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Boris Le Chaffotec, L'image de la France aux États-Unis durant la crise onusienne autour de la question de l'Irak, novembre 2002-octobre 2003

L'image de la France aux États-Unis durant la crise onusienne autour de la question de l'Irak, novembre 2002-octobre 2003

 

 

 

Bulletin n° 29, printemps 2009

 

 

 

Boris Le Chaffotec*

 

 

La notion d’imaginaire peut sembler bien loin de la réalité événementielle. Au contraire, l’histoire n’est pas mécanique et la lire comme un enchaînement logique de faits, nie le rôle des acteurs historiques. Ces acteurs, que ce soit des individus ou des groupes d’individus, sont soumis à leur propre interprétation des faits, éloignée ou non de la réalité, qui les pousse à agir, rendant l’imaginaire producteur de réalité historique. L’imaginaire – ou la représentation – devient donc un véritable objet d’étude pour l’historien qui peut mieux appréhender les causes et les conséquences historiques. C’est dans cette perspective que nous nous sommes intéressé à l’image de la France aux États-Unis en 2002-2003, au moment où la crise irakienne provoqua de vives tensions entre les deux pays ; plus précisément pendant la période qui s’étend de l’adoption de la résolution 1441 sur le désarmement de l’Irak par le conseil de sécurité de l’ONU, le 8 novembre 2002, au vote par le conseil de sécurité le 16 octobre 2003 de la résolution 1511 qui marque la fin de l’opposition active de la France à la politique américaine en Irak et le retour à de meilleures relations franco-américaines.

La dislocation progressive du bloc soviétique et de l’URSS de 1989 à 1991 remit en question le système international bipolaire que la Guerre froide avait mis en place et consacra la victoire du Bien contre « l’Empire du Mal »[1]. George Bush, qui dirigeait les États-Unis lors de cette victoire, plaça l’ONU en garant de l’ordre et de la sécurité mondiale, avec les États-Unis et leur puissance comme fer de lance. S’attachant à l’illusion d’un monde unipolaire autour de valeurs universelles portées par l’ancien bloc occidental et s’étendant au reste du monde, les États-Unis s’engagèrent sur la voie du multilatéralisme à travers les doctrines de George Bush et de Bill Clinton. La victoire de George W. Bush aux élections de novembre 2000 – bientôt entouré des plus grandes figures du néoconservatisme – et les attentats du 11 septembre 2001 vinrent largement modifier l’attitude américaine sur la scène internationale. Reprenant leur posture de champion du Bien, les États-Unis partirent en guerre contre la terreur, contre l’axe du Mal. Si les États-Unis voulaient éradiquer le terrorisme, ils se devaient d’attaquer non seulement ses réseaux, comme ils le firent en Afghanistan, mais aussi ses États protecteurs, dont le plus important était, selon le président américain et ses conseillers, l’Irak de Saddam Hussein. Ce raisonnement manichéen et largement simplificateur eut un impact important sur une Amérique traumatisée par les attentats les plus meurtriers de l’histoire. Ainsi lorsque la France s’opposa ouvertement à la volonté américaine d’entrer en guerre contre l’Irak le 20 janvier 2003[2], le choc fut rude pour des Américains convaincus de la solidité de l’amitié franco-américaine – sentiment renforcé par le soutien inconditionnel de la France au lendemain des attentats du 11 septembre 2001 et durant la campagne d’Afghanistan, premier acte de la guerre contre la terreur. Ceci nous amènera à nous demander comment l’image de la France aux États-Unis durant cette période fut utilisée dans le cadre du désaccord diplomatique entre les deux pays et révéla une opposition sur la vision du système international post-Guerre froide. Pour cela nous analyserons la représentation de la France durant la crise irakienne, en mettant en lumière les continuités et les ruptures qui la marquent, pour ensuite la confronter à la politique américaine dans le dossier irakien, et nous terminerons en montrant en quoi le rejet de la France par l’opinion américaine fut un révélateur des tensions dans la formation d’un système international post-Guerre froide.

 

La représentation de la France au temps de la crise irakienne, continuités et ruptures

 

La représentation de la France aux États-Unis, durant la crise irakienne, ne peut être comprise si on se limite strictement à celle-ci. Elle doit être interprétée à travers un concept plus global, un système de représentations. Celui-ci contient l’ensemble des images – proches ou non de la réalité – dans lequel évolue la pensée d’un individu ou d’un groupe d’individus. Pour Pierre Laborie[3], les systèmes de représentation contiennent des images positives et négatives en fonction des événements passés et présents, ainsi que de leur interprétation. En revanche, les unes prennent le pas sur les autres selon les événements présents et la perception de l’avenir, créant alors une configuration ponctuelle du système de représentation que l’on peut définir comme l’opinion publique. L’image de la France aux États-Unis n’échappe pas à cette définition et reste conditionnée par les événements passés et leur interprétation présente. La France reste un pays allié et ami de toujours ayant contribué à la victoire sur les Anglais durant la guerre d’indépendance, épisode largement mythifié autour de la figure de La Fayette et de la victoire de la démocratie sur le despotisme – oubliant d’ailleurs que les colons américains étaient alliés à la France monarchique et non à la France révolutionnaire. Mais la France prend aussi la figure de la traîtrise avec la France de Vichy ou celle de De Gaulle pactisant avec les pires régimes de l’histoire. C’est dans ce système de représentation complexe, et largement fondé sur un manque d’information et une grande indifférence à la réalité française, que l’opinion publique américaine du début du xxie siècle évolua, se nourrissant de telle ou telle image et de tel ou tel événement pour définir sa vision de la France.

Alors que l’image de l’allié originel semblait se confirmer au lendemain du 11 septembre 2001, l’opposition de Jacques Chirac et de son ministre des Affaires étrangères, Dominique de Villepin, prouvait au contraire aux yeux de l’opinion américaine que la France retrouvait ses vieux démons en se plaçant du côté des ennemis de la liberté. L’hiver 2002-2003 emporta la sympathie de l’Amérique pour la France dans une vague francophobe qui se manifesta par une pratique importante du French Bashing. Ainsi au moment du déclenchement de la guerre contre l’Irak, le 20 mars 2003, la France ne jouissait plus que de 34% d’opinion favorable contre 64% d’opinion défavorables[4]. Largement nourrie par le système médiatique, cette envie de « casser du Français » prit de l’importance à partir de l’opposition officielle de la France à la guerre le 20 janvier 2003 et ne déclina qu’à l’été 2003, au moment où l’opinion américaine fut toute entière tournée vers ses morts. En revanche, la francophobie persista bien après, comme en témoigne le succès du livre de Marc Molesky et John J. Miller, Maudits Français ![5], au début de l’année 2004. Le French Bashing prit de nombreuses formes, que ce soit à travers les blagues sur les Français lâches, sales et antisémites, ou bien dans les boycottages des produits français. Si ce fut une pratique populaire, comme l’atteste sa propagation sur les sites et les blogs Internet, elle fut également largement encouragée par les médias. Sans doute Fox News – la chaîne d’information la plus regardée aux États-Unis – fut l’un des promoteurs les plus importants du French Bashing avec son émission The O’Reilly Factor dont le présentateur, Bill O’Reilly, mena une véritable croisade contre l’ennemi français. Le tabloïd new-yorkais The New York Post fut aussi très actif. Mais des médias à l’image plus sérieuse furent aussi le relais de l’intelligentsia francophobe. Ce fut le cas notamment du Washington Post – tribune de l’éditorialiste Charles Krauthammer –, de Newsweek ou encore du Weekly Standard – magazine de la pensée néoconservatrice.

Au-delà de l’image de la France, cette définition de l’Autre, et plus particulièrement de l’Autre en temps de crise, doit être rapportée à une définition de Soi. Dans l’opposition entre la France et les États-Unis durant notre période, les médias américains et bien des politiques cherchèrent à systématiser cette opposition. Ainsi la définition de l’Autre devenait, par un effet de miroir inversé, une définition de Soi. La féminisation de la France participa de l’autoreprésentation masculine des États-Unis : la France incarnée en Marianne était excentrique, hystérique, faible physiquement et moralement, lunatique et vicieuse alors que les États-Unis incarnés en l’oncle Sam symbolisaient le courage, l’honnêteté, la force physique et la droiture morale[6].

