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Robert Frank, Éditorial

Éditorial

 

Bulletin n° 16

 

 

 

 

Robert Frank

 

 

Les chercheurs qui ont contribué à ce numéro travaillent sur des régions du monde et des sujets bien différents. Ils ont accepté de réfléchir, chacun dans le cadre de sa recherche, à une thématique commune : le rôle des sports dans les relations internationales. Le thème n'est pas nouveau[1], mais il mérite encore d'être travaillé, revu et revisité.

Les articles présentés ici posent trois questions fondamentales : comment les sports contribuent-ils aux constructions identitaires ? comment deviennent-ils des enjeux politiques internationaux ? comment l'olympisme est-il utilisé ou instrumentalisé dans les relations entre les États ?

 

 À partir du moment où le sport s'insère dans la culture de masse, il devient pour beaucoup une pratique, pour le plus grand nombre un spectacle, assumant ainsi une fonction sociale et une fonction identitaire évidentes.

 

 Déjà, la pratique du sport crée des liens de sociabilité entre les sportifs eux-mêmes, et, lorsque ceux-ci résident à l'étranger, ces liens sont particulièrement forts, surtout s'ils revêtent une dimension politique. Jean-Philippe Namont décrit le Sokol de Paris créé en 1892, non seulement pour ce qu'il est, c'est-à-dire une association sportive de gymnastes, mais comme un lieu de la communauté tchèque en France, comme un vecteur d'identité nationale et de revendications à l'encontre de l'empire austro-hongrois. Un grand nombre de ses membres font la guerre en France en 1914-1918. Puis, élargi aux Slovaques, le Sokol de Paris est un bon relais pour l'amitié entre la France et la Tchécoslovaquie issu du premier conflit mondial, jusqu'à ce qu'il entre en résistance après le démembrement de cet État en 1938-1939.

 

 Le sport est aussi, et de plus en plus, un spectacle. Sur les stades, s'expriment bruyamment les passions qui exaltent les appartenances, glorifient les sportifs et exalte, à travers eux, le groupe auquel les spectateurs s'identifient. Géraldine Vaughan montre comment la vieille rivalité entre les deux principaux clubs de football de Glasgow, les Rangers et le Celtic, respectivement créés en 1872 et en 1887, est au cœur de l'histoire écossaise. La deuxième équipe, catholique, a été fondée par des Irlandais installés en Écosse. Autant dire que la compétition n'est pas seulement sportive, mais qu'elle a aussi des fondements religieux et politiques. La question est évidemment plutôt « interne » qu' « internationale » puisque l'Irlande faisait alors entièrement partie du Royaume-Uni - mais, précisément le Celtic a eu des liens avec le mouvement nationaliste irlandais - et que, plus tard, les Irlandais d'Écosse se sont progressivement intégrés dans la société écossaise. Néanmoins, cet exemple est très éclairant sur la façon dont se construisent, s'activent et se réactivent des identités de groupe, y compris des identités « nationales ».

 

 La Grande-Bretagne est, on le sait, à l'origine de bien des sports diffusés dans le monde. Si, à l'intérieur du Royaume-Uni, le football est assez vite populaire chez les ouvriers, à l'étranger, dans la communauté britannique qui l'exporte, il conserve son caractère aristocratique ou bourgeois. C'est le cas en Argentine où les Anglais de Buenos-Aires implantent ce sport dès les années 1860. L'article de Vincent Beufe analyse la mutation qui s'opère à partir de la fin du XIXe et du début du XXe siècle : les Argentins réussissent une réappropriation nationale et populaire du football. Alors que vers 1900, la grande majorité des joueurs dans le pays sont d'origine britannique, en 1913, la victoire du Racing Club en championnat est celle d'une équipe exclusivement « créole ». Le style est déjà différent et commence alors l'histoire d'une identité argentine, dans la construction de laquelle le football réinventé, se voulant supérieur au modèle anglais, joue un rôle essentiel et continu.

