X
Bientôt fans, merci !
Pourquoi pas vous ?
Facebook J'aime Paris 1
Accueil » Institut Pierre Renouvin » Les revues » Le bulletin de l'Institut Pierre Renouvin » Tous les bulletins » Bulletin n° 24, Art et relations internationales » Emilia Robin-Hivert et Jenny Raflik, Colloque : Une frontière de type nouveau ? Pratiques et représentations de la frontière communiste, de la révolution d’Octobre aux années 1950

Emilia Robin-Hivert et Jenny Raflik, Colloque : Une frontière de type nouveau ? Pratiques et représentations de la frontière communiste, de la révolution d’Octobre aux années 1950

Colloque : Une frontière de type nouveau ? Pratiques et représentations de la frontière communiste, de la révolution d’Octobre aux années 1950

 

Bulletin n° 24, automne 2006

 

 

Emilia Robin-Hivert[1] et Jenny Raflik[2]

 

 

 

Les 18, 19 et 20 mai 2006 s’est tenue à Paris une rencontre scientifique organisée par Sabine Dullin (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne) et Sophie Coeuré (École Normale Supérieure), autour de l’étude de la frontière communiste de la révolution d’Octobre aux années 1950. À l’heure de l’élargissement de l’Union européenne, où nous constatons la superposition de la nouvelle frontière orientale européenne et de l'ancienne frontière soviétique, il était intéressant de se pencher sur cette cartographie qui a durablement marqué la géopolitique et les mentalités européennes. Ce colloque s'inscrit dans un programme de recherche commun entre l'ENS et l'Université Paris 1-Panthéon Sorbonne, avec le partenariat du Centre d'études du monde russe, caucasien et centre-européen de la Maison des Sciences de l'Homme, de l'UMR Identités, relations internationales et civilisations de l'Europe, du ministère de l'Éducation nationale, de l'enseignement supérieur et de la recherche, de l'Institut d'Histoire moderne et contemporaine et de l'Institut universitaire de France.

 

Le thème de la frontière, comme l'a souligné Sabine Dullin dans son introduction, a longtemps été le domaine réservé de la géographie ou des sciences politiques. Mais les travaux multidisciplinaires se sont multipliés au cours des dernières années, facilités dans le domaine historique par le renouvellement constant des sources. Il est devenu utile d’étudier, en confrontant les pratiques aux représentations et en privilégiant les regards croisés, l’histoire de cette frontière qui a divisé l’Europe, en mettant en présence un ensemble de travaux récents qui bénéficient de l’ouverture de nouvelles archives et du renouvellement des problématiques au sein d’un espace de recherche désormais commun. L’étude de la construction puis du déplacement progressif de cette frontière au cœur de l’Europe ouvre une réflexion sur l’articulation entre frontière d’État (ou frontière d’Empire), frontière nationale et frontière de régime, voire de civilisation. Il faut ainsi s’interroger sur l’existence d’un espace commun du socialisme, d’abord à l’intérieur de l’URSS, puis étendu au bloc des « pays frères » : cet espace se caractérisait-il par l’effacement des frontières internes, par opposition à une délimitation externe qui aurait fait système ? Il convient de confronter cette territorialisation du communisme (patrie du prolétariat, bloc communiste) aux processus plus diffus de formation d’enclaves communistes et de fronts idéologiques en Europe. Quels types de mobilisation se sont développés face au « dehors » capitaliste ou occidental ? Les frontières du communisme et de l’anticommunisme, les frontières idéologiques et les frontières concrètes, coïncident-elles avec les cartes mentales de l’Europe des années 1920 aux années 1950 ? La frontière peut se concevoir comme un avant-poste ou une limite étanche, mais aussi comme un lieu de contact, une passerelle. Elle peut être le symptôme de failles internes mais aussi de la puissance d’attraction ou de répulsion du communisme. Elle est le lieu de pratiques administratives révélatrices de sa valeur. Pour étudier ces problématiques, les bornes chronologiques retenues sont celles de 1917 et de la fin des années 1950. 1917 est l'année fondatrice, avec la naissance de l'URSS qui donne une incarnation spatiale à l'idéologie communiste. À la fin des années 1950, la frontière communiste s'est stabilisée, et fait l'objet d'un contrôle strict des deux blocs.

