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Raïssa Mézières, Les intellectuels français et l’idée d’Europe

Les intellectuels français et l’idée d’Europe

 

 

Bulletin n° 32, automne 2010

 

 

 

Raïssa MÉziÈres

 

 

La construction « réelle et réaliste » de l’Europe depuis 1950, d’une Europe qui apparaît aux yeux de beaucoup comme bureaucratique ou technocratique, suffit-elle à expliquer l’extinction progressive des ardentes passions de l’immédiat après-guerre en faveur du rapprochement franco-allemand et de la construction européenne ? Y a-t-il eu déclin de l’engagement des intellectuels  en faveur de la cause européenne, comme cela a souvent été affirmé ? Notre recherche entend relativiser ce déclin et montrer qu’il y a malgré tout un engagement européen des intellectuels durant les années soixante, même s’il est de moindre ampleur qu’au cours des années précédentes[1].

Dans le cadre de la période retenue par notre étude (1958-1969), une nouvelle ère s’ouvre en France avec l’arrivée du général de Gaulle au pouvoir et la fin progressive de la guerre d’Algérie. L’Allemagne, de son côté, subit en 1958 les soubresauts de la crise de Berlin, une crise qui aura tôt fait de prendre une ampleur internationale. Le départ quelque peu brutal du général de Gaulle en 1969 ouvre également une période nouvelle, en France naturellement, mais aussi en Europe et dans le monde. Dès lors, il s’agissait d’analyser le positionnement des intellectuels face à l’évolution du couple franco-allemand et à l’évolution de l’idée d’Europe. Inversement, le couple franco-allemand et l’idée d’Europe avaient-ils constitué des lignes de clivages parmi les intellectuels français ? Quelles continuités et quelles ruptures pouvait-on observer au sein de ces divers milieux, à travers une période marquée par le poids des idéologies, qu’il s’agisse du marxisme ou du communisme, du catholicisme ou du protestantisme, de l’existentialisme ou du personnalisme.

Cependant, notre recherche ne s’est pas voulue « vase clos » se renvoyant indéfiniment les mêmes interrogations, mais bien davantage « vase communicant ». De fait, maints domaines de recherches ont été abordés. Dans cette perspective, la notion d’affinité élective a notamment été mise en évidence. Ce concept peut en effet se révéler utile comme instrument d’analyse des réseaux de sociabilité élective. Mais ces « réseaux » sont eux-mêmes souvent fondés sur des éléments plus difficiles à cerner entre l’amitié et l’hostilité et, parfois même, la rupture, décidée ou inopinée. Il s’avère que ce concept peut se révéler utile « dans la mesure où il va au-delà des démarches purement idéologiques et/ou psychologiques »[2].

D’autre part, la notion de « génération intellectuelle » développée par Jean-François Sirinelli a été prise en considération et elle s’est montrée opératoire, en considérant toutes les nuances qui s’imposent.

Enfin, la définition de la revue a été précisée, celle-ci apparaissant selon la formule de Jacques Julliard comme « le lieu de rassemblement et de sociabilité, d’innovation ou de cristallisation »[3]. Bien plus, les revues peuvent être considérées, comme

« des aventures collectives qui façonnent la vie intellectuelle. Elles se veulent un lieu d’expression, lorsqu’un qu’un groupe ne possède pas d’autre tribune satisfaisante ; le rassemblement d’individus qu’est une revue n’emprunte pas moins des formes diverses : revue-personne, qui prennent vie de leur engagement inconditionnel de leur figure centrale ; revue-recueil, ou bien encore revue-famille, véritables lieux de rencontres, amalgames de sensibilités diverses et porteuses d’un projet commun »[4].

