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Helena Jourdan, Du "mirage russe" à la Russie de Custine.

Du "mirage russe" à la Russie de Custine.

 

Bulletin n° 14, automne 2002

 

 

 

 

Helena Jourdan

 

L'image de la Russie en France est un thème qui a su passionner un grand nombre de chercheurs. Pourtant, peu d'entre eux se sont intéressés à la période allant de 1789 à 1830. Certains travaux la couvrent en partie: celui de Charles Corbet englobe tout le XIXe siècle[1], Michel Fridieff a consacré un article aux années de la Restauration[2]. Or, c'est pendant ces quelque quarante ans que se préparent des changements importants dans la perception de la nation russe et de sa place en Europe.

 A la fin du XVIIe siècle, comme le démontre Marie-Louise Pelus[3], la Russie est exclue de l'espace considéré comme européen: lointaine et ne représentant aucun danger militaire, opposée à la France par le servage et la religion orthodoxe. C'est avec l'arrivée de Pierre Ier au pouvoir en 1689[4] et ses succès dans la guerre du Nord que l'Europe commence à prendre conscience de la montée en puissance de la Russie. La personnalité hors du commun du tsar et sa politique intérieure audacieuse, exploitées par Voltaire[5], contribuent à la construction du «mirage russe», terme qui fut proposé par Albert Lortholary[6] et auquel nous nous référerons par la suite dans notre travail. Ce concept représente la Russie comme un pays qui sort du néant par la volonté d'un tsar, rejette son passé asiatique et intègre le rang des nations chrétiennes européennes. A la veille de la Révolution française, le mirage russe domine dans l'imaginaire français.

  A la fin de la période, la situation est tout autre, comme en témoignent les mémoires du marquis de Custine[7]. Dans son article, Michel Cadot[8] évoque le succès et l'impact considérable de cet ouvrage sur l'opinion publique française. Or, l'image qu'il donne de la Russie se trouve à l'opposé du mirage russe: plus de cent ans après la mort de Pierre Ier, le pays serait toujours barbare et le peuple ignorant.

 Ce constat permet de penser que certains événements entre 1789 et 1830 contribuèrent à créer en France un climat favorable à une remise en cause définitive de la vision voltairienne. Le contexte politique n'y fut probablement pas étranger. La Révolution française provoqua l'établissement en Russie de nombreux Français devenant des vecteurs potentiels de diffusion d'images. Par ailleurs, à partir de 1799, la France combattit pour la première fois de son histoire les troupes du tsar; la campagne de 1812-1814 constitua un nouveau pas dans la rencontre des deux peuples. La Russie, avec l'Angleterre, affirma sa prépondérance en Europe; la France était alors consciente du danger venant de l'Est, mais aussi de l'utilité de la Russie en tant qu'allié politique. Pour une monarchie rétablie, il était rassurant de s'appuyer sur l'autocratie inébranlable des tsars. L'avènement de Nicolas Ier en 1825, puis le soulèvement de la noblesse libérale russe furent considérés avec intérêt mais aussi inquiétude.

 La politique seule ne saurait expliquer les changements constatés, d'où notre intérêt pour l'aspect culturel. Quels furent donc les acteurs et les mécanismes de la modification de l'image de la Russie? Ensuite, y eut-il en France et en Russie une volonté politique de contrôler cette image, et si oui, dans quel but et par quels moyens ce contrôle s'effectua-t-il? Enfin, la France eut-elle alors une meilleure connaissance des réalités russes?

 Afin d'aborder chacun de ces aspects, des sources variées en langue française seront utilisées. Nous ne mentionnons ici que les plus essentielles. Un premier corpus sera constitué de sources ayant eu une large diffusion pendant la période étudiée. Les publications historiques, sociologiques et géographiques antérieures ou contemporaines sont les témoins de l'état des connaissances sur la Russie. Divers périodiques et un large spectre d'ouvrages politiques rendent compte des enjeux du moment et des polémiques existantes. La littérature de fiction nous intéressera en tant que reflet des stéréotypes présents dans la société française. Quant à l'espace culturel russe, il pourra être appréhendé à travers les traductions d'auteurs russes. Les productions écrites seront complétées par des documents iconographiques, notamment artistiques. Les sources n'ayant connu aucune diffusion constituent un deuxième groupe. Leur contenu éclaire la stratégie du pouvoir en place, et une grande partie d'entre elles sera puisée dans les archives du ministère des Affaires étrangères.