 

Les sessions de travail ont mis en valeur l'existence de «temps» de la frontière, et de thématiques propres à ce champ d'étude.

 

 

 

Dans une première demi-journée, l’axe de recherche a tourné autour de la construction de cette frontière après la première guerre mondiale.

 

Oleg Ken (Université pédagogique d’État, Alexandre Herzen, Saint Petersbourg) a confronté les discours sur la frontière socialiste du milieu des années 1920 à la fin des années 1930 pour mettre en évidence l’existence d’une frontière perçue comme un front à long terme, entre communisme et capitalisme, d’où la volonté de faire des régions frontalières des régions modèles, vitrines de l’idéologie socialiste.

 

Zoltan Krasznaï (Université ELTE de Budapest / EHESS) a démontré, par un exposé richement illustré sur l’exemple de la Subcarpathie, l’interaction qui existe entre la politique externe de la Hongrie et le discours idéologique sur le territoire national. C’est ainsi que se traduit l’antagonisme du régime hongrois et du communisme pendant l’entre-deux-guerres, et que se justifie dans le discours politique la frontière hongroise.

 

Louis Clerc (Université de Turku / IEP de Strasbourg), par l’étude des enjeux stratégiques et identitaires de la frontière russo-finlandaise, a mis en avant la coexistence autour de cette ligne fragile de deux systèmes idéologiques et sociaux qui se pensent différemment. Frontière entre l’Est et l’Ouest, entre l’Europe et l’Asie, entre la « civilisation » et la « barbarie », entre le protestantisme et l’orthodoxie, etc., cette frontière met en contact deux systèmes rivaux et hostiles, qui n’hésitent pas à en venir aux armes, et transforment le sol finlandais en zone de conflit pendant la guerre civile opposant les tenants de l’un et l’autre régime au sein même de la communauté nationale. Pourtant, symbole de séparation, la frontière soviéto-finlandaise porte également en elle les espoirs de communication entre les deux espaces qu’elle sépare.

 

Julien Gueslin (UMR IRICE) a montré qu’à l’image de l’Estonie et de la Lettonie, nées de manière inattendue des troubles de la première Guerre mondiale et de la Révolution russe, les frontières soviéto-baltes n’ont semblé d’abord être que des lignes artificielles et provisoires en attendant le retour à l’ordre ancien. Frontières idéologiques, entre une grande puissance et des petits États cherchant leurs stabilités, une des grandes réussites des deux États a été de faire accepter cette frontière non seulement aux Soviétiques mais aussi à l’Occident en faisant la preuve de leur capacité à circonscrire toute intrusion soviétique et de la réalité d’une ligne qui ne mutilait pas un pays, comme on l’avait d’abord cru, mais séparait bien des nations et des civilisations différentes.

 

Floran Turcanu (Université de Bucarest) a étudié avec les cas de la Bessarabie et de la Transnistrie la fragilité des frontières roumaines nées des traités de paix de la première Guerre mondiale, et la coexistence de trois conceptions des limites territoriales de la Roumanie : une frontière culturelle sur le Boug, une frontière politique sur le Dniestr, et une frontière ethnique et linguistique au-delà du Dniestr. La non-concordance de ces frontières impose une adaptation des discours politiques et diplomatiques à la réalité roumaine.

 

Ces différentes interventions ont illustré la construction difficile des frontières nées des traités de paix de la première Guerre mondiale, et l’adaptation des discours à des cartographies difficilement assimilables par les populations. L’antagonisme avec le communisme est dans ce contexte un ressort privilégié des discours nationalistes dans les zones de contact avec l’URSS, mais alimente aussi, du côté soviétique, une attention toute particulière à la mise en valeur et au contrôle de ces régions frontalières.

