

[16]   RIM, « Long Live Marxism-Leninism-Maoism! », Committee to Support the Revolution in Peru, 26 décembre 1993.

[17]   Mohan Bikram Singh, « RCP-USA on the Question of International Communist Movement », communication personnelle non publiée, Katmandou, environ années 1990, 5 p.

[18]   Ibid., p. 3.

[19]   Voir, par exemple, NCP-Masāl, « Nepāl Kamyuniṣt Pārti (Masāl) Ko Chhaiṭhauṁ Mahādhiveṡanlāi Rimko Abhivādan » [Salutation du PCN-Masāl à l’Assemblée générale du MIR], in NCP-Masāl, Rāto Taravār [L’épée rouge], Katmandou, Nepāl Kamyuniṣt Pārti-Masāl, 2059 BS [2002], p. 584-592.

[20]   Mohan Bikram Singh, « Nepal Communist Party (Mashal) Central Office », communication personnelle non publiée, Katmandou, 5 novembre 1996, 2  p.

[21]   RIM, « On the Expulsion of the Nepal Communist Party (Mashal) from RIM », A World to Win, 1998, n° 24, http://www.aworldtowin.org/back_issues/1998-24/mashal24Eng.htm [site consulté le 25 juin 2011].

[22]   Pour une histoire de la fondation du PCN-M, voir, notamment, Benoît Cailmail, « A History of Maoism since its Foundation by Mohan Bikram Singh », European Bulletin of Himalayan Research, Automne 2008-Printemps 2009, n° 33-34, p. 11-38.

[23]   Prachanda, « On Maoism », in Prachanda et al., Problems and Prospects of Revolution in Nepal, A Collection of Articles by Com. Prachanda and Other Leaders of the CPN-Maoist, Katmandou, Janadisha Publications, 2004, p. 2-4.

[24]   Voir, par exemple, CPN-UC, « RIM: How and Why? »,The Worker, février 1993, n° 1, p. 21-23.

[25]   CPN-M, « Editorial: Long Live the People’s War », The Worker, février 1997, n° 3, p. 2.

[26]   RIM, « May Day Statement of the Committee of the RIM: People’s War from the Andes to the Himalayas The Only Road to Liberation », The Worker, Juin 1996, n° 2, p. 25.

[27]   RCP-USA, « Greetings from RCP-USA ! », The Worker, 13 février 1997, n° 3, p. 32.

[28]   RCP-USA, « Nepal: People’s War Intensifies », Revolutionary Worker, 21 mai 2000, n° 1055, http://revcom.us/a/v22/1052-059/1055/nepal.htm [site consulté le 25 juin 2011].

[29]   Varadarajan, « Exclusive Interview with Prachanda, Maoist Leader », The Hindu, 8, 9 et 10 février 2006.

[30]   RCP-USA, On Developments in Nepal and the Stakes for the Communist Movement: Letters to the Communist Party of Nepal (Maoist) from the Revolutionary Communist Party, USA, 2005-2008 (With a Reply from the CPN-M, 2006), Chicago, RCP Publications, 2009, p. 65.

[31]   Ibid., p. 86.

[32]   Ibid., p. 87.

[33]   Ibid., p. 87-88.

[34]   Ibid., p. 89-89.

[35]   Ibid., p. 26.

[36]   Ibid., p. 29.

[37]   Ibid., p. 6.

[38]   International Crisis Group, « Nepal’s Maoists: Purists or Pragmatists? », Asia Report, 18 mai 2007, n° 132, p. 16.

[39]   Ibid.

[40]   CPN-M, « Imperialism and Proletarian Revolution in the 21st Century », The Worker, juillet 2007, n° 11. Cf. le lien [consulté le 25 juin 2011], http://southasiarev.wordpress.com/nepal-worker-11/the-worker-11-cpn-maoist/