 Les sources seront soumises à une analyse critique incluant plusieurs paramètres. Pour celles du premier corpus, les aspects qualitatif (type de diffusion, champ d'intervention) et quantitatif (rééditions, tirage) ne pourront être négligés pour mesurer leur impact sur l'opinion. L'étude des motivations des auteurs (contribution scientifique, participation à une polémique, but lucratif, etc.), ainsi que leurs sources d'informations sur la Russie permettront de mieux apprécier le rôle de chacun d'entre eux dans la construction de l'image. Néanmoins, il faudra tenir compte de la nécessaire distinction entre l'émission d'une idée et sa réception par le lecteur.

  

L'évanouissement du «mirage russe». A travers l'étude d'œuvres littéraires à sujet russe en France, entre 1789 et 1831

 Les sources de l'étude présentée ci-dessous constituent un corpus de 53 pièces de théâtre et de 28 romans et nouvelles à sujet russe, représentées ou édités essentiellement pendant la période considérée. L'intérêt particulier que nous portons à ces types de production littéraire s'explique par leur large diffusion et donc leur accessibilité au public le plus varié. De plus, les auteurs de ces œuvres se trouvaient dans la logique d'une recherche de succès commercial, ce qui les rendait tributaires des sentiments anti- ou pro-russes du moment étroitement liés à l'actualité, mais les obligeait également à exploiter des stéréotypes plus durables, hors du contexte purement politique.

 Les objectifs de cette étude étaient multiples. Il s'agissait tout d'abord de mesurer l'impact du «mirage russe» et sa vitalité, à travers les images de Pierre Ier et de Catherine II qui en sont les témoins essentiels, et notamment de rechercher une évolution dans la vision des Russes en tant que nation. Nous nous sommes proposé ensuite de repérer les dates charnières de cette évolution et d'en définir les causes éventuelles, afin de déterminer dans quelle mesure elle est liée à l'approfondissement des connaissances sur les réalités russes et/ou aux aléas du contexte international.

 Un premier coup d'œil sur la répartition chronologique de cette production littéraire permet de dresser quelques observations générales. La quasi-absence d'ouvrages consacrés à la Russie dans les premières années de la période témoigne du peu d'intérêt du grand public envers les réalités russes, car la France doit alors faire face à une première coalition dont le pays de Catherine II ne fait pas partie. Tout change avec l'entrée de la Russie dans la seconde coalition sur l'initiative de son fils Paul Ier. L'envoi de l'armée de Souvorov et ses victoires en Italie placent en 1799 la France devant une menace réelle d'invasion russe, en faisant oublier l'éloignement géographique naguère rassurant de cet empire. C'est donc à partir de 1800 que l'on peut constater, à travers un nombre croissant d'ouvrages, l'apparition d'un intérêt stable envers la Russie avec un pic en 1808, peu après la signature de la paix de Tilsit entre Napoléon et Alexandre Ier.

  

L'influence du mirage russe

 L'image de Pierre Ier est placée au centre du mirage russe. En attribuant au tsar le titre de «grand», Voltaire fit de lui un personnage mythique qui réussit à sortir son peuple de la barbarie et à en faire une nation civilisée et puissante en imitant le modèle européen. Tout en admettant le caractère brutal de ses réformes, Voltaire les déclara efficaces et le peuple, reconnaissant et conscient des progrès accomplis. Mais, monarque de génie, ce fut aussi un homme cruel: en effet, le triste sort des Streltsy et celui du prince Alexis étaient connus ainsi que la participation personnelle de Pierre à certaines exécutions.