 

 

 

La seconde demi-journée de travail a été consacrée aux frontières en expansion.

 

Amir Weiner a montré comment la seconde Guerre mondiale est pour les deux totalitarismes nazi et soviétique l'occasion d'appliquer «le triangle de la souveraineté, des frontières et de la race». Pour les dirigeants soviétiques, la guerre autorise l'expansion du socialisme dans des territoires d'où toute autorité étatique a disparu : dans un monde partagé selon des lignes «géo-idéologiques», il n'y a pas de place pour les petits États. Après la guerre, un long travail de refondation des systèmes socio-politiques est entamé pour consolider la domination soviétique.

 

Katarzyna Stoklosa (Université de Dresde) a confronté les évolutions de la frontière polono-soviétique après la seconde guerre mondiale aux discours politiques tenus pour justifier cette frontière. La volonté de Staline de créer des États sans minorités nationales ou religieuses, à l’origine des tracés de frontières et des déplacements de populations, n’a pas facilité l’assimilation de cette frontière par une population pourtant encadrée par une propagande et une politique d’éducation attentive.

 

Mikhail Narinskiy (MGIMO, Moscou) a montré la priorité des considérations géopolitiques dans les décisions soviétiques pendant la seconde guerre mondiale. Staline s’est prononcé successivement pour le rattachement de nouveaux territoires à l’URSS, puis pour la formation d’une sphère d’influence sur tout le périmètre frontalier de l’URSS en Europe. La direction soviétique est ainsi parvenue, en 1944 - 1945, à restaurer les frontières de juin 1941, avec quelques territoires supplémentaires : la région de Petsamo, Königsberg et sa région, l’Ukraine transcarpathique. Seuls échecs dans les visées de Staline, la zone des Détroits, en Méditerranée, le Proche et le Moyen-Orient.

 

Les visées soviétiques sur ces régions et les tracés des frontières communistes en expansion dans les années 1940 sont une des causes de l’accroissement de la tension internationale et du déclenchement de la Guerre froide. Le communisme n’est plus cantonné dans un espace retranché, mais semble menacer les espaces voisins.

 

 

 

C’est cette évolution qui explique l’émergence de la frontière dans le vocabulaire de l’anti-communisme, comme l’a étudié, lors de la troisième demi-journée de travail, Sophie Coeuré (École normale supérieure).

 

Partant de la constatation que le communisme est, jusqu’au milieu des années 1930, souvent connu en France d’abord, voire uniquement, par le discours politique anticommuniste, elle analyse la dynamique de la structuration de l’anticommunisme par rapport à la connaissance des politiques du Komintern et de la diplomatie soviétique, et la mise en pratique de ces discours dans la politique extérieure de la France. Elle montre ainsi que l’univers mental des dirigeants français, dans l’entre-deux-guerres, reste fixé sur la « frontière ligne » avec l’Allemagne. Quant au répertoire de l’anticommunisme du double front intérieur et extérieur, s’il se nourrit de la peur et de la haine, il n’en a pas moins perçu les nouveautés de la politique d’expansion soviétique.

 

Sylvain Boulouque (Université de Reims) a étudié ces nouveautés, en montrant que le système de la frontière soviétique en Europe occidentale se fondait sur la juxtaposition de « cercles concentriques » (organisations de masse, syndicats…), de « couronnes extérieures » (zones d’influence) et d’ « enclaves rouges » (mairies, circonscriptions électorales…). Dans ces cadres, la frontière de classe devient pour les militants une frontière réelle, avec ses rites de passage, sa protection.

