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SEMINAIRES DOCTORAUX



L’École doctorale pilote les séminaires doctoraux.
Une douzaine de cycles de séminaires sont ouverts chaque année.
Chaque séminaire de sept séances de deux heures par année académique est dirigé par un Directeur de recherche ayant au moins dix doctorants.

Plusieurs dispositifs pédagogiques fonctionnent simultanément.
Les séminaires méthodologiques combinant l’intervention de l’enseignant, d’un invité et/ou de doctorants constituent le dispositif le plus fréquent.
De plus en plus de séminaires sont insérés dans le parcours doctoral et permettent à la fois l’intégration des nouveaux doctorants dans la communauté de recherche ainsi que le suivi des doctorants en D3 et plus à l’occasion de l’organisation de jurys de pré soutenances de thèse.



Séminaires d'études doctorales 2018-2019

 

Séminaires d'études doctorales assurés par Olga KISSELEVA en 2018-2019

l'intitulé du séminaire : Art & Sciences : méthodologie d'une recherche interdisciplinaire

nombre de doctorants inscrits : 12

 

Ce séminaire doctoral au croisement des disciplines est ouvert à l'ensemble des doctorants.

Il est constitué de 5 séances de 3 heures.

 

Dans le prolongement du séminaire de l’année précédente, nous analysons cette année les démarches interdisciplinaires. Aujourd'hui, alors que les recherches interdisciplinaires deviennent la pratique courante dont profitent de nombreux domaines, tandis que les structures de recherche se réunissent au travers des groupements multidisciplinaires, il semble nécessaire de mettre en place une plateforme d’apprentissage qui permettrait aux jeunes chercheurs l'élaboration d'une méthodologie précise et particulière pour ces pratiques.

 

Le séminaire consacré à la méthodologie de recherche interdisciplinaire est à la base de cette plateforme. A travers l'analyse des recherches en cours des doctorants, de leurs écrits et de leurs travaux plastiques, les séances du séminaire abordent le rôle de l'art dans la société à travers les thématiques d’aujourd’hui. Les sujets définis en fonction des besoins des doctorants, sont analysés sous des angles multiples. L’originalité de cette formation se trouve dans son ouverture vers les sciences et dans la spécificité de construction de chacune des séances, qui permet aux participants, de profils différents de confronter leurs méthodologies.

 

Programme des séances 2018-2019 avec un intitulé descriptif pour chaque séance :

 

le 24 Novembre 2018 de 15h à 18h

Bio-Art : Les ressources plastiques offertes par les biotechnologies.

 

le 15 Décembre 2018 de 15h à 18h

Art et mathématiques : suites mathématiques dans l'art.

 

le 16 Février 2019 de 15h à 18h

Art et cartographie : L'art comme outil de transformation du territoire.

 

le 23 Mars 2019 de 15h à 18h

Art et urbanisme : L'art numérique comme une composante urbaine.

 

le 13 Avril 2019 de 15h à 18h

Art et neurosciences : Les particularités des oeuvres d’art numérique en tant qu'objets de perception à plusieurs niveaux sensoriels.

 

Salle retenue :

Les séances se déroulent dans la salle RDC1 (site du Panthéon), sauf avis contraire, pour satisfaire aux besoins de présentation des travaux plastiques.

 

 

 Séminaire assuré par Jacinto LAGEIRA

 Jeudi, 18h-20h

Salle 311

 

Les dates des prochains séminaires (7 séances) sont les suivantes :

 

- 18 octobre 

- 15 novembre

- 13 décembre

- 24 janvier

- 21 février

- 21 mars

- 18 avril

 

« Agentivité et acte d’image »

 Après l’élargissement de la notion d’« action réciproque » (Wechselwirkung) de Georg Simmel dans le champ de l’esthétique, travaillée en partie l’année dernière, nous nous intéresserons de nouveau à l’agentivité, cette fois à partir de deux approches qui se veulent complémentaires, à savoir la « science de l’image » (Bildwissenschaft) et l’esthétique du dialogisme. Outre les aspects proprement esthétiques et philosophiques liés à l’art, cela devrait nous reconduire aux questions éthiques et pratico-morales qu’ils impliquent, permettant ainsi de repenser une poétique de l’action au sein de l’esthétique.  

 

bibliographie indicative :

 Bakhtine,  Mikhaïl, Pour une philosophie de l’acte (1924), Lausanne, L’Âge d’Homme, 2003.

La poétique de Dostoïesvki (1963), Paris, Seuil, 1970.

Esthétique et théorie du roman (1975), Paris, Gallimard, 1978.

Esthétique de la création verbale (1979), Paris, Gallimard, 1984.

Belting, Hans, Pour une anthropologie des images (2001), Paris, Gallimard, 2004.

