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Latefa Faïz, Les stratégies de la mémoire

Les stratégies de la mémoire

 

Bulletin n° 17, automne 2004

 

 

 

Latefa Faïz

 

 

Le point de départ de cette étude réside dans la volonté de comprendre la genèse de l'historia patria mexicaine, c'est-à-dire la façon dont les historiens mexicains du XIXe siècle (1813-1855) ont pu légitimer l'émancipation de la Nouvelle-Espagne, «l'art et la manière» selon lesquels l'historiographie construit un imaginaire culturel et identitaire: une histoire de la patrie.

Dans cette perspective, il convient tout d'abord d'identifier les auteurs de la construction de cet imaginaire national. Les historiens mexicains du XIXe siècle appartiennent à l'élite créole et leurs travaux en reflètent les points de vue. Il s'agit du dominicain Servando Teresa de Mier (1763-1827); du parlementaire et acteur important de la guerre d'indépendance, Carlos María de Bustamante (1774-1848); du ministre et gouverneur libéral, Lorenzo de Zavala (1788-1836); du penseur politique libéral, parlementaire et diplomate, José María Luis Mora (1794-1850); du ministre et parlementaire conservateur, Lucas Alamán (1792-1853); du haut magistrat, Manuel Orozco y Berra (1816-1881), conservateur du Musée National.

 

 A la lecture de leurs ouvrages, on remarque que l'Indépendance est considérée, non seulement comme une rupture avec l'Espagne et les valeurs de l'Ancien Régime, mais aussi comme un «temps des origines»[1] à partir duquel il est possible de construire une identité collective nationale, à travers l'élaboration d'un schéma historique de la patrie et la construction d'un panthéon des héros de la nation.

 

 

La périodisation du schéma historique de la patrie

 

 Cette périodisation est une construction historiographique qui occupe une place centrale dans l'élaboration des représentations du passé. La nation se présente comme l'aboutissement d'un long processus historique qui englobe l'époque précolombienne, la Conquête, l'époque coloniale et la guerre d'indépendance. Cette construction vise à transformer une population hétérogène en un seul peuple unifié par l'adhésion à une vision commune du passé. Ainsi, l'un des premiers objectifs de l'historiographie est de construire une Antiquité classique propre.

 

 

L'époque aztèque

 

 L'image d'un passé aztèque mythique et rhétorique est construite au prix d'une simplification territoriale qui consiste à faire de la Nouvelle-Espagne la continuation de l'«empire aztèque». Or, tout au long du XIXe siècle, il subsiste un formidable écart entre l'évocation des Indiens mythiques du passé et la gêne, voire le mépris devant l'Indien réel. A partir des années 1812-1813, l'identification rhétorique aux Indiens se développe dans de nombreuses régions d'Amérique et révèle une mutation de l'identité américaine. Cette évolution est une conséquence du discours de propagande des patriotes, renforcé par la nouvelle du rapport du Consulat des marchands de Mexico, d'avril-mai 1811, aux Cortès de Cadix. Elle révèle la rupture de l'unité morale avec la monarchie espagnole. Les termes Espagnols et Américains étant désormais contradictoires, il devient nécessaire de bâtir un nouvel imaginaire politique et historique.

 

 En Nouvelle-Espagne, ce travail débute avec S. Teresa de Mier et la constitution d'une mythologie religieuse à partir du sermon de Guadalupe (12 décembre 1794)[2], que Mier reprend, en 1813, dans l'appendice de son œuvre Historia de la Revolución de Nueva España[3]. Mier entend situer la prédication de l'Évangile en Amérique hispanique par Saint Thomas - Quetzalcoatl[4] avant la Conquête, afin que toute la mythologie mexicaine s'explique à la lumière de la religion chrétienne. Cette construction vise à unifier deux mythes fondateurs: la divinité précolombienne, Quetzalcoatl et la Vierge de Guadalupe. Les termes du débat sont essentiellement théologiques car pour justifier l'Indépendance, il est important de s'auto-proclamer «peuple élu». L'objectif politique de Mier consiste non seulement à «dédiaboliser» l'image du monde indien ancien mais aussi à établir l'essence de la Nouvelle-Espagne dans la période précolombienne.

