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Cyril Berthod, L’Inde et l’Union européenne : évolution des perceptions et des intérêts réciproques

L’Inde et l’Union européenne : évolution des perceptions et des intérêts réciproques

 

 

Bulletin n° 32, automne 2010

 

 

Cyril Berthod

 

 

Sur un plan historique, les relations entre l’Europe et le sous-continent indien[1] se sont articulées autour de deux périodes successives : l’époque coloniale, qui s’est terminée avec la déclaration d’indépendance de l’Union indienne le 15 août 1947, et la période de post-indépendance. L’entité européenne, en tant qu’association de plusieurs États, est née au lendemain de la Seconde Guerre mondiale et n’a donc connu que l’Inde indépendante.

 

Un rapprochement progressif

 

Les commerçants européens sont apparus en Inde à la fin du xve siècle, époque à laquelle ils ont commencé à exporter des marchandises vers l'Europe et d'autres régions de l'Asie. L'économie indienne a donc été intégrée dans l'économie mondiale à travers les compagnies des Indes orientales anglaise et hollandaise. Étant donné le fort potentiel commercial de ses produits – thé, pierres précieuses, soieries, cuir, épices –, l’Inde est tombée sous le joug anglais… Ainsi, en 1700, le pays représentait un quart de la production économique mondiale, part équivalente à celle alors occupée par l’Europe[2]. Après 250 ans de politique coloniale, l’Inde était redescendue à 3,8% de la production économique mondiale, alors que l’Europe atteignait 30% grâce à deux siècles de révolution industrielle.

Les relations entre l’Union européenne et le sous-continent indien ont une longue histoire qui remonte à l’établissement des premiers contacts officiels au début des années 1960. L’Inde fut l’un des premiers pays en voie de développement à reconnaître l’importance de l’Europe dans la lutte contre le sous-développement et à établir des relations diplomatiques avec la Communauté économique européenne. Au lendemain de son indépendance, l’Inde avait dû, en effet, redéfinir ses relations avec le reste du monde, ses plus grands défis étant de trouver les nouvelles possibilités de partenariats nécessaires à sa croissance. Deux perspectives prédominaient alors : une vision politique et stratégique de repositionnement dans le monde, et une vision économique et commerciale de développement, autour de certains grands principes : la volonté d’entretenir des relations amicales avec tous les pays, la résolution pacifique des conflits, l’égalité de souveraineté des États, l’indépendance de pensée et d’action garantie par le statut de pays non-aligné et l’équité dans la conduite des affaires internationales.

 

Face aux différentes phases de l’évolution de la construction européenne, la réaction indienne fut mitigée. En 1957, l’Inde avait fortement protesté contre le projet de Marché commun en Europe, y voyant « des conventions entre des pays européens à la seule fin de se consentir mutuellement des tarifs préférentiels »[3]. De plus, elle ne comprenait pas la construction européenne et sa volonté d’intégration « par le bas », par l’action d’États souverains, autonomes et indépendants, alors que sa propre construction s’était effectuée « par le haut », c'est-à-dire par la volonté du gouvernement central d’unifier les différentes provinces et les différents groupes ethniques. En 1962, l’Inde fut pourtant le premier pays en développement à entreprendre des relations diplomatiques avec ce qui était alors une communauté de six pays d’Europe occidentale. Le Premier ministre indien, Jawaharlal Nehru, prit l’initiative d’établir une mission diplomatique à Bruxelles, geste signifiant l’ouverture de relations nouvelles, post-coloniales, multilatérales et égalitaires entre les deux entités. Cette décision répondait à une double volonté de la part du gouvernement de New Delhi : d’une part, assurer un meilleur accès à ses produits sur le marché de la Communauté, et d’autre part, contribuer à la prise de conscience par la CEE de la nécessité de mettre en œuvre une stratégie d’ensemble du développement.

