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NoSoPhi - Normes, Sociétés, Philosophie

 

Responsable scientifique : Emmanuel Picavet

Site dédié

 

NoSoPhi est né du désir éprouvé par un groupe de chercheurs, pour la plupart en poste à Paris 1, de soumettre à l'épreuve d'une élaboration et d'une discussion collectives les convictions théoriques, les certitudes plus ou moins soutenues par une couche d'évidences indiscutées qui peuvent être les leurs en raison d'une histoire singulière. L'entreprise, qui n'est pas simplement rhapsodique, repose sur un certain nombre de convictions communes, et d'abord sur celle de l'existence d'un champ relativement autonome (autonome à l'égard aussi bien des autres secteurs de la réflexion philosophique que des sciences ou des disciplines censées couvrir ce champ) de questions practico-normatives susceptibles de recevoir des réponses argumentées vérifiables ou falsifiables. On admettra donc que le champ des évaluations pratiques n'est pas simplement organisé par des « valeurs » insondables ou par des « évidences » dont il ne serait pas possible de rendre compte ; ou, du moins, que de telles valeurs et de telles évidences supposent, pour n'être pas simplement « efficaces », un travail d'explicitation qui incombe précisément à la philosophie. Que les questions pratiques soient, elles aussi, susceptibles de vérité (quelle que soit, au demeurant, la modalité spécifique de ce type de « vérité ») : tel est notre credo minimum.

 

Il se comprend de soi qu'une telle approche des questions pratiques impose que l'on travaille à surmonter les clivages entre traditions nationales (l'Allemagne contre la France, la France contre les Anglo-Saxons...) et, ce qui revient parfois au même, entre courants philosophiques (« analytique » contre « continentaux », par exemple). Le but serait de mener des recherches qui soient sans doute ancrées dans l'histoire (car il n'est pas de problème qui ne naisse, fût-ce de façon rétive, d'une ou de plusieurs histoires), mais qui soient résolument ordonnées à un « souci du présent », et attentives à tout ce qui s'est fait et se fait, d'où qu'il vienne. Il ne s'agit pas de professer une sorte d'éclectisme ; mais la diversité des trajectoires des membres de l'équipe, la conviction aussi de ce qu'un dialogue serré et sans concession entre des modes de penser que l'on pousse d'ordinaire à s'ignorer peut être conceptuellement fécond, militent en faveur d'un pluralisme théorique qui, de fait, s'impose déjà largement dans la recherche vivante. En raison des intérêts et des compétences de certains de ses membres, on ne s'interdira pas de déborder le champ de la « philosophie pratique » (de quelque manière que celle-ci soit comprise) en direction de la philosophie de la connaissance et de la philosophie « première » qui, au moins pour certains courants de pensée, constitue l'horizon nécessaire ou le fondement de la première.