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Yves Marie Péréon, L’image de la France dans la presse américaine, 1936-1947

L’image de la France dans la presse américaine, 1936-1947

 

 

Bulletin n° 29, printemps 2009

 

 

 

 

Yves-Marie Péréon*

 

 

« Des Américains parlent de la France, 1936-1947 ». Dans cette proposition, si la France est le complément d’objet, le sujet, ce sont les Américains. Étudier les métamorphoses du discours américain sur la France, c’est aussi étudier celles des Américains eux-mêmes, à un moment décisif de leur histoire. 1936 voit à la fois l’élection de la Chambre du Front populaire et la première réélection de Roosevelt ; en 1947, la France accepte l’aide économique offerte par les États-Unis dans le cadre du plan Marshall. Entre ces deux dates, une nouvelle image de la France se dessine, tandis qu’émerge une autre Amérique, contrainte de regarder en face le monde extérieur et les responsabilités qu’elle est destinée à y assumer. La problématique doit donc être formulée en deux temps : en quoi l’image de la France dans la presse américaine a-t-elle changé entre 1936 et 1947 ? Que révèlent ses métamorphoses sur les Américains eux-mêmes ?

 

La première partie de la thèse est consacrée à une réflexion sur la définition du sujet et sur les outils nécessaires à l’analyse[1]. Elle dresse un panorama des journaux américains et présente les sources qui ont été sélectionnées ainsi que la méthode retenue pour les exploiter[2]. Les deux parties suivantes, qui constituent le « corps » de la thèse, sont organisées selon une séquence chronologique articulée autour de la césure de mai-juin 1940, dont il apparaît, au terme de ce travail, qu’elle définit un avant et un après dans les représentations que les Américains se faisaient de la France et d’eux-mêmes. La deuxième partie s’interroge en premier lieu sur la communauté de destin entre la France du Front populaire et les États-Unis du New Deal. Elle revient ensuite sur la perplexité des observateurs devant les paradoxes de la France des années 1937 à 1940 et sur le traumatisme ressenti à la nouvelle de l’effondrement de 1940. La troisième partie s’efforce tout d’abord de restituer l’image de Vichy dessinée par les correspondants encore présents sur le sol français. Enfin après une analyse, par la presse, de la présentation des rapports compliqués entre Washington, Vichy et la France Libre, elle s’attache aux dernières années de la période de référence, de la Libération au plan Marshall.

 

Jeux de miroirs

 

Avant de revenir sur les principaux constats de cette thèse, il convient de souligner l’étendue et la qualité de l’information relative à la France dans les journaux américains de l’époque. Elle témoigne d’une grande attention portée aux événements qui s’y produisent et démontre la qualité des réseaux de correspondants étrangers : ces hommes d’expérience, qui connaissent bien le pays où ils travaillent, lui sont aussi souvent très attachés. Ils constituent une élite, certes bien mieux informée que la plupart des Américains demeurés chez eux, mais dont le rôle est déterminant dans l’élaboration des représentations de la France aux États-Unis. La richesse des textes révèle d’ailleurs une culture « classique » dont on peut supposer qu’elle est aussi celle de leurs lecteurs : tous n’ont pas une connaissance aussi intime que Janet Flanner, du New Yorker, de l’actualité artistique parisienne, mais ils sont néanmoins capables de comprendre les nombreuses références littéraires et les allusions fréquentes aux héros de l’histoire de France, La Fayette bien sûr, mais aussi Jeanne d’Arc, Louis XIV, Mirabeau, Danton, Napoléon, Gambetta, Clemenceau, etc.[3]

 