 Cette image resta très puissante pendant un demi-siècle, malgré la publication de quelques ouvrages assez sceptiques sur les résultats des réformes[9]. Sa vitalité était en partie due à la notoriété de Voltaire. Mais elle séduisit aussi par son caractère merveilleux et par tout ce qu'elle contenait de flatteur pour la nation française. On trouve en effet tout au long de la période considérée, le souvenir de l'admiration que le monarque portait à la France, ainsi que de sa visite à Paris en 1717[10]. De plus, la biographie de Pierre Ier passionna un public avide d'histoires extraordinaires: un tsar quittant le luxe pour être charpentier[11] ou épousant une prisonnière de guerre d'origine obscure[12].

 L'image du tsar subit une timide évolution pendant la période considérée. Elle concerne d'abord Pierre en tant que souverain: les auteurs soulignent l'impopularité de sa politique intérieure et la résistance obstinée des Russes - le peuple, l'élite et l'Église - à celui qui veut les civiliser de force[13]. Ainsi Pierre aurait-il fait le bonheur de ses sujets malgré eux. L'exposition au grand jour de la cruauté du tsar l'attaqua en tant qu'homme. De nombreux ouvrages le montrèrent face à une révolte, mais si d'abord la complaisance poussa les auteurs à aller contre la vérité historique et à nier la mise à mort des coupables[14], le tsar finit avec une hache brandie à bout de bras comme attribut[15]. Néanmoins, en dehors de ces deux éléments, l'image du tsar resta dans les limites du «mirage», ce qui nous permet de parler de sa pérennité.

 Le règne de Catherine II se déroulant en partie durant la période, son image initialement touchée par le mirage russe ne put résister longtemps aux épreuves de la réalité. A son arrivée au pouvoir en 1762, mal vue en Europe, elle dut recourir à une propagande acharnée pour séduire la France. Voltaire tenta de faire d'elle une législatrice «philosophe», digne successeur de Pierre le Grand. Mais si l'admiration que le tsar Pierre portait à la France fut perçue comme sincère et flattant l'orgueil national, Catherine eut rapidement la réputation d'une politicienne habile ne cherchant à séduire les Européens que pour mieux les manipuler. La déception que provoqua en France la seconde moitié de son règne, sa politique expansionniste, les témoignages des voyageurs, et enfin son attitude vis-à-vis de la Révolution française brisèrent le mythe voltairien. Jusqu'en 1831, Catherine II ne fut mentionnée que pour rappeler l'aspect immoral de son pouvoir, avec l'assassinat de Pierre III et le favoritisme[16], ou encore le «joug» subi par la Pologne[17]. Quelques qualités lui furent certes reconnues, mais toujours au second plan; quant à la superficialité de ses réformes, les auteurs préférèrent se taire, pour ne pas avoir à s'interroger sur la réalité et la profondeur du succès de celles de Pierre le Grand.

  

La Russie est-elle mieux connue?

 Avant le début de la campagne de Russie, l'espace géographique russe reste peu familier aux Français. Si l'on considère la partie européenne du pays, l'action des romans et des pièces se déroule essentiellement à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Il fallut attendre 1812 pour que des villes comme Vilna et Smolensk soient connues de tous[18] ; le lecteur intéressé découvrit ensuite Viazma, Rostov, Tver, Vladimir, Astrakhan[19]... Quant à la partie asiatique de la Russie, la connaissance de cette région est due à l'attrait du public français pour le thème de l'exil en Sibérie[20], né au XVIIIe siècle avec la disgrâce de Menchikof.

 Dans le domaine historique, les références d'ordre militaire demeurèrent pendant longtemps les plus sûres - la guerre du Nord[21], la lutte contre les Turcs pour l'accès à la mer Noire[22], la conquête de la Pologne, - d'autant plus qu'elles renvoyaient à Pierre et Catherine déjà bien familiers des lecteurs. Mais les autres tsars du XVIIIe siècle - Anna Ivanovna, Elisabeth Iere, Pierre III - ou même le «sanguinaire» Ivan IV[23] ne furent que rarement mentionnés. Même Alexandre Ier, tsar contemporain et populaire par son libéralisme, ne put dépasser les limites d'un personnage dont l'unique fonction consistait à gracier les innocents[24].

