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Hugues Tertrais, Sport et identités régionales en Asie orientale

Sport et identités régionales en Asie orientale

 

 

Bulletin n° 16

 

 

 

 

Hugues Tertrais

 

La question de l'intégration et de l'identité régionale est en Asie d'actualité, certains y voient même une question « chaude » : des trois grands pôles de l'économie et de la population mondiales (avec l'Europe et l'Amérique du Nord), il est en effet le seul à ne pas être ouvertement engagé dans un processus officiel de régionalisation. Il existe bien l'ASEAN (Association of South-East Asian Nations), forte de plus de trente années d'existence et, aujourd'hui, de dix pays membres ; on parle aussi d'une « ASEAN + 3 » (les Dix avec la Chine, la Corée du Sud et le Japon) ; les États-Unis cajolent l'APEC (Asia Pacific Economic Cooperation), beaucoup plus large ; et les Européens l'ASEM (Asia Europe Meeting), dépassant également les limites du continent. Mais le doute subsiste : l'Asie existe-t-elle vraiment ?

Les Chinois, Japonais et autres Thaïlandais se sentent-ils asiatiques au sens où l'entendent les Occidentaux ? Dans les années 1990, à Singapour notamment, comme pour justifier le nouvel élan économique pris par l'Asie orientale, certains avancèrent la pertinence de « valeurs asiatiques », bien vite cependant mises à mal par la crise financière de 1997. Mais il est un domaine rarement considéré, et qui peut à la fois servir de baromètre à la conscience régionale et de vecteur à sa définition : le sport. Cet article tente un premier éclaircissement des relations qu'entretiennent le sport et les identités - nationales mais surtout régionales - en Asie orientale et du Sud-Est.

 

 Tous les pays d'Asie, comme ceux du reste du monde, ont leurs propres traditions sportives. Les arts martiaux sont les plus connus : à côté de ceux du Japon, le Tae Kwan Do coréen ou la boxe thaïlandaise atteste de fortes traditions nationales - certains, au-delà du spectacle, ont d'ailleurs pu prendre un caractère quasi religieux, comme le kung fu chinois, dont les moines de Shao Lin ont fait une discipline ésotérique. Mais il est bien d'autres pratiques : les Thaïlandais, Laotiens et autres peuples thaïs jouent par exemple à un petit ballon en osier avec pour règles que ce dernier ne tombe pas par terre et l'interdiction, en même temps, de le toucher avec les mains...

 

 L'Asie ne vivant pas hors du monde, de multiples échanges s'y sont ajoutés. Le judo et autres karatés japonais ont conquis la planète. En retour, des pratiques occidentales s'y sont imposées : les Japonais sont friands de golf et, si les Asiatiques connaissent les courses de chevaux depuis des temps immémoriaux et sous de multiples formes, celles du Royal Hong Kong Jockey Club, qui a perdu en 1997 son attribut « Royal » du fait de la rétrocession de la colonie à la Chine, restent marquées par une forte empreinte britannique. L'Asie, surtout, se laisse progressivement gagner par le football. Les cadres singapouriens ou hongkongais se passionnent, par exemple, pour les performances du Manchester United et le Japon, conjointement avec la Corée du Sud, a accueilli la Coupe du monde en 1998. Ses clubs n'échappent d'ailleurs pas à des problèmes de financement et aux scandales avenants.

 

 Cette mondialisation du sport n'éteint pas pour autant les revendications identitaires des nations asiatiques. La Chine, surtout, ne rate pas une occasion de marquer son antériorité, réelle ou supposée : ses dirigeants n'ont-ils pas affirmé, au moment où Tokyo et Séoul organisaient la coupe du monde, ce qui constituait déjà une « première », mais en terrain historiquement adverse, que le football avait en fait été inventé... en Chine ? Un ballon d'époque fut même reconstitué et un match à l'ancienne joué en public. Entre mondialisation, où la place de l'Asie ne cesse de s'affirmer, dans ce domaine comme dans d'autres, et identités nationales, à fleur de peaux dans la zone, une nouvelle « architecture » du sport apparaît cependant sur les bords du Pacifique : une organisation régionale à deux niveaux, qui renforce la conscience régionale et favorise à l'occasion son exaltation régionale.

