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Clara Royer, Quêtes d'identité et assimilation d'une génération d'écrivains juifs hongrois, 1920-1941– Hongrie, Slovaquie, Transylvanie

Quêtes d'identité et assimilation d'une génération d'écrivains juifs hongrois, 1920-1941– Hongrie, Slovaquie, Transylvanie

 

 

 

Bulletin n° 29, printemps 2009

 

 

 

Clara Royer*

 

 

C’est en 1950 dans Childhood and Society qu’Erik H. Erikson donna au concept moderne d’identité sa première expression théorique[1]. La judéité européenne de ce penseur exilé renvoie aux éléments d’une « crise de l’identité » déjà mise en valeur par la Vienne moderne et les écrivains juifs d’expression allemande. Or, dans la zone hungarophone d’Europe centrale, la génération montée sur la scène littéraire à la suite de la Première Guerre mondiale formula elle aussi tout un ensemble de métaphores et d’interrogations sur sa propre identité, à l’échelle individuelle mais aussi collective.

 

De l'identité comme horizon d'attente

 

La thèse proposée réside dans l’idée que la littérature écrite par les écrivains juifs hongrois dans l’entre-deux-guerres, est un cas de prolongement narratif et esthétique de la montée en puissance de l’idée moderne d’identité. Ces écrivains juifs, par leurs acculturations dans des cultures fortement marquées par les nationalismes, ici dans le cadre particulier des « petites » nations d’Europe centrale, ont assumé leurs propres quêtes identificatoires, en interaction dans chacun des pays concernés avec les autres quêtes à visée collective. Les assimilations diverses[2] et leurs remises en question, mais également la culture moderne avec son universalisme et ses nouveaux modes de rapport à l’action sociale, les ont fait participer à l’élaboration progressive de l’identité comme lieu de non-évidence et de quête. Il n’est pas d’essence individuelle qu’il s’agirait de rejoindre, d’accomplir ou de démentir au terme d’une vie humaine : l’identité s’élabore, se contredit et se cherche[3]. Toutefois, l’identité est l’horizon d’attente et de quête des écrivains étudiés. Sans utiliser le mot dans son sens moderne, leurs interrogations, engagements et esthétiques tendent vers ce concept.

On peut donc accepter la sincérité ou la validité des perceptions du moi proposées par ces divers écrivains : le poète Miklós Radnóti a bien été, selon la belle formule d’István Vas[4], assassiné en Juif mais il est mort en catholique. La démarche s’est faite dans le plus grand respect des choix individuels. Aussi la « haine de soi juive », étudiée par l’universitaire Sander Gilman[5], n’est utilisée qu’en tant que catégorie d’auto-représentation. En tant que concept historique, cette haine ressortit à une démarche essentialiste qui donne à l’historien le dernier mot sur l’identité originelle qu’auraient trahie ces hommes. Outre les stratégies individuelles conscientes, la thèse a donc pris en considération les deux autres dimensions fondamentales de l’identité : la réinterprétation de l’héritage socioculturel reçu et les nécessités imposées par l’Autre (administration/système légal, ou sociabilités/amis/famille). C’est donc la quête d’identité qui a structuré l’ensemble de la thèse. Après une mise en perspective de la « question juive » dans la culture hongroise avant la Grande Guerre, des conséquences de la guerre et du traité de Trianon pour les trois nouveaux espaces créés – Hongrie, Transylvanie, Slovaquie – sont explorées les diverses identités travaillées par cette génération d’écrivains juifs : filiales et familiales (chap. II), spirituelles et littéraires (chap. III), générationnelles et intellectuelles (chap. IV) pour aboutir aux notions d’identités contrariées et d’identités sauvées (chap. V).