 

L’Inde espérait qu’une fois l’Angleterre admise au sein de la Communauté européenne, il lui serait plus aisé de défendre ses intérêts. Il est significatif que l’échec des négociations de 1961-1963 en vue de l’adhésion de l’Angleterre à la CEE n’ait pas sonné le glas des relations de l’Inde avec le marché commun. Cela montre que les liens historiques qui unissaient l’Angleterre et le sous-continent indien, basés essentiellement sur le commerce, ne suffisaient pas à expliquer le développement croissant des relations entre l’Inde et la Communauté européenne. Le gouvernement indien a rapidement cherché à utiliser les outils institutionnels dont il disposait. Les accords de coopération successifs ont ainsi permis à l’Inde de faire entrer une partie de ses produits agricoles et industriels en franchise sur le territoire de la CEE, grâce à des processus de dégrèvement douaniers et à l'élimination de certaines restrictions quantitatives.

 

À partir de 1971, les échanges entre l'Inde et la CEE se sont inscrits dans le cadre de deux accords : l’un concernait les échanges internationaux de textiles de coton, conclu dans le cadre du GATT, remplacé en 1974 par l’accord multifibre ; et l’autre se référait au système de préférences généralisées (SPG) de la CEE, introduit en 1971, par lequel les pays industrialisés accordaient des avantages commerciaux à tous les pays en développement. Le premier accord de coopération entre la CEE et l'Inde fut conclu en 1973. Il prévoyait le développement et la diversification des échanges commerciaux. Dans le cadre de cet accord, une commission mixte, chargée d’identifier des secteurs de coopération privilégiés, fut mise en place et un centre commercial de l’Inde, destiné à faire se rapprocher les marchés indiens et européens, fut inauguré à Bruxelles[4]. L’accord de 1973 fut remplacé par un autre plus complet, en 1981, ne portant plus uniquement sur le commerce mais concernant une coopération économique élargie[5]. Mais ce n’est qu’à partir du lancement des réformes économiques structurelles en Inde, par le parti du Congrès, que les relations entre l’Inde et l’UE se sont véritablement accélérées. Cette étape, qui marque le passage d’une Inde post-coloniale – reléguée dans une position relativement défensive marquée par le protectionnisme économique –, à une « Inde ouverte » témoigne d’une profonde transformation.

Le tournant de 1991 correspond à la fois à la refonte du système économique indien et à l’appel des autorités de New Delhi à une redéfinition de l’ordre mondial, conséquence de l’effondrement de l’URSS, ancienne alliée stratégique de l’Inde non-alignée. La libéralisation de l’économie indienne et son intégration dans l'économie mondialisée étant un processus irréversible, l’impact de ces transformations sur les relations de l’Inde avec l’extérieur était donc déterminant.

 

De nouvelles orientations stratégiques

 

L’Inde se tourna dès lors vers la Communauté européenne et l’accord signé en décembre 1992[6] fut l’une des pierres angulaires de ce partenariat renforcé. Si ce texte reflétait l’intérêt croissant de la CEE pour l’Asie, c’était pour l’Inde l’opportunité de se faire reconnaître comme un acteur de plus en plus important sur la scène mondiale. Cependant, les acteurs de l’économie indienne dénonçaient de fortes inégalités, s’agissant notamment de l’important déficit commercial entre les deux partenaires, l’Inde important des produits à haute valeur ajoutée et exportant principalement des produits qui se vendaient à bas prix sur le marché européen (produits agricoles et textiles). Cette situation ne fit qu’empirer puisqu'en 2000, les exportations indiennes ne représentaient plus que 1,3% de la valeur totale des importations de l’Union européenne, alors que les produits européens représentaient près du quart de la valeur des importations indiennes[7].