 

 Ces thèses de Mier ont été critiquées non seulement par l'Église, mais aussi par les créoles de la Nouvelle-Espagne. Toutefois, à la lumière de ce sermon, certaines particularités de l'histoire de l'Indépendance prennent un relief singulier,comme l'adoption par Hidalgo de la bannière guadalupaniste. La référence aux origines indiennes sert à justifier le combat pour l'indépendance. D'où la référence de Mier, dans Memoria político-instructiva (1821), au terme Anáhuac pour désigner le Mexique. Mais il s'agit ici d'une construction rhétorique qui vise à attribuer à l'histoire nationale une identité américaine antérieure à la Conquête. Selon Charles Hale, après 1821, la civilisation indienne devient en théorie un héritage pour le pays indépendant[5]. Ainsi, à travers son Cuadro histórico de la revolución mexicana (1823-1827), Carlos María de Bustamante présente l'empire aztèque sous un jour idyllique. En outre, Bustamante fait rejaillir la gloire des Indiens mythiques sur les bâtisseurs de la nouvelle nation[6], fusionnant ainsi le passé aztèque et la guerre d'indépendance, comme partie intégrante des fondements historiques de la nation. Toutefois, cette indiomanie n'est pas partagée par tous.

 

 Ainsi, Lucas Alamán défend et met en avant une vision hispanique de la nation mexicaine. Sans doute sa distance vis-à-vis des Indiens est-elle liée au contexte de la guerre des Castas (1847)[7]. Bien qu'il reconnaisse la réalité du substrat indigène, Alamán considère l'indiomanie des créoles comme un «égarement»[8]. Pour lui, les Indiens représentent la masse passive de la société, les héritiers de tribus «barbares»[9].

 

 Alamán, mais aussi José María Luis Mora éprouvèrent le besoin de démontrer que la coupure avec l'ex-mère patrie ne signifiait pas pour autant une rupture avec les valeurs de la civilisation occidentale chrétienne. D'où l'enjeu historiographique que représente la période de la Conquête.

 

 

L'époque de la Conquête

 

 

Cet enjeu se manifeste par deux visions antagonistes de la période: d'un côté la négation rhétorique du caractère espagnol de la nation mexicaine et, de l'autre une vision positive de la Conquête tendant à valoriser l'élément espagnol comme donnée importante de l'identité mexicaine.

 

 La vision négative de la Conquête consiste d'abord à rejeter l'idée du juste titre du droit à la Conquête de l'Amérique pour raison d'évangélisation. Mier réfute la bulle du pape Alexandre VI concédée aux Rois Catholiques, le 3 mai 1493 et la qualifie «d'hérétique donation»[10]. Ainsi, Mier rejette la doctrine énoncée par Henri de Suse, el Ostiense, d'une juridiction temporelle du pape sur le monde[11]. Par conséquent, pour Mier, la conquête est «injuste»[12]. Nous retrouvons dans ces propos, l'influence de la «Controverse des Indes» du XVIe siècle et la «Dispute» entre Las Casas et Sepúlveda (1552). Mier utilise ces éléments dans une perspective historique contemporaine, en faisant notamment allusion à Thomas Paine[13], afin de critiquer la domination espagnole et de présenter les possessions américaines des Espagnols comme illégitimes, s'assimilant ainsi rhétoriquement aux peuples vaincus. Mais une telle assimilation posait de redoutables problèmes à l'heure de bâtir une vision cohérente de l'imaginaire national. Comment Mier, dans Historia de la Revolución de Nueva España, peut-il en effet revendiquer les droits historiques de l'Amérique hispanique (Magna Carta)[14], tout en condamnant sévèrement la Conquête? L'ouvrage de Mier pose le problème, non seulement de la construction identitaire de la future nation, mais aussi de la conciliation difficile de la tradition et de la modernité chez les élites créoles. La négation rhétorique du caractère espagnol de la nation mexicaine se poursuit également via la condamnation du massacre des Indiens par les conquistadores (la «légende noire» de l'historiographie)[15]. Nous retrouvons l'influence du dominicain Bartholomé de Las Casas, que Mier évoque d'ailleurs à plusieurs reprises[16]. De plus, à l'instar de Mier, Bustamante et Zavala s'insurgent contre les atrocités commises à l'encontre des Indiens[17].