Au-delà de cet intérêt manifeste pour la France – de cette affection, même, parfois – on observe, à la fin des années 1930, un mécanisme d’identification entre les deux pays. C’est surtout à partir de 1936 qu’il est visible : on parle de French New Deal ; Blum est le « Roosevelt français ». Il faut noter que ces comparaisons sont, en quelque sorte, à sens unique : on ne parle pas de « Front populaire américain », ou de « Blum américain ». L’identification joue lorsqu’il est question de l’actualité française dans la presse américaine, et beaucoup plus rarement dans l’autre sens[4]. De telles expressions ont avant tout l’avantage de rendre l’actualité française intelligible aux lecteurs américains. Il ne s’agit d’ailleurs pas d’une relation d’équivalence absolue – l’ambivalence, la complexité, les contradictions ne sont pas absentes de ce jeu de miroirs. En outre, les comparaisons visent souvent à condamner, au second degré, la politique de Roosevelt en l’assimilant à celle de Léon Blum : plus la ligne éditoriale des journaux est hostile au New Deal, et plus ils feignent de s’alarmer de la « révolution » que décrivent leurs correspondants en France.

 

La presse insiste cependant sur une différence fondamentale : la menace extérieure, évidente au lendemain de l’entrée des troupes allemandes sur la rive gauche du Rhin, et dont les Américains se croient sauvegardés par l’Atlantique. La montée des périls met en lumière la nécessité du réarmement des démocraties européennes. Commence alors la douloureuse chronique du « redressement » français : la faiblesse de la France, en effet, est incompatible avec la neutralité américaine. Lors de la conférence de Munich, les censeurs les plus sévères ne sont pas seulement les interventionnistes des grands journaux de la côte Est : on retrouve parmi eux des isolationnistes convaincus, anxieux de constater que la Grande-Bretagne et la France ne sont pas capables de régler seules le problème hitlérien.

 

 

Juin 1940, un traumatisme américain

 

En juin 1940, l’attaque allemande bouleverse les scénarios et les mythes qui semblaient les mieux établis[5]. La chute de Paris, dont le rayonnement culturel s’étend bien au-delà des frontières du pays, consomme le désastre. La rapidité du dénouement ne laisse guère le temps aux éditorialistes de s’interroger sur une éventuelle intervention de leur pays. Les sondages réalisés juste après l’armistice montrent que l’opinion publique, à une écrasante majorité, exclut cette hypothèse, au moment même où la victoire ultime de l’Axe paraît la plus probable[6]. L’anéantissement de la France renforce le sentiment d’insécurité des Américains, sans pour autant faire naître la résolution immédiate de combattre les dangers qui les menacent. Quels enseignements tirer du drame qui vient de se jouer ? La coïncidence avec la campagne présidentielle donne une résonance exceptionnelle aux interrogations qui les taraudent. L’identification des États-Unis à la France, souvent à l’œuvre dans la presse de la fin des années 1930, contribue à faire de juin 1940 un véritable trauma : la défaite de la France a le visage que prendrait, n’était l’Atlantique, celle des États-Unis[7].

Pendant que les Américains s’interrogent, un nouveau régime, l’État français, se met en place. Ne disposant que d’une souveraineté limitée, il n’est pas d’une dignité équivalente à celle de la IIIRépublique, qui permettait la comparaison entre deux pays de rang égal. De plus, il renie dès l’origine les idéaux communs de la Déclaration d’indépendance de 1776 et de la Déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1789. Le régime se déshonore par la promulgation et l’application d’une législation antisémite toujours plus restrictive, les arrestations massives et sa participation à la déportation organisée par l’Allemagne. Mais plus encore que l’antisémitisme d’État, les exécutions d’otages suscitent l’indignation : elles apparaissent comme un recul de la civilisation, un retour à la barbarie médiévale. Or, c’est en opposition à cette Europe du passé que s’est construite l’Amérique idéale, peuplée d’émigrants épris de liberté et de justice. En s’attaquant à l’« Anti-France », Vichy ressemble de plus en plus à une « Anti-Amérique ».