 

 

Les Asian Games : version asiatique de l'idée olympique

 

 Lancé en 1896 aux Jeux d'Athènes, avec 13 nations et 311 athlètes, le mouvement olympique a longtemps gardé une configuration très européenne. Jusqu'en 1952, les premiers JO sont très majoritairement célébrés sur le Vieux Continent : dix sur douze (ceux de 1916, 1940 et 1944 n'ayant pas été célébrés), les deux autres étant organisées outre-Atlantique (Saint-Louis 1904 et Los Angeles 1932). La base de l'olympisme s'élargit ensuite mais il faut attendre 1964 et les Jeux de Tokyo, puis 1988 et les Jeux de Séoul, vingt-quatre ans plus tard, pour que l'Asie soit concernée : vingt ans encore et les Jeux de Pékin, prévus pour 2008, donneront corps à une véritable mondialisation du mouvement olympique.

 

 Mais, entre-temps, l'Asie post-coloniale s'est organisée. L'idée est partie de l'Union indienne peu après la proclamation de son indépendance : l'heure était aux retrouvailles de l'Asie avec elle-même, à la redécouverte mutuelle et la solidarité entre les nations. Les premiers Jeux asiatiques se tiennent à New Delhi en 1951 entre les représentants de onze nations, dans un cortège de spectacles et de manifestations culturelles dépassant le strict domaine du sport. A l'instar du mouvement olympique, mais comme pour mieux manifester son existence, l'Asian Games Federation (AGF) organise ces Jeux tous les quatre ans, à mi-parcours des Jeux Olympiques proprement dits. L'Olympic council of Asia (OCA), qui lui a succédé en 1982, rassemble aujourd'hui les 43 pays d'une Asie comprise au sens large, du Liban et des États du Golfe arabo-persique jusqu'aux rivages du Pacifique en passant par l'Asie centrale. Le rassemblement peut difficilement être plus consensuel : à finalité ni politique ni économique, l'OCA semble être la seule organisation asiatique qui compte parmi ses membres aussi bien la Chine que Taiwan, la Corée du Sud que celle du Nord - seule Israël est absente, la Palestine faisant elle-même partie de l'organisation.

 

 Il faudrait pourtant s'interroger sur le caractère géopolitique, ou plus simplement politique, du mouvement. Depuis 1951, quatorze Asia Games ont été célébrés, dessinant d'abord une Asie principalement orientale : leur hôte le plus occidental a été en 1974 l'Iran, quelques années avant la révolution islamiste. Cette Asie du sport a aussi longtemps gardé les contours de l'Asie non-communiste : les « neutres » n'ont pas été inactifs, l'Inde dès l'origine et en 1982, ainsi que l'Indonésie de Soekarno en 1962. Mais mis à part ce dernier pays, l'Asie du Sud-Est y participe surtout par ses États les plus anti-communistes : les Philippines accueillent les Jeux en 1954, l'année de la fin de la guerre d'Indochine et du Pacte de Manille, qui va constituer l'OTASE, (organisation du Traité de l'Asie du Sud-Est), sorte d'OTAN asiatique par lequel les États-Unis entendent maintenir la sécurité du « monde libre » dans la zone ; la Thaïlande plus encore, un royaume qui a su échapper à la colonisation européenne et constitue alors un allié sûr pour les États-Unis, n'accueille les Jeux pas moins de quatre fois à Bangkok (1966, 1970, 1978 et 1998). Mais le délitement du communisme et la fin de la confrontation des « blocs » changent la donne : la Chine, toujours officiellement communiste mais engagée depuis plus de dix ans dans une stratégie d'ouverture, accueille les Jeux en 1990. Pour le reste, comme dans le cas du football, le nord-est du continent marque les Jeux asiatiques de sa dynamique : le Japon, présent dès 1951 à New Delhi, est à deux reprises l'organisateur des Jeux, en 1958 (Tokyo) et 1994 (Hiroshima) ; la Corée du Sud également, en 1986 (Séoul) et 2000 (Pusan).

