Gouvernance

Des projets au programme

L’université a présenté les temps forts de l’année à venir au centre Pierre-Mendès-France. Attractivité de Paris 1 Panthéon-Sorbonne, partenariats nationaux et internationaux ou encore premières Assises de la recherche, 2018-2019 sera innovante.
Centre Pierre-Mendès-France

À l’occasion de la conférence de presse de rentrée vendredi 14 septembre, Georges Haddad et l’équipe présidentielle, accompagnés par la directrice générale des services, ont donné le tempo de l’année universitaire qui s’ouvre. " Chacune des rentrées universitaires que j’ai vécu, en tant que professeur de mathématiques ou président de notre belle université, était porteuse d’optimisme pour ses étudiants et de promesses de nouveautés pour notre communauté. L’année qui s’est ouverte, avec les réunions de pré-rentrée avant le début des enseignements le 17 septembre, ne déroge pas à la règle ", a annoncé le président.

Accompagner les étudiants

Dans la salle des thèses du centre Pierre-Mendès-France, désormais rénové et rouvert aux étudiants, il a ainsi évoqué plusieurs dossiers majeurs à commencer par un premier bilan de la procédure Parcoursup au sein de l’établissement. " Avec plus de 100 000 vœux émis, Paris 1 Panthéon-Sorbonne, a été l’université la plus demandée en France pour cette première session de la nouvelle procédure d'admission dans l'enseignement supérieur. On compte par exemple 15 000 candidatures en droit pour 670 places, 5 500 candidatures pour 380 places en AES, 3 000 candidatures pour 630 places en histoire, ou encore 3 400 candidatures pour 370 places en arts plastiques ", a détaillé Alice Le Flanchec, vice-présidente à la commission de la Formation et de la Vie universitaire.

Au-delà de ces chiffres flatteurs et des 680 nouvelles places de L1 ouvertes cette année, l'université a choisi de proposer des dispositifs d’accompagnement pour environ 200 étudiants " oui, si " dans trois composantes pilotes : l’AES, l’économie et les sciences sociales. Des ateliers de méthodologie et de soutien disciplinaires seront proposés. À cela, s’ajoute par exemple un accompagnement spécifique en anglais, basé sur l’oralité, des méthodologies innovantes avec un lecteur natif anglais et la réalisation de jeux de rôles. Au total, 6 000 nouveaux étudiants ont rejoint Paris 1 Panthéon-Sorbonne lors de cette rentrée. Celle-ci étant l’université la moins bien dotée en mètres carrés par étudiant et avec 25 sites franciliens, elle est en quête de nouveaux espaces. Deux sites accueilleront bientôt étudiants, professeurs et chercheurs : les campus Condorcet et Lourcine dont les ouvertures sont prévues en 2019. 

Ouverture sur le monde

Si elle ne se dément pas auprès des nouveaux étudiants, l'attractivité de Paris 1 Panthéon-Sorbonne réside également dans la stratégie de l'établissement depuis deux ans. Une stratégie tournée vers l'innovation et qui se poursuivra durant la seconde moitié du mandat de l'équipe présidentielle avec plusieurs projets déjà largement initiés : Una Europa, l'université européenne, et Sorbonne Alliances, destinée à développer des projets de recherche entre plusieurs institutions.

Le premier, en partenariat avec cinq établissements européens – Freie Universität Berlin (Allemagne), Alma mater studiorum Università di Bologna (Italie), Uniwersytet Jagielloński w Krakowie (Pologne), KU Leuven (Belgique) et Universidad Complutense de Madrid (Espagne) – vise à amplifier la structuration de l’Espace européen de l’Enseignement supérieur (EEES) et de l’Espace européen de la Recherche (EER). Plus grande mobilité des étudiants et du personnel, diplômes communs, écoles d’été, coopération renforcée dans le cadre de réseaux et appels à projets européens, événements conjoints ou encore projets de recherche sur des thèmes interdisciplinaires... Les membres fondateurs d’Una Europa proposeront des applications concrètes à ce projet unique dans le cadre d’un dossier de candidature remis à la Commission européenne début 2019.

Le second, alors que les fusions et ComUE se multiplient, s'inscrit dans une collaboration alternative entre Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l’École supérieure de Commerce de Paris (ESCP Europe). L'ambition ? Respecter l’autonomie de chacun des participants et devenir un acteur majeur au sein du paysage universitaire français. Avec l’arrivée de l’Institut national d’Études démographiques (Ined) et de la Fondation Maison des sciences de l’Homme (FMSH), Sorbonne Alliances permettra de valoriser des projets de recherche coopératifs en droit, économie, gestion ainsi qu'en sciences humaines et sociales.

Conférence de presse 2018 de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Conférence de presse de la rentrée 2018/2019. De gauche à droite : Jean-Luc Chappey, Delila Allam, Pierre Juhasz, Martine Ruaud, Georges Haddad, Alice Le Flanchec, Maria Gravari-Barbas, Pierre Bonin, Hélène Sirven.

Liberté et créativité

La recherche sera d'ailleurs au cœur de cette année 2018-2019 avec l'organisation des premières Assises de la recherche du 10 au 15 décembre. Durant une semaine, cet évènement scientifique d'envergure sur le thème " Déplacer les frontières de la recherche en sciences humaines et sociales " réunira chercheurs, docteurs, doctorants, professeurs et personnels de l’université autour de conférences, tables-rondes et rencontres. Ces premières Assises de la recherche s'ouvriront avec la remise de trois doctorats honoris causa (DHC), dont les deux premiers à des femmes.

Nathalie Zemon Davis (historienne, université du Michigan), Gesine Schwan (professeure de sciences politiques) et David Schmeidler (mathématicien et théoricien économique, université d’état de l’Ohio et université de Tel Aviv) seront honorés dans le Grand amphithéâtre de la Sorbonne et succéderont à Juan Manuel Santos, président de la République de Colombie et prix Nobel de la Paix. Une reconnaissance qui fait écho à la conception ouverte sur le monde de l'université portée par Georges Haddad : " Notre vision est qu'il ne faut pas étouffer l'espace universitaire qui est un espace de liberté et de créativité. L'université moderne doit repenser le contrat qui la lie avec la société pour former, au-delà de l'apprentissage académique, de futurs citoyens. "

 

Crédits photos :  Pascal Levy / Panthéon-Sorbonne