La politique de répression et d’exclusion n’est pourtant que l’un des aspects de la collaboration avec l’Allemagne. Du point de vue de l’intérêt national des États-Unis, l’armistice est lourd de menaces. La mission de l’amiral Leahy, leur ambassadeur à Vichy, peut être interprétée comme une tentative de Roosevelt de convaincre Pétain de défendre, face à l’occupant, les restes de la souveraineté nationale qu’il prétend incarner. Après leur entrée en guerre en décembre 1941, les Américains ne sont plus seulement des spectateurs, mais des acteurs du conflit devenu mondial : le mot de trahison sert alors à qualifier la politique de Laval, dont le retour au pouvoir, en avril 1942, ouvre la voie à un alignement total sur l’Allemagne. Roosevelt en prend acte en rappelant Leahy, mais les relations diplomatiques ne sont pas rompues. C’est à ce moment que l’on observe, dans la presse, l’apparition d’un discours critique envers la politique française du président : certains éditorialistes exigent une rupture totale. Le débarquement en Afrique du Nord solde les comptes : après novembre 1942, Vichy ne représente plus rien.

L’image de la France libre suit une courbe inverse de celle de Vichy. Après des débuts discrets, l’expédition de Dakar, en septembre 1940, nuit durablement à la réputation du mouvement dirigé par le général de Gaulle. La lucidité de ce dernier n’échappe pas, cependant, à un commentateur aussi avisé que Walter Lippmann. Et les faits parlent d’eux-mêmes : à l’été de 1941, Time s’avise ainsi qu’une part substantielle de l’Empire colonial est aux mains des Français libres[8]. Pearl Harbor en fait de véritables camarades de combat. Si l’affaire de Saint-Pierre-et-Miquelon irrite au plus haut point les responsables de la politique étrangère, de Gaulle entrevoit la possibilité d’en appeler à l’opinion publique[9]. Les journalistes de la presse écrite deviennent ses interprètes. Ce faisant, il est contraint de prendre des « postures » qui radicalisent son conflit avec Roosevelt, et aussi d’accéder à certaines demandes formulées par les éditorialistes, ainsi en donnant des gages de la représentativité et du caractère démocratique de son mouvement. 

Le succès du débarquement de novembre 1942 semble un temps donner raison aux diplomates. Mais le « Darlan deal » suscite le trouble dans l’opinion et Roosevelt doit s’engager personnellement pour le défendre. Darlan éliminé, le trouble se change en indignation lorsqu’il s’avère que l’exécutif colonial perpétue, sous la direction de Giraud et avec la protection des soldats américains, un Vichy méditerranéen sans Pétain ni Laval. Les belles images de Casablanca ne parviennent pas à faire illusion. L’intransigeance du général de Gaulle, critiquée par certains journaux, n’est pourtant pas un mauvais calcul, tandis que Giraud ne comprend pas assez vite qu’il lui faut se démarquer de l’héritage toxique de Vichy. Une fois établi à Alger, de Gaulle engage un combat inégal contre son adversaire[10]. Il parle au nom de la Résistance intérieure et peut compter sur l’appui d’une large partie de la presse. Le refus persistant de lui accorder une reconnaissance diplomatique officielle, différée jusqu’en octobre 1944, est sévèrement critiqué dans de nombreux articles et éditoriaux.

 

Une autre France, une autre Amérique

 