 

 Ainsi, la Conquête est présentée comme une entreprise non seulement illégitime, mais aussi illégale. Nous assistons ici à une relecture sélective du passé, qui transforme la critique des religieux espagnols du XVIe siècle sur la façon dont a été menée la conquête des territoires américains, en argument politique. Dès lors, tout ce qui concerne l'Espagne semble s'inscrire dans la longue histoire de la légende noire. Mais une analyse critique montre les assimilations abusives concernant des élaborations aux origines fort diverses et obéissant à des motivations variables au cours du temps.

 

 Évoquant la «légende noire», Zavala et Manuel Orozco y Berra condamnent Hernán Cortés, symbole par excellence de la Conquête hispanique[18]. Cortés apparaît comme l'incarnation du mal, un anti-héros et l'instigateur de la destruction de la ville de Tenochtitlán[19]. La «légende noire» provoque donc une fracture radicale entre partisans et adversaires de l'Espagne et produit deux courants historiographiques bien distincts[20].

 

 Toutefois, dans les milieux libéraux, la perception de l'Espagne est sujet de débats et ceci dès les années 1820. Ainsi, Mora développe une vision positive de la Conquête. Celle-ci se manifeste d'abord par un éloge vigoureux de Cortés[21]. En outre, Mora insiste sur l'idée que «le nom de México est intimement lié au souvenir de Cortés»[22] ce qui semble sous-entendre que Cortés est le véritable fondateur de l'identité de la nation mexicaine[23].

 

 Cette volonté de mettre en valeur l'héritage hispanique passe aussi par la reconnaissance du «juste titre» du droit à la Conquête[24]. Par conséquent, pour Mora et Alamán, le fondement historique de la nation mexicaine semble intrinsèquement lié à l'apport espagnol. Cela permet à Alamán de décrire l'émancipation du Mexique comme le fruit naturel de l'évolution historique, à l'image d'un fils d'âge mûr qui a quitté la maison paternelle pour établir une nouvelle famille[25]. En effet, si la Conquête n'est synonyme que de mensonge et de cruauté de la part des Espagnols, comment définir et fonder l'identité créole? Il semble donc indispensable, aux yeux de Mora et d'Alamán, de reconnaître l'héritage de la Conquête, mais aussi de s'intéresser à la période coloniale, notamment aux groupes de populations qui composent la Nouvelle-Espagne.

 

 

La période coloniale

 

 

Pour Mora, il s'agit d'abord de valoriser les Créoles, fondement, selon lui, de la nation mexicaine[26]. Cette vision se rapproche de l'image que s'en faisaient les conservateurs, comme par exemple Lucas Alamán[27], et traduit la volonté de saisir la nouvelle entité comme une véritable patrie - nation, constituée et homogène dans ses fondements. Toutefois, cet éloge des créoles n'empêche pas Mora d'adopter une attitude critique à leur égard, en s'attaquant notamment à leur «empleomanía»[28] c'est-à-dire leur manie de briguer les charges publiques, à l'origine, selon Mora, des luttes de factions de la période post-indépendantiste[29].

 

 Mais, afin de construire l'identité de la nouvelle nation, le Mexique doit aussi présenter des traits spécifiques. D'où la mention des Indiens, castas (métis) et Noirs dans le corps national[30].

 

 Parmi les habitants de la Nouvelle-Espagne, l'historiographie évoque aussi les Espagnols péninsulaires, ce qui permet aux créoles mexicains d'évoquer leurs griefs à l'encontre de la Couronne, de mettre en cause le monopole des charges administratives, ecclésiastiques et militaires par les Péninsulaires[31] et de critiquer «l'obscurantisme» de l'administration coloniale[32].

  Par ailleurs, l'historiographie s'intéresse au choc de l'année 1808 et à sa première conséquence: l'affrontement entre les partis américain et européen[33]. Pour d'autres historiens, 1808 est aussi un moyen de mettre en avant une timide évolution des mentalités qui marquerait le début d'une volonté d'émancipation[34]. Mais dans les faits, ainsi que le souligne Alamán[35], en 1808, la Nouvelle-Espagne est demeurée loyale à Ferdinand VII. Par conséquent, la véritable césure semble être la période de la guerre d'indépendance.