 

 Si la politique n'apparaît ainsi jamais très éloignée du sport, peut-être pour des raisons de financement - le sport coûte cher et les moyens américains peuvent être sollicités - le souci historique et identitaire n'en est pas moins constant. Les organisateurs des 12e Jeux de Hiroshima, en 1994, se référaient à la fois à la bombe atomique et à leur volonté, à travers le sport, de délivrer un message de paix et de solidarité. Ceux des 14e Jeux de Pusan (Corée du Sud) ont fait en sorte que les délégations de la Corée du Nord et de celle du Sud soient confondues, suggérant l'idée d'une seule et même nation, pourtant bien toujours séparée en deux États. D'une façon générale, la revendication « asiatique » s'affirme. A Pusan, des sports nouveaux, authentiquement asiatiques, étaient présents : le sepak takraw, décrit comme une sorte de volley-ball où les joueurs ne doivent pas se servir de leurs mains, dont il a été question plus haut, le wushu, art martial traditionnel chinois déjà présenté en exhibition aux JO de Sydney, ou le kabaddi indien étaient même à l'honneur, renforçant l'idée que ces Olympiades asiatiques servaient, au-delà de la compétition, de vitrine aux disciplines et aux pays asiatiques.

 

 De l'affirmation identitaire à l'idée d'une certaine centralité asiatique, il n'y a qu'un pas : ce continent ne regroupe-t-il pas la moitié de la population mondiale ? Aux Olympiades asiatiques de Pusan, 44 nations étaient représentées - la 44e, le Timor-Oriental nouvellement indépendant, y étant pour la première fois associé - mais aussi près de 7 000 sportifs. C'est plus que le nombre de participants aux JO de Tokyo en 1964 (94 nations, 5 140 athlètes), un peu moins qu'à ceux de Séoul en 1988 (160 nations, 9 421 athlètes). L'idée fut d'ailleurs formulée à Pusan que les Asian Games offraient une formule plus souple que celle des JO, moins strictement règlementée en tout cas, voire plus proche de l'idéal de Coubertin. Chaque pays peut ainsi concourir et envoyer autant d'athlètes qu'il le souhaite - l'équipe de football d'Afghanistan, qui y faisait en 2000 sa rentrée sur la scène sportive mondiale, a perdu 10-0 devant l'Iran et 11-0 devant le Qatar. Mais cette ouverture n'empêche pas l'excellence : douze records mondiaux avaient ainsi été battus aux Jeux asiatiques de Bangkok en 1998.

 

 Un nouvel universalisme asiatique ? En 1951, lorsque les premiers Asian Games ont été organisés à New Delhi, l'idée était notamment d'affirmer sur le plan sportif l'existence de l'Asie. Cinquante ans après, les acteurs de ces nouvelles Olympiades ne cachent plus leurs ambitions : l'Asie n'en est plus à chercher à exister, elle peut aussi montrer l'exemple, comme elle le fait d'une certaine manière dans le domaine économique. Avec une pointe d'humour, le Premier ministre de Malaisie Mahathir ne suggérait-il pas lui-même que les valeurs de l'Europe sont « européennes » alors que les valeurs asiatiques sont « universelles » ?