 Quant au peuple russe, son image resta pendant longtemps indissociable de celle des souverains, tout particulièrement Pierre Ier, et hérita de tous les stéréotypes antérieurs. L'existence du servage, cette forme de dépendance liant les paysans aux propriétaires terriens, était connue depuis le XVIIe siècle, mais fut abusivement assimilée à l'esclavage, terme utilisé même au-delà de 1831.Avant les réformes de Pierre, la nation russe était censée être plongée dans l'ignorance, l'idolâtrie et l'alcoolisme et habituée à la soumission puisque dirigée depuis des siècles par des souverains despotes. Malgré la pérennité de l'image du tsar réformateur, ce passé ne fut jamais oublié. On continua donc à dépeindre les Russes comme de simples instruments dans les mains des décideurs, qu'ils fussent dociles ou résistant aux réformes. Presque jamais l'attention des auteurs ne se portait sur la vie du peuple, et leurs personnages étaient majoritairement princes, courtisans ou officiers.

 Même la campagne de Russie ne permit pas de réelle évolution. De rares auteurs parlèrent du servage et non plus de l'esclavage[25], ou créèrent des personnages issus des couches populaires[26] ; une fois l'humiliation de 1814 atténuée, certains purent reconnaître chez les Russes un sens aigu du patriotisme[27], ainsi que l'hospitalité et une remarquable tolérance religieuse et ethnique[28]. L'inertie des stéréotypes liés au peuple est très visible sur l'exemple des Cosaques. Ce groupe socio-ethnique dont les régiments étaient intégrés dans l'armée russe se fit connaître dès 1799, frappa par son caractère guerrier et fut vite haï. On représenta les Cosaques en tant qu'hommes violents, notamment avec les femmes, comme pilleurs en quête de butin facile, laids et souvent saouls[29]. Cette image traversa tout le XIXe siècle malgré deux événements qui auraient pu permettre sa remise en cause: l'entrée triomphale de l'armée du tsar à Paris et la traduction en 1818 de Mazeppa de Byron.

  Hormis les Cosaques, certains auteurs citent également les noms de différents peuples absorbés par l'empire des tsars - Samoyèdes, Kamtchadales, Kirghizes, etc., - mais le plus souvent pour leur exotisme et sans donner de description détaillée; des confusions entre Bachkirs, Kalmouks et même Cosaques sont très fréquentes[30]. La prise de conscience du caractère multiethnique de la nation russe reste donc très superficielle pendant la période, malgré quelques exceptions comme Xavier de Maistre[31].

  

Une nouvelle tendance

  Dans les années 1820, avec la parution de l'Histoire de Karamzine[32] et d'autres œuvres d'écrivains russes[33] traduites en français commence la diffusion de la culture russe en France. Ainsi la perception de la Russie sortit-elle enfin d'un contexte purement politique. Si dans le cadre du mirage russe, cette culture était soit inexistante, soit imitée de celle de l'Occident, le public français put enfin faire un premier pas vers la découverte d'une littérature originale et riche, tournée vers les réalités propres à la Russie.

 Cette ouverture eut des répercussions directes sur l'image du peuple russe. Le thème du servage fut approfondi et devint la problématique principale de certains ouvrages. On découvrit le fonctionnement de cet ordre social: dépendance économique et individuelle, despotisme des intendants, le knout comme le symbole par excellence du système[34]. Les auteurs commencèrent à s'intéresser aux serfs dans leur dignité humaine et aux différentes attitudes possibles envers le servage[35]. Après les boyards, apparurent les moujiks.

 Certains auteurs remirent en cause le principe d'une accession à la civilisation basée sur l'imitation de l'étranger. Les uns parlèrent de la «fierté d'être Russe»[36] incomprise par Pierre Ier, les autres remarquèrent le caractère superficiel de ses réformes chez le peuple[37], mais aussi chez l'élite. On vit apparaître un personnage d'un type nouveau: un riche Russe cultivé, adepte des mœurs occidentales, mais dont les passions violentes trahissent sa nature barbare et plus orientale qu'européenne[38]. Les regards se tournèrent alors timidement vers les époques antérieures à Pierre Ier, comme celle de Boris Godounov[39], pour y trouver une nation russe encore authentique. L'histoire récente fut elle aussi revue et dès 1831, Catherine II devint un personnage complexe d'une grande intensité dramatique[40].