Bredekamp, Horst, Théorie de l’acte d’image (2010), Paris, La Découverte, 2015.

GEFEN Alexandre et VOUILLOUX Bernard (dir.), Empathie et Esthétique, Paris, Hermann, 2013.

Gell, Alfred, L’art et ses agents (1998), Dijon,  Les presses du réel, 2009.

Hochmann, Jacques, Une histoire de l’empathie, Paris, Odile Jacob, 2012.

Jacques, Francis, Dialogiques, Recherches logiques sur le dialogue, Paris, PUF, 1979.

     Différence et subjectivité. Anthropologie d’un point de vue relationnel, Paris, Aubier-Montaigne, 1982.

     L’Espace logique de l’interlocution, Paris, PUF, 1985.

Lopes, Dominic McIver, Comprendre les images, Rennes, PUR, 2014.

Mitchell, W. J. T., Icolonologie. Image, texte, idéologie (1986), Paris, Les Prairies ordinaires, 2009.

Que veulent les images ? Une critique de la culture visuelle, Dijon, Les presses du réel, 2014.

Penser l’image, Emmanuel Alloa (éd.), collectif - trois volumes, Dijon, Les presses du réel, 2015-2017.

Peytard, Jean, Mikhaïl Bakhtine. Dialogisme et analyse de discours, Paris, Bertrand-Lacoste, 1995.

Politiques visuelles, Gil Bartholeyns (éd.), collectif, Dijon, Les presses du réel, 2016.

Pinotti, Andrea, (éd.), Estetica ed empatia. Antologia, Milan, Guerini Studio, 1997.

Ricœur, Paul, Du texte à l’action, Paris, Seuil, 1986.

     Soi-même comme un autre, Paris, Seuil, 1990.

Severi, Carlo, L’objet-personne. Une anthropologie de la croyance visuelle, éd. Rue d’Ulm/Quai Branly, 2017.

Scheler, Max, Nature et formes de la sympathie : contribution à l’étude des lois de la vie affective (1923), Payot & Rivages, 2003.

Souriau, Étienne, L’Instauration philosophique, Paris, Alcan, 1939.

Des différents modes d’existence (1943-1956), rééd. Paris, PUF, 2009.

Thomson, Clive et Collinot, André, (dir.), Mikhaïl Bakhtine et la pensée dialogique, Colloque de Cerisy, Ontario, London, Mestengo Press, 2005.

Todorov, Tzevtan, Mikhaïl Bakhtine, le principe dialogique, Paris, Seuil, 1981.

 

 

 

PROPOSITION DE SEMINAIRE DOCTORAL : Olivier SCHEFER

METHODOLOGIE DE LA RECHERCHE :
 CHARTE METHODOLOGIQUE, SUIVI, PRESENTATION DES TRAVAUX

L’objectif de ce séminaire, organisé depuis maintenant cinq ans, est de permettre aux doctorants de présenter leur travail, de le suivre avec eux, tout en mettant en place des axes de recherche. Je compte à ce jour dix inscrits actifs (liste infra), deux doctorantes ayant abandonné en cours de route. Ce séminaire prend la forme de quatre interventions par an, soit deux interventions différentes par semestre. Il est d’une durée de deux heures en moyenne (souvent plus... quatre heures avec le temps de discussion). Nous nous retrouvons habituellement en salle 231.

Je donne ici un exemple type de séminaire que j’ai déjà mis en place. Deux candidats passent au premier semestre ; deux au second (parfois les mêmes ou parfois d’autres, selon l’avancement du travail). En fonction des différentes dates d’inscription, personne n’est ainsi lésé et chaque candidat est d’emblée impliqué dans le déroulement du séminaire.

Cet exemple type, pour une première année, peut valoir comme modèle de la méthodologie de la recherche et du suivi de thèse que je propose aux doctorants. Il ne prend pas en compte le suivi individuel (via e-mail et rencontre personnalisée à l’université pour les candidats en fin de thèse) qui complète naturellement ces séances collectives.

1) Première intervention au premier semestre (deux séminaires en S1 sur ce modèle) A) exposé du candidat au premier semestre (1h environ)   

Je demande à chaque doctorant, au moment de son inscription, de présenter tout d’abord son sujet, en justifiant deux éléments : la pertinence de la question choisie et la méthodologie adoptée. Ce premier contact donne lieu à une discussion ouverte avec les autres doctorants. Il est important que le chercheur puisse se confronter à ses camarades et situer sa recherche dans un groupe, la confronter à d’autres approches : il n’expose pas seulement son travail à l’enseignant mais à ce premier public constitué d’autres chercheurs.