Les dirigeants indiens dénonçaient également les dérives de l’Union européenne particulièrement active dans sa politique d’attribution de l’aide au développement. Avec 1,5 milliard d’euros pour la période 1970-1990[8], l’UE était ainsi devenue le plus grand donateur du pays, notamment dans les domaines de la santé, de l’éducation et de l’eau, avec le risque de plonger l’Inde dans un processus de dépendance économique, l’empêchant de produire certains produits qu’elle était obligée d’acheter à l’Europe. L’Inde accusait également les pays développés de se servir du respect des droits de l’Homme, érigé comme préalable à toute aide économique, comme d’une arme économique ou d’un droit d’ingérence[9] : elle considérait l’attitude européenne comme « intrusive », cette question devant relever de sa seule souveraineté[10].

Les investissements étrangers en Inde répondaient à la même logique. Les réformes structurelles lancées en 1991 par Manmohan Singh, alors ministre des Finances, avaient contribué à libéraliser les échanges en mettant fin aux contraintes commerciales. Mais à cette époque, l’Inde était peu encline à accepter l’implantation sur son territoire d’entreprises étrangères, toujours perçues comme des symboles de l’impérialisme occidental. De plus, le gouvernement indien ne voulait pas s’opposer à un électorat de plusieurs centaines de millions de pauvres directement atteints par les premiers effets pervers de la globalisation. Ainsi, bien que le pays eût besoin d’augmenter les flux d’investissements directs étrangers vers son territoire, sa position était ambiguë, caractérisée par une défiance envers les ambitions étrangères.

La perception indienne du processus d’intégration européenne fut largement dominée, au départ, par l’idée d’une Communauté européenne alliée au Japon et aux États-Unis pour former un triangle économique dominant les échanges internationaux. L’Inde craignait également de voir émerger une « forteresse européenne », coupée du reste du monde, considérant l’Inde comme un partenaire « lointain », hors de son cercle stratégique. L’Inde était alors fortement préoccupée par des questions internes, son large processus de réformes mis en œuvre au début des années 1990 montrant en fait, que son modèle économique était en crise. En 1991, en effet, elle avait dû accepter un plan d’ajustement structurel du Fonds monétaire international (FMI) pour faire face à une importante crise financière (70 milliards de dollars de dette). Mais cette libéralisation, voulue par le gouvernement de New Delhi ne signifiait pas pour autant un renoncement à la régulation de l’économie. De ce point de vue, elle s’est lancée dans deux directions bien distinctes. D’un côté, elle s’est engagée dans une libéralisation prudente de son économie, dans un processus de réformes « à pas comptés », le pays comptant encore près de 250 entreprises publiques, dont certaines largement déficitaires, et des pans entiers de l’économie demeurant sous le contrôle de l’État[11]. D’un autre côté, le pays a développé une véritable diplomatie économique, en se rapprochant de pays voisins comme le Sri Lanka, le Bangladesh ou la Chine, en se prononçant en faveur des processus d’intégration régionaux et en cherchant à intensifier ses relations commerciales avec les plus grands marchés du monde.

 

L’Inde et l’Union européenne au xxie siècle

 

Le développement économique de l’Inde est original car il provient en grande partie des services, comme celui des nouvelles technologies de l’information avec l’extension des centres d'appels et des SSII (Sociétés de services en ingénierie informatique) : New Delhi accueille 40% des investissements directs étrangers dans les technologies de l’information destinés aux pays en voie de développement[12]. C’est d’ailleurs l’un des domaines prioritaires de la nouvelle coopération qui s’est établie entre l’Inde et l’Union européenne depuis l’année 2000, à travers l’organisation de sommets bilatéraux annuels. En 2001, lors du second sommet organisé à New Delhi, l’Union européenne a ainsi estimé que l’Inde était en train d’émerger comme un leader mondial dans ce secteur[13].