 L'étude effectuée montre l'inertie des images et leur relative indépendance vis-à-vis du contexte politique. En effet, si celui-ci permet une prise de contact et peut provoquer un intérêt mutuel plus ou moins durable entre les nations, il ne leur donne pas les moyens pour se comprendre. Pour faire avancer les représentations nationales, l'actualité doit s'appuyer sur des connaissances largement diffusées. Dans le cas présent, le point de vue militaire l'emporta sur tous les autres, même en temps de paix, car les informations historiques, géographiques et sociologiques n'étaient pas suffisantes pour aller au-delà de cette vision.

 La méconnaissance de la langue et de la culture russes constituait un handicap important. L'idée selon laquelle la civilisation russe était basée sur l'imitation de l'Occident lui ôta tout son intérêt. Pâle reflet de la culture française, elle semblait incapable de lui apporter un enrichissement quelconque. Seule la remise en cause de ce principe aurait pu créer en France un terrain favorable pour la découverte et la reconnaissance d'une nouvelle culture. Or, lorsque la diffusion de celle-ci commença dans les années 1820, cette remise en cause était à peine ébauchée, ce qui ralentit sa réception. Il faudra attendre la fin du XIXe siècle pour qu'elle puisse surmonter les préjugés ravivés par Custine et pour qu'elle soit reconnue en tant que phénomène original et appartenant à l'espace européen.

 

 

 



[1]     Corbet (C.), A l'ère des nationalismes. L'opinion française face à l'inconnu russe (1799-1894), Paris, Didier, 1967.

[2]     Fridieff (M.), L'Empire russe vu par les hommes de la Restauration, Revue internationale d'Histoire politique et constitutionnelle, n°22, avril-juin 1956.

[3]     Pelus (M.-L.), Un des aspects de la naissance d'une conscience européenne: la Russie vue d'Europe occidentale au XVIe siècle, in La conscience européenne aux XVe et XVIe siècles, Paris, École normale supérieure de Jeunes Filles, Collection de l'École normale supérieure de Jeunes Filles, n°22, 1988.

[4]     Date correspondant à l'écrasement de l'insurrection des Streltsy et à partir de laquelle Pierre Ier, âgé alors de 17 ans, commença à gouverner seul; officiellement, il partagea le pouvoir avec son demi-frère Ivan V jusqu'en 1698.

[5]     Voltaire, L'Histoire de l'Empire de Russie sous Pierre le Grand, Genève, Gramer, 1759-1763, 2 vol.

[6]     Lortholary (A.), Les philosophes du XVIIIe siècle et la Russie: le mirage russe en France au XVIIIe siècle, Paris, Boivin et Cie, 1951.

[7]     Custine (A, Mis de), La Russie en 1839, , Paris, Amyot, 4 vol., 1843, 2e éd.

[8]     Cadot (M.), L'image de la Russie dans la vie intellectuelle française (1839-1856), Paris, Fayard, 1967.

[9]     Lévesque (P.-C.), Histoire de la Russie et des principales nations de l'Empire russe, Verdun, 1782-1783,8 vol.; Le Clerc (N.-G.), Histoire physique, morale, civile et politique de la Russie ancienne et moderne, Paris, Froullé, et Versailles, Blaizot, 1783-1784, 5 vol.

[10]    Duval (A.), Le Menuisier de Livonie, ou Les illustres voyageurs, comédie en 3 actes en prose, Paris, Nouzou, 1813 (représ. en 1805).

