Évènement

Dans les coulisses des TroPikantes

Près de 1 000 visiteurs étaient présents fin septembre pour la deuxième édition des TroPikantes, le festival culturel et critique organisé par les étudiants de l’IEDES.
Les Tropikantes 2018 © Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne

Cette année, les thèmes de la paix et du développement ont été mis à l’honneur dans une ambiance résolument décontractée et dans le cadre bucolique du Jardin d’agronomie tropicale de Paris. Retour sur les coulisses de l’événement avec les étudiantes qui l’ont organisé.

Une énergie qui rassemble

Les TroPikantes, c’est une journée de débats, de rencontres, de musique et de partage. L’originalité de ce festival ? L’équipe organisatrice est composée uniquement d’étudiants de master de l’Institut d’étude du Développement économique et social (IEDES). Une expérience enrichissante que décrivent Naïma et Marilène, deux étudiantes membres du pôle Coordination de l’événement : « Nous avons pu mettre en pratique des outils développés en cours, notamment en termes de gestion de projet. C'est une expérience professionnelle hors norme, d'avoir pu, du haut de nos 23 ans, être totalement indépendantes sur la manière de gérer un budget et une équipe... Cela demande beaucoup d'organisation et d'autonomie. Cela nous a aussi permis de travailler avec l'équipe administrative, nos professeurs et d'autres interlocuteurs à l'université. Nous avons pu découvrir un peu la face cachée que beaucoup d'élèves ne voient pas et réaliser que nous étions très soutenues ! ».

Au-delà de ce que les TroPikantes leur ont apporté dans leur parcours universitaire et professionnel, les étudiantes mettent en avant la convivialité de l’événement : « La semaine de préparation précédent le festival a été incroyable ; toute l'équipe était présente avec des personnes très actives, une énergie rassembleuse géniale. Nous étions tellement heureux de travailler sur ce projet ensemble et de le présenter aux participants ! »

Une réflexion « pikante »

Chaque année, le festival décline une thématique. Pour 2018, les TroPikantes avaient mis l’accent sur la paix et le développement. Pourquoi ce thème ? Margaux, membre de l’équipe de la programmation scientifique et culturelle, aux côtés d’une dizaine d’autres étudiants, explique : « Quand on a remarqué que le festival se tenait le même jour que la Journée internationale de la paix, le thème s’est imposé de lui-même. Finalement, ça a été très porteur et nous a permis de poursuivre le but du festival : aborder un sujet de manière "pikante" et critique. » Une fois la thématique définie, l’équipe a dégagé les grandes problématiques qu’elle souhaitait aborder et a fait appel aux associations et agences de développement présentes sur le campus. Margaux reconnait que « cela a été un vrai défi de formuler des problématiques "pikantes". C’est probablement ce qui était le plus intéressant : réfléchir différemment sur ces questions. »

Tropikantes 2018

Un événement accessible à tous

En plus de proposer une réflexion critique, l’équipe des TroPikantes met un point d’honneur à offrir une programmation accessible à tous : « Nous tenions d’une part à proposer des formats plus interactifs pour casser la forme des conférences classiques, très magistrales. D’autre part, nous souhaitions aborder des sujets divers et accessibles à tous, que l’on ait des connaissances ou non sur l’objet de l’intervention. Nous avons demandé à chacun des intervenants de prendre cela en compte », explique Margaux. Outre l’aspect scientifique, il ne faut pas oublier l’aspect culturel avec les concerts, bien sûr, mais aussi les visites du jardin ou encore l’atelier sur la paix intérieure à travers une initiation à la méditation.
L’enthousiasme est partagé autant du côté de l’équipe de coordination que celle de la programmation scientifique. L’an prochain, les nouveaux étudiants de master de l’IEDES reprendront le flambeau en préservant l’identité du festival et ses valeurs avec… un nouvel objectif : organiser le festival sur deux jours !

► Retrouvez l'album photos de l'évènement sur la page facebook de l'université

Crédits photos :  Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne