X
Bientôt fans, merci !
Pourquoi pas vous ?
Facebook J'aime Paris 1
Accueil » Institut Pierre Renouvin » Les revues » Le bulletin de l'Institut Pierre Renouvin » Tous les bulletins » Bulletin n° 24, Art et relations internationales » Jean-Claude Allain, Architecture et ambassades de France

Jean-Claude Allain, Architecture et ambassades de France

Architecture et ambassades de France

 

 

 

Bulletin n° 24, automne 2006



Jean Claude Allain[1]

 

 

 

L’établissement progressif en Europe, à partir du xvie siècle, de représentations permanentes entre les États a entraîné leur installation dans la capitale d’affectation et rendu nécessaire pour leurs activités leur domiciliation, aussi longue que possible, dans un immeuble adapté à leur rang, ou aux ambitions de leurs mandataires, ainsi qu’à l’exercice effectif de leurs fonctions. Cette évidente nécessité fonctionnelle s’est perpétuée, complexifiée et généralisée à tous les États de quelque importance qu’ils soient. L’ambassadeur sans ambassade fixe, ou symbolisée par son attaché-case, n’est qu’un cas anecdotique, toujours transitoire (ainsi à Sarajevo en 1993 ou à Asmara en 1994). L’hôtel diplomatique a aussi une signification subjective par l’image qu’il suggère de la puissance de l’État qui l’occupe, et qui comporte plusieurs angles de perception. Son choix ne doit rien au hasard, s’il n’est pas limité par son coût ou par les règlements de l’État hôte, l’accréditaire, sinon même par le bon plaisir versatile de son chef (voir le Belarus du président Loukachenko). Il a longtemps cherché à combiner la proximité des lieux du pouvoir (palais et ministères), souvent situés dans les quartiers anciens, historiques, de la capitale, celle, qui lui est souvent commune, du centre des mondanités, et l’allure générale de l’édifice, tant par son architecture extérieure que par ses aménagements et son décor intérieur. Au-delà de la simple respectabilité, en principe inhérente à la fonction, est recherché un prestige sans mise en scène et censé être naturellement associé à la puissance représentée[2].

 

Au temps des monarchies, soit jusqu’au moins la Première Guerre mondiale, les grandes puissances louaient aux familles aristocratiques, pour loger leurs ambassades, des hôtels et des palais, bien situés dans la capitale et permettant de belles et importantes réceptions dans de fastueux salons, dorés et lambrissés. La France républicaine s’est coulée dans cette tradition pour ses ambassades en Europe, même après avoir entrepris de devenir propriétaire des bâtiments qu’elles occupaient.

 

La politique d’acquisition immobilière maintient ainsi la dissociation entre la représentation politique et le message culturel et subjectif, que peut délivrer sa résidence : elle s’accommode, comme par le passé, des styles des résidences, dont on change parfois souvent (celle de Vienne, quatorze fois entre le xviiie siècle et 1869) ; si leur achat tend désormais à supprimer cette mobilité, il conserve ou acquiert le prestige que l’historicité a donné à l’édifice, construit à une époque, parfois fort antérieure, et dans un style auquel l’acquéreur est tout à fait étranger : ainsi, le palais Farnèse, à Rome, où, certes résida le poète du Bellay, secrétaire de son cousin cardinal en mission en 1552, mais où logèrent ensuite des ambassades de tous pays, ne devint le siège de l’ambassade qu’en 1874 (après un demi siècle passé au palais Colonna) et ne fut acquis qu’en 1911 (en 1936, une révision du contrat précisa pour quatre-vingt-dix-neuf ans) ou le palais Abrantes, à Lisbonne, loué pour la légation en 1870 et qui ne fut acheté qu’en 1909. A Paris, les immeubles de la rue de Varenne ou de la rue de Grenelle, naguère recherchés pour leur proximité du quai d’Orsay, ont tous une façade identique qui ne signale une résidence diplomatique que par la plaque extérieure de marbre ou de cuivre qui l’indique, ou, éventuellement, le drapeau national, un symbole indépendant de la configuration de son support architectural. Cette disjonction est encore plus nette hors d’Europe, où la représentation diplomatique est logée dans des immeubles concédés par les autorités locales et qui sont donc dans le style architectural du pays. Quand, en 1861, la légation de France (et aussi celle d’Angleterre) est autorisée à s’installer à Pékin (Beijing) – auparavant, toute représentation n’était admise que dans les ports -, elle est installée dans un palais chinois ; à La Marsa, en Tunisie, la résidence, attribuée en 1774 au consul de France, la villa Bordj Monastiri, un ancien palais du bey, sera, à partir de 1857 celle du chef de la mission et deviendra propriété française en 1959 ; les aménagements qu’y apportent les diplomates lui gardent son style d’ensemble hispano mauresque et Paul Cambon, résident, la décrit, en 1882 avec enthousiasme : « c’est un palais arabe […], C’est l’Orient sans une tache, sans une fêlure, sans l’introduction d’aucun vilain objet européen »[3]. L’actuelle ambassade à Moscou constitue sans doute un cas limite : la Maison Igoumnov, construite en 1893 et attribuée, au terme de longues palabres, par les Soviétiques en 1938, voulait réhabiliter les originalités de l’art russe et combine, en façade et à l’intérieur, les styles néo-classique, byzantin, baroque, et on peut douter que cette synthèse soit véritablement représentative et même s’inscrive dans le décor architectural environnant. Pourtant, une signification politique symbolique peut être prêtée à un immeuble, étranger à l’art français. Le palais Buquoy, à Prague, loué en 1919 par la longueur de sa façade baroque avec la pléiade de fenêtres rectangulaires des deux étages, devait impressionner le public et correspondre « à l’importance du rôle politique » joué par la France (juillet 1925).

 

La politique d’acquisition par l’État des résidences diplomatiques est contemporaine de la relative démocratisation du corps diplomatique français : les ambassadeurs de la IIIe République ont de moins en moins la fortune personnelle suffisante pour prendre à leur compte les baux de location et les frais ordinaires de représentation dont le montant excède souvent largement celui des indemnités qu’ils reçoivent. Elle répond, d’autre part, à un souci pratique : éviter les incertitudes du renouvellement du bail et les inconvénients des fréquents déménagements, qui, au-delà même des perturbations du service, donnent, au milieu dirigeant et mondain local, une impression d’instabilité de la République, au détriment du prestige qu’elle souhaite obtenir. Au tournant des xixe et xxe siècles, cette tendance à se fixer définitivement en un point de la capitale se manifeste aussi chez les autres grandes puissances, comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni. L’État se constitue de cette manière un patrimoine immobilier qui s’agrandira par étapes irrégulières, au rythme des crédits budgétaires alloués. De 5 immeubles à la fin du Second Empire, à 23 en 1914 et à près de la moitié des 193 représentations du réseau en 2003.

 

Dès lors, l’image de la France est associée à celle de l’édifice possédé. Dans la mesure où l’État accréditaire le permet, pourquoi ne pas concevoir et construire un bâtiment qui exprime ostensiblement l’originalité de l’identité française et singulièrement de sa culture, sans, pour autant, sacrifier à l’esthétique l’indispensable et spécifique fonctionnalité d’une ambassade ? Il faut, cependant, la concevoir dans une perspective révisée de l’architecture publique, évolution qui s’est accomplie lentement, puisque les commandes officielles étaient rares ; les architectes ont été sollicités à cette réflexion, lors des appels à projets, comme en 1856 pour l’aménagement du palais de France de Constantinople, et l’École des Beaux-Arts en a fait le sujet de certains concours, traité, en temps limité, sous forme d’esquisses, ainsi que l’École française de Rome (en 1928, le sujet porte sur le bâtiment d’une représentation de la France « dans un grand pays d’Extrême Orient »). En 1901-1904, est créée au quai d’Orsay une commission des immeubles diplomatiques et consulaires, habilitée à proposer les mesures de gestion du patrimoine existant et le programme des futures constructions ; elle choisit l’architecte en chef et les architectes qui l’assisteront dans les différents programmes de travaux et, point important, elle comprend le chef de la division des Fonds et de la Comptabilité. La structure existe désormais pour l’extension du parc immobilier du quai d’Orsay.

