Journée d'étude organisée par l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et Columbia University avec le soutien du Programme Alliance.

Sous la responsabilité scientifique de Maureen Murphy (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne / HiCSA) et Zoë Strother (Columbia University, NY).

Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, alors que le mouvement de décolonisation se concrétise un peu partout dans le monde, la persistance d’un attrait pour le « primitif » paraît surprenante. Pourtant la référence à l’origine, au préhistorique, ou au sauvage traverse la création artistique aussi bien en Europe, que hors de l’Europe.

Envisageant le primitivisme comme un paradigme aux contours changeants, cette journée d’étude propose d’explorer la persistance et les transformations de ce dernier, à la lumière de plusieurs questionnements : si le primitivisme des premières générations pouvait s’articuler à une réflexion anticoloniale, comment qualifier le rapport au politique des membres du groupe CoBRA, ou de Jean Dubuffet, par exemple ? L’opposition « moderne »/ « primitif » est-elle contestée dans la référence à l’ailleurs, ou bien se voit-elle reconduite ? A quels fondements théoriques s’amarrent les démarches d’artistes qui puisent dans la référence aux lointains (géographiques, comme temporels) ? Et qu’en est-il de ceux censés incarner les « primitifs » d’hier, et qui développent dans ces années-là les fondements d’un art « moderne » et transnational en Algérie, au Soudan ou au Mozambique?

Pluridisciplinaire et internationale, cette journée d’étude souhaite associer jeunes chercheurs et enseignants, à une rencontre croisant l’expertise des historiens de l’art, et des artistes.

Entrée libre et gratuite.

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