La Libération de Paris, saluée dans l’enthousiasme, n’annule pas le souvenir de sa chute. C’est dans la capitale française que se tiennent les procès emblématiques de Pétain et de Laval. Dans le compte rendu des débats se font entendre à nouveau les interrogations de l’été 1940 : les Américains sont renvoyés à leurs responsabilités de citoyens d’une démocratie mieux protégée par l’Atlantique que la France ne l’était par la ligne Maginot. Le mécanisme d’identification fonctionne ainsi encore une fois. Mais la longue éclipse de la souveraineté française a brisé la relation d’équivalence partielle qui pouvait avoir été établie, avant-guerre, entre les deux nations. En 1945 les États-Unis entretiennent avec la France une relation asymétrique. C’est au plan matériel peut-être que cette asymétrie entre les deux pays est la plus visible : la France de l’après-guerre est ruinée ; les Français ont faim et froid. Malgré les difficultés inévitables de la démobilisation, les Américains sont loin de connaître une situation aussi dramatique. Ils en sont conscients et leur solidarité ne se dément pas : entretenue par des campagnes de presse efficaces, elle apporte un puissant soutien populaire à l’aide financière décidée par leur gouvernement en faveur de la France. Le pays, en effet, est au cœur de l’affrontement avec les communistes. L’épreuve de force a lieu en 1947. La guerre civile n’est pas loin, prélude peut-être à un autre conflit mondial. Il s’agit de ne pas renouveler, face à Staline, les erreurs qui ont permis les succès de Hitler à la fin des années 1930. Le plan Marshall tire les leçons de l’histoire récente : les États-Unis ne sont plus indifférents à ce qui se passe en Europe ; leur frontière occidentale, désormais, la traverse. Ils décident de financer sa reconstruction et d’assurer sa sécurité.

Dans ce contexte, les Américains de l’après-guerre font souvent « allusion à la France en des termes utilisés pour décrire une femme inconstante, aux faibles capacités »[11]. L’image du poilu de Verdun s’est comme effacée ; des abysses de l’occupation a émergé une autre France, plus féminine sans être plus séduisante, capable de toutes les infidélités. Quant à l’image d’eux-mêmes que dessinent en creux les Américains, elle apparaît comme un « modèle de "masculinité" »[12] et souligne le nouveau rapport de force entre les deux pays. L’opposition masculin/féminin synthétise et renforce d’autres binômes présents de longue date dans le système des représentations de la France aux États-Unis force/faiblesse, jeunesse/vieillesse, moralité/immoralité, etc. Ces oppositions rendent inopérants les mécanismes d’identification encore à l’œuvre avant guerre.

 

Soixante ans après, la Guerre froide est terminée, mais le souvenir de la « chute » de 1940 est toujours présent à l’esprit des Américains : il demeure un élément constitutif de l’image de la France aux États-Unis. Que ses résurgences continuent d’alimenter les passions transatlantiques témoigne de l’intensité d’un traumatisme fondateur, parmi d’autres, de l’identité américaine contemporaine.



*    Yves-Marie Péréon a rédigé sa thèse de doctorat « L’image de la France dans la presse américaine, 1936-1947 » (789 p.), sous la direction de Robert Frank, à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne. La soutenance a eu lieu le 24 novembre 2008 devant un jury présidé par Jean-Marc Delaunay et composé d’Élisabeth du Réau, Hélène Harter, Patrick Eveno, Robert Frank et Jacques Portes.

[1]    Sur les notions de représentation, d’image, de stéréotype, voir en particulier : Denise Jodelet (dir.), Les représentations sociales, Paris, Presses Universitaires de France, 1999 (1ere éd. 1989) ; Robert Frank, « Images et imaginaire dans les relations internationales depuis 1938 : problèmes et méthodes », in Robert Frank (dir.), avec la collaboration de Maryvonne Le Puloch, « Images et imaginaire dans les relations internationales depuis 1938 », Cahiers de l’IHTP, n° 28, juin 1994, p. 5-11 ; William L. Chew (dir.), National Stereotypes in Perspective : Americans in France, Frenchmen in America, Amsterdam, Atlanta GA, Rodopi Press, 2001.

[2]    Les sources sont constituées par les journaux et magazines américains, disponibles, pour la plupart, à la New York Public Library. Les titres retenus dans l’échantillon sont : pour les quotidiens, le New York Times, le New York Herald Tribune, le Wall Street Journal, le Chicago Tribune, le Los Angeles Times, le New York Evening Journal, le Christian Science Monitor et le Washingon Post ; pour les magazines : Time, Newsweek, The Nation, The Atlantic Monthly, The Saturday Evening Post et The New Yorker.