 

Dans tous les cas de figure, « les revues donnent une forme collective à des efforts qui ne seraient pas engendrés sans elles »[5]. L’apport que confèrent les revues à la vie intellectuelle est rapidement apparu comme essentiel. Confronter alors certaines revues à l’Allemagne et à l’idée d’Europe permet de discerner leur mode de fonctionnement, leurs prises de position, et d’analyse, en fonction d’une thématique précise, leur positionnement, et leur place dans le champ intellectuel ou social. Comment les intellectuels se sont-ils situés par rapport à l’Allemagne et à l’Europe en voie de construction, et, surtout, quel rôle leur a été dévolu au cours de « la crise de l’engagement européen au temps de la construction de l’Europe »[6] ? Y a-t-il eu désintérêt, désengagement pour une cause qui semble ne plus mobiliser ?

 

Il convient également de souligner le rôle d’un certain nombre de travaux dans l’intérêt croissant que suscite l’Europe depuis la chute du Mur de Berlin essentiellement, des travaux qui ont été menés sur l’identité et la conscience européenne. Un colloque s’est notamment tenu à Salamanque les 16, 17, et 18 octobre 1997, qui s’est donné pour principal objectif d’entreprendre « une réflexion sur la place qu’ont tenue les intellectuels depuis 1945 dans la prise de conscience d’une identité européenne et dans le processus de construction européenne proprement dit »[7]. Dans un compte rendu de cette manifestation, Laurence Badel ajoute : « Dans l’immédiat, il est apparu que le rôle des intellectuels avait été important dans le processus d’identification de l’Europe : une Europe unie par des valeurs de liberté et de démocratie […] mais une Europe traversée par des contradictions, revendiquées d’ailleurs et qui rejette le modèle national de l’unité pour la construction effective de l’Europe »[8]. Mais de manière paradoxale, c’est au moment où l’Europe est entrée dans les faits que les intellectuels ont semblé se mettre en retrait, préférant prendre partie pour « les grandes causes universelles », celles de la Guerre froide, de la décolonisation ou du tiers-mondisme[9].

 

La perception de l’idée européenne est placée au cœur de notre étude. Les questionnements soulevés par Robert Frank ont été très largement repris : depuis quand, où, comment, et pourquoi des groupes d’hommes ont-ils pu croire en, espérer dans, agir pour une union européenne, en dépassant leur horizon national ? Pourquoi ont-ils opté pour la construction raisonnée d’un ensemble européen ? Deux concepts sont alors distingués ; d’une part, celui de l’identité, qui recouvre un aspect essentiellement culturel et implique un sentiment d’altérité, une reconnaissance de l’Autre en tant que membre, au même titre que soi d’une communauté historique, géographique ou religieuse : la conscience de fait d’appartenir à une « communauté de destin »[10] (Schicksalgemeinschaft selon Otto Bauer). L’identité européenne serait alors « une conscience d’Européen, par opposition à ceux qui ne le sont pas, une conscience de similitude, un sentiment d’appartenance »[11]. Aussi l’étude des intellectuels peut-elle apparaître comme « une bonne approche pour cerner l’articulation entre identité européenne et identités nationales dans les imaginaires. Ils pratiquent et mettent en valeur une langue nationale mais se retrouvent de plus en plus au xxsiècle entre Européens »[12]. D’autre part, le concept de conscience européenne recouvre une réalité distincte, qui n’est pas une phase postérieure ni nécessairement consécutive de l’identité : elle n’est pas seulement la conscience d’être Européen, elle est conscience de la nécessité de faire l’Europe. Si l’identité est déjà un début de conscience, elle est seulement conscience de ce qui est, alors que la conscience dont il est question maintenant est à prendre au sens moral ou religieux : elle est la conscience de ce qui est à faire[13]. <s style="text-line-through:double"></s>

Cette « communauté de destin », chez les intellectuels, hésite souvent entre internationalisme et européisme, entre conscience universelle et conscience européenne[14].

Et Edgar Morin d’évoquer la conscience européenne telle qu’il la conçoit :

« Aussi la conscience européenne qui me vient ne me fait nullement rejeter la conscience planétaire. Elle s’y provincialise. Cette conscience européenne n’est pas fille de la prospérité européenne, et elle ne mise pas d’abord sur l’essor de l’économie européenne dans le monde. Elle me vient de ce que Patocka appelle "la misère de la chute", "du point de vue dernier de cette situation dans laquelle nous sommes visés par l’obscurité". Elle demande de penser l’Europe et de considérer notre communauté de destin avant d’envisager une communauté de dessein »[15].