[11]    Bouilly (J.-N.), Pierre le Grand, comédie en 4 actes et en prose, Tours, Legier, 1790; Mélesville (A.-H.-J., pseud. De Duveyrier), Boirie (E. C. de) et Merle (J.-T.), Le Bourgmestre de Sardam, ou les deux Pierre, vaudeville en 2 actes, in Chefs-d'œuvre du répertoire des mélodrames joués à différents théâtres, Paris, Veuve Dabo, 1824, t. 12 (représ. en 1818).

[12]    Bouilly (J.-N.), op. cit.; Dartois (A.) et Masson (A.-M.-B.), La Czarine, épisode de l'histoire de Russie en 1 acte, Paris, Barba, 1830 (représ. en 1829).

[13]    Carrion-Nizas (M.-H., Mis de), Pierre le Grand, tragédie en 5 actes, Paris, Baudouin, 1804 - an XII.

[14]    Duperche (J.J.M.) et Bilderbeck (L.B.F. von, pseud. Louis), Les Strélitz, mélodrame en 3 actes, Paris, Barba, 1808; Barthélemy-Hadot (M.-A.), Pierre le Grand et les Strélitz, ou la Forteresse de la Moskowa, Paris, Lecointe et Durey, 1820, 3 vol.

[15]    Mélesville (A.-H.-J., pseud. De Duveyrier), Boirie (E. C. de) et Merle (J.-T.), op. cit.; Saint-Hippolyte (Auger, H.-N.-J.), Ivan VI, ou la Forteresse de Schlusselbourg, , Paris, Marc, 1825, 3 vol.

[16]    Salverte (A.-J.-E. Baconnière de, pseud. Louis Randol), Phédosie, tragédie en 5 actes, Paris, Delaunay et Colas, 1813 (représ. en 1808).

[17]    Duval (A.), Beniowski, ou Les exilés du Kamstchatka, opéra-comique en 3 actes, in Oeuvres complètes, Paris, Barba et Chesseriau, 1822-1823, t. 3 (représ. en 1800); Lamontagne (J.), Les Polonais, tragédie en 5 actes et en vers, Paris, Lecouvreur et Barba, 1813,2eéd. (représ. en 1801).

[18]    Bourgoing (P. de), Le prisonnier en Russie, Paris, Maradan, 1815; Legrand Boursault (J.), La Fille de l'émigré, épisode de 1815, Paris, A. Imbert, 1825, 2e éd., 3vol.

[19]    Barthélemy-Hadot (M.-A.), Les Ducs de Moscovie, ou le Jeune Ambassadeur, Paris, Poulet, Pigoreau, Delaunay, Eymery, 1814, 5 vol.

[20]    Ducis (J.-F.),Féodor et Wladimir, ou La Famille de Sibérie, tragédie, in Oeuvres posthumes, précédées d'une notice sur sa vie et ses écrits, par M.Champenon, Paris, Neveu, 1826 (représ. en l'an IX); Cottin (S. R. de), Elisabeth, ou les Exilés de Sibérie, Paris, Giguet et Michaud, 1806, 2 vol.; Hapdé (J.-B.-A., pseud. Augustin), Floreska, ou les Déserts de la Sibérie, tableaux en 3 actions et à grand spectacle, Paris, Barba, 1812.

[21]    Dupetit-Méré (F., pseud. Frédéric) et Boirie (E. C. de), La Bataille de Pultawa, mélodrame historique en 3 actes, Paris, Barban, 1808; Saint-Georges (H. de), Pierre et Catherine, opéra-comique en 1 acte, Paris, Barba, 1829.

[22]    Saint-Ouen (L. B. de), Délia, nouvelle russe, Paris, A. Dupont, 1827.

[23]    Barthélemy-Hadot (M.-A.), Anne de Russie et Catherine d'Autriche, ou les Chevaliers de l'ordre teutonique et la mère écuyer, Paris, Pigoreau, 1813, 3 vol.

[24]    Cottin (S. R. de), op. cit.; Anonyme, Eugène et Zaliska, ou les Aventures d'un officier français en Russie, Paris, Boulland, 1825, 2 vol.