 

Dans ce combat idéologique autour des frontières en expansion, la Pologne a joué un rôle fondamental. Joseph Laptos (Université de Cracovie) a étudié la transformation de la Pologne, après la seconde guerre mondiale, en un bastion défensif anti-occidental. Les liens anciens de ce pays avec l’Europe de l’Ouest ont nourri la rancune du peuple polonais contre les Occidentaux qui les avaient abandonnés en 1945. La lutte contre l’Occident s’est développée en Pologne tant sur le front intérieur (lutte contre la culture occidentale) que sur le front extérieur (glacis sécuritaire du bloc soviétique).

 

Dans le cadre de la formation des blocs, la frontière Est-Ouest s’est dessinée en fonction de préoccupations stratégiques parallèles. Les discours des dirigeants occidentaux, présentés par Jenny Raflik (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne) se sont efforcés de justifier par l’instrumentalisation et la mise en scène du thème de la communauté atlantique, des frontières occidentales répondant davantage à des préoccupations militaires qu’idéologiques. La composition de l’OTAN et ses élargissements successifs en Méditerranée (1952) et en Allemagne (1954) a fait l’objet de vives discussions à l’intérieur du bloc occidental, pour répondre aux besoins de la défense de l’Europe.

 

L’exposé de Natalia Yegorova (Institut d’histoire universelle, Académie des Sciences, Moscou) a favorisé la compréhension de la frontière Est-Ouest en analysant le regard et les préoccupations soviétiques. Avec la mise en place du Pacte de Varsovie, la division de l’Europe en deux alliances militaires opposées est accomplie. Les facteurs stratégiques sont essentiels pour la compréhension de cette institutionnalisation de la division Est-Ouest entre OTAN et Pacte de Varsovie. Ce dernier, en assurant la défense du bloc oriental, incarne la frontière de ce bloc, et devient l’enjeu des propagandes, et des tentatives de pénétration idéologique de part et d’autre.

 

Dans l’ensemble de ces communications, l’accent a été mis sur les aspects psychologiques et idéologiques incarnés par la frontière Est-Ouest. Cette frontière est avant tout la limite entre communisme et anticommunisme, et par cet aspect ne recouvre pas toujours précisément la ligne géographique, mais pénètre à l’intérieur des deux blocs dans des zones d’influences culturelles ou politiques plus ou moins fluctuantes. L’intérêt porté à la propagande de part et d’autre du Rideau de fer prouve que ce fut une dimension essentielle de la Guerre froide.

 

 

 

La frontière communiste a été traversée de flux tant dans sa limite extérieure que dans ses frontières internes, et le contrôle de cet espace a été une préoccupation constante des autorités politiques. L’étude de ces aspects a fait l’objet de la quatrième demi-journée de ce colloque.

 

Andrey Shlyakhter (University of Chicago) a étudié la contrebande sur la frontière soviétique et la lutte du régime contre ce phénomène entre 1917 et 1939, en se focalisant sur l’exemple de la frontière polono-soviétique. Un des changements fondamentaux introduit par le régime bolchevik a été la mise en place du monopole d’État sur le commerce extérieur. Andrey Shlyakhter a dressé un tableau à la fois économique, social, politique et culturel de l’histoire du commerce de contrebande en URSS pendant cette période, et mis en exergue l’importance de cette économie non officielle, source de contacts transfrontaliers pour les populations locales. En cela, la contrebande peut être comprise comme une pratique de résistance au régime qui explique la réaction de celui-ci, dans un réflexe défensif.

 

Le régime soviétique a ainsi fait de la fonction de garde-frontière une figure héroïque du régime. Sabine Dullin (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne / Institut universitaire de France) s’est attachée à l’étude de cette figure, pour monter la tendance du régime soviétique à développer un protectionnisme de nature politique qui confère à la garde de la frontière plus qu’à la frontière elle même le premier rôle. C’est ainsi la garde de la frontière qui dessine les limites de l’URSS, bien plus que la cartographie. Le garde-frontière incarne donc l’image positivée d’un pays replié sur lui-même, qui se protège des menées subversives de l’étranger.