 

 

Les SEA Games : l'Asie du Sud-Est en Jeux

 

 Si les Jeux asiatiques ne se confondent que de très loin avec une idée régionale à peine ébauchée, tant l'Asie est vaste et multiple, les Jeux de l'Asie du Sud-Est - SEA Games - paraissent plus liés à l'effort récent d'intégration régionale dans cet « angle de l'Asie ». Comme les Asian Games, quoiqu'un peu plus tardivement, les SEA Games sont apparus dans les années 1950, un peu comme un sous-ensemble des premiers. Imaginée dès 1957 par Luang Sukhumnaipradit, alors vice-président du comité olympique thaïlandais, officiellement proposée aux 3e Jeux asiatiques de Tokyo en 1958, une fédération sportive de l'Asie du Sud-Est péninsulaire voit le jour en 1959, sous présidence thaïlandaise, et organise alors à Bangkok ses premiers SEAP (South East Asian Peninsular) Games. Six ans après l'initiative indienne, l'inspiration semblait identique : ce nouvel événement sportif, à l'instar des Jeux asiatiques et des Jeux olympiques, serait de nature à promouvoir la coopération, la connaissance mutuelle et les relations entre pays de la région. Ces premiers SEAP Games de 1959 à Bangkok réunissaient six pays participants : Laos, Malaisie, Birmanie, Singapour, Vietnam et bien sûr Thaïlande.

 

 Le sport peut-il être considéré comme un vecteur de régionalisation en Asie du Sud-Est ? Les SEAP Games ont été imaginés l'année des Traités de Rome et l'ASEAN (Association for South-East Asian Nations) est née dix ans plus tard, en 1967, par la Déclaration de Bangkok - à nouveau la Thaïlande - engageant ses cinq pays signataires à promouvoir la coopération régionale (Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie et Philippines). Mais durant leurs vingt premières années, géographiquement parlant, les SEAP Games ne s'identifiaient pas vraiment au projet de l'ASEAN : outre qu'ils furent à deux reprises organisés à Rangoon (1961 et 1969), la Birmanie ne figurant pas parmi les fondateurs de l'ASEAN, ces Jeux régionaux semblaient d'abord cantonnés au cercle étroit de la Thaïlande et de ses voisins péninsulaires : en plus de Rangoon, donc, ils furent organisés trois fois à Bangkok et une à Kuala Lumpur - plus une également à Singapour. Dans cette période marquée par la guerre du Vietnam, les Six de l'ASEAN semblaient surtout attentifs à une « menace communiste » dans laquelle se mêlaient Chine et Nord-Vietnam.

 

 Le lien entre sport et régionalisation s'affirme dans la période suivante. A la fin du conflit indochinois, les Jeux prirent en effet une dimension clairement régionale : perdant leur attribut péninsulaire, les SEAP Games deviennent les SEA Games lors de leur 9e édition, organisée à Kuala Lumpur en 1977. Ils s'élargirent dès lors aux autres pays fondateurs de l'ASEAN : Indonésie (1979, 1987, 1997), Philippines (1981, 1991), mais aussi toujours Thaïlande (1985, 1995), Malaisie (1977, 1989, 2001) et Singapour (1983, 1993). Même Brunei, devenue indépendante et membre de l'ASEAN en 1984, fut appelée à organiser les Jeux en 1999. Pour aller plus loin, il faudrait sans doute établir une chronologie comparative plus fine de ces rencontres sportives et des moments forts de la construction régionale - Bangkok organise les Jeux en 1967, l'année de la Déclaration de Bangkok fondant l'ASEAN - et interroger les archives sur l'initiative des États ainsi que sur de multiples détails : pourquoi, par exemple, même si cela peut sembler anodin, le Squash, introduit dans les Jeux de l'Asie du Sud-Est en 1991, et y ayant figuré comme discipline à six reprises de façon continue, est exclu des prochains Jeux prévus au Vietnam en décembre 2003 ?