 

 

 

La première grande réalisation fut l’ambassade à Vienne. Les désagréments du palais Lobkowitz, dont elle n’était pas seule locataire, étaient de moins en moins supportés : aucun aménagement moderne, y compris l’électricité, n’y avait été apporté et les chevaux des calèches publiques, en stationnement sous les fenêtres de l’ambassade, dégageaient des effluves désagréables… En 1901, pour ne pas renouveler le bail qui expirait en 1903 - il sera néanmoins reconduit jusqu’en 1909 -, Delcassé obtient le vote d’un crédit pour acheter un terrain à la Ville de Vienne et y construire la nouvelle ambassade. Le projet, présenté sous la supervision de l’architecte Georges-Paul Chedanne, grand prix de l’Exposition de 1900, et visé par les Bâtiments de France, fut agréé par le ministre en 1904 et la construction, également autorisée par la Ville de Vienne, fut achevée en mai 1909. Elle occupe un îlot de la place Schwarzenberg, où elle contraste vivement avec les bâtisses environnantes par son ordonnance et les décorations de ses façades, conçues dans le style de « l’art nouveau » (modern style), choisi autant pour sa modernité que pour concurrencer le Jugendstil viennois.

 

L’aspect rectiligne de la façade principale, blanche, est rompu par un léger décrochage des ailes, décorées de statues symboliques en bronze doré, dont la présence marqua le souvenir de bien des diplomates, (au point de les situer sur le toit - comme à Belgrade - « déployant leurs ailes comme pour s’arracher à tant de laideur » (Saint-Aulaire). Hostiles à cette modernité qu’ils jugent déplacée, ils comparent l’édifice à un casino de la côte d’Azur (Saint-Aulaire, chargé d’affaires en 1912) ou à une « gigantesque bouche de métro » (Jean Chauvel, ambassadeur en 1955). Tous, du reste, s’emploient à camoufler, dans la décoration intérieure, toutes ces nouveautés qui heurtent leur bon goût. La dignité de leur fonction et la culture française, classique, leur paraissent outragées par ce choix d’avant-garde – encore que limité, car ces années sont celles de l’émergence du cubisme, évidemment absent de la décoration. Tel n’était cependant pas l’opinion du ministre (et de certains de ses services) : Pichon jugeait « heureuses » les dispositions du nouvel hôtel, « digne à tous égards de la représentation nationale » et y voyait « un magnifique spécimen de l’architecture française moderne » (octobre 1906).

 

En 1933, la Maison de France, construite à Belgrade, relevait du même principe de promotion nationale. La nouvelle légation bénéficiait d’un site exceptionnel, surplombant la confluence du Danube et de la Save et face au grand parc de Kalemegdan, où s’élevait déjà le monument de la Reconnaissance à la France. L’architecte Expert, assisté surtout pour la décoration, d’un collègue yougoslave, formé à Paris, Najman, conçut un bâtiment aux formes géométriques[4], entouré une terrasse et dominant les rues qui l’entourent. La façade principale, plaquée de marbre blanc, comprend, cependant un porche en demi cercle, souligné par de puissantes colonnes et qui brise l’uniformité rectiligne. Sur le toit, tournées vers le fleuve, se dressent trois statues allégoriques en bronze doré, figurant la liberté, l’égalité et la fraternité. Cet ensemble qui paraît imposant, suggère au regard extérieur une image de puissance, sinon aussi de protection ; pour qui s’en approche, les bas-reliefs de la façade principale délivrent un message historique, fort raccourci (Vercingétorix, Jeanne d’Arc, Louis xiv, la République) et les motifs décoratifs de la façade arrière, dues au Yougoslave Pallavicini, un message culturel (la danse, la chasse, la jeunesse).