Ce premier exposé est toujours l’occasion de repréciser la nature du problème envisagé, en évitant une micro-analyse ou une étude trop large. Il me permet également de pointer les défauts du candidat (approche trop abstraite-généraliste ou au contraire trop peu spéculative). J’apporte un ensemble de références théoriques et artistiques adaptées au sujet et au champ concerné.

B) Charte méthodologique de la recherche en Esthétique (1h environ)

Ce premier contact me permet ensuite, dans la deuxième partie de la séance, de mettre en place une charte méthodologique de la recherche en Esthétique. Elle consiste tout d’abord à rappeler les attendus formels de toute thèse: 1) Je livre ici les éléments techniques indispensables à l’écriture du travail de thèse, permettant notamment de répondre aux questions suivantes: comment établir des notes de bas de page? comment mettre en place une iconographie ? comment constituer une bibliographie cohérente ? 2) Précision conceptuelle. J’attire toujours l’attention du candidat sur la spécificité des mots utilisés et sur la nécessité d’opérer des distinctions fines (ne pas utiliser de façon équivalente et non réflexive des concepts tels que « représentation », « forme », « espace », « lieu »). Ce dernier moment de la première séance me permet, le cas échéant, d’appuyer ces précisons sur des références théoriques précises. Il est donc demandé au candidat de faire preuve de précision conceptuelle, en fonction du champ théorique envisagé et de son contexte. 3) Vertus de la transversalité. Afin d’éviter le dogmatisme et l’usage univoque des mêmes références, j’invite les candidats à se nourrir d’œuvres et de travaux universitaires connexes, sans verser dans l’excès quantitatif. Ce pas de côté permettant de regarder à nouveau frais sa propre question, de se rendre comme « étranger à soi-même » (cf. l’« estrangement » défendu par Carlo Ginzburg), en enrichissant son regard d’autres apports : la théorie esthétique peut apprendre, le cas échéant, de l’anthropologie, comme le rapport à des œuvres contemporaines du cinéma. La confrontation avec d’autres doctorants-chercheurs, lors des séminaires, joue ici un rôle non négligeable. Cette transversalité, comme je le rappelle aux doctorants, est aussi une donnée de l’enseignement actuel dans le secondaire, sous la forme d’un Enseignement Pratique Interdisciplinaire (EPI). 4) Mise en place d’une pensée dialectique. Conséquence des points précédents, j’insiste avec les étudiants sur la nécessité de mettre en œuvre une dialectique, prise au sens d’un dialogue argumenté et d’une dynamique d’écriture. Il s’agit ainsi d’être précis et de savoir se faire à soi-même des objections critiques pour éviter de dérouler une pensée qui... a cessé de penser et de faire question.

2) Deuxième intervention lors du second semestre : travail à l’oral et suivi du texte (deux séminaires en S2 sur ce modèle)

A) Nouvelle présentation orale du candidat (1h environ)
Cette deuxième intervention du même candidat, pour la première année, interviendra quelques mois plus tard, lors du second semestre. Les modalités de ce second exposé auront été définies en amont par l’enseignant. On attend du candidat qu’il ait envoyé une partie rédigée de son travail (introduction et-ou début de développement).

Il s’agira, en fonction de la première intervention, de travailler sur les défauts ou les insuffisances du premier exposé du candidat : certains doctorants, plus « philosophe » que d’autres, pourront ainsi travailler sur une étude de cas précis qui nourrira de manière concrète et incarnée leur réflexion. Ou au contraire, si leur apport théorique est trop faible et hésitant, il leur sera demander d’étudier un corpus théorique, maîtrisé, en relation à leur question et de montrer l’usage qu’ils pourront en faire.

B) Travail sur l’écriture de la thèse (1h environ)
La deuxième partie de ce séminaire sera consacrée à l’examen du travail écrit, que le candidat a envoyé à l’enseignant en préalable à cette séance. Je choisis des passages significatifs, par leur qualité ou leur défaut, que nous étudions en groupe. Ce moment est précieux, car il permet à nouveau au candidat de se confronter au groupe et d’être mis en face de certaines difficultés et questions à retravailler. C’est aussi l’occasion de repréciser les attendus de la thèse à partir d’exemples précis.

 

 

 

 Séminaire assuré par Christophe VIART

 Le langage autorisé en art

17h00 à 20h00 - Salle de l'Ecole doctorale 244

Contexte

Le séminaire doctoral Le langage autorisé s’inscrit dans la dynamique impulsée par la nouvelle ligne de recherche transversale consacrée aux dits et aux écrits des artistes au sein de l’Institut ACTE. Il prend également pour appui le récent projet de recherche «Exposer la recherche en art» présenté au titre de la politique scientifique en partenariat avec l’École nationale supérieure d’arts de Paris-Cergy, le Centre Pompidou, le Centre national des arts plastiques, et plusieurs établissements de formation et de recherche à l’étranger (Portugal, Liban, Brésil...).