 

 

La période de la guerre d'indépendance(1810-1814)

 

 Concernant l'insurrection de 1810, Mier réfute les atrocités commises par les insurgés et prend leur défense, dénonçant exclusivement les actes perpétrés par les troupes de Calleja[36]. Cette attitude s'explique par la volonté de Mier de légitimer l'action des insurgés et de discréditer le gouvernement espagnol. Dans cette optique, Mier compare le conflit entre loyalistes et patriotes à une «seconde Conquista»[37] et à «une guerre nationale»[38] d'où les Américains sortiraient vainqueurs[39].

 

 Mais cette vision favorable à l'insurrection n'est pas partagée par tous. Ainsi, Mora et Alamán, originaires de la région de Guanajuato, témoins des événements de 1810, traumatisés et ruinés (dans le cas de la famille de Mora), considèrent le soulèvement d'Hidalgo comme «une insurrection de la lie du peuple»[40], qui dévaste tout sur son passage, provoquant «la ruine et l'anarchie»[41]. Alamán qualifie en outre Hidalgo «d'assassin»[42] et les partisans des insurgés de «parasites»[43]. Mora compare les évènements de 1810 à un «pronunciamiento»[44] et Alamán les considère comme l'expression de la «désintégration de l'unité nationale forgée par le passé colonial espagnol»[45].

 

 Outre l'insurrection d'Hidalgo, l'historiographie s'intéresse également au soulèvement de Morelos (1812-1814), inaugurant ainsi un panthéon des héros de la nation.

 

 

Le panthéon des héros fondateurs de la patrie

 

 

La constitution d'un panthéon des grands hommes correspond à un objectif pédagogique[46]. Les héros, dont Bustamante se charge de narrer les prouesses, doivent servir aux nouveaux dirigeants de références identitaires afin de remplacer le panthéon espagnol. Dans cette perspective, les hommes de l'Indépendance, héros et mythes fondateurs de la nouvelle nation, contribuent à ériger l'Indépendance en temps des origines par excellence: l'événement fondamental qui divise en deux l'Histoire américaine et lui donne tout son sens.

 

 Le nationalisme s'inscrit dans un objectif politique et les historiens sont l'un des véhicules de son expansion. Et cela d'autant plus que, durant les années 1820 (période durant laquelle écrit Bustamante), la crainte d'une invasion de l'armée espagnole, en vue d'une éventuelle reconquête, était un sujet récurrent[47] ce qui explique l'intérêt de Bustamante pour la constitution de figures héroïques chargées d'encourager les citoyens mexicains[48].

 

 

L'exemple de José María Morelos y Pavón[49]

 

 Parmi les grands hommes dont l'historiographie se charge de narrer les prouesses, se distingue le curé José María Morelos, dont Bustamante fait le héros suprême de son panthéon de l'insurrection; le plaçant au-dessus de Miguel Hidalgo, considérant ce dernier comme un mauvais stratège[50].

 

 Si Bustamante met l'accent sur Morelos, c'est sans doute pour deux raisons. D'une part, parce que Bustamante était, pendant l'insurrection, placé directement ou indirectement sous les ordres de Morelos[51]. D'autre part, parce qu'à la différence de l'insurrection de 1810, rejetée par bon nombre de créoles qui ne virent en Hidalgo qu'un simple agitateur sans autre objectif que l'élimination des Espagnols, l'action de Morelos entraîna dans son sillage beaucoup de créoles cultivés.

 

 La première figure sous laquelle Morelos nous est présenté est celle d'un grand chef militaire[52] à l'aura quasi «mystique»[53]. En outre, Bustamante, dans son Elogio, aime à comparer Morelos à Napoléon. Il compare la Corse de Napoléon et l'«empire de Moctezuma» pour Morelos, identités particulières auxquelles l'action du héros va conférer une dimension universelle.

 

 Bustamante parachève le portrait de Morelos, en le présentant comme un homme capable de détruire un empire et de construire une nation. Le héros citoyen réunit le premier congrès national, le Congrès de Chilpancingo (septembre 1813)[54], où sont examinés les problèmes que pose la formation d'un gouvernement. En effet, l'échec de la Suprême Junte Nationale Américaine (Junte de Zitácuaro), en 1812, entraîne des querelles de pouvoir entre les chefs insurgés. Morelos est donc obligé de les réconcilier et d'établir une ample représentation nationale. Il revêt la fonction de «Serviteur de la Nation»[55].