La politique des États-Unis dans le dossier irakien,

l’opinion publique américaine et l’image de la France

 

Durant ces quelques mois, la France mena une politique dure d’opposition aux demandes américaines ; une attitude qui fut mal comprise aux États-Unis puisque les revendications américaines étaient déjà présentes dans le discours que prononça George W. Bush devant l’assemblée générale des Nations unies le 12 septembre 2002 pour obtenir l’adoption de la résolution 1441 sur le désarmement de l’Irak. Contrairement à ce qu’aurait souhaité l’Administration Bush, la guerre n’était pas mentionnée dans ce texte. Mais l’ensemble des membres du Conseil de sécurité, France comprise, savait que les « conséquences graves » préconisées par l’article 13 de la résolution sous-entendaient la guerre aux yeux du président américain. Lorsque Colin Powell annonça que les États-Unis se préparaient à la guerre face au manque de coopération de Saddam Hussein en décembre 2002, la France joua le rôle de modérateur. Mais avec le durcissement de ton du secrétaire d’État lors de ses interventions du 20 janvier et 5 février 2003, la France adopta une position plus dure contre la guerre et en faveur du processus de désarmement pacifique. À l’inverse de ce que soutinrent nombre de ses détracteurs, la France n’était pas mue par le pacifisme. Elle envisageait une guerre, mais dans le cadre onusien. Il est en tout cas indéniable que le raidissement de son opposition aux États-Unis au sein du conseil de sécurité avant et après la guerre – dans le dossier de la reconstruction notamment – mais aussi à l’OTAN – à travers la question du renforcement de la défense turque à la frontière avec l’Irak – laissa penser à une véritable guerre diplomatique entre les deux pays.

La France pouvait-elle encore être considérée comme un allié alors même qu’elle refusait de partir en guerre, et même s’opposait à une guerre contre ce qui était perçu par une majorité des Américains comme une menace directe à sa sécurité ? La réponse avait été donnée par le président américain au lendemain du 11 septembre 2001, et ce en présence de Jacques Chirac : It’s going to be important for nations to know they will be held accountable for inactivity. You are either with us or you are against us in the fight against terror[7]. Dans ce schéma manichéen de guerre du Bien contre le Mal, la France ne pouvait plus prétendre à la neutralité, elle devait choisir son camp. Et par son opposition diplomatique aux États-Unis, elle prit l’image de l’ennemi soutenant le Mal. L’article de Tomas Friedman Our war with France[8] décrivant une France antiaméricaine rongée par l’extrémisme musulman illustre bien le changement de statut de la France auprès de l’opinion publique américaine. Ce rejet de la France au rang d’ennemi devait décrédibiliser plus encore ses thèses dans le dossier irakien.

Comme au moment de la guerre contre l’Afghanistan, l’opinion américaine attendait le concours de la communauté internationale pour approuver une éventuelle guerre menée contre l’Irak. Si l’opposition française provoqua à la fin de l’année 2002 au sein de l’opinion publique américaine un renforcement des réticences à partir en guerre sans le soutien de la communauté internationale, l’obstination française eut pour effet par la suite de rejeter des institutions internationales qui paraissaient parasitées par le veto français. La position de la France devint ambiguë aux yeux de l’opinion américaine qui l’associa à un antiaméricanisme primaire dénué de toute raison. Cette perception fut très largement façonnée par le discours médiatique et politique. Bien souvent seule source de connaissance de la France, il ne laissa qu’une vision parcellaire de la position française qui fut régulièrement résumée à un refus catégorique de partir en guerre contre l’Irak au nom de ses intérêts propres. L’incompréhension de l’attitude française amena l’opinion américaine à faire bloc derrière son gouvernement et à soutenir de plus en plus massivement l’entrée en guerre contre l’Irak sans l’aval de l’ONU – 71% des Américains dans un sondage effectué le 17 mars 2003[9] – révélant ainsi la faiblesse du système international post-Guerre froide.

