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SEMINAIRES DOCTORAUX



L’École doctorale pilote les séminaires doctoraux.
Une dizaine de cycles de séminaires sont ouverts chaque année.
Chaque séminaire de sept séances de deux heures par année académique est dirigé par un Directeur de recherche ayant au moins dix doctorants.

Plusieurs dispositifs pédagogiques fonctionnent simultanément.
Les séminaires méthodologiques combinant l’intervention de l’enseignant, d’un invité et/ou de doctorants constituent le dispositif le plus fréquent.
De plus en plus de séminaires sont insérés dans le parcours doctoral et permettent à la fois l’intégration des nouveaux doctorants dans la communauté de recherche ainsi que le suivi des doctorants en D3 et plus à l’occasion de l’organisation de jurys de pré soutenances de thèse.



Séminaires d'études doctorales assurés par Olga KISSELEVA en 2020

 

l'intitulé du séminaire : Art & Sciences : méthodologie d'une recherche interdisciplinaire.

nombre de doctorants inscrits : 12

 

Ce séminaire doctoral au croisement des disciplines est ouvert à l'ensemble des doctorants.

Il est constitué de 5 séances de 3 heures, les samedis de 15h à 18h.

 

Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous analysons cette année les démarches interdisciplinaires. Aujourd'hui, alors que les recherches interdisciplinaires deviennent la pratique courante dont profitent de nombreux domaines, tandis que les structures de recherche se réunissent au travers des groupements multidisciplinaires, il semble nécessaire de mettre en place une plateforme d’apprentissage qui permettrait aux jeunes chercheurs l'élaboration d'une méthodologie précise et particulière pour ces pratiques.

 

Le séminaire consacré à la méthodologie de recherche interdisciplinaire est à la base de cette plateforme. A travers l'analyse des recherches en cours des doctorants, de leurs écrits et de leurs travaux plastiques, les séances du séminaire abordent le rôle de l'art dans la société à travers les thématiques d’aujourd’hui. Les sujets définis en fonction des besoins des doctorants, sont analysés sous des angles multiples. L’originalité de cette formation se trouve dans son ouverture vers les sciences et dans la spécificité de construction de chacune des séances, qui permet aux participants, de profils différents de confronter leurs méthodologies.

 

 

Programme des séances 2020 avec un intitulé descriptif pour chaque séance :

 

 

1.Art et cartographie : L'art comme outil de transformation du territoire, le 29 Février 2020

Avec la précision de la fonction de l'art contemporain en tant qu’outil de recherche et d’amélioration de la société, la question du territoire et de son appropriation par les artistes prend de plus en plus d’ampleur. Si jadis le seigneur local invitait les peintres pour immortaliser les paysages de son domaine, aujourd’hui les nouveaux procédés sont mis en place par les artistes, comme par les curateurs pour initier des interactions entre les créateurs et le territoire sur lequel ils travaillent. Le lieu, la ville, le paysage, l’urbanisme et l’écologie locale restent bien entendu des thématiques récurrentes. Cependant, les nouveaux modes d’interaction avec les acteurs politiques et économiques, la coopération avec les habitants et la mise en place de réseaux locaux de créateurs, permettent aujourd’hui d’aller au-delà de la simple illustration. Parfois, le potentiel même du territoire, comme la présence des réseaux de création interdisciplinaires, des industries ou des structures de recherches ouvertes au dialogue avec les artistes, in­fluence les thématiques explorées par les artistes, comme le langage plastique des œuvres. Face aux réseaux internationaux de l’art contemporain global, les réseaux locaux se densifient et se spécialisent a‑ n de créer une identité forte de leurs territoires, et d’offrir le soutien à leurs artistes pour les propulser au plus haut de la hiérarchie du monde de l’art.

 

 

2. Art et neurosciences : Les particularités des œuvres d’art numérique en tant qu'objets de perception à plusieurs niveaux sensoriels, le 14 Mars 2020

 

Cette séance se propose d’analyser des cas caractéristiques des œuvres d’art numériques et multi-sensorielles de ce début de troisième millénaire afin de comprendre comment, ces dernières années, l’attention a pu se déplacer du numérique en tant que sujet d’investigation artistique (avec des œuvres finissant par correspondre, de fait, à la manifestation de ce nouveau medium) à moyen d’expression « invisible » et omniprésent, apte à atteindre des effets psycho-perceptifs interactifs et multi-sensoriels jamais expérimentés auparavant par le public, moyen d’expression, au demeurant, inséparable d’une nouvelle réalité et d’une nouvelle façon d’être du corps.