 

Ainsi il n’y a pas de nécessaire contradiction entre penser l’universel et penser l’Europe. C’est aussi ce que nous avons tenté de montrer, en insistant sur l’itinéraire très particulier d’Edgar Morin.

 

Enfin, penser l’Europe au cours des années 1960 et à travers un certain nombre de revues, c’est aussi interroger le rôle des Églises et en particulier celui de l’Église catholique. En quoi les revues, des plus prisées, comme la revue Esprit, ou moins connues, comme la revue Documents, revue des questions allemandes, se font-elles l’écho des changements qui interviennent au sein de l’Église catholique dans le courant des années 1960 ? À bien des égards, le Concile Vatican II, ouvert le 11 décembre 1962, marque une rupture :

« Le nouveau langage de la justice entraîne à parler plus de libertés sociales à conquérir que de libertés politiques à conserver, à évoquer davantage les injustices commises ou tolérées par les pays occidentaux qu’à porter accusation contre un système politique différent qui a supprimé dans la partie orientale de l’Europe les mécanismes institutionnels garantissant les droits dont jouissent ces mêmes pays occidentaux. De plus, inégalités et injustices au sein des sociétés occidentales sont présentées avec une netteté croissante »[16].

 

Désormais, et Alfred Grosser le montre bien, l’accent est mis davantage sur l’opposition Nord-Sud que sur le conflit Est-Ouest ?[17] Ces changements vont-ils modifier la manière d’appréhender l’idée d’Europe ? Quelles sont les répercussions des transformations du religieux sur le politique et quelle est l’attitude des intellectuels face à ces changements ? Est-ce là une nouvelle ligne de clivage ? Certes, l’idée européenne, jusqu’à la fin du xixsiècle, était une idée laïque, et « ce n’est qu’au xxe siècle que la pensée catholique, mais aussi la pensée protestante, se rallie à l’idée européenne »[18]. Dès lors, « quel est le rôle des inspirations religieuses dans la formation de l’idée européenne ? »[19] Quel est le rôle des intellectuels chrétiens, qu’ils soient catholiques ou protestants dans la formulation de l’idée européenne ?[20] La création de la revue Documents illustre de manière tout à fait pertinente le propos de René Rémond selon lequel l’influence des catholiques dans l’organisation du continent « ne s’est pas réduite à l’effort de construction institutionnelle »[21], mais s’est exprimée aussi « dans les efforts pour réconcilier les peuples qui s’étaient combattus, et développer la compréhension réciproque »[22]. Ainsi le facteur religieux dans l’identification européenne doit être interrogé par une analyse qui se veut d’emblée inscrite dans plusieurs domaines de recherche.

L’analyse de la confrontation des intellectuels français à l’Allemagne et à l’idée d’Europe est au centre de notre étude, au regard d’autres travaux effectués. Il faut en particulier mentionner le mémoire de maîtrise de Martin Strickmann[23], ainsi que la thèse d’Emmanuelle Picard[24], qui s’attache à montrer la réintégration, après la Seconde Guerre mondiale, de l’Allemagne dans le concert des nations européennes. D’autres travaux se sont davantage focalisés sur une revue ou sur un intellectuel : l’étude d’Olivier de Lapparent sur Raymond Aron[25], celle d’Éric Pincas sur Edgar Morin[26], ou celle de Christine Yvanne[27] sur la revue Esprit. Sans doute les travaux et les publications sur l’histoire de l’Europe et de la construction européenne ne manquent-ils pas, mais « la relation des intellectuels à l’idée européenne après-guerre n’a encore suscité que des études éparses ou quelques rencontres de gens de lettres »[28].