 

L’opposition franco-américaine :

révélation d’un système international post-Guerre froide

en pleine formation

 

La disparition de l’URSS provoqua un vide international face aux États-Unis qui étaient désormais la seule véritable superpuissance, laissant penser au passage d’un monde au schéma bipolaire à un monde au schéma unipolaire sous la direction du vainqueur de la Guerre froide. Il est vrai qu’aucune puissance, ou groupe de puissances, ne semblait pouvoir rivaliser face aux États-Unis et à leur pôle occidental, s’élargissant bientôt à l’Europe centrale et orientale. Souhaitée par George Bush puis Bill Clinton, cette unipolarité s’inscrivit dans les institutions onusiennes et se tinta d’un multilatéralisme volontaire. Ainsi la guerre du Golfe, la guerre de Bosnie et la guerre du Kosovo trouvèrent la double légitimité de l’ONU et de l’OTAN. Si ces conflits témoignèrent d’une large solidarité et d’une forte coopération entre les puissances du monde, des tensions montrèrent les limites de l’illusion unipolaire. De même, le développement de puissances régionales comme l’Union européenne, la Chine ou l’Inde et la résurgence de la Russie sur la scène internationale firent voler en éclat les illusions du début des années 1990, révélant une réalité multipolaire incompatible avec les doctrines présidentielles américaines. En effet, la coopération sous-tendue par le multilatéralisme ne pouvait se faire qu’autour des valeurs défendues par les États-Unis, ce que ni la Chine, ni la Russie ne partageaient. Ceci provoqua un retour à une certaine pratique unilatérale durant le second mandat de Bill Clinton avec l’opération Renard du désert en décembre 1998[10] ou la relance d’un projet de bouclier antimissile allant à l’encontre du traité ABM.

Alors que les attentats du 11 septembre 2001 semblèrent ressouder l’ensemble des grandes puissances autour de la volonté américaine d’en finir avec le terrorisme – George W. Bush condamna notamment le terrorisme tchétchène provoquant un rapprochement avec Moscou –, le dossier irakien mit en évidence la fragilité de l’entente internationale et ce au sein même de l’ancien bloc occidental. Les dissensions entre les anciens alliés se réveillèrent à partir de la définition de l’axe du Mal par le président George W. Bush et la demande d’intervention en Irak. La rupture fut d’autant plus forte entre la France et les États-Unis que chacun proposait un modèle pour le monde, modèle universaliste et donc exclusif rejetant l’autre. L’un et l’autre justifièrent leur politique dans le dossier irakien à travers ces idéaux : la France des droits de l’homme préconisant un système international multipolaire et multiculturel fondé sur le multilatéralisme s’opposait à l’« exceptionnalisme » américain et à sa Destinée manifeste défendant un monde unipolaire autour des valeurs démocratiques et libérales. Malgré leurs points communs, ces deux modèles devinrent l’un pour l’autre, au cours de notre période, de véritables contre-modèles.

La politique étrangère que mena le gouvernement américain durant le premier mandat de George W. Bush fut largement dominée par les néoconservateurs[11] et notamment Paul Wolfowitz – secrétaire adjoint à la Défense –, Richard Perle – président du bureau sur les politiques de Défense – et Donald Rumsfeld – secrétaire à la Défense. Leurs discours eurent d’autant plus d’impact auprès de la population américaine qu’ils furent relayés dans les médias par des journalistes et penseurs néoconservateurs assez populaires comme Bill O’Reilly, Charles Krauthammer, William Kristol et Robert Kagan. Les néoconservateurs, pour beaucoup réunis dans le think tank au nom évocateur The Project for the New American Century, préconisèrent un réarmement massif des États-Unis afin de mener à bien la propagation des valeurs démocratiques et libérales américaines à travers le monde, et principalement au Proche et Moyen-Orient, définis comme foyer du terrorisme et du totalitarisme d’après-Guerre froide. Sûrs de la légitimité américaine, ils rejetèrent les structures contraignantes de l’ONU et de l’OTAN et posèrent la liberté d’action comme préalable à la politique étrangère des États-Unis. En décalage avec une opinion publique cherchant le consensus international comme moyen de légitimité, les néoconservateurs jouèrent de la discorde franco-américaine pour populariser leur vision de politique étrangère. L’opposition française trouva sa force dans les instances internationales – notamment à travers son droit de veto au conseil de sécurité de l’ONU – et bien des discours néoconservateurs dénoncèrent communément l’attitude française et le système onusien[12]. L’image de la France devint un moyen efficace de fédérer la population américaine autour du rejet de la légitimité onusienne.