[25]    Ménagault de Gentilly (pseud. Maugenet), Jéniska, ou l'Orpheline russe, Paris, Bechet, 1813, 2 vol.; Beaufort d'Hautpoul (A.-M., Ctesse de), Les Habitans de l'Ukraine, ou Alexis et Constantin, Paris, François Louis, 1820, 3 vol.

[26]    Gilbert de Pixérécourt (R.-C., pseud. Charles), La Fille de l'exilé, ou Huit mois en deux heures, mélodrame historique en 3 parties, tiré du roman de Mme Cottin, Paris, Barba, 1819; Roland (A.), Alexandra, ou la Chaumière russe, nouvelle éd. revue et corrigée, Evreux, D'Ancelle - Paris, Vve Renard, 1824, 4 vol.

[27]    Mélesville (A.-H.-J., pseud. De Duveyrier) et Carmouche, L'Espionne russe, épisode de 1812, comédie-vaudeville en 3 actes, Paris, Bezou, 1829.

[28]    Daminois (A. H.), Mareska et Oscar, par l'auteur d'Alfred et Zaïda, Paris, A. Marc, 1823, 4 vol.

[29]    Dupetit-Méré (F., pseud. Frédéric), Soubakoff, ou la Révolte des Cosaques, Paris, Barba, 1810; Ducloz (Mme), Les Epoux malheureux, ou le Voyage à Moscou, par Mme Ducloz, Paris, chez l'auteur, 1826, 2 vol.

[30]    Cuvelier de Trie (J.-G.-A.) et Boirie (E. C. de), Stanislas Lesczinski, ou le Siège de Dantzick, mélodrame en 3 actes, Paris, Barba, 1811; Choiseul-Gouffier (Mme de), Vladislas Jagellon et Hedwige, ou la Réunion de la Lituanie et de la Pologne, nouvelle historique, Paris, Gosselin, 1824, 2 vol.

[31]    Maistre (X. de), Les prisonniers du Caucase et La Jeune Sibérienne, Paris, Dondey-Dupré père et Ponthieu, 1825.

[32]    Karamzine (N. M.), Histoire de l'Empire de Russie, Paris, Belin, 1819-1826, 9 vol.

[33]    Chefs-d'œuvre du théâtre russe, in Chefs-d'œuvre des théâtres étrangers, Paris, Ladvocat, 1823,t. 24; Dupré de Saint-Maur (P.J. E.), Anthologie russe, suivie de poésies originales, Paris, C.-J.Trouvé, 1823; Ferry de Pigny et Haquin (J.), Les Conteurs russes, ou Nouvelles, contes et traditions russes, Paris, Gosselin, 1823, 2 vol.

[34]    Vial (J.-B.-C.) et Dupont (P., pseud. Paulin), Danilowa, opéra-comique en 3 actes, Paris, Barba, 1830.

[35]    Ancelot (F.), Olga, ou l'Orpheline moscovite, tragédie en 5 actes et en vers, Paris, Bréauté, 1828.

[36]    Saint-Hippolyte (Auger H.-N.-J.), op. cit.

[37]    Dartois (A.) et Masson (A.-M.-B.), op. cit

[38] Scribe (E.), Devilleneuve (Vallon de Villeneuve) et Desvergers (A. Chapeau), Yelva, ou l'Orpheline russe, vaudeville en 2 parties, Paris, Dubuisson, s.d. (représ. en 1828); Mazères, Chacun de son côté, comédie en 3 actes et en prose, in La France dramatique du XIXe siècle, Paris, Barba, Delloye et Bezou, 1838 (représ. en 1828); Vial (J.-B.-C.) et Dupont (P., pseud. Paulin), op. cit.

[39] Halévy (L.), Le Czar Démétrius, tragédie en 5 actes, Paris, J.Lefebvre et Cie, 1829.

[40] Ancelot (F.), Le Favori, ou La cour de Catherine II, comédie en 3actes, mêlée de couplets, Paris, Barba, 1831; Théodore (N.) et Simmonin, Catherine II, ou l'Impératrice et le Cosaque, pièce en deux actes, Paris, Quoy, 1831; Arnould (A.), Catherine II, comédie en 3actes et en prose, Paris, Barba, 1831.