 

3. Art et urbanisme : L'art numérique comme une composante urbaine, le 25 Avril 2020

Le développement de l’art numérique permet de parler d’une expérience accumulée, qui est déjà généralisée. Lors de cette séance, nous tenterons de comprendre cette généralisation dans un domaine spécifique - la relation d'une personne avec le territoire urbain. Nous n'essayerons pas de réaliser une étude de synthèse sur l'art numérique, nous chercherons seulement à comprendre comment les relations sociales se sont construites dans le contexte de l'art numérique et quels sont les moyens offerts par l’art numérique capable d’aider chaque personne à surmonter sa solitude dans l’espace urbain. En explorant les ouvertures de l’art numérique, nous émettrons une hypothèse sur la possibilité d’utiliser ce langage pour étudier les problèmes de la communication sociale dans des cadres où l’art numérique est très peu utilisé encore.

 

4. Mobil-Art :  Les ressources plastiques des technologies mobiles, le 16 Mai  2020

 

Apparu en 2007, le smartphone est très rapidement entré dans notre quotidien, occupant une place de plus en plus prépondérante. L’art ne pouvait passer à côté d’un tel phénomène de société et les premières œuvres réalisées avec des smartphones voient le jour dès 2008. Parfois légères, ludiques et joyeuses, les œuvres du Mobile Art, à la plasticité incroyablement inventive, n’en posent pas moins de nombreuses questions quant à l’introduction des technologies mobiles dans le périmètre des arts plastiques. La plus essentielle portant sans doute sur ce qu’elles sont : la conséquence d’un épiphénomène ou une avant-garde à la nature différenciante ? A la fois héritières de nombre de pratiques artistiques du XXe siècle et formes originales (peintures et lithographies augmentées, œuvres applicatives, QR codes artistiques, par exemple), elles sont réalisées tant par des artistes de renommée internationale que par des créateurs qui ont emprunté les chemins de traverse du monde de l’art. Elles s’expriment aussi bien dans un environnement urbain que dans une poche, sur les réseaux sociaux qu’aux cimaises des centres d’art.

 

5. L'art collaboratif : l'artiste comme partie d'un groupe, le 4 Juillet 2020

Collaborer consiste à créer un dispositif productif où les individus se mettent au service du        « collectif ». Ce travail particulier provoque des collisions à plusieurs niveaux entre plusieurs interlocuteurs : que ce soit d’un point de vue sémantique, ou tout simplement plastique. Le collectif travaille des intensités, des espace-temps, il est tant produit que producteur de la situation de travail. Le groupe remplaçant l’individu, les heurts initient un mouvement qui est sans cesse stimulé par le discours. Ces collisions font émerger de nouvelles formes et de nouvelles représentations. Explorer différentes formes de groupes et d’autres géométries de travail vise à faire émerger d’autres modalités de construction d’un « commun », une manière autre de faire « société » : performative, active et toujours en mouvement. L’implication des champs disciplinaires permet de questionner les enjeux éthiques et politiques qui traversent l’ensemble des disciplines interpellées.

N’est-ce pas par l’expérimentation de cet espace de l’entre-savoirs – jusqu’à ce que des idées non encore pensées apparaissent, jusqu’à faire surgir « l’impensé », donc la genèse d’un sens non encore donné – que John Cage entend transformer, l’esprit même de la transmission des connaissances en milieu universitaire ?

Les doctorants de différentes disciplines – artistes, philosophes, sociologues, historiens d'art - ont été invités à intervenir dans cette séance afin de confronter l'ensemble de leurs points de vue sur les procédés et sur la méthodologie de la création des œuvres à plusieurs.

 

Séminaires d'études doctorales assurés par José MOURE en 2020


18h15-20h15
salle 311


Penser le cinéma, ses formes et ses enjeux esthétiques
Ce séminaire est destiné aux doctorants de l’ED APESA et notamment aux
doctorants en cinéma. Au cours de chaque séance, plusieurs doctorants
présentent leurs projets de recherche ou un aspect de celle-ci. Cette présentation
donne ensuite lieu à une discussion collective où sont questionnés les enjeux
scientifiques et méthodologiques du ou des thèmes de recherche abordés.


1. Lundi 27 janvier 2020 :
. La surdité au cinéma
. La forme serpentine : théorie d’une figure intermédiale


2. Lundi 9 mars 2020 :
. Le mélodrame dans le cinéma chinois contemporain
. Le Sud dans le cinéma documentaire italien


3. Lundi 20 avril 2020 :
. Du scénario au tournage : John Ford
. L’hypersensibilité dans le cinéma contemporain


4. Lundi 27 avril 2020 :
. Le dédoublement schizophrénique au cinéma
. la logique obsessionnelle dans les films


5. Lundi 8 juin 2020 :
. Le cinéma de Yervant Gianikian et Angela Lucchi
. Le cinéma : un art des foules


5. Lundi 7 octobre 2020 :
. L'invention d'un espace colonial dans le film d'époque latino-américain
7. Lundi 9 novembre 2020 :
. L’esthétique de la lenteur dans le cinéma contemporain