 

 Mais cette vision idyllique est critiquée par Alamán, qui dénigre les qualités morales de Morelos et dresse a contrario l'image d'un homme «calculateur»[56] et «vil»[57], un homme qui contribua, par son action, à la ruine du pays[58]. C'est une critique que développe également Mora[59]. Mais la position de ce dernier est plus nuancée; en effet, Mora reconnaît les qualités morales de Morelos et le qualifie de «patriote»[60]. Ainsi, tout comme la périodisation du schéma historique de la patrie, la construction d'un panthéon des héros de la nation mexicaine attise également les combats autour de la mémoire.

 

 La construction de l'idée nationale revêt au XIXe siècle un intérêt tout particulier, puisqu'il s'agit pour les historiens de l'époque de doter le nouvel État d'un passé qui vient légitimer son existence comme nation, et donc tenter de construire une identité nationale. Cela se traduit d'abord par la construction d'un schéma historique de la patrie dans lequel la nation se présente comme l'aboutissement d'un long processus historique. Cette édification et cette transmission d'un imaginaire commun correspond à des stratégies de la mémoire qui visent à l'édification et à la transmission d'une histoire de la patrie. De plus, l'élaboration d'un imaginaire historique se fonde également sur la construction d'un panthéon des héros mexicains, dont José María Morelos constitue la principale figure.

 



[1]     Guerra (François-Xavier) (dir.), Mémoires en devenir, Amérique Latine XVe - XIXe siècle: Colloque international de Paris, 1 - 3 décembre 1992, Bordeaux, Maison des Pays Ibériques, 1994.

[2]     Teresa de Mier est sans doute influencé par le prêtre et professeur de mathématique, Carlos de Sigüenza y Góngora (1645-1700). Sigüenza est le premier à concilier le culte de la Vierge de Guadalupe avec la glorification des héros aztèques. Benassy-Berling (Marie-Cécile), «De Sigüenza y Góngora (XVIIe siècle) à Fray Servando Teresa de Mier (XVIII- XIXe siècle): vision de l'indien par le créole et enjeu politique» in Cahiers de l'UFR d'Etudes ibériques et latino-américaines, 1993, n°9, p.107-115.

[3]     Mier (Servando Teresa de), Historia de la Revolución de Nueva España (1813), ed. crítica, A. Saint- Lu et M-C. Benassy-Berling (Coord.), publication de la Sorbonne/CEMCA, Paris, 1990, p.630-670.

[4]     Divinité précolombienne.

[5]     Hale (Charles A.), El liberalismo mexicano en la época de Mora, 1821-1853, trad. esp., l'Harmattan Sorbonne, 1985, p.347

[6]     Bustamante (Carlos María de), Cuadro histórico, México, INEH, réédition 1985, vol. III, lettre 2, p.84.

[7]     Face à des conditions de vie toujours très difficiles, les Indiens ruraux du Yucatán se rebellèrent à partir de juillet 1847, avec le désir d'expulser la population blanche de la région. La révolte se transforma en une guerre à grande échelle, connue depuis sous le nom de guerre de Castas. Bethell (Leslie), Historia de América Latina. América Latina independiente, 1820-1870, Tome VI, Barcelona, Editorial crítica, 1991, p.124-125.

[8]     Alamán (Lucas), Historia de México, México, Jus, réédition 1990, vol. I, p.126 (1e éd. México, 1849-1852).

[9]     Ibid., p.13.

[10]    Mier, op. cit., livre XIV, p.510.

[11]    Roche (Paul), «Les Espagnols jugés par un indépendantiste mexicain: Fray Servando Teresa de Mier», in Les Espagnols et hispano-américains des XIXe- XXe siècles: représentations réciproques, Le Mans, Université du Mans, 1991, p.31-39.

[12]    Mier (Servando Teresa de), op. cit., notamment livre X, p.296.]

[13]    Homme politique et pamphlétaire britannique (1737-1809). Son ouvrage, Le Sens Commun (1776) joua le rôle de détonateur intellectuel dans le déclenchement de la révolution américaine.

[14]    Cf. notre mémoire de maîtrise, chapitre I.

[15]    Mier (Servando Teresa de), op. cit., livre V, p.140-141.

[16]    Ibid., par exemple livre V, p.141.