 

Au cours de l’été 2003, la France et les États-Unis se rapprochèrent timidement dans le dossier de la reconstruction de l’Irak, ce qui aboutit à de nombreux compromis de la part de la France lors du vote de la résolution 1511 le 16 octobre 2003, afin de ne pas voir dépérir le système international onusien. Si le dégel diplomatique se fit dans les mois suivants, l’image négative de la France, construite par l’opinion, par le discours médiatique et par le discours politique au cours de l’année écoulée, resta depuis très ancrée aux États-Unis. Ainsi en août 2004, 27% des Américains estimaient que la France était un ennemi dans la guerre contre le terrorisme, 18% un allié et 48% qu’elle jouait un rôle entre les deux[13]. La France devait souffrir encore plusieurs années de cette image de trahison, de lâcheté et d’immoralité malgré les discours rappelant l’amitié et les valeurs communes des deux pays, comme le manifesta l’intervention de Condoleezza Rice à l’Institut d’études politiques de Paris en février 2005.



*    Compte rendu du mémoire de Master « L’image de la France aux États-Unis durant la crise onusienne autour de la question de l’Irak, novembre 2002 – octobre 2003 », sous la direction de Robert Frank à l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, soutenu en juin 2008. L’auteur poursuit actuellement une thèse sur « L’exceptionnalisme dans la politique étrangère des États-Unis depuis la fin de la Guerre froide ».

[1]    L’expression « Empire du Mal » fut employée par Ronald Reagan – président des États-Unis de 1981 à 1988 – pour désigner l’ennemi de la Guerre froide, l’URSS. Il l’employa pour la première fois le 8 juin 1982, dans un discours devant la Chambre des Communes britannique.

[2]    S’opposant aux propos de Colin Powell durant une discussion du conseil de sécurité, Dominique de Villepin déclara que la guerre pouvait et devait être évitée. Il reprendra ces propos dans son discours du 14 février 2003 sur le désarmement pacifique de l’Irak qui lui valut les applaudissements de l’assistance.

[3]    Idées notamment développées dans l’avant-propos de son ouvrage L’opinion française sous Vichy, Paris, Seuil, 1990, 405 p.

[4]    David W. Moore, « Majority of Americans View France as Ally or Friend – Say 'freedom fries' a silly idea », Gallup Poll, March 20, 2003. En février 2002, elle jouissait de 79% d’opinion favorable.

[5]    John J. Miller et Mark Molesky, Maudits Français ! : Trois siècles de relations tumultueuses entre la France et l'Amérique, Paris, Saint-Simon, 2005, 328 p.

[6]    Franck Costigliola, « L’image de la France aux États-Unis », in Robert Frank (dir.) avec la collaboration de Maryvonne Le Puloch, « Images et imaginaire dans les relations internationales depuis 1938 », Cahiers de l’Institut d’Histoire du Temps Présent (IHTP), n° 28, juin 1994.

[7]    Conférence de presse de George W. Bush et Jacques Chirac depuis la Maison Blanche le 6 novembre 2001. Traduction : « Il est important que les nations du monde sachent que leur inaction les rendra responsable. Soit vous êtes avec nous, soit vous êtes contre nous dans la guerre contre la terreur. »

[8]    Thomas Friedman, Our war with France”, The New York Times, 18 septembre 2003, p. A 31.

[9]    Washington Post – ABC news Poll : Bush’s speech, The Washington Post, 18 mars 2003.

[10]   L’opération Renard du désert du 16 au 19 décembre 1998 fut décidée par le président américain et le Premier ministre britannique, sans concertation de la communauté internationale qui dut rapatrier ses observateurs dans l’urgence. En quatre jours, deux fois plus de missiles de croisières tombèrent sur l’Irak que durant la guerre du Golfe.

[11]   Ils furent les penseurs de la doctrine de George W. Bush exprimée dans le rapport du National Security Council du 17 septembre 2002.

[12]   Voir notamment : Charles Krauthammer, A Costly Charade at The UN, The Washington Post, 28 février 2003, p. A23 ; ou encore Richard Perle, Thank God for the death of the UN, The Guardian, 21 mars 2003.

[13]   Guillemette Faure, La France made in USA : petit manuel de décryptage des idées américaines toutes faites sur les Français, Paris, Jacob-Duvernet, 2005, p. 33.