 

Olga Ilyukha a poussé l’étude de la figure du garde-frontière en analysant la glorification de ce personnage dans la littérature, le cinéma, et tous les vecteurs de l’imagination populaire. Pour la plupart des Soviétiques, éloignés des régions frontalières, la frontière n’est pas connue en tant que telle, mais par le biais de cette figure héroïque de la Mère-patrie. Cette glorification aide à l’enrôlement des enfants dans le corps des gardes-frontières.

 

Le régime n’a pourtant pas voulu faire de la frontière un espace totalement infranchissable et il a organisé et encadré le passage de ces frontières. Catherine Goussef (CNRS / EHESS) a étudié les déplacements de population, à travers deux exemples précis : le rapatriement des prisonniers de guerre, instrumentalisés dans la politique Est-Ouest et les transferts massifs de population qui visaient à l’uniformisation ethnique des zones politiques. En revanche, hors ces passages contrôlés, la frontière soviétique est devenue hermétique.

 

En s'appuyant constamment sur des documents d'archives (archives du Parti, archives des services secrets, etc.), Nikita Petrov (Memorial, Moscou) a montré comment la frontière européenne entre les blocs était étroitement surveillée par l'URSS, par l'intermédiaire de conseillers du MGB. La frontière allemande est un point particulièrement sensible de ce dispositif : Staline insiste, notamment en avril 1952, pour qu'elle soit gardée en première ligne par des Allemands de l'Est, en deuxième ligne par l'Armée rouge. Il faut également consolider la propagande unitaire, «arme dans les mains» des dirigeants de la RDA. Les mesures de surveillance renforcée n'empêchent cependant pas l'exode vers la RFA de continuer.

 

L’idée d'un monde partagé en deux blocs, en deux camps, a donc été inculquée par la propagande et l'éducation soviétiques, propagande dans laquelle la figure du garde-frontière a joué un rôle symbolique.

 

Enfin, Taline Ter-Minassian (Université de Saint-Étienne) a présenté une étude géopolitique de la frontière avec l’exemple de la Transcaucasie. Cette région est riche d’enseignements dans la mesure où elle présente plusieurs « types » de frontières sur un même espace. On y rencontre des frontières internationales (entre l’URSS, la Turquie et l’Iran), des frontières internes entre les trois Républiques fédérées de la région, et des zones enclavées. C’est également une frontière de civilisation entre le monde soviétique et le monde perse.

 

 

 

À l’issue de la première journée de travail, Sabine Dullin (Université Paris 1-Panthéon Sorbonne / Institut universitaire de France) et Christophe Bartolomé (Lycée français de Moscou) ont présenté un diaporama d’affiches, photographies et extraits de films sur le thème de la frontière. Ils ont ainsi illustré la propagande soviétique sur la garde de la frontière et démontré par l’image la vision archaïque qui domine en URSS d’un territoire encerclé par le danger capitaliste.

 

 

 

Ce colloque s’est conclu par une table ronde, animée par Robert Frank (Université Paris 1 – Panthéon Sorbonne, UMR IRICE), Amir Weiner (Stanford University) et Joseph Laptos (université de Cracovie) sur les changements induits au cours de l’année 1956. Dans le contexte international du «dégel», alors que les aspirations nationales semblent se réveiller à l’Est, en Pologne et en Hongrie notamment, les événements de Budapest et l’application du Traité de Varsovie stabilisent la frontière et gèlent les espoirs. 1956 est une année d’espérance et de réflexion, porteuse de paradoxe, mais dont les conséquences furent incalculables au sein du bloc oriental.

 

 

 

Dans les conclusions de ce colloque, Amir Weiner a souligné la richesse des débats et de l’approche choisie par les organisateurs. Ce colloque a mis en présence des historiens venus de pays divers, a confronté les points de vue, les méthodes de travail, et a favorisé le renouvellement de l’étude de ce thème, et l’appropriation de la frontière comme champ d’étude historique.

 



[1] Université Paris IV, Paris Sorobonne

[2] UCP/UMR IRICE, Université de Cergy-Pontoise.