 

La génération d'écrivains juifs de l'entre-deux-guerres

en Europe centrale

 

L’originalité du contexte historique hongrois est soulignée, et en particulier le rôle des politiques menées après le Compromis de 1867, de la loi de réception de 1895 qui reconnaissait la confession israélite[6], et de la magyarisation concomitante[7]. Le poids décisif de la conception intégratrice de l’idée de nation, sous l’influence double de l’exemple français et de la tradition biblique des nations comme lignées originelles, est souligné[8]. Les juifs constituaient une communauté hétérogène, divisée entre « néologues » prédominants au centre et au sud de la Hongrie, orthodoxes majoritaires en Haute-Hongrie (actuelle Slovaquie) et en Ruthénie subcarpathique, et membres du Statu quo, qui refusaient les clivages introduits par la séparation de ses deux rivales à l’issue du congrès juif de 1868[9]. La littérature devint elle aussi le terreau d’un « mariage » juif-hongrois, puisque les écrivains juifs écrivirent de plus en plus exclusivement en langue hongroise. La modernité littéraire s’élabora dans les rédactions et les cafés brassant écrivains juifs et non-juifs, assimilés et « de souche » – comme en témoigne l’expérience de Nyugat [Occident], revue fondée en 1908 par trois hommes de lettres juifs. À la veille de la Grande Guerre, József Patai, le grand nom du sionisme culturel hongrois, ne s’écartait pas encore du « destin » hongrois.

Or, la jeune génération accédant à la scène littéraire au lendemain de la Première Guerre mondiale, « événement dateur », se vit confrontée à une cristallisation des tensions autour de la « question juive ». Pour la génération de Béla Zsolt, Andor Németh, Károly Pap, Andor Endre Gelléri, Miklós Radnóti ou Aladár Komlós, la radicalisation du discours et des actes à l’issue des bouleversements des 1918-1921 initia une réflexion et une écriture empreintes d’inquiétude[10]. Chez ces écrivains, la judéité quelque peu édulcorée par une éducation assimilée et les principes de la modernité constitua une non-évidence problématique qui demandait réponse(s). Ces jeunes hommes de lettres, répartis dans cinq États différents (Tchécoslovaquie, Roumanie, Yougoslavie, Autriche et Hongrie), se mirent en quête d’évidence, d’authenticité et de légitimité.

Cette thèse se concentre sur une « aire culturelle » mettant l’accent sur trois zones en particulier : Hongrie, Slovaquie et Transylvanie. Écrivains juifs ayant tous reçu une éducation hongroise, ce groupe qui partageait la même langue – le hongrois qui se lisait et se commentait – maintint une série d’échanges composés de déplacements, mises en réseaux et amitiés. Aussi l’unique écrivain juif hongrois ayant choisi le slovaque comme langue d’écriture et s’étant engagé personnellement pour la culture (tchéco)-slovaque, est-il mis en rapport avec ses confrères littéraires hongrois dont il connaissait et appréciait certains travaux[11]. Gejza Vámoš souhaitait une meilleure assimilation des Juifs de Slovaquie par le mariage mixte – entraînant une régénération complétée par l’éducation mixte associant sagesses de la Torah et des Lumières[12]. Les stratégies, engagements et œuvres de deux écrivains juifs transylvains, Ernő Ligeti et György Szántó, ont aussi enrichi l’analyse. (Rappelons que les deux exceptions linguistiques majeures, Avigdor Hameiri, d’expression hébraïque, et József Holder, d’expression yiddish, étaient tous deux ardents disciples d’Endre Ady[13].)