 

Avec la réduction de la puissance internationale de la France après la Deuxième Guerre mondiale, l’affirmation ostensible de grandeur devient plus difficile à exprimer. Il convenait mieux de souligner, dans les constructions nouvelles, une tradition architecturale bien établie ou de montrer une créativité originale, associant l’esthétique aux performances techniques permises par les innovations technologiques. On peut penser que cette réorientation fut aussi lente à s’accomplir que la prise de conscience du passage de grande à moyenne puissance. L’inconscient refus de cette nécessité explique sans doute, autant que le souci d’économie budgétaire, l’absence, pendant deux bonnes décennies, de politique active d’acquisition et de construction d’hôtels diplomatiques. On peut choisir une reprise de l’héritage classique avec des constructions simples et équilibrées que l’observateur identifiera spontanément à la tradition française, comme à La Haye, en 1961, pour la reconstruction de la légation, bombardée en mars 1945. L’ambassade qui lui succède, conçue par l’architecte Riedberger, sera de style classique, avec une façade rectiligne d’une trentaine de mètres, percée de hautes fenêtres verticales rectangulaires, mais, modeste audace paraît-il, avec un toit à la française, en ardoise, et coupé de lucarnes.

 

Mais une reconstruction interpelle l’historicité d’une relation et sa perception mémorielle à travers l’édifice qui en témoigne. Faut-il l’affirmer par une restauration « à l’identique » ou s’engager dans la voie d’une création originale, comme dans les capitales entièrement nouvelles (Brasilia, Islamabad), les quartiers nouveaux réservés aux ambassades (Manama) ou même les capitales, où l’occupation de l’espace urbain est largement laissée à l’initiative des bâtisseurs (comme au Japon) ? Le choix « à l’identique » a prévalu pour l’ambassade à Beyrouth, la résidence des Pins, habitée par la représentation française depuis 1918 et dévastée pendant la guerre civile (1975-1982). Le président Chirac est venu inaugurer le début des travaux en avril 1996 et la réouverture de l’ambassade en mai 1998. La France réaffirmait architecturalement la continuité de sa présence, topographiquement liée à ce site pendant tout le xxe siècle, un message politique sans support esthétique propre, puisque la résidence était dans le style oriental. Toutefois, en 2003, la chancellerie, édifiée près du consulat par les architectes Yves Lion et Claire Piguet, illustre l’autre option : elle évoque par ses formes élancées « un merveilleux éclair de pierre et de verre » (Frédéric Edelmann), tout à l’honneur de la créativité française.

 

L’historicité, bien plus longue que celle-là, de la relation franco-allemande eût pu justifier l’option « à l’identique » pour la nouvelle ambassade à Berlin. Mais Berlin n’est pas Beyrouth et sa refondation politique, après la réunification de l’Allemagne, comme la rénovation du centre urbain, pour y accueillir les institutions fédérales, transférées de Bonn, avaient d’autres connotations que la reconstruction de la capitale libanaise. La France retrouve son ancienne proximité des lieux de pouvoir (la Grande-Bretagne aussi, du reste), en recouvrant presque tout le terrain qu’occupait son ancienne ambassade de la Pariser Platz ; réduite à l’état de ruines par les bombardements de mai 1945, située à la marge de la zone soviétique et des secteurs occidentaux, elle avait été rasée en 1959 par le gouvernement est-allemand. Son ancien espace fut toutefois un peu diminué par l’extension du Reichstag (institutionnellement le Bundestag), rénové et doté de son extraordinaire coupole : son mur, haut de vingt-huit mètres, est une limite de l’ambassade et un rideau de bouleaux tend à le dissimuler.

 

Le concours pour la reconstruction fut remporté, en 1996, par l’architecte Christian de Portzamparc, réalisateur de la Cité de la musique à La Villette, à Paris, en 1991. Il agença la configuration intérieure de manière à réunir sur ce même espace (18 000 mètres carrés), en leur gardant une autonomie, la résidence de l’ambassadeur, les salons de réception, les bureaux de la chancellerie et tous les autres services français installés à Berlin. De l’extérieur, le rez-de-chaussée, avec l’entrée principale, se présente comme un soubassement en béton éclaté, sans fenêtres qui, elles, au premier étage, donnent sur la porte de Brandebourg et, à l’intérieur, sur un patio, planté d’arbres et de fleurs. Pour son aménagement et sa décoration, on fit appel à nombre de stylistes et d’artistes français (Morellet) ou particulièrement liés à la France (Hans Hartung, ancien légionnaire, peintre ici pour des tapisseries). L’allure extérieure de l’ambassade ne marque pas une rupture notable avec les immeubles bancaires de ce côté de la place ; si elle s’en distingue par son drapeau flottant au-dessus de l’entrée, elle n’est pas un défi esthétique à son environnement.