 

 Ce « transfert », non point de vedettes du ballon rond - pratique bien plus tardive -, mais d'identité, on le retrouve dans le cas du Congo belge décrit par François Durpaire. À l'origine, avec l'implantation du football dans cette partie de l'Afrique, il s'agissait de canaliser les énergies et de créer de la solidarité entre colonisés et colonisateurs. Puis, au cours des années 1950, le sport se retourne contre ces derniers et devient un puissant ferment d'identité congolaise et de nouvelle fierté nationale. Les émeutes qui éclatent en 1957, provoquées par l'attitude d'un arbitrage partial dans un match de football opposant les Belges de l'Union saint-gilloise à une sélection congolaise de l'ARSC, sont révélatrices du processus de décolonisation en cours. Après l'indépendance, ce sport devient pour le nouvel État - et on retrouve le même phénomène dans nombre de pays africains - le moyen d'unir la nation autour des nouveaux pouvoirs.

 

 L'Afrique du Sud tient évidemment une place à part, du fait que le sport est marqué par l'apartheid systématisé à partir de 1948. En suscitant une réprobation générale à travers la planète, cette attitude transforme le sport en enjeu politique majeur des relations internationales. Le rugby, comme le cricket et le tennis, symbolise cette politique de la société « blanche » de « développement séparé » et de ségrégation raciale. Les prestigieux Springboks peuvent apparaître dans leurs tournées les meilleurs ambassadeurs de l'apartheid. Les actions de représailles sportives ne viennent pas très tôt. Elles commencent dans les années soixante et, pour le rugby, elles sont lancées par la Grande-Bretagne et les pays du Commonwealth. La France, au contraire, continue d'envoyer son équipe en Afrique du Sud et de recevoir les Springboks. Laure Cournil étudie ces relations rugbystiques franco-sud-africaines dans leur complexité et explique les tenants et aboutissants de l'attitude française. Tout un débat s'instaure et il atteint son point culminant dans les années 1970. C'est l'époque d'ailleurs où les Jeux olympiques de Montréal de 1976 sont boycottés par les pays d'Afrique en protestation contre la non exclusion de la Nouvelle-Zélande, considérée comme ayant des relations sportives trop étroites avec l'Afrique du Sud. L'exemple du rugby dans ce pays, montre comment le sport peut être à la fois en avance et en retard sur la politique. Sous la pression internationale, des concessions, certes légères, ont dû être faites par les autorités sportives en matière d'apartheid, ce qui préfigure l'effritement de ce dernier. Mais après son abolition officielle en 1992, les esprits évoluent lentement et les partisans de l'apartheid peuvent encore profiter d'un match international de rugby pour crier leur nostalgie vis-à-vis de cette politique passée. Au bout du compte cependant, Nelson Mandela ne désespère pas en 1995, lorsque son pays, réintégré dans la communauté sportive, organise la troisième coupe du monde de rugby, de se servir de ce sport pour cimenter un nouveau pacte d'unité nationale.

 

 Ainsi, le sport peut séparer ou réconcilier, diviser ou rapprocher, donner lieu à des manifestations soit de nationalisme exacerbé soit de sentiments de paix et de concorde. Il peut se placer aussi dans une position intermédiaire en contribuant à l'alternance des moments de tension et de détente entre des pays antagonistes. C'est ce que montre l'article de Zeevar Scheik à propos du cricket, comme enjeu des rapports entre l'Inde et le Pakistan. Les Britanniques, encore eux, installent très tôt ce sport dans le sous-continent. Les élites hindoues dès 1866, musulmanes en 1883 créent des clubs à côté des clubs anglais déjà existants. Les joueurs des deux religions étaient formés dans les mêmes écoles et universités, à Eton, Harrow, Oxford ou Cambridge. Après l'indépendance, la partition et la première guerre entre les deux nouveaux États, le cricket peut ainsi facilement être utilisé comme une arme de paix. L'équipe pakistanaise fait une tournée en Inde en 1952, et l'équipe indienne fait la sienne au Pakistan en 1954 : les joueurs se connaissent, puisqu'ils faisaient partie de la même élite anglophone et de la même équipe nationale dans l'Inde coloniale. Les relations sportives sont interrompues dans les années soixante pour reprendre en 1978. En 1986, on peut parler de véritable cricket diplomacy : alors que les deux pays sont au bord de la guerre, le général Zia se rend à Jaipur pour un match entre l'Inde et le Pakistan ; il y rencontre le Premier ministre Rajiv Gandhi et la tension baisse entre les deux pays. À l'inverse, ce sport peut être utilisé comme arme d'embargo : en 1999, après les essais nucléaires indiens et pakistanais de l'année précédente, et peu après le conflit de Kargill au Cachemire, l'Inde interdit les rencontres de cricket avec le Pakistan.