[17]    Bustamante (C. M. de), op. cit., vol.1, lettre 2, p.41-42 et Zavala (Lorenzo de), Ensayo histórico sobre las revoluciones de México desde 1808 hasta 1830, México, Porrúa, réédition 1969, Tome I, p.13.

[18]    Zavala (Lorenzo de), ibid., Tome II, chapitre XIV, p.581-582.

[19]    Orozco y Berra (Manuel), «México (ciudad)» in Diccionario universal de historia y de geografía, México, 1854, tome V, p.601-783.

[20]    Vazquez de Knauth (Josefina), Nacionalismo y educación en México, México, Colegio de México, 1970.

[21]    Mora (José María Luis), México y sus revoluciones, México, Porrúa, réédition 1965, vol.2; Mora «Conquista de México» in Diccionario de historia y de geografía, tome V, p.792-793. Alamán reprend cette présentation élogieuse, AlamÁn (Lucas), Disertaciones, tome I, p.49, 66, 69 et 73.

[22]    MORA, México y sus revoluciones, vol.II, p.171.

[23]    Ce qui expliquerait la mention du testament de Cortès dans l'ouvrage de Mora. Cf. ibid., p.329-355

[24]    Ibid., tome I, p.55 et ALAMÁN (Lucas), op. cit., tome I, p.26

[25]    Ibid., tome I, p.27.

[26]    MORA (J. M. L.), op. cit., tome I, p.74.

[27]    ALAMÁN (Lucas), Historia de México, vol. I, p.18 et 20.

[28]    MORA (J. M. L.), op. cit., p.90.

[29]    Ibid.

[30]    Ibid., tome II, p.178 et MIER (Servando Teresa de), op. cit., livre V, p.137.

[31]    Par exemple, ALAMÁN (Lucas), op. cit., vol. I, p.15.

[32]    Mier (Servando Teresa de), Manifiesto Apologético (août 1820), in Escritos ineditos, 1944, p.128 et Zavala, (Lorenzo de), op. cit., tome I, p.9.

[33]    Mier Historia, livres IV, VI et VII.

[34]    Mora (J. M. L.), op. cit., tome II, p.259.

[35]    AlamÁn (Lucas), op. cit., vol. I, p.109.

[36]    Mier, op.cit, livres IX à XI.

[37]    Mier, Manifiesto apologético, p.81.

[38]    Ibid., p.130: où les créoles luttent contre d'autres créoles

[39]    Ibid., p.152-153.

[40]    Mora (J. M. L.), op. cit. tome I, p.104 et ALAMÁN (Lucas), op. cit., tome II, p.107

[41]    AlamÁn, op. cit., tome II, p.142-143. Comparant le soulèvement de 1810 à une jacquerie de la plèbe contre les propriétaires, ibid., tome IV.

[42] Ibid., p.102.

[43]    Ibid., p.151

[44]    Mora, op. cit., tome I, p.104.

[45]    Alamán, op. cit., tome II, p.139.

[46]    Bustamante (C. M. de), op. cit., tome I, prologue p.IV-V.

[47]    Voir en particulier le prologue du Cuadro histórico de la revolución mexicana, p.XVIII.

[48] Pour une analyse plus détaillée des figures du panthéon national mexicain, cf. notre mémoire de maîtrise chapitre VI.

[49]    Bustamante (C. M. de), Elogio histórico del general Don José María Morelos y Pavón, dans Tres Estudios sobre Don José María Morelos y Pavón, Biblioteca Nacional de México, México, réédition 1963 (1e éd., México, 1822).

[50]    file:///C:/Documents%20and%20Settings/Ana%EFs/Local%20Settings/Temp/Tmp.htm#_ftnref50

[51]    Miguel i Vergés (José María), op. cit., p.97-101.

[52]    Image véhiculée non seulement par Bustamante dans son Elogio, mais aussi Teresa de Mier, Historia, livre XI, p.338.

[53]    Bustamante (C. M. de), op. cit., p.44.

[54]    Ibid., p.53-54.

[55]    Ibid.

[56]    Alamán (Lucas), op. cit., tome II, p.219.

[57]    Ibid., p.220.

[58]    Ibid., tome II, p.219.

[59]    MORA (J. M. L), op. cit., tome I, p.147.

[60]    Ibid., tome III.