 

Les constructions nouvelles qui l’ont précédée dans les capitales de pays « neufs » mais de vieille culture, sont partagées entre la simple fonctionnalité sans marque nationale distinctive et son remodelage dans les décors coutumiers de la région. Dans le premier registre, on rangera les ambassades à Djakarta et à Séoul, immeubles blancs de trois à cinq niveaux, - une bien faible hauteur à côté des buildings qui les surplombent -, avec des fenêtres carrées (Djakarta) ou rectangulaires horizontales (Séoul), et en partie dissimulés derrière des bosquets d’arbres et de fleurs (qui empêchent une photographie d’ensemble..). A Séoul, une note colorée est apportée par une peinture à demi abstraite, couvrant toute la hauteur des terrasses et escaliers d’un des pavillons, et celui de l’entrée, carré, dispose d’un toit à quatre pentes de style traditionnel. Dans le second registre, s’inscrit l’ambassade de Manama, à Bahreïn, inaugurée en 1983 et œuvre des architectes Dubuisson et Luthringer qui ont cherché à intégrer dans une tradition architecturale locale, dont l’austérité extérieure protège l’intimité de l’espace intérieur, les formes du confort (climatisation, etc.) aujourd’hui international. Ils ont conservé le filtrage du soleil par des moucharabiehs et, sur la grille en stuc, les décors géométriques (carrés, sceaux de Salomon, etc.), familiers de l’artisanat bahreïni traditionnel.

 

Y a-t-il aujourd’hui une spécificité nationale visible, inscriptible dans l’architecture d’une ambassade ? Déjà, dans le passé et aussi pour le présent de celles qui y demeurent encore, les ambassades, installées dans des palais ou des hôtels particuliers, ne pouvaient se distinguer par leur immeuble, partie d’un patrimoine urbain, mais essentiellement par l’ameublement, les tapisseries, les tapis, les vases et autres biens du Mobilier national, qui migraient d’un poste à l’autre suivant les besoins ou les souhaits du chef de mission. Avec la diffusion des techniques de construction, l’uniformisation des formes de gestion des chancelleries et la mondialisation d’un certain art de (bien) vivre et de recevoir, on rejoint une situation identique : l’originalité nationale de la construction devient problématique et ne s’exprimera toujours que par son aménagement intérieur, sauf à inventer des formules qui portent le sceau de l’exception.



[1] Professeur émérite à l’Université Paris III-Sorbonne nouvelle.

[2] Les immeubles diplomatiques (et consulaires) n’ont donné lieu qu’à très peu d’études. On trouve des notices historiques et descriptives (mais privilégiant largement le décor intérieur) dans Ambassades de France. Photographies de Martin Fraudreau, t. 1. Le Quai d’Orsay et les trésors du patrimoine diplomatique, [12 résidences, dont Beyrouth, Lisbonne, Manama, Prague, Rome, Tunis, Vienne], t. 2. Les trésors du patrimoine diplomatique, [15 résidences, dont Berlin et Moscou], Paris, Perrin, 2000 et 2003. Dans les rares monographies, comme LEWIN (André), L’ambassade de France à Vienne, Vienne, 1993, l’historique architectural n’occupe souvent qu’une place réduite. Voir également HAMON-JUGNET (Marie) et OUDIN-DOGLIONI (Catherine), Le Quai d’Orsay. L’hôtel des ministres des Affaires étrangères, Photographies de Jean-Marc Durou, éd. du Félin, Paris, 1991, et Livraisons d’histoire de l’architecture, n° 4, 2e semestre 2002, « Architecture et diplomatie ». 

 

[3] Ce dernier point a, certainement, perdu de son actualité pour le jardin, ouvert au public et décoré d’une toupie de béton de Bottagiris, en octobre 2004.