 

 Cette ambivalence dans l'instrumentalisation politique du sport dans les relations internationales est très courante. D'un côté, on connaît l'importance de la partie de ping pong entre Chinois et Américains en avril 1971 pour faciliter le rapprochement de la Chine communiste et les États-Unis. Cette ping pong diplomacy avait précédé la cricket diplomacy. De l'autre, le sport peut être la continuation de la guerre par d'autres moyens, ce que Clausewitz ne pouvait sans doute pas prévoir. Certains matchs sont devenus mémorables en constituant un exutoire pour la violence entre deux nations, à un moment de tension extrême entre elles : la rencontre « sanglante » de water polo entre l'URSS et la Hongrie aux Jeux de Melbourne en 1956 peu après la répression de la révolte de Budapest par les Soviétiques ; le match de hockey sur glace URSS-Tchécoslovaquie en 1968 ; et, dans le cadre du même sport, en 1980, aux Jeux de Lake Placid, la victoire inattendue des États-Unis sur l'URSS, devant leur public survolté, en pleine seconde guerre froide. En décrivant cette rencontre, Hélène Harter montre précisément les enjeux de cette dernière dans le déroulement de l'olympiade de 1980. Quelques mois plus tôt, l'armée soviétique est entrée en Afghanistan, et le président Carter menace de boycotter les Jeux d'été de Moscou, risquant de mettre en danger le déroulement des Jeux d'hiver qui se tiennent dans son pays à Lake Placid.

 

 La politique a toujours été au cœur de l'olympisme[2], même au temps de Pierre de Coubertin, même lors des premiers jeux d'avant la Grande Guerre, à Athènes, Paris, Saint-Louis, Londres ou Stockholm : les manifestations de nationalisme, voire de racisme, sont déjà très nombreuses. Le premier conflit mondial, comme le second, interrompt les Jeux. Puis, la loi des vainqueurs s'impose : les vaincus de 1918 sont écartés des Jeux d'Anvers en 1920. C'est seulement en 1924, aux Jeux d'hiver de Chamonix - les premiers de l'histoire -, et aux Jeux d'été de Paris, que l'Autriche est réintégrée dans l'olympisme. L'Allemagne doit encore attendre Amsterdam en 1928[3] pour être à nouveau admise à concourir. La présence du politique atteint son apogée aux JO de Berlin en 1936[4] lorsque Hitler entend en faire une « véritable parade raciste et totalitaire »[5]. Après la Seconde Guerre mondiale, aux jeux de Londres en 1948, les vaincus sont encore écartés, les Allemands et, cette fois, les Japonais. L'Allemagne - mais seulement de l'Ouest - et le Japon sont réintégrés dans la communauté olympique à Helsinki en 1952, premiers JO auxquels participe l'URSS. L'ambivalence politique est évidente, puisque ce furent à la fois les jeux de la guerre froide et ceux des premières manifestations de la politique de coexistence pacifique de la fin de l'ère stalinienne[6]. Les Jeux de Melbourne de 1956 sont les premiers à connaître un phénomène massif de boycott : outre celui de la Chine communiste (voir infra), il y a celui l'Espagne, des Pays-Bas, de la Suisse en protestation contre la répression soviétique à Budapest, et de l'Egypte, du Liban, de l'Irak, du fait de la crise de Suez. Si les Jeux de Rome en 1960 et de Tokyo en 1964 furent ceux de la détente, si les JO de Mexico furent marqués par l'esprit de la contestation des « années 1968 », avec les poings levés des athlètes américains Tony Smith et John Carlos, les quatre olympiades suivantes furent des olympiades maudites. Munich en 1972 fut le théâtre du drame sanglant de l'attaque du commando terroriste palestinien contre les athlètes israéliens ; puis suivent les trois JO boycottés, Montréal par les pays d'Afrique, Moscou par la plupart des pays occidentaux - pas la France -, Los Angeles par l'URSS et ses alliés. De ce point de vue, les Jeux de Séoul en 1988 symbolisent le « retour à la normale » et la détente, avant même la chute du mur de Berlin.

