Créé en 2016, l’atelier Montage d’archives est né d’une volonté d’expérimenter de nouvelles passerelles entre recherche et création cinématographique.

Cette troisième édition présente 10 courts-métrages, réalisés à partir de fonds d’archives de l’ECPAD, de l’INA et de la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain.
Leurs auteurs ont mené un travail de recherche dans le cadre du master 2 Histoire du cinéma. Ils ont pensé l’écriture de l’histoire à partir de leur expérience d’écriture et de montage. Ils ont ainsi exploré les voies de la création qui animent chercheurs et artistes.

  • Il fallait être là, de Naïde Lancieaux
    10 min, archives de la Cinémathèque des Pays de Savoie et de l’Ain.
    Depuis les débuts du cinéma, les opérateurs et cinéastes, qu’ils soient amateurs ou professionnels, ont documenté leurs voyages en filmant les lieux traversés. John Kinsmen, cinéaste amateur, a voyagé dans le monde entier entre 1930 et 1970.
    Ce film tente de se réapproprier ses images : que nous disent-elles du regard que nous portons sur l’ailleurs à travers notre objectif ?
     
  • Fidel, comme deux frères, d’ève Arnaud
    18 min, archives de l’INA, Fonds ICAIC (Institut cubain des arts et de l’industrie cinématographiques) et archives de l’ECPAD.
    En 1962, le développement du régime castriste va transformer le destin de Maria, médecin de formation. Cette date concorde avec un évènement important, que les opérateurs de l’institut cubain du cinéma - l’ICAIC - vont suivre de près, en Algérie.
     
  • Les remplaçantes, de Cyprien Rigolo
    7 min,  archives de l’ECPAD.
    En 1914, les femmes prennent la relève des hommes partis sur le front. Dans les campagnes, elles travaillent sans relâche. Leur vie est rythmée par le dur labeur des champs. Les seuls moyens de communication dont disposent ces femmes sont des lettres envoyées et laissées à leurs proches.
     
  • Le bras armé, d’Agnès Pelletier
    5 min, archives de l’ECPAD.
    À la fin de la Première Guerre mondiale, des centres de rééducation accueillent des mutilés. Des médecins y conçoivent des prothèses aux mécaniques complexes leur permettant dans un premier temps de travailler à la reconstruction du pays. Le système des prothèses ne cesse de s’améliorer. Mais celui-ci est souvent lourd et pesant pour les personnes concernées qui doivent apprendre à vivre avec leur mutilation.
     
  • Une pomme à Noyelles-sur-Mer, de Xia Wenlin
    12 min, archives de l’ECPAD.
    Quand Diane était petite, sa grand-mère lui avait raconté que, pendant la Première Guerre mondiale, des travailleurs chinois se rendaient souvent dans leur verger et emportaient des pommes. Chaque fois que Diane observe son visage dans le miroir, elle croit reconnaître des origines chinoises. Elle décide donc d’explorer cette période de l’histoire. Sa grand-mère aurait-elle vraiment vécu une histoire d’amour avec un travailleur chinois ?
     
  • La saison des pluies, d’Elise Lawrence
    8 min, archives de l’ECPAD.
    Rwanda, 1994. Avant, pendant et après le génocide qui aura tué plusieurs centaines de milliers de Tutsis, les opérateurs de l’armée française, déployée lors de plusieurs opérations militaires, ramènent des images de ce pays meurtri. à travers elles, ainsi que des témoignages de rescapés, que peut-on voir d’une violence qui aura horrifié le monde ?
     
  • Apprentissage de la lutte, de Clara Greiner
    12 min, archives de l’INA.
    De mai 68 au mouvement de la libération des femmes, ce film retrace le parcours militant d’une jeune créatrice du nom d’Éva. Avec la participation d’autres femmes, elles abordent au cours de cette époque de protestation étudiante, un militantisme féministe français.
     
  • Regard(s) sur l’Indochine, de Justine Royer
    6 min, archives de l’ECPAD.
    Le poilu, aux guêtres recouvertes de boue, fumant sa pipe en sortant d’un boyau, le GI à l’assaut des plages de Normandie, les cigarettes coincées dans le casque du marine sautant d’un hélicoptère. Notre imaginaire foisonne de ces images d’archives et de fictions qui ont participé à la construction d’une esthétique de la guerre. Mais pour l’Indochine, un silence s’installe. Pourtant, les images existent. Alors comment expliquer cette absence, ce trou de mémoire ?
     
  • Le Chant des étoiles, de Gabrielle Denisse
    7 min, archives de l’INA.
    Pendant la Seconde Guerre mondiale, les Anglais découvrent, par hasard, sur leurs radars l’existence de rayonnements radio venus du soleil. Pour analyser et réceptionner ces ondes, la France construit dans les années soixante, à Nançay, le plus grand radiotélescope du monde. Entre archives issues d’émissions scientifiques et images expérimentales, le responsable de ce télescope nous explique les enjeux de cette nouvelle découverte scientifique.
     
  • Le sel sous ma peau, de Laura Chemla
    14 min, archives de l’ECPAD et de l’INA.
    L’année 1962 marque l’indépendance algérienne. Depuis la décolonisation du 5 juillet, le monde connaît un exode des Algériens vers la France. à partir de photos, de films amateurs et d’interviews, ce court-métrage retrace les mémoires des Algériens et les souvenirs de ma grand-mère, morte en 2018. En utilisant les images d’archives de l’ECPAD et de l’INA, je tente d’ouvrir la voie à un pays devenu absent de sa cartographie familiale.

Atelier dirigé par Ania Szczepanska
Master 2 Histoire du cinéma
UFR d’Histoire de l’Art et d’Archéologie

► Entrée libre

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