 

Des quêtes identitaires et esthétiques à l'identité d'écrivain

 

Une telle comparaison permet d’envisager les quêtes identitaires sur le plan esthétique : de nombreuses œuvres composées par ces écrivains travaillent les formes-sens de ces explorations de l’être. Ici histoire culturelle et analyse esthétique sont liées. Il y a bien un ensemble de formes esthétiques porteuses d’un sens identitaire spécifique : que ce soit le roman générationnel, continuation d’une révolte générationnelle mais aussi d’une réflexion sur la cellule familiale déjà perçue comme en décomposition, ou que ce soit l’esthétique du travestissement, porteuse d’un sens là où les discours socioculturels ne font que stigmatiser le soi-disant frac de l’assimilation et l’imitation simiesque des juifs assimilés. Les formes-sens littéraires participent d’une élaboration du sujet comme écrivain. Le champ littéraire est un lieu de métamorphose créatrice, un « relais disciplinaire », pour reprendre Xavier Galmiche dans son « Essai sur le rire jaune »[14] : l’œuvre littéraire tente de dépasser les apories des discours socioculturels.

Ainsi le décalage entre une société hongroise fascinée par la question juive, et des individus écrivains pour qui l’essentiel demeure la littérature, explique leur fidélité à l’activité littéraire après la Shoah pour la plupart d’entre eux. L’étude de Fuite – probablement le dernier texte écrit par András Komor avant son suicide en 1945 – est l’un des exemples les plus frappants d’une identité d’écrivain inaliénable, d’une mort consolatrice parce que rédemptrice puisqu’elle permet de préserver ce royaume littéraire dont l’écrivain est un habitant privilégié. Les écrivains étudiés ici sont en effet un groupe sui generis. L’écrivain est l’intellectuel par excellence, d’autant plus qu’il bénéficie d’une politisation de la culture dénoncée par István Bibó[15]. Il s’agit du seul groupe qui en Hongrie pouvait tenir un discours social et national par-delà la censure du régime. Ces hommes des textes, eux-mêmes porteurs d’une obsession pour l’authenticité, se sentaient habilités à la définir socialement grâce à la légitimité acquise par leur esthétique, qui passait par plusieurs canaux sociaux (revues, recensions, correspondances, prix littéraires et sociétés d’écrivains). Cette thèse a donc voulu montrer l’épaisseur de ce milieu particulier. Or, il est apparu que leurs discours n’étaient pas représentatifs des stratégies des communautés juives. Il n’est qu’à observer le double rejet du mariage mixte et de la blague juive. Pourtant leurs propres quêtes d’identité esthétiques et sociales pouvaient toucher leurs lecteurs, même s’il est difficile d’en mesurer les effets. Car les écrivains annonçaient les ruptures et les Juifs hongrois espéraient le retour de « l’âge d’or ».

Cette génération littéraire de l’entre-deux-guerres porta en effet une interrogation plus radicale et plus pessimiste que ses pères, qu’elle critiqua avec virulence. Gyula Szekfű fut l’introducteur du concept d’appartenance générationnelle dans l’historiographie hongroise en 1920, et c’est un intellectuel juif hongrois, Károly (Karl) Mannheim, qui la définit sociologiquement en 1927[16].

Héritiers d’auto-représentations générationnelles et engagées, les jeunes écrivains cherchèrent à former ce que Mannheim définit comme des « unités générationnelles » au sein desquelles épanouir leurs combats. Les cadres chronologiques de cette thèse (de Trianon à la loi antijuive de 1941 modelée sur les lois de Nuremberg et au Code juif dans la Slovaquie satellite du Troisième Reich) s’appuient sur ce concept. Cela aboutit à montrer des interrogations communes aux écrivains au-delà des questions liées à la judéité et à la magyarité, mais aussi des points d’affrontements et de tensions, comme dans le cas de la polémique de 1934 entre népiek et urbains autour de la « question juive ». En évoquant des écrivains non juifs comme Babits, Zsigmond Móricz, Attila József, László Németh ou Gyula Illyés, cette thèse retrace l’histoire imbriquée du monde littéraire de l’entre-deux-guerres et conclut au caractère quelque peu forcé de la distinction entre écrivains juifs et non juifs en Hongrie.