L’Inde est apparue peu à peu comme un marché prometteur. Avec un taux de croissance moyen de près de 7% sur la dernière décennie, un PNB qui devrait rattraper celui de la France en 2020[14] et une population de 1,1 milliard d'habitants, l’Inde est devenue un partenaire privilégié en vue d’un repositionnement stratégique de l’Union européenne en Asie : face à la montée en puissance de la Chine communiste et l’évolution des événements politiques internationaux dans la région, les Européens ont souhaité s’appuyer sur des partenaires stables en Asie. Dans cette optique, l’Union européenne fait régulièrement valoir son modèle d’intégration et mise sur une Inde forte, mais intégrée à un ensemble de pays.

Les nouveaux domaines de coopération évoqués lors des derniers sommets bilatéraux témoignent de la volonté des Européens d’élargir leur partenariat avec l’Inde : la mise en place d’un accord de libre-échange ; une coopération en matière de technologies spatiales ; la participation de l’Inde au projet de centrale nucléaire ITER ; et, tout récemment, la signature d'un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil avec la France. Cependant, l'Inde peine aujourd’hui à percevoir l’Europe comme une entité politique unie, parlant d’une seule et même voix dans les plus grandes tribunes internationales et capable d’influer sur les grandes questions du xxie siècle. À ses yeux, les difficultés rencontrées dans le cadre de ses relations commerciales et économiques tiennent essentiellement à deux facteurs[15] : d’une part, au domaine institutionnel – complexité de la prise de décision, multiplicité des niveaux de pouvoir, divergences entre les États-membres entravant la formulation de politiques commerciales à long terme ; d’autre part, au renforcement d’un certain protectionnisme – l'UE étant entravée par son processus d’intégration et incapable d'avoir une vision mondiale des affaires.

Face au processus d’intégration européenne, la réponse de l’Inde est donc mitigée. D’un côté, elle poursuit sa politique d’ouverture vers l’Asie, dans le cadre de sa nouvelle Look East Policy, une politique de regard vers l’Est qui vise à renforcer ses liens économiques et commerciaux avec des pays voisins, comme le Sri Lanka, le Népal, la Birmanie, la Thaïlande et la Malaisie. D’un autre côté, elle s’est lancée dans une volonté de réforme des plus grandes institutions internationales, telles que le Conseil de sécurité de l’ONU, l’Organisation mondiale du commerce, et dans une redéfinition du statut de puissance nucléaire légitime. Au cours du xxie siècle, il est vraisemblable que l’Inde cherche à évoluer dans ces deux directions : renforcer son emprise régionale et jouer un rôle toujours plus grand dans la gestion des affaires internationales, sans pour autant favoriser l’ingérence étrangère dans ses affaires internes. Pour réaliser ces objectifs, un partenariat renforcé avec les grandes puissances étrangères est donc essentiel.

À travers le dialogue politique que l’Inde et l’Union européenne ont établi, il semble qu’une véritable convergence de points de vue se soit manifestée sur un enjeu aussi important que la lutte contre le terrorisme. Néanmoins les désaccords sont restés vifs entre les deux protagonistes, comme cela est apparu lors du troisième sommet bilatéral qui s’est tenu à Copenhague en 2002, au cours duquel l’Inde et l’Union européenne se sont opposées sur la manière de traiter le conflit au Cachemire, question qui relevait, pour New Delhi, de ses affaires intérieures[16]. En ce sens, un certain nombre d’analystes et d’observateurs sont assez pessimistes sur l’idée qu’un véritable partenariat puisse se dessiner entre l’Union européenne et l’Inde, cette dernière lui préférant des relations normalisées avec les États-Unis. Christophe Jaffrelot déplore ainsi le fait que l'Union européenne soit en passe de sortir du champ d'intérêt d'un des pays émergents les plus prometteurs, et ce au profit des États-Unis[17]. C’est également l’avis du chercheur indien Rajendra K. Jain, selon lequel : « L’Inde a […] du mal à percevoir l’Union européenne comme un acteur majeur à l’échelle internationale, tant sur le plan économique que sur le plan politique, et lui préfère, encore aujourd’hui, de bonnes relations avec les États-Unis »[18]. Il est en effet important de rappeler que l’Inde et les États-Unis ont signé un accord de coopération dans le domaine du nucléaire civil, quelques jours seulement avant le 9e sommet bilatéral Inde-UE qui s’est tenu à Marseille en septembre 2008, montrant ainsi que New Delhi a réussi à faire plier la première puissance du monde sur un enjeu aussi stratégique. Cependant, le chemin parcouru par l’Inde et l’UE est loin d’être négligeable, dans la mesure où il a posé les bases d’une meilleure connaissance et donc d’une meilleure compréhension réciproque, étape essentielle vers la mise en place d’un partenariat stable et durable.