 

 Le terrorisme a pu donc s'emparer de la scène olympique. L'article de Laure Coulon sur la tragédie de Munich de 1972 montre comment, à l'ère de la télévision, les JO deviennent une immense « caisse de résonance » dont les terroristes ont su se servir. Nul doute que ces derniers ont suscité une émotion mondiale à leur encontre et que leur acte criminel a été l'objet d'une condamnation générale. Néanmoins, ils ont réussi à sortir le conflit de la scène moyen-orientale, à impliquer l'ensemble de la communauté internationale en lui faisant prendre conscience d'une mutation fondamentale : l'émergence du fait palestinien et la transformation à bien des égards de la guerre « israélo-arabe » en une guerre « israélo-palestinienne ».

 

 Les JO permettent également de développer une diplomatie olympique à travers le CIO. Les articles de Jean de Labrusse et de Gabriel Bernasconi analysent le rôle de ce Comité international olympique à travers deux cas tout à fait intéressants à comparer : la reconnaissance de la RDA et de la Chine communiste sur la scène sportive internationale. Les points communs sont nombreux, mais aussi les différences.

 

 La RFA se veut la seule incarnation de la nation allemande et elle réussit à faire reconnaître son Comité national olympique en 1951 et à se faire admettre aux Jeux d'Helsinki de 1952 sans la RDA. Le CIO n'accepte la création d'un CNO est-allemand qu'en 1956. Deux CNO allemands peuvent donc exister, mais à une condition : qu'ils présentent une équipe allemande commune. Telle est la solution pendant les trois JO consécutifs de Melbourne, de Rome et de Tokyo. Le drapeau de l'équipe est celui de la RFA incluant les anneaux olympiques, et l'hymne choisi est l'Hymne à la Joie de la 9e symphonie de Beethoven. L'Allemagne de l'Ouest se satisfait de cette décision, pas la RDA, favorable à la théorie des deux États allemands. L'Allemagne de l'Est obtient gain de cause le 8 octobre 1965, lorsque l'assemblée générale du CIO à Madrid décide d'admettre, à partir des Jeux de 1968, deux équipes distinctes, avec des tenues différentes, mais avec encore le drapeau et l'hymne communs. La première apparition d'une équipe est-allemande date donc des Jeux d'hiver de Grenoble. Les décisions olympiques précèdent les décisions de l'Ostpolitik et l'admission des deux Allemagnes à l'ONU ; et il faut attendre cette ouverture du gouvernement de Willy Brandt à l'Est pour que la RFA accepte complètement la nouvelle situation et admette que chaque Allemagne ait son drapeau et son hymne, précisément à Munich en 1972.

 