 

 Organisés tous les deux ans depuis 1965, les Jeux de l'Asie du Sud-Est vont donc se réunir au Vietnam pour leur 22e édition. Il faut y voir l'aboutissement logique de l'élargissement de l'ASEAN - le Vietnam y adhère en 1995 - mais aussi, à l'instar de ce qui s'est passé pour les Asian Games, du retour des pays s'affichant toujours communistes dans le jeu régional. Pour un pays comme le Vietnam, la préparation de ces SEA Games constitue ainsi une première et prend des allures de mobilisation nationale : les compétitions se tiendront à Hanoi, dans cinq autres provinces du Nord et à Ho Chi Minh-Ville ; et le ministre en charge du projet, Nguyen Dang Thai, ambitionne la 3e marche du podium pour son pays, nouveau venu comme organisateur mais qui affichera quelque 700 sportifs.

 

 Les SEA Games s'identifient donc de plus en plus à l'ASEAN, seule organisation régionale fonctionnant en Asie du Sud-Est, et qui regroupe dix pays membres. Comme celle-ci aujourd'hui, la fédération sportive de l'Asie du Sud-Est, organisatrice des SEA Games, comporte dix branches nationales : Brunei, Cambodge, Indonésie, Laos, Malaisie, Myanmar (Birmanie), Philippines, Singapour, Thailande et Vietnam - et même onze avec le Timor-Oriental, qui n'est encore que membre observateur de l'ASEAN. Les Jeux participent ainsi à la construction d'une certaine identité régionale, tant il est vrai que, dans cette « région » comme dans les autres, l'intérêt de chacun progresse - ou plutôt régresse - par cercles concentriques. Un commentateur de la 7e chaîne thaïlandaise, Chokechai Kikongjaroen[1], le suggérait lors des Jeux asiatiques de Pusan, en 2000 : « En Thaïlande, les gens s'intéressent d'abord aux SEA Games (Jeux d'Asie du Sud-Est), puis aux Asian Games (Jeux Asiatiques) et enfin seulement aux JO, car il y a peu d'athlètes et nous ne ramenons qu'un nombre limité de médailles »...

 

 De ce rapide inventaire ressort un éclairage complémentaire sur l'Asie « en construction ». Dans la période post-coloniale - l'idée est partie d'Inde dès les premières années de l'indépendance -, plusieurs nations asiatiques, non communistes, ont voulu affirmer leur existence dans un domaine « a-politique » s'il en est : le sport de haut niveau. Au-delà de l'Inde, cette idée a été plus particulièrement portée par deux pays, eux-mêmes au nationalisme connu : le Japon, sur le mode agressif que l'on sait dans les années 1940, et la Thaïlande, qui a d'ailleurs toujours été plus ou moins liée à l'empire du Soleil Levant.

 

 Les Asian Games (Jeux asiatiques) existent depuis plus de cinquante ans. Conçus sur la base de la définition la plus large de l'Asie, ils touchent surtout l'Asie orientale, en cohérence avec les réalités économiques qui font de cette zone l'une des plus dynamiques de la planète. D'une certaine manière, les Jeux asiatiques pourraient préfigurer ce qu'une « Union asiatique » pourrait être, mais celle-ci ne semble pas envisageable dans un avenir proche. Par contre, les SEA Games sont clairement devenus le décalque sportif de la seule organisation régionale fonctionnant en Asie, l'ASEAN. Les Asiatiques ambitionnent aujourd'hui d'exister d'abord par eux-mêmes : la dynamique transnationale des fédérations sportives rend cet objectif réalisable. Peut-être, compte tenu du poids de leur population et de leurs économies, rêvent-ils aussi d'occuper une place centrale sur la scène mondiale. En attendant, l'Olympisme et l'« asiatisme » se rejoindront en 2008, lorsque les Jeux Olympiques seront célébrés à Pékin, capitale d'une Chine qui réaffirme de plus en plus sa centralité dans la zone[2].

 



[1]     Cité par Le Monde des 13-14 octobre 2000

[2] Sources : presse internationale (Le Monde) et asiatique - nationale et régionale (notamment Far Eastern Economic Rewiew de Hong Kong) ; sites internet des Jeux Olympiques, des Asian Games et des SEA Games