Notre recherche s’est donc proposée de contribuer à une meilleure connaissance du rôle joué par certains intellectuels dans l’Europe en construction des années 1960. Notre hypothèse de départ, à savoir que « l’idée que l’après-guerre est marquée par ce que l’on peut appeler un paradoxe européen des intellectuels »[29] demandait à être confirmée ou infirmée. « Alors qu’à partir des années 1950 on entre dans la phase active de construction européenne, les intellectuels, qui avaient pu faire figure d’avant-garde ou d’avant-poste de l’unité européenne, paraissent désormais, pour un certain nombre d’entre eux, bloqués sinon silencieux »[30]. Et c’est ainsi qu’Edgar Morin écrit dans son prologue « Souvenirs d’un anti-européen » :

« Longtemps je fus "anti-européen". À la fin de la guerre, quand surgissaient, de l’antifascisme même, les mouvements européens fédéralistes, j’écrivis un article, paru en 1946 dans Les Lettres françaises, au titre sans appel : "Il n’y a plus d’Europe". J’avais été résistant et j’étais alors communiste. Pour moi, pour nous, l’Europe était un mot qui ment »[31].

 

Quel est alors le rôle joué par les intellectuels français face à l’Allemagne et à l’idée d’Europe ? Le paradoxe précédemment évoqué ne serait-il pas que d’apparence, de façade ? Quels intellectuels, et à travers quelles revues, s’engagent-ils au cours des années soixante ? Comment entrent-ils en scène ? Quelles sont leur(s) réaction(s) face à « l’événement » ?

 

Pour étudier cette période des années 1960 qualifiée « de longue dépression de l’idée européenne »[32], nous avons identifié plusieurs phases successives : une première qui s’étend de 1958 à 1963, marquée par la crise de Berlin et en France, l’arrivée au pouvoir du général de Gaulle ; puis une seconde période caractérisée par la détente, malgré les crises (celle de la « chaise vide » en 1965 et celle de mai 1968, avec par la suite le départ du général de Gaulle en 1969) ; enfin, une troisième période caractérisée par la mise en place de l’« Ostpolitik », la politique d’ouverture vers l’Est, qui confère aux années 1969 et 1973-1974 leur unité, sans oublier la fin des Trente Glorieuses et le début de la crise économique avec le premier choc pétrolier de 1973.

 

Au total, il apparaît clairement qu’au cours des années 1960 l’engagement des intellectuels en faveur de l’idée d’Europe a changé : moins enthousiaste, il est plus posé, marqué au coin d’un plus grand réalisme. L’Europe intègre les consciences et l’idée semble acquise, mais les débats n’en demeurent pas moins nombreux. Et l’histoire des rapports entre les intellectuels, l’Allemagne et l’idée d’Europe doit aussi pouvoir se lire comme « celle de comportements sociaux et d’attitudes intellectuelles où se réfléchissent des intérêts, des habitus, des états d’âme authentiques et des adhésions calculées »[33].



[1]    Cet article est issu d’une thèse de doctorat d’histoire intitulée « Entre passion et raison : les intellectuels français, l’Allemagne et l’idée d’Europe (1958-1969) », préparée sous la direction de Robert Frank et soutenue, à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, le 12 septembre 2007. Le jury était composé de Marie-Thérèse Bitsch (présidente) – Université Robert Schuman de Strasbourg, Gérard Bossuat – Université de Cergy-Pontoise, Robert Frank et Pascal Ory – Université de Paris I, et Élisabeth du Réau – Université de Paris III.

[2]    Michaël Löwy, « Le concept d’affinité élective », in Nicole racine et Michel Trebitsch (sous la direction de), Sociabilités intellectuelles. Lieux, milieux, réseaux, Cahiers de l’IHTP, n° 20, mars 1992, p. 41.

[3]    Jacques Julliard, « Le monde des revues au début du siècle. Introduction », Cahiers Georges Sorel, n° 5, 1987, p. 3-9.

[4]    Id.

[5]    Id.

[6]    Robert Frank, « Les contretemps de l’aventure européenne », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 60, octobre-novembre 1998, p. 92.

[7]    Laurence Badel, « Les intellectuels et l’Europe », Vingtième Siècle. Revue d’histoire, n° 58, avril-juin 1998, p. 149.