 

 


Séminaires d'études doctorales assurés par Pascale WEBER en 2020


Pour tout étudiant intéressé, prière de contacter Pascale Weber :
pascale.Weber@univ-paris1.fr


Production visuelle & Pratiques performatives à l'aune de la Recherche-Création :
Ce séminaire transversal propose de réfléchir aux différentes formes que peut prendre la
recherche-création. En nous appuyant sur la pratique des étudiants inscrits au séminaire,
sur des rencontres avec des chercheurs et des artistes, nous interrogerons les possibles
articulations d’une recherche critique personnelle à des expérimentations individuelles,
collectives et/ou participatives. À partir des problématiques en jeu dans le travail de
recherche des doctorants, ce séminaire proposera des pistes méthodologiques sur la
recherche et la création individuelles.


La référence à la performance nous permettra d’interroger les rôles de chacun : la
performance témoigne en effet de notre relation paradoxale au spectacle de la réalité,
célébrant d’une part le corps présent du performeur et prétendant d’autre part construire
un écart à la réalité qu'elle dénonce et à une conformation des rôles imposés par la
société. Mais si souvent la performance permet une expression marginale, émancipatrice
et libératrice, peut-elle prétendre donner corps à l’idée en montrant le geste en train de
s’inventer, le contexte qui permet au geste de se renouveler et le spectacle du corps et de
l’idée qui s’exposent ?


Le séminaire ambitionne d’éclairer des processus d’innovation, d’invention et de création,
en se centrant sur de nouvelles pratiques et collaborations, d’autres rapports au temps, à
la culture, à la figure de l’artiste. Les performances collectives constituent, à nos yeux, un
objet d’autant plus passionnant qu’il renouvelle la pratique de la Recherche.


Pour tout étudiant intéressé, prière de contacter Pascale Weber :
pascale.Weber@univ-paris1.fr


Calendrier :
Huit séances de deux heures :


le 10 mars 2020 de 16h à 18h salle doctorale, EAS.


Présentation du séminaire et du calendrier
Présentation rapide par les doctorants de leur sujet.
Conseils de méthodologie : des questions-clefs à la problématique, recherche des
concepts ; rédaction d’une bibliographie et de champ référentiel, d’annexes ; discussion
sur l'épreuve de la soutenance. Réflexion sur la possibilité de collaborations entre
étudiants.
Performances collectives et/ou participatives : des ateliers-laboratoires. Le statut de
l’oeuvre et des intervenants. Jeux et distribution des rôles, revendications d’auteur,
création en équipe : tous spectateurs, tous performers ?
La recherche comme work in progress. Témoignages et récits individuels et collectifs. Les
traces, les archives : l’appropriation individuelle et les développements individuels et/ou
collectifs. Du vol et de la propriété en création.
Adosser une recherche à la création, et nourrir la création aux sources d’une recherche
théorique ? Intertextualités et passages de l’idée au texte et à l’image, et réciproquement,
sans ordre chronologique ni priorité. Simultanéité et/ou continuité des systèmes de penser.
De même que Fluxus oppose multimedia, intermedia, transmedia, la recherche en art se
déploie dans un jeu de relai et d’équivalences confrontant pratique, théorique et imaginaire
poétique.


le 17 mars 2020 de 19h à 21h
Performance et narration : à partir de l'exemple de « l’homme qui prenait sa femme pour
son jardin ».
La confrontation et la controverse, la dimension performative de la recherche. Conférenceperformance,
la parole performative et le texte performé. Écrit et oralité : rythme, tension,
respiration, spectacularisation.


le 24 mars 2020 de 19h à 21h
Performer la parole de Michel Foucault, invitation de Fanny de Chaillé (plasticienne,
chorégraphe, metteuse en scène)


Le 31 mars 2020 de 19h à 21h
Performance et notation, invitation de Véronique Alexandre Journeau (Univ. Paris 4-
LangArt)


Le 21 avril 2020 de 19h à 21h
Du texte et de la performance, invitation de Joseph Danan (Univ. Paris 3)


Le 28 avril 2020 de 19h à 21h
Ça été joué ou photographie & performance, invitation de François Soulages (Univ. Paris
8)


Le 12 mai 2020 de 19h à 21h
Corps-propre et performance du self. Individuation, subjectivation et identité, invitation
de Christine Leroy (Univ. Paris 1/Paris 8)


Le 19 mai 2020 de 19h à 21h
Être artiste et parler de son travail, invitation de Yann Marussich ("Coulé/couler dans le
béton" )