[1]    Cet article est tiré de la thèse réalisée sous la direction de Robert Frank et de Max Jean Zins : « L'Inde et l'Union européenne : Évolution et problématiques croisées d'une relation à plusieurs niveaux », soutenue en avril 2009 à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

[2]    Éric Le Boucher, « Le décollage de l’Inde brillante », Le Monde, rubrique « Focus », 18 février 2006, p. 22.

[3]    « L’Inde proteste à son tour contre le projet de Marché commun », note d’information, 13 juin 1957, La Documentation française, microfilm n° 151.

[4]    Pour promouvoir les échanges avec l’Inde, EUROFORUM, Banque d’Information politique et d’actualité, 28 mars 1980, La Documentation française, microfiche n° DF/IN/046.

[5]    « Accord de coopération économique et commerciale entre la communauté économique européenne et l’Inde », Journal officiel des Communautés Européennes, document n° C 173/4, 14 juillet 1981, La Documentation française, microfiche n° DF/IN/046.

[6]    Accord de coopération entre la Communauté européenne et la République d’Inde, documents du Conseil, la Documentation française, 1993.

[7]    D.K. Giri, « Indian exports to the EC: Structure, policies and performances », European Union and India. A Study in North-South Relations, New Delhi, Concept Publishing Company, 2001, p. 127-173.

[8]    Ibid.

[9]    Giuseppe Balducci, « Europe’s identity as a democratic promoter », article paru dans le cadre du programme-cadre « L'Europe dans le monde », Université de Canterbury, Christchurch, Nouvelle-Zélande, 27-29 juillet 2006, p. 12.

[10]   Rajendra K. Jain, India and the European Union: Building a Strategic Partnership, New Delhi, Radiant Publishers, 2007.

[11]    Satchidanand Seethanen, « Le rôle de l’État dans l’économie en Inde : entre libéralisation et réforme des entreprises publiques », Mondes en développement, vol. 36, n° 143, Bruxelles, De Boeck Université, 2008.

[12]   Martine Bulard, « L’Inde reprend son rang », Le Monde Diplomatique, janvier 2007 [http://www.monde-diplomatique.fr/2007/01/BULARD/14316].

[13]   « Joint EU-India Vision Statement on Development of the Information Society and Information and Communication Technology », second sommet bilatéral entre l’Inde et l’Union européenne, Délégation de l’Union européenne pour l’Inde, 23 novembre 2001, New Delhi.

[14]   Goldman Sachs Group, « Dreaming with BRICs: The Path to 2050 », Geo Confidential, Issue 2003-12, October 2003,

[www2.goldmansachs.com/ceoconfidential/CEO-2003-12.pdf].

[15]   « Le partenariat privilégié de la CEE », Le Soir, Bruxelles, 21 juin 1991, La Documentation française, microfiche n° DF/IN/0046.

[16]   « Visite du Premier ministre indien au Danemark pour une réunion avec l'UE », dépêche AFP, 4 octobre 2002.

[17]   Christophe Jaffrelot, « Le nouveau meilleur ami de l'Inde : les États-Unis », Le Monde Diplomatique, septembre 2006.

[18]   Rajendra K. Jain, India and Europe…, op. cit.