 

Comme le révèle l’étude des discours, pratiques religieuses et textes littéraires, le rapport à l’expiation et à la culpabilité s’inscrit dans une interpénétration des interprétations juive et catholique au-delà du seul phénomène des conversions (chapitre III). Ces éléments confirment que la ligne de partage catholique/juive n’était pas là où l’on pouvait l’attendre. De même les sociabilités et combats ne s’organisaient pas selon une ligne de partage juif – non-juif (chapitres IV et V). Il est donc possible de remettre en question le champ prédéfini et c’est pourquoi il était essentiel de travailler sur les interactions entre Juifs et non-Juifs à l’intersection des plans esthétique, social et intellectuel, dépassant les polémiques récentes en Hongrie sur la « littérature juive-hongroise », à l’heure où ces écrivains rencontrent à nouveau le public.



*    Cet article est le compte rendu de la thèse du même titre soutenue le 15 novembre 2008 à l’Université Sorbonne-Paris IV, sous la co-direction de Delphine Bechtel et de Xavier Galmiche, et du doctorat européen dans le cadre du programme Marie Curie, Building on the Past. L’auteur poursuit actuellement un post-doctorat au sein du CIRCE (Centre Interdisciplinaire de Recherches Centre-Européennes) de l’Université Sorbonne-Paris IV, financé par la Rothschild Foundation à Budapest sur « Survivre et écrire la Shoah ».

[1]    En français : Erik H. Erikson, Enfance et société, Neuchâtel, Delachaux et Niestlé, 1959. Voir également du même auteur, Adolescence et crise : la quête d'identité, Paris, Flammarion, 1998.

[2]    Voir George Barany, “ ‘Magyar Jew or Jewish Magyar? Reflections on the Question of Assimilation, in Bela Vago, George Mosse (dir.), Jews and non Jews in Eastern-Europe 1918-1945, Jerusalem, Halsted Press Book, Israel Universities Press, 1974, p. 86.

[3]    Voir Rogers Brubaker, « Au-delà de l’identité », Actes de la Recherche en sciences sociales, vol. 139, 2001, n° 3, p. 75-76 ; Colin Kidd, Identity before Identities: Ethnicity, Nationalism and the Historian, in J. Rudolph (dir.), History and Nation, Lewisburg, PA, Bucknell University Press, 2006.

[4]    István Vas, Nehéz szerelem – III: Mért vijjog a saskeselyű? [Difficile amour – III : Pourquoi la corneille criaille-t-elle ?], Budapest, Holnap, 2002, vol. 2, p. 131.

[5]    Cf. Sander L. Gilman, Jewish Self-hatred. Antisemitism and the Hidden Language of the Jews, Baltimore, John Hopkins University Press, 1986.

[6]    Voir Michael Silber, Hungary, Budapest, in Gershon David Hundert (dir.), The YIVO encyclopedia of Jews in Eastern Europe, New Haven, Yale University Press, 2008, et aussi Attila Gidó, Erdélyi zsidó intézmények a két világháború között [Les institutions juives transylvaines entre les deux guerres], Korunk, 2002, n° 4, p. 44-52 ; Lya Benjamin, The Determinants of Jewish Identity in Inter-War Transylvania, Studia Judaica, 1996, p. 68-77 ; Livia Rothkirchen, Slovakia I-II (1848-1939), in The Jews of Czechoslovakia, vol. I, Philadelphia – New York, The Jewish Publication Society of America, Society for the History of Czechoslovakian Jews, 1968, p. 72-124 ; Peter Salner, Židia na Slovensku medzi tradíciou a asimiláciou [Les Juifs en Slovaquie entre tradition et assimilation], Bratislava, Zing Print, 2000.

[7]    Voir Viktor Karády Önazonosítás, sorsválasztás. A zsidó csoportazonosság történelmi alakváltozásai Magyarországon [Auto-identification, choix de destin. Changement des formes historiques de l’identité de groupe des Juifs en Hongrie], Budapest, Új Mandátum, 2001.