 L'histoire de la représentation olympique de la Chine est plus complexe. Après la victoire de Mao en 1949, il existe deux CNO chinois, et le CIO a pour premier réflexe, comme pour l'Allemagne, d'écarter la Chine communiste au profit de Formose aux JO de 1952. Mais, à la dernière minute, le CIO décide de ne pas faire de discrimination et d'accepter les athlètes des deux Chines. Les autorités formosanes protestent contre ce revirement et boycottent les Jeux d'Helsinki, ce qui fait que la Chine populaire est le seul État chinois représenté, très symboliquement d'ailleurs, par un nageur. Aux jeux de Melbourne, la situation est inversée : la Chine populaire refusant, à la différence de la RDA, la théorie des deux États, et se considérant - comme la RFA - la seule représentante légitime de la nation, cherche à évincer Taiwan, mais, n'y réussissant pas, elle boycotte Melbourne, alors que Taiwan accepte cette fois d'y concourir. En 1958, la République populaire de Chine rompt avec le CIO, et la rupture dure vingt ans. Son entrée à l'ONU en 1971, à la place de Taiwan, n'est pas précédée par une entrée au CIO qui ne se fait qu'en 1979. La Chine communiste participe ainsi aux Jeux d'hiver de Lake Placid de 1984, du coup boycottés par Taiwan parce qu'on lui refuse l'appellation « Chine » ou République de Chine. Mais, à l'instar des États-Unis, les deux États chinois boycottent les Jeux d'été de cette même olympiade organisés à Moscou. Les premiers Jeux d'été auxquels la Chine populaire est présente depuis 1952 se situent donc à Los Angeles en 1984, où elle retrouve Taiwan - configuration différente de celle de l'ONU -, et la consécration survient lorsque Pékin est choisi comme lieu des JO pour 2008.

 

 Il fallut moins longtemps pour que la Chine populaire soit acceptée aux Jeux asiatiques et qu'elle soit choisie comme organisatrice de cette manifestation : elle y participe pour la première fois en 1974, à Téhéran, et elle les reçoit en 1990 à Pékin. Dans son étude des Asian Games, qui commencent à New Delhi en 1951, Hugues Tertrais synthètise les trois problématiques présentes dans le présent numéro : olympique, internationale et identitaire. On retrouve en effet tous les ingrédients de la diplomatie sportive de l'olympisme, rituels compris. Les enjeux politiques internationaux sont très présents, ainsi que leur instrumentalisation, dans le sens de la tension ou de la détente. Enfin, et surtout, ils sont aussi utilisés pour la construction d'une « identité asiatique ». En outre, l'organisation des South East Asia Games à partir de 1959, avant même que l'ASEAN ne soit constituée - encore un exemple de l'avance du sport sur la politique officielle -, pose la question de la construction d'une identité régionale en Asie du sud-est. Et ce, d'une façon originale : après tout, l'Europe a ses coupes et ses championnats de toutes sortes, mais pas ses Jeux, avec toute la valeur symbolique et identitaire dont ils pourraient se revêtir.

 

 Au total, ces articles confirment le rôle du sport comme enjeu et vecteur des relations internationales, comme thermomètre de l'ambiance mondiale. Mais, ces contributions produisent une valeur ajoutée très appréciable. Elles démontrent que les sportifs, leurs organisations - dont le CIO - sont bien plus que tout cela : parce que, souvent, l'arène du sport sert de banc d'essai à des actes qui se dérouleront ensuite dans l'arène politique, ils sont des acteurs internationaux à part entière, non pas seulement comme des « représentants », comme des diplomates de leurs pays respectifs, mais comme des acteurs capables de transformer en profondeur les relations entre les États et les peuples.

 



[1]     Voir le numéro pionnier de la revue Relations internationales, « Sport et relations internationales », n° 38, été 1984 ; voir également : WAHL (Alfred) (dir.), Sports et relations internationales, actes du colloque de Metz-Verdun, 23-25 septembre 1993, Metz, Centre de recherche histoire et civilisation de l'Université de Metz, 1994 ; et Relations internationales, « Olympisme et relations internationales », n°111 et 112, automne et hiver 2002

[2]     MILZA (Pierre), « Un siècle de Jeux olympiques », Relations internationales, « Olympisme et relations internationales », n° 111, p. 299-310

[3]     Les Jeux d'Amsterdam sont les premiers jeux au cours desquels est inventée la cérémonie de la flamme olympique allumée dans une vasque.

[4]     Pendant les Jeux de Berlin a lieu pour la première fois dans l'histoire de l'olympisme l'acheminement de la torche par relais de coureurs venant d'Olympie jusqu'à la vasque.

[5]     MILZA (Pierre), article cité, p. 305.

[6]     NIGGLI (Nicholas C.), « Diplomatie sportive et relations internationales : Helsinki 1952, les " Jeux Olympiques de la Guerre froide " ? », Relations internationales, « Olympisme et relations internationales », n° 112, p. 467-485.