[8]    Ibid., p. 149.

[9]    Id.

[10]   Otto Bauer, La question nationale et la sociale-démocratie (1907). Cité dans Edgar Morin, Penser l’Europe, Paris, Gallimard, 1987, p. 20, ainsi que dans René Girault (dir.), Identité et conscience européennes au xxsiècle, Paris, Hachette, 1994, p. 15.

[11]   Robert Frank, « Présentation », in René Girault (dir.), Identité et conscience…, op. cit., p. 133-134.

[12]   Ibid., p. 134.

13    Id.

[14]   Id.

[15]   Edgar Morin, Penser l’Europe, op. cit., p. 19-20.

[16]   Alfred Grosser, Les Occidentaux. Les pays d’Europe et les États-Unis depuis la guerre, Paris, Fayard, 1981, p. 316.

[17]   Ibid., p. 233-333, et p. 316-317.

[18]   Alfredo Canavero, Jean-Dominique Durand, « Les phénomènes religieux et l’identification européenne », Les identités européennes au xxe siècle, Diversités, convergences et solidarités, Programme international de recherche, Paris, Institut Pierre Renouvin, 1998 (2e éd.), p. 83.

[19]   Ibid., p. 82.

[20]   « Dans son essai Penser l’Europe (Paris, Gallimard, 1987), Edgar Morin peut écrire, s’agissant de la démocratie chrétienne après 1945, "qu’elle retrouve quelque peu l’esprit transnational de la Chrétienté européenne" ». Cité par Philippe Chenaux, Une Europe vaticane. Entre le Plan Marschall et les Traités de Rome, Louvain-la-Neuve, Ciaco, 1990, p. 9.

[21]   René Rémond, « Les Églises, l’opinion publique et la politique extérieure (1945-1981) », in Opinion publique et politique extérieure en Europe, III : 1945-1981, Rome, Collection de l’École française de Rome, 1985, p. 291. Cité par Jean-Dominique Durand, Les phénomènes religieux et l’identification européenne…, op. cit., p. 83.

[22]   Id.

[23]   Martin Strickmann, Les intellectuels français et le rapprochent franco-allemand de 1945 à 1950, Mémoire de maîtrise sous la direction de Georges-Henri Soutou, Université Paris IV, 1997.

[24]   Emmanuelle Picard, « Des usages de l’Allemagne. Politique culturelle française en Allemagne et rapprochement franco-allemand, 1945-1963. Politique publique, trajectoires, discours », thèse de doctorat sous la direction de Jean-Pierre Azéma, IEP de Paris, 1999, 612 p.

[25]   Olivier de Lapparent, « Raymond Aron et l’Europe. 50 ans de réflexions européennes », Mémoire de maîtrise sous la direction de Robert Frank et de Jean-Marc Delaunay, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 1997, 178 p.

[26]   Éric Pincas, « Identité et conscience européennes des intellectuels : Edgar Morin et l’Europe », Mémoire de maîtrise sous la direction de Robert Frank et de Jean-Marc Delaunay, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 1997, 124 p.

[27]   Christine Yvanne, « Identité et Conscience européenne dans la revue Esprit (1945-1958) », Mémoire de maîtrise sous la direction de Robert Frank et de Jean-Marc Delaunay, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, 1996, 116 p.

[28]   Andrée Bachoud, Manuel Espadas Burgos, Nicole Racine, Michel Trebitsch, « Élites intellectuelles, politique culturelle, perception de l’Europe », in Les identités européennes au xxe siècle. Diversités, convergences et solidarité, Programme international de recherche, 2e édition, 1998, p. 31-48 et particulièrement p. 32.

[29]   Ibid., p. 31.

[30]   Id.

[31]   Edgar Morin, Penser l’Europe, op. cit., p. 3.

[32]   Andrée Bachoud et al., « lites intellectuelles… », op. cit., p. 32.

[33]   Christophe Prochasson, Les intellectuels, le socialisme et la guerre, 1900-1938, Paris, Le Seuil, coll. « L'univers historique », 1993, p. 21.