[8]    Ainsi, l’Hymne (1823) du poète protestant Ferenc Kölcsey, qui devint l’hymne national hongrois, est adressé à Dieu et évoque les souffrances du peuple hongrois, châtié pour ses péchés, traçant une équivalence implicite avec les souffrances du peuple juif. Cf. George Barany, Stephen Széchenyi and the Awakening of Hungarian Nationalism, 1791-1841, Princeton, New-Jersey, 1968, p. 179. Il y a ici réinterprétation des « nations » comme lignées originelles (Genèse, 10 ; Deutéronome, 32:8). Voir Paul Gradvohl, « Frisson de frontières », in Joanna Nowicki (dir.), Europe : la danse sur les limites, Paris, Romillat, 2005, p. 261.

[9]    Cf. Catherine Horel, « Orthodoxes et Néologues : le Congrès des Juifs de Hongrie et la scission de la communauté, 1868‑1869 », Études Danubiennes, n° 1, 1994, p. 25-42 ; Jakob Katz, A House divided: Orthodoxy and Schism in Nineteenth Century Central European Jewry, trad. par Ziporah Brody, Hanover, N. H., University Press of New England, 1998 ; Howard Lupovitch, “Between Orthodox Judaism and Neology: The Origins of the Status Quo Movement”, Jewish Social Studies, vol. 9, hiver 2003, n° 2, p. 123-153.

[10]   Sur l’évolution radicale du discours portant sur l’identité hongroise, Balázs Trencsényi, A történelem rémülete. Eszmetörténeti vázlat a két világháború közötti kelet-európai nemzetkarakterológiai vitákról [L’Horreur de l’histoire. Esquisse épistémologique des débats sur la caractérologie nationale en Europe centrale et orientale pendant la période de l’entre-deux-guerres], A politika nyelvei. Eszmetörténeti tanulmányok [Les Langages de la politique. Études d’histoires des idées], Budapest, Argumentum kiadó – Bibó István Szellemi Műhely, 2007.

[11]   Voir Dagmar Roberts sur l’horizon hongrois de la réflexion de l’écrivain sur l’assimilation, Gejza Vámoš – A Case Study of Jewish Assimilation in Inter-War Slovak Literature, Neohelicon XXXII, 2005, p. 137-148 ; et la récente monographie de Vladimír Barborík, Prozaik Gejza Vámoš, Bratislava, Slovak Academic Press, 2006.

[12]   Voir son roman satirico-utopique de 1934 : Odlomená Haluz [Branche brisée], Bratislava, Vydavateľstvo Spolku slovenských spisovateľov, 2004. Sur la confrontation avec ses contemporains juifs hongrois, voir Cl. Royer, « Mariages mixtes : lieu commun de la réflexion sur l’assimilation entre deux cultures avant la Shoah – Hongrie et Slovaquie », à paraître in Xavier Galmiche, Delphine Bechtel (dir.), « Lieux communs de la multiculturalité », Cultures Centre Européennes, été 2009.

[13]   Ady (1877-1919) est le grand poète hongrois de la modernité citadine et son recueil Új versek [Nouveaux vers], paru en 1906, en devient le manifeste.

[14]   Xavier Galmiche, « Essai sur le rire jaune. “L’homme intermittent” dans l’œuvre de Milan Kundera », Esprit, décembre 2001, p. 52-61.

[15]   István Bibó, Misère des petits États de l’Europe de l’Est, Paris, Albin Michel, 1993, p. 162. Voir aussi Clara Royer, « L’engagement politique des écrivains hongrois de 1928 à 1938 », Bulletin de l’Institut Pierre Renouvin. En ligne : http://ipr.univ-paris1.fr/spip.php?article194

[16]   Gyula Szekfű, Három Nemzedék és ami utána következik [Trois générations et ce qui suit], Budapest, ÁKV-Maecenas, 1989. Karl Mannheim, « Das Problem der Generationen », Kölner Vierteljahreshefte für Soziologie, vol. 7, 1928, p. 157-185.