[3]    Les chroniques de Janet Flanner, signées de son nom de plume de Genêt, ont été éditées en deux volumes : Janet Flanner and William Shawn (dir.), Paris Journal, 1944-1955, San Diego, New York, London, Harcourt Brace Jovanovich Publishers, 1965, 314 p. ; et Janet Flanner and Irving Drutman (dir.), Paris Was Yesterday, 1925-1939, San Diego, New York, London, Harcourt Brace Jovanovich Publishers, 1972, 232 p.

[4]    À la fin de 1936, la grève qui éclate dans une usine de General Motors, à Flint dans le Michigan, suscite de nombreux commentaires dans la presse. Les occupations d’usines, la menace de la grève générale, sont souvent associées à la France du Front populaire. Voir à ce sujet : Sidney Fine, Sit-down, The General Motors Strike of 1936-1937, Ann Arbor, The University of Michigan, 1969, 1991, p. 126-127.

[5]    Dans son livre sur les choix stratégiques des années 1940 et 1941, Ian Kershaw insiste sur le caractère imprévu des événements pour les responsables de la diplomatie américaine : Ian Kershaw, Fateful Choices, Ten Decisions That Changed the World, New York, The Penguin Press, 2007, p. 199.

[6]    Interrogés par l’Institut Gallup après que l’annonce de l’armistice eut consommé la défaite de la France, les Américains demeurent massivement opposés à une éventuelle entrée en guerre des États-Unis :

7 juillet 1940 (sondage réalisé entre le 27 juin et le 2 juillet) : La guerre européenne

If the question of the United States going to war against Germany and Italy came up for a national vote within the next two weeks, would you vote to go into the war or to stay out of the war?

Go to war            14%      Stay out            86%

[Si la question de l’entrée en guerre des États-Unis contre l’Allemagne et l’Italie était soumise à un vote national dans les deux semaines à venir, voteriez-vous en faveur de l’entrée en guerre ou du maintien de la neutralité ? Entrée en guerre          14%      Maintien de la neutralité  86%]

Il est intéressant de noter que 8% des personnes interrogées n'ont exprimé aucune opinion sur cette question. À cette date, les Américains sont d’ailleurs un peu plus nombreux à anticiper la victoire de l’Allemagne plutôt que celle des Alliés.

[7]    Voir notamment à ce sujet : Julian G. Hurstfield, America and the French Nation, 1939-1945, Chapel Hill and London, The University of North Carolina Press, 1986, p. 40.

[8]    Reconquering an Empire, Time, 4 août 1941.

[9]    Sur les relations conflictuelles entre Roosevelt et de Gaulle, voir notamment : François Kersaudy, De Gaulle et Roosevelt, Le duel au sommet, Paris, Perrin, 2004 ; Mario Rossi, Roosevelt and the French, Westport, Connecticut, London, Praeger, 1993 ; Robert O. Paxton and Nicholas Wahl (dir.), De Gaulle and the United States: A Centennial Reappraisal, Oxford/Providence, Berg, 1994 ; John Lamberton Harper, American Visions of Europe, Franklin D. Roosevelt, George F. Kennan, and Dean G. Acheson, Cambridge, Cambridge University Press, 1994. Sur l’épisode de Saint-Pierre-et-Miquelon, voir en particulier : Jean-Louis Crémieux-Brilhac, La France Libre, Paris, Gallimard, 1996, p. 285-286.

[10]   Dans cet épisode, le rôle de la presse américaine a été étudié en détail par André Kaspi. Cf. André Kaspi, La mission de Jean Monnet à Alger, mars-octobre 1943, Paris, Éditions Richelieu et Publications de la Sorbonne, 1971.

[11]   Frank Costigliola, « L’image de la France aux États-Unis », in Robert Frank (dir.), avec la collaboration de Maryvonne Le Puloch « Images et imaginaire dans les relations internationales depuis 1938 », Cahiers de l’IHTP, n° 28, juin 1994, p. 93-109.

[12]   Ibid., p. 94.