Thématique principale

Portant sur un sujet d’actualité depuis la « révolution numérique », ce séminaire se donne pour tâche d’interroger la place et la fonction du langage dans la recherche comme dans la création artistique et culturelle. Il s’intéresse notamment aux notions de savoirs, d’évaluation, de transmission auxquelles les chercheurs, comme les artistes, se réfèrent dans leurs démarches.

À une époque où le chercheur, comme l’artiste, ne peut plus faire l’économie de la communication, celui-ci est souvent amené à s'exprimer, pour un public contemporain ou futur, pour faire valoir un projet.
Tout en considérant l’importance du langage dans les recherches en art et sciences de l’art, il s’agira de traiter de questions de méthodologie telles que l’enquête, l’entretien, l’exploitation d’archives, le récolement de données, la captation, la retranscription, la publication...

Dans la perspective scientifique de la recherche, il s’agira de défendre une approche herméneutique des langages autorisés à la manière dont tout chercheur étudie « l’ensemble des connaissances et des techniques qui permettent de faire parler les signes et de découvrir leur sens » (M. Foucault).

Objectifs

Destiné aux différents doctorants de l’École doctorale APESA, ce séminaire est conçu dans un esprit d’interdisciplinarité, en prenant en compte les liens et les différences entre arts plastiques, cinéma, design, esthétique, sciences de l’art, études culturelles.
À la fois méthodologique et scientifique, il s’applique à consolider l’articulation de la formation et de la recherche.

En s’intéressant précisément au « langage autorisé » dans la création, ce séminaire a pour objectif d’encourager les doctorants à recourir à des méthodologies particulièrement vivantes pour approfondir l’objet de leur recherche. Fondé sur un projet épistémologique, il propose d’interroger la place du langage dans la création aussi bien que dans la conceptualisation, la réception et la diffusion. Sont en ce sens autant concernés les mots d’un artiste que ceux d’un scientifique, d’un commissaire d’exposition ou des publics, par exemple. Le langage autorisé s’applique autant aux mots du théoricien qu’à ceux du praticien.

Une attention toute particulière de ce séminaire portera sur les moyens de la recherche comme les outils disponibles pour étudier le langage dans l’énonciation de la recherche. On portera notamment un intérêt aux modes d'écriture et de pensée dialogiques tel que l’entretien dans la mesure où un entretien implique la mise en relation de deux, ou plusieurs personnes, qui sont en dialogue. Il conviendra de se demander si le courrier électronique, mais également les interviews sonores ou filmées avec les outils numériques, modifient la manière d’utiliser et de penser le langage.

Pour étudier les formes et les fonctions du langage dans les recherches en art et sciences de l’art, le séminaire a fixé trois objectifs prioritaires :

1. Favoriser la confrontation et la mutualisation des savoirs entre le domaine des arts plastiques (arts visuels, arts sonores, performance, médias numériques...), du cinéma, du design, de l’esthétique et des sciences de l’art, des études cultures comme des autres sciences humaines et sociales, ou formelles.

2. Développer une connaissance approfondie des discours des artistes, des théoriciens de l’art et des scientifiques pour mieux comprendre les compétences mis en jeu dans leurs recherches.

3. Contribuer à une meilleure compréhension des méthodologies de la recherche en art.

Valorisation

Le cadre de ce séminaire favorise les liens entre les chercheurs engagés dans différentes recherches disciplinaires.
Le séminaire constitue une occasion pour eux de diffuser leurs travaux en cours. Il prévoit au titre de la valorisation de publier sur le site de l’École doctorale 279 APESA les travaux réalisés sous la forme de textes, d’entretiens retranscrits, voire filmés.

Il prévoit par ailleurs de faire participer les doctorants à l’organisation de la recherche collective en organisant par exemple une ou plusieurs journées doctorales en accord avec l’École doctorale 279 APESA.
Il est en outre question de prolonger différents partenariats scientifiques au bénéfice des travaux des doctorants en collaborant avec des bibliothèques et des fonds d’archive comme la Bibliothèque Kandinsky du Centre Pompidou, la Bibliothèque nationale de France, l’IMEC (Institut mémoires de l’édition contemporaine) à l’abbaye d’Ardenne, les Archives de la critique d’art à Rennes.

Organisation

Le programme des différentes séances du séminaire sera défini en lien direct avec les recherches des doctorants. La première séance établira les thèmes traités lors de chaque séance et déterminera les différentes interventions des doctorants. Le calendrier et le déroulement des séances du séminaire sera communiqué dès la première rencontre avec les doctorants.

 

Mercredi 26 septembre